UNE NUIT D'AMOUR

par TABE





Luc s'approcha de Régine, comme poussé par une force invisible et irrépessible. Soudain , dans la chambre, le silence changea de nature. Il y avait une sorte de tension qu"ils connaissaient bien. Luc s'arrêta près d'elle, la dominant De sa grande taille, tandis qu'il la déshabillait d'un regard brûlant.

- Est-ce que tu as envie de moi Régine? demanda-t-il. Tu m'as bien dit que tu voulais une nuit d'amour, une vraie, n'est-ce pas?

Régine ne pouvait dire un mot mais ses yeux devaient parler pour elle, et tout son corps se tendait vers Luc. Elle réussit à lui dire:

- Tu veux vraiment?
- Plus que tu l'imaginer !, murmura Luc.

Alors elle ne réfléchit pas d'avantage. Elle jeta ses bras autour de Luc, et celui-ci la souleva du sol pour l'emporter sur le lit. Contre lui, Régine, était pelotonnée et semait son cou de petits baisers délicieux. baisers; Il la posa délicatement sur le lit.

Elle le regardait se déshabiller, le soufle court. Pour la première fois, il allaient faire l'amour en pleine lumière. Les fenêtres étaient ouvertes, la lointaine rumeur de la rue en contre bas montait jusqu'à la chambre, à travers les stores vénitiens, elle était presque imperceptible, le soleil et l'ombre dessinaient de longue bandes sur le sol.

Régine sentait venir en elle une délicieuce sensation d'excitation. Luc se pencha sur sa bouche. Il était tellement beau, tellement impudique, songea-t-elle. Il ne semblait gêné ni par sa nudité ni par le désir physique évident qu'il éprouvait pour elle. Bientôt, il entreprit de la déshabillée à son tour.

Et quand elle fut nue, il laissa ses mains fines et longues, chaudes, glisser sur son corps, depuis les seins jusqu'au ventre, aux hanches, aux cuisses.

- Tu me donnes la fièvre, murmura-t-elle dans un faible souffle.

Elle se cambra, électrisée tandis qu'il continuait de la caresser. Et lorsqu'il toucha son intimité de femme elle cèda tout à fait.
Luc lui fit écarter les cuisses, les genoux repliés vers son ventre. Et l'instant d'après, il écarta avec sa langue sa fente,et il embrassait sa vulve ouverte.

Jamais elle n'aurait osé rêver d'un plaisir aussi indécent ni d'une sensation si époustouflante, si éblouissante, c'était la première fois qu'il lui faisait cette caresse et, qui la porta ainsi au bord de l'évanouissement.

Elle se tendait comme un arc, fremissait de tout son corps et sentait des larmes lui brûler les yeux à mesure que Luc faisait monter son excitation-- un plaisir qu'elle n'aurait même pas pu imaginer, avant que la bouche de Luc ne s'aventure dans son sexe. Et soudain, elle se sentit dépassée par ce qu'elle éprouvait.

La sensation enfla démesurément, venue des profondeurs, totalement inattendue et d'autant plus incontrôlable que Régine ne la connaissait pas. Malgré elle, elle se pressa contre la bouche, la langue de Luc, suppliante, gémissante, le visage inondé de larmes. Puis ce fut une longue et irrépressible convultion de plaisir aigü, étourdissant, suivie d'ondes de choc chaque fois moins violentes mais toujours plus délicieuses.

Revenir sur terre après avoir flirté avec d'aussi fiévreux sommets lui prit de longues minutes. Lorsqu'elle reprit conscience; la bouche chaude et moite de Luc cajolait son corps, traçait de tendres et confortables arabesques partout sur son corps alangui, encore essouflé et frissonnant.

Quand Luc leva la tête et croisa son regard, il ne put s'empêcher de rire devant l'expression d'étonnement mêlé d'indignation feinte qu'il pouvait y lire. Comme si elle lui disait silencieusement :

-"Tu as osé me faire ça?"

Luc n'aurait pas pu décrire la fièrté viril qu'il éprouvait chaque fois que Régine s'abandonnait dans ses bras. Savoir que cette femme, belle, désirable, sensuelle, ne voulait appartenir qu'à lui, le rendait fou de désir.

Il l'attira doucement à lui, excité par le petit cri qui lui échappa quand il pressa son sexe contre elle. Régine soupira de volupté. Il posa ses mains sur ses seins, des seins fermes qu'il adorait. Il les caressa d'abord du bout des doigts, frottant la pointe avec son pouce pour en faire durcir la perle. Elle se cambra, mais il ignora l'invitation et continua de l'effleurer. Elle enfonça ses ongles dans les muscles de ses épaules.

De nouveau elle soupira de plaisir. Mais il avait décidé de prendre son temps et il l'obligea à contrôler sa fougue. Quittant les lèvres de Régine, il prit dans sa bouche, l'une après l'autre, les pointes de ses seins. Sous son joug elle se cabrait, criait à petit cris retenus. Lentement, il l'embrassa un peu partout sur le ventre, à l'intérieur des cuisses.

La chambre n'était plus qu'un brasier où Luc se rassasiait du corps de Régine, ne s'occupant plus que de lui donner du plaisir. Bientôt, il vint se poser sur elle, elle l'attrapa par les épaules, le plaqua contre elle, puis elle s'accrocha à ses hanches. Alors lentement, il se mit à se frotter à elle.

Luc ondulait et la regardait se tordre d'impatience et de désir. Et soudain il s'enfonça en elle, avant de se retirer aussi vite. Alors il bougea de nouveau. Elle referma les mains sur celles de Luc et trembla de tout son corps. Il l'attrapa par la taille, et s'assit sur le lit, lui empoignant les hanches et la plaçant au-dessus de lui. Elle le chevauchait, et elle fit glisser son vagin sur toute la longueur de sa verge.

Elle se mit à aller et venir au-dessus de lui ,enfonçant lentement sur son membre. Dans son ventre, Luc sentait le plaisir monter puis refluer, un plaisir dont les yeux verts de Régine lui renvoyaient le reflet comme un miroir.

Elle accéléra le rythme. La chambre bruissait de leurs soupirs, de leurs cris et du frottement de leurs corps en sueur. Régine sentait son corps s'ouvrir totalement aux poussées de Luc. Depuis la profondeur de ses reins, une vague familière, maintenant enflait et se rapprochait dangeureusement.

-Tu vas me faire jouir, chuchota-t-elle.

Lorsque l'orgasme l'emporta, elle éprouva le plaisir le plus profond, le plus poignant qu'elle ait jamais eu. Luc l'enlaça plus fort et, ce qu'elle lui murmura tandis qu'elle succombait, Luc se tendit comme un arc, un cri rauque monta de sa gorge. Et ils demeurairent l'un contre l'autre, hors d'haleine. Régine essayait de reprendre son souffle. Son corps palpitait encore.

Accroché à elle, Luc cherchait à prolonger leur intimité et leurs dernières vagues de plaisir.

Fin



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