TENTATION

par Theo





Je m’appelle Géraldine et je viens d’avoir 25 ans. Je suis assez grande, svelte. On me dit mignonne avec beaucoup de charme. Au risque de me réfugier dans un monde imaginaire, j’aime assez ma poitrine et mes fesses charnues, bien rondes.

J’ai vécu avec Raoul une histoire d’amour qui a duré presque trois ans. Tout se passait à merveille entre nous. Nous avions une vraie vie de couple avec petits déjeuners au lit, des week-ends en amoureux, des sorties restaurant, des vacances joyeuses et amoureuses.

Je m’étais réellement investie dans cette relation. Je pensais vraiment que nous étions faits l’un pour l’autre. Mais au fil du temps une sorte de routine s’est installée. Au début, j’ai pensé que cela faisait partie de son caractère un peu « pépère » Et que dans les couples, il y avait des moments difficiles que l’on pouvait surmonter. Mais plus le temps passait et plus cela empirait. Je commençais sérieusement à déprimer et à me remettre en question. Pour lui, je lui étais acquise, et il n’avait plus besoin de me conquérir, pensais-je. J’ai fini par perdre confiance en ma féminité et en ma capacité de plaire.

Jusqu’au jour où je l’ai surpris au bras d’une blonde platine, après avoir quitté mon travail un peu plus tôt. Ce fut un choc, je ne me sentais plus désirable, plus excitante : je me sentais infirme.

L’explication fut brève, sans équivoque. Comme il habitait chez moi, il entassa ses affaires dans deux valises, et je le mis à la porte. Que j’étais naïve d’avoir cru en une union logique, durable, fondée sur des principes sains.

Après quelques jours difficiles, et les vacances approchant, j’ai téléphoné à mon amie Hélène si elle pouvait me recevoir quelques jours. Elle habitait Antibes, et travaillait à Nice dans un cabinet d’avocats. Nous avions fréquenté l’université de Sophia Antipolis, près de Nice. Hélène m’avait toujours fascinée. J’admirais son élégance et son charme de jeune fille. Elle plaisait beaucoup aux garçons. Mais elle m’avait avoué qu’ils ne l’attiraient pas trop.

Le TGV m’emmena vers la Côte d’Azur. Doucement bercée par la grande vitesse, mon cerveau en ébullition, je me mis à songer de me réaffirmer dans un regard neuf. Par ennui et par vengeance, je voulais reprendre des initiatives qui avaient pris le large. Et puis, je ne me sentais plus reconnue, désirable, excitante et cet état me hantait. La quête de nouvelles émotions devenait décisive. J’étais animée par le désir de me remettre à séduire et à draguer. C’était aussi l’espoir de vivre une passion folle et interdite. Pourquoi interdite, me dis-je ? Je n’étais plus engagée avec Raoul et n’avais pas d’enfant. J’étais une femme trompée, trahie.

Le train, en ralentissant, me permit de reprendre mes esprits. Hélène était sur le quai à Nice. Nous sommes restées, face à face, quelques secondes en nous souriant et je me suis jetée dans ses bras. Nous nous embrassâmes. Mon visage plongé dans son cou, je ne pus retenir mes larmes.

- Que se passe-t-il, Géraldine ? Toi, tu es malheureuse !

Je réussis à me ressaisir :

- Oui, j’ai plaqué Raoul, il me trompait.- Comment ! Une fille aussi superbe que toi ? Non tu es encore plus belle qu’il y a trois ans. C’est bien la dernière fois que nous-nous sommes vues ?- Oui pour mes 22 ans. Tu es toujours toute seule ?- Oui ! Enfin, je t’expliquerai !

La circulation était tellement dense que nous n’avons pas eu le temps de bavarder en route. J’aimais cette atmosphère provençale, ce soleil ardent, qui faisait éclater les couleurs et enflammait le paysage. Hélène, pilotant habilement sa machine, était magnifique dans son bustier blanc, joliment moulant et son corsaire noir aux lignes fuselées. Ses épaules nues pleines de grâce flattaient agréablement mes yeux. De temps à autre, je lui adressais un sourire radieux ; Elle répondait par une légère caresse sur ma cuisse. La chaleur de sa main me troublait et chaque fois, c’était comme une petite décharge électrique qui parcourait ma cuisse.

