TATIANA ET CYRILLE

par TABE




Des chênes chargés de mousse dominaient la berge herbeuse, le chant mélodieux des oiseaux rivalisait avec le murmure de la rivière courant sur les rochers. Le parfum suave des fleurs sauvage embaumaient l'air.

Allongée sur le matelas de bain, la joue appuyée sur une main, Tatiana appréciait la tranquille beauté du décor qui l'entourait. Son attention était accaparée par Cyrille qu'elle ne quittait pas des yeux en train de pêcher la carpe. Avec des gestes souples et fluides de sportif accompli, il préparait ses gaules. Une fois tout en place, il se détourna et décocha à Tatiana un sourire de séducteur sûr de son charme et, revint vers elle d'un pas nonchalant. Aucun doute, Cyrille était superbe. Et, il était à elle. Ainsi vétu d'un jean coupé et d'un maillot sans manches qui mettaient en valeur son grand corps aux muscle fermes, il ne pouvait que susciter l'admiration, c'étaient ses yeux surtout que Tatiana aimait. D'un vert d'eau très claire, ils formaient un contraste fascinant avec ses cheveux noirs et ses longs cils épais.

Et, à présent, tandis que Cyrille s'étendait sur un matelas face à elle, elle continuait à la dévorer des yeux.

-- J'attends, dit-il soudain
-- T'attends quoi?
-- Que tu me dises ce qui te tracasse.

De l'index, il traça une ligne sur le front lisse de Tatiana. Elle posa une main sur ses cuisses, puis sans prévenir attrappa plusieurs poils et tira très fort.

-- Qu'est-ce que tu as fait à tes cheveux?
-- Je les ai rincés avec du jus de citron.

Il prit un air étonné !

-- Du jus de citron? Quelle drôle d'idée !
-- Tu n'y connais rien. C'est pour les faire briller.

Les lèvres de Cyrille, quand elles touchèrent les siennes, avaient un goût de pomme et une douceur exquise.

Ils étaient amants depuis près d'un an et demi, et leur corps étaient devenus familiers l'un à l'autre avec une patience et une ardeur inlassable. Cyrille l'avait initiée au jeu de l'amour, et elle savait comment lui plaire et le contenter, tout en prenant son plaisir. Il la serra contre lui.

L'envie qu'elle avait de lui l'emporta et elle se coula plus près encore, glissant une main impatiente sous l'étoffe humide du maillot. Les muscles de Cyrille tressaillirent sous ses doigts avides.

-- OH? Tatiana...murmura-t-il, écrasant ses lèvres sur les siennes tandis qu'il la faisait rouler sur le dos.
Il abandonna ensuite la bouche de la jeune femme pour se glisser lentement jusqu'à sa poitrine. Elle se cambra, folle de plaisir, quand il se mit à lui mordiller la pointe d'un sein à travers le fin tissu de coton. Et leur souffle plus saccadé se fit plus rapide plus pressant. Comme de très loin, Tatiana entendit supplier:

- S'il te plait, s'il te plait!

Cyrille rompit brusquement leur étreinte pour se dresser en équilibre sur un genou.

-- Au diable ces vêtements!

Il arracha son propre maillot d'un geste précipité, le lança loin de lui, puis s'accroupit pour aider Tatiana à se libérer de son short qu'il fit voler à son tour. Lorsqu'ils furent nus, la violence de leur passion les ramena aussitôt l'un vers l'autre. Cyrille s'allongea sur Tatiana et frotta doucement son ventre contre le sien. Ivre de passion, il se mit à genoux et se pencha sur elle pour mieux la caresser. Il redécouvrit la douceur satinée de ses cuisses, de son ventre, le creuset brûlant de son sexe. Quand il courba la tête pour prendre possession de sa vulve, avec sa bouche, avec sa langue, elle se tordit entre ses bras et gémit de plaisir.

-- Laisse- toi aller ,chérie. Laisse-toi aller, murmura-t-il, fasciné par les réactions qu'il provoquait en elle.

Elle enfonça ses ongles dans ses épaules.

-- Viens
-- Oui! Mais je veux te regarder. Tu es belle quand tu jouis.

Elle tendit une main vers son sexe dur. Il l'arrêta, les yeux enfièvrés de désir.

-- Non . Plus tard. Je veux d'abord te prendre tout entière, je voudrais être en toi.

Il écarta doucement ses jambes. Dés qu'il se sentit enveloppé par sa chaleur, l'émotion lui coupa le souffle. Ils se regardèrent, silencieux, oubliant de respirer tandis que leur corps se retrouvaient.

-- Oh,Cyrille...viens, viens plus près. je ne peux plus attendre, gémit Tatiana.
-- J'aime te sentir autour de moi, murmura-t-il. Chaque fois j'ai l'impression que tu es faite pour moi.
-- S'il te plait, viens! insita Tatiana, lui attrapant les bras pour l'obliger à s'allonger sur elle.

Il céda et elle l'accueillit avec une passion fiévreuse, incrustant ses doigts dans son dos, lui mordant l'épaule. Il grogna contre son cou, couvert de sueur. Tatiana le serrait contre elle de toutes ses forces.

--je te veux tout à moi. Tout à moi, chéri!
-- Laisse-moi savourer ce moment encore, encore. Je ne peux me lasser de toi, chérie

Ils se berçaient l'un l'autre, emportés par le roulis d'un plaisir plus intense de seconde en seconde.Il la prit... Elle s'arca contre lui, secouée par un frisson si violant qu'elle en trembla de la tête aux pieds. Lui, ébranlé par la force de ce séisme qui les mêlait totalement, qui fondait leurs deux corps en un seul, s'abandonna à son tour, et s'effondra sur elle, vaincu par ce bonheur ultime.

Ils restèrent enlacés, en gémissant doucement de plaisir, leur plaintes émerveillées se perdant dans celle du vent estival.

-- Et tes gaules, Cyrille ?
-- Je ne les ai pas mises à l'eau...

Tabe



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