LA TELEVISION

par Theo




Il y a des émissions pour tout le monde, mais pas pour tous les goûts, loin s’en faut.

Notre télévision aura toujours de l’audience quitte à l’obtenir en volant très bas. A part quelques bonnes émissions parfois et quelques films inédits, car les autres sont diffusés à répétition, très souvent, il n’y a pas de quoi s’émerveiller.

N’oublions pas les séries américaines qui nous bombardent à raison de quelques centaines d’épisodes, et même 6000 (six mille) épisodes pour bien enfoncer dans quelques millions de cerveaux leurs redondances infantiles.( Les feux de l’amour )

La logique de la télévision devrait être celle de montrer du spectacle mais pas n’importe quoi, pour faire de l’audimat bon marché, à tout prix.

Parlons des émissions psy, très prisées. Un simulacre de consultation donnant l’impression, ou l’illusion qu’un problème, très sérieux, peut se régler en quelques minutes. Mieux encore,:il existe le psy «à l’oreillette» En retrait dans une pièce, un psy donnent des instructions au témoin équipé d’une oreillette, innovée par la société de production de Julien Courbet qui résout en quelques minutes tous les problèmes d’une famille. Ce concept appartient juridiquement à Julien Courbet, le producteur l’ayant déposé. Ici, je ne dévoile pas un secret, je l’ai lu comme beaucoup de monde.

On débite des kilomètres de violence et d’agressivité dans les horaires réservés aux enfants. Les cadavres se ramassent à la pelle. La haine et la vengeance ont remplacé les sentiments. La violence est le spectacle quotidien du journal télévisé

On achète des produits pas chers au Japon et aux Etats Unis

Le spectacle télévisuel est nconvenant, inadmissible, et tout simplement décevant !

Je ne revendique pas une télévision ennuyeuse ou éducative, mais simplement le respect des téléspectateurs et moins de violence gratuite, souvent insoutenable.

On pourra m’opposer que la nostalgie est ridicule, je répondrai que la télévision est devenue une logique des marchands d’images.

Je ne suis pas pour la télévision parfaite, elle n’existe pas, mais au moins on pourrait essayer de tendre vers le beau et, à défaut vers la diversité, Or le constat est évidant.

On répète inlassablement, depuis de nombreuses années, avec quelques modifications, les mêmes programmes.

Niaiseries et violences dominent les chaînes; émissions choc; témoignages provocants. On fait du laid, du bas de gamme, du répétitif, au lieu d’avoir de l’ambition.

La multiplication des chaînes et leur concurrence effrénée entraînent à la fois uniformisation et vulgarisation des programmes. Sans oublier les coupures brutales par la publicité de plus en plus envahissante .A cela il faut mentionner les rires et les applaudissements en boîte, les bandes-annonces, les jeux, souvent sans intérêts, qui rapportent an gagnant autant d’argent, en quelques minutes, que l’équivalent de nombreuses années de salaire d’un ouvrier.

Le pouvoir énorme de la télévision est d’influencer des millions de cerveaux, notamment celui des enfants :

«Je l’ai vu à la télé !»

Les enfants nombreux dont les mères ne peuvent pas être là, à la sortie de l’école, se rassurent que l’enfant, censé être devant la télé, est au calme et ne risque rien. Avec bonne conscience, elles savent où il est et ce qu’il fait. Elles pensent que la télévision diffuse de bons programmes, aussi quand elles découvrent les excès américano-japonais que la télévision débite, quelle déception.!

Je ne suis ni bégueule, ni réactionnaire, mais j’ai le droit de dire : c’est trop !

Les énigmes policières et les films noirs peuvent être des chefs d’œuvre à condition d’y mettre le prix. La violence gratuite et racoleuse ainsi que l’exploitation des femmes ne saurait constituer un programme. La morale de ces marchands d’images se mesure à l’Audimat ; on oublie que la télévision est un outil de communication sociale, un vecteur pour l’imagination humaine, un objet culturel.

On s’oriente inexorablement vers la télévision américaine dont la situation est régulièrement déplorée. Bientôt dans nos programmes il n’y aura plus que la publicité qui demeurera française. La loi du profit reste donc la plus puissante.

Or, la télévision, où domine de plus en plus la violence et les séries de bas de gamme, transmet une idéologie selon laquelle cette violence est le seul moyen efficace d’atteindre les buts désirés, les héros ne gagnent plus grâce à leur intelligence, mais grâce à leur force. Le crime est payant !

Il ne faut pas croire que je n’apprécie pas certains programmes, éloignés de ce que je trouve aberrant.

J’ai également apprécié le film de Klapisch, et «Cet air de famille», d’autres aussi dont je ne me souviens plus des titres.

Il faut comprendre ma réaction car je connais les émissions de nos chaînes depuis le début de la télévision. Il fut un temps où nous étions gâtés. Il n’y avait qu’une chaîne, puis deux, et enfin trois. La concurrence n’existait pas. L’Audimat non plus.

J’ai donc assisté à la naissance, puis à la «croissance» de la Télévision, j’ai apprécié de belles émissions et d’excellents programmes qui sont devenus rares, aujourd’hui.

Peut-être aussi que la nostalgie croit avec l’âge ?



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