Les images du passé défilaient dans ma mémoire, se mélangeant avec mes préoccupations du moment. J’avais souvent repensé à la fête de mon anniversaire à la Fac. Nous étions passablement éméchées et avions dû dormir ensemble dans un grand lit chez les parents de notre amie Monique. Il faisait tellement chaud au mois de juillet que nous nous sommes couchées, toutes nues. Hélène n’avait pas perdu toute sa lucidité et me caressait les cuisses, et je crois même qu’elle essaya d’aller plus loin. Cela ne m’avait pas déplu, mais je me suis endormie avant.

Elle coupa court à ma rêverie :

- Tu sais, Géraldine, je ne fréquente plus les hommes. Est-ce que cela te choque ?- Bien sûr que non ! Je me doutais un peu que tu étais attirée par les femmes. Souviens-toi de mon anniversaire à la fac. Tu m’avais tripotée avant que je ne tombe dans les bras de Morphée !

La conversation s’interrompit.

- Nous sommes arrivées ! Me dit Hélène.- C’est ta maison, ça ?- Oui, nous reprendrons la conversation, plus tard, si tu veux.

Hélène venait de stopper devant une belle bâtisse de style provençal. Elle gara sa voiture derrière la maison, au bord d’un vaste parc arboré, flanqué d’une piscine à l’eau émeraude, limpide. Nous fîmes entrer mes bagages.

- Tu veux prendre une douche ? Viens t’installer. Tu as faim ? Je te prépare un petit casse-croûte ?- Je veux bien prendre une douche, il fait tellement chaud. J’aimerais aussi manger quelque chose de frais.

J’étais sous la douche, lorsque j’entendis :

- Tu permets que j’entre ?

- Oui, tu peux, mais je suis à poil !

Apparemment, Hélène fut saisie d’admiration.

- Tu es superbe ! Quelle féminité !

Son regard glissa discrètement vers mon pubis marqué d’un triangle sombre. J’arrêtais la douche, et nouais une serviette autour de ma taille. Elle me prit dans ses bras.

- Tu es magnifique ! Tu as une poitrine de rêve et le corps d’une déesse. Viens, je t’ai préparé une salade composée, des fruits, des yaourts, du chocolat, enfin plein de bonnes choses.

Je vis luire le désir dans ses yeux verts profonds. Avait-elle banni les garçons définitivement ? Elle me donna un peignoir bleu que j’enfilais, sans rien dessous. Hélène s’était changée, elle aussi et portait une jupe courte et un chemisier blanc. Nous nous installâmes sur le canapé. Elle était assise à côté de moi. Après avoir calmé notre appétit, Hélène reprit la conversation que nous avions interrompue.

- Alors c’est vraiment terminé avec Raoul ?- Oui, tu penses bien que je ne pouvais pas le supporter, plus longtemps ? Et toi es-tu toujours célibataire ?- Oui ! Tu sais, Géraldine, les hommes s’occupaient plus de leur plaisir que du mien. C’était de l’amour physique, sans guère de sentiments. Alors je les ai laissés tomber.- Et si j’ai bien compris, tu fréquentes les femmes.- La première fois, que j’ai fait l’amour avec une femme, je me suis dit « Tu es folle de coucher avec une copine ! Toi une gouine ! Tu dois être malade ma fille ! » Après on comprend qu’on n’est absolument pas malade. Je me suis rendue compte que c’était une autre façon de « faire l’amour » et que le sexe est une tout autre affaire quand il s’y mêle des émotions. Et toi, avec une fille, tu as déjà essayé ?

Comment lui répondre ? Je sentais la chaleur de sa cuisse contre la mienne. J’avais soudain très chaud, Je ne sentais plus que cette chaleur qui envahissait mon corps. J’étais troublée. Machinalement, je me laissais aller sur le dossier du canapé, en dégageant davantage ma jambe. Cette chaleur se transformait en émotion, descendait de ma poitrine vers mon intimité. Je me tournais vers elle et dans un souffle, je lui avouais :

- Non, je n’ai pas essayé ; Je me demande bien d'ailleurs comment c’est ?

Elle pausa sa main sur ma cuisse. Aussitôt une vague de désir naquit dans mon intimité, et ma chatte se retrouva inondée. Elle remarqua mon émotion. Elle se leva, descendit sa jupe, ôta son chemisier ; elle était toute nue. Elle me fit lever, ouvrit mon peignoir. Puis colla son corps contre le mien. Nos seins se caressaient mutuellement. Sa bouche sur ma joue glissa vers la mienne. Nous échangeâmes notre premier baiser. Je m’abandonnais. Elle fit glisser mon peignoir sur mes épaules. J’avais une envie folle de son corps. Sa poitrine était là, offerte. Je caressais ses seins avec mes lèvres, tout en m’interrogeant. Mais peu importe. Je n’avais plus qu’un désir : lui offrir ma vulve, mon clito, tout !

Elle me poussa sur le canapé. A califourchon sur mon genou, sa main se posa sur mon pubis. Je n’avais qu’une hâte : qu’elle caresse ma petite moule avec ses doigts, avec sa bouche. Comme si elle avait deviné, elle se mit à genoux. J’écartais mes cuisses pour l’accueillir. Elle admira d’abord mes chairs délicates.

- Mon Dieu, qu’elle est belle, ta vulve !

Elle avança sa bouche sur mon sexe et je sentis son souffle. Je frémissais de tout mon corps. Le souffle court, je lui dis :

- Lèche moi, Hélène !

Elle me força à replier mes jambes, par dessus ses épaules. A présent, elle avait une vue, en gros plan, de mon sexe. Mes cuisses étaient largement ouvertes et mon sexe déjà bien trempé. J’étais impatiente. Enfin, je sentis sa bouche sur mes petites lèvres.

Je lui criais :

- Tu me rends folle ; prends-le, suces-le !

Elle prit mon clito, le suça, le fit tourner avec sa langue. Elle le quitta, sa bouche aspirant mes lèvres. Je me branlais sur elle ; elle retourna sur mon clito. Je me cambrais, frottant mon sexe ouvert sur son visage, sur son nez. Je redescendis sur sa bouche. Elle téta mon clito, enfonça deux doigts dans mon vagin en les tournant. Je gémissais. Elle avait compris l’extrême plaisir qu’elle me procurait. Sa langue s’était faite plus impérieuse, m’emportant vers un orgasme puissant, violent comme jamais, je n’en avais eu. Mon émoi était tel que je lui lançais :

- Oh ! Hélène ! Je veux te caresser, te lécher, te faire plein de choses. Tu veux bien ?

Elle me prit par la main et m’entraîna dans sa chambre. Elle s’écroula sur le lit et exhiba son intimité, sous mes yeux, sans aucune pudeur.C’était le premier sexe de femme, autre que le mien, que je voyais. Quel spectacle ! Ses cuisses rondes, très écartées, ses grandes lèvres ouvertes dégageant les petites, séparées par son index qui montait et descendait, et le clou du spectacle, un clitoris triomphant hors de son capuchon.

Elle se masturbait !

- Vas-y, Géraldine !

Excitée, je remplaçais son index par le mien, entre ses petites lèvres en continuant mon exploration érotique. Je pinçais le capuchon, faisant ressortir le clito, d’avantage. Il avait la forme d’un minuscule champignon. Je ne résistais pas, plongeant ma langue dans sa vulve. Je suçais ses nymphes puis massais le vestibule vaginal et l’anus. J’appuyais légèrement ma bouche sur son sexe en l’agitant, très rapidement, de droite et de gauche. Elle se massait les seins. Quel plaisir de sucer son clitoris. Hélène me saisit la tête de ses deux mains, et immobilisa ma bouche, sur son bouton rose. Je l’agitais dans tous les sens, et enfonçais, résolument, deux doigts dans son vagin. L’odeur chaude de sa vulve m’emplissait les narines. Mon sexe était tout mouillé. J’ignorais que j’avais une telle envie de chatte !

Un orgasme intense déforma son ventre. Son vagin se contracta sur mes doigts. Elle cria, gémit, hurla un « oui » de plaisir. Je me glissais sur elle, nos seins se frottaient et je l’embrassais à pleine bouche. Encore quelques baisers et voilà Hélène entre mes cuisses, embrassant mes seins, mon ventre et, enfin, sa bouche sur mon clito turgescent. Après quelques caresses, je me mis à gémir, criais :

- Oui ! Chérie ! Plus vite !

Je ressentis, de façon incroyable, tous les spasmes de mon corps, dans un orgasme violent, en particulier ceux de mon vagin et de mon anus, autour des doigts d’Hélène. Elle s’allongea à mes côtés et je m’abandonnais alors dans ses bras, en profitant de sa chaleur.

Elle est devenue ma joie, mon bonheur. Et j’espère être tout ça pour elle aussi. Je suis à présent folle d’elle, de son corps, de sa tendresse, de ses caresses.

Je t’aime de toutes mes forces, Hélène !

Ce fut une de mes plus belles expériences saphiques!



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