FIN DE SOIREE

par Theo





Muriel  soupira profondément et son estomac criant famine, elle se servit un petit dîner. Le week-end était enfin arrivé après une semaine qui s’était étiré sans fin. Oubliant pour un temps les dossiers qui s’empilaient et qu’elle devrait impérativement relire d’ici lundi. Tout cela pouvait attendre.
 
Elle avait besoin d’un petit bisou, d’une caresse… et bien plus ! Pendant tout son dîner, son esprit s’était peu à peu laissé envahir par une pensée lancinante faite d’images mentales torrides qui la rendaient si émue que ses sous- vêtements étaient tout humides.
 
Quoi qu’elle fasse, dés qu’elle fermait les yeux, l’image de son ami se formait, irradiant son esprit de son chaud sourire, son regard et sa présence. Elle sentait sa langue frôler son visage, descendre le long de ses seins, s’attarder sur un téton et toujours plus bas, arriver sur le triangle magique. Elle ressentait presque physiquement sa langue écartant ses douces lèvres, avant de se frayer un chemin vers son bouton de Vénus en émoi. Oh oui ! Muriel avait besoin de sexe et maintenant…
 
Rien à faire, elle était toute seule, cela serait bien difficile d’avoir ce que toutes les fibres de son corps réclamaient : caresses, plaisir, et jouissance.  Après son petit repas frugal, elle quitta sa tenue. Mais au lieu de mettre une autre tenue, elle resta à déambuler nue devant son lit. « Bon sang, ce n’est pas possible, dit-elle à haute voix, je dois jouir »
 
Elle prit la pose devant la psyché, détailla cette petite brune à cheveux longs, à la peau claire et à l’allure juvénile, qu’elle avait sous les yeux. Son corps souple et ferme reflétait sans excès ses efforts réguliers de danse au son des rocks. Ses seins étaient bien dessinés, volumineux, comme les aimait son ami. Muriel les soupesa doucement puis les rapprocha, créant ainsi l’illusion d’un décolleté vertigineux entre ses mains. Par des mouvements langoureux elle entreprit un massage de ses globes souples et chauds, pinça alternativement ses tétons qui s’érigèrent rapidement ; puis les porta à sa bouche pour les sucer. Elle aimait toujours jouer avec ses seins et elle avait toujours remercié le ciel (ou l’enfer) que son ami en fasse de même. Invariablement, lors de leurs étreintes trop espacées, sa poitrine faisait l’objet d’une attention particulière, aussi bien avant, pendant, qu’après la tornade.
 
Ces pensées agrémentées de son image dans le miroir enflammèrent rapidement tout son corps. Elle sentit son sexe frémir et réagir sans tarder. Serrant et desserrant les jambes, elle sentit que la cyprine faisait son œuvre, lubrifiant son puit d’amour et débordant sur son entrejambe. Ses mains quittèrent sa poitrine et descendirent vers son sexe, caressant au passage son ventre plat, jouant avec son nombril et effleurant sa toison pubienne soyeuse depuis que son ami préférait la colline boisée à l’aplomb de laquelle se cache le palais. Ce delta renversé décore le ventre de la femme. Flèche téméraire, il indique la direction du paradis.
 
Mais il ne suffit pas de dire : «  vulve, ouvre-toi ! » pour être examinée. Même amoureuse et prête à bailler de désir, la vulve ne montre son intérieur que si des doigts agréés de sa propriétaire ou ceux du mâle élu, la déplissent élégamment. Ce que découvrent les yeux étonnés  de la femme qui s’aime, qui s’admire et ceux émerveillés de l’homme qui l’adore découvrent un spectacle véritablement fascinant. Les images se bousculent. C’est une vallée ; en son fond s’étire un filet d’eau visqueux, j’ai cité la cyprine. Sur les pentes des grandes lèvres ruissellent des nappes humides ; sur les reliefs l’onde cascade, dans les sillons elle se glisse. C’est le désir qui fait naître ces flots et répand la sève d’amour. C’est un camaïeu de rouges qui se décline du rose à l’écarlate en passant par le carmin, le vermillon. Quelle palette !
 
Et chaque partie a une nuance qui lui est propre. Le clitoris ! Un petit bouton rouge avec un reflet qui brille sur la pointe de son nez. Le magicien qui créé cette féerie de couleurs, c’est encore le désir, encore lui qui engendre la vasodilatation des corps érectiles et enflamme les muqueuses qui deviennent écarlates, brûlantes et gorgées.  
 
Elle trouve belle cette toison et ses bouclettes et la vulve pleine de charme, suave, chaude, douce. La forme des lèvres est belle, les plis et replis adorables, le petit trou séduisant c’est la partie la plus féminine, c’est la « femme » C’est sa plus belle partie, c’est splendide et quand elle est excitée, elle est d’un beauté fascinante. Son odeur est très érotique et très féminine. C’est une mine d’or.
 
Muriel imagina son ami, après avoir folâtré sur l’immense étendue de sa peau qu’il visita par monts et par vaux, en y semant des effleurements, en pétrissant de tendres pressions, puis par des échappées vers des sites plus sensibles, en mettant en effervescence les seins et les mamelons, les fesses, leur raie et le puit anal, levant ici une volée de plaisir, provoquant là un intense remue-ménage.  Puis, elle se souvenait comment  son ami avait érotisé son vagin par autostimulation du clitoris qui provoqua des réactions dans son vagin : une lubrification de la muqueuse vaginale, une turgescence des tissus érectiles péri vaginaux, un aiguisement de la sensibilité : chaleur, palpitations, ondes contractiles, impression d’appel. Pendant longtemps il n’hésita pas à explorer son intimité. Ses doigts reconnaissaient l’entrée, ils s’enfonçaient dans le canal, exploraient les plis, contactaient au fond le col de l’utérus et tout le tour, les culs- de- sac. Il avait stimulé la sensibilité au contact et à la distension avec deux doigts qui avaient une dimension et des mouvements ajustables au canal vaginal. Un peu à la fois, le vagin s’éveilla et elle acquerra une conscience nette de son intérieur, conscience qui se faisait aiguë dans deux circonstances : le désir et le plaisir.
 
Puis ce fut la plongée vertigineuse, les narines plongées dans le pelage où  Simon humait profondément les senteurs sauvages. Et, il insinua un doigt dans le sillon entre la cuisse et la vulve et l’y fit glisser lentement, c’était chaud et moite, ça préfigurait les joies des profondeurs. Courbant un peu plus la tête, il posa ses lèvres en plein dans le milieu de la vulve. Son impatience grandit d’en voir plus, alors il écarta fermement les cuisses et de ses mains appliquées de chaque côté de la vulve, il tira vers l’extérieur les grandes lèvres sombres.
 
Muriel eut un gémissement, et se rendit compte qu’elle venait de rêver. Elle se trouva campée  devant la glace les cuisses écartées et sa vulve ouverte. Lentement elle se frotta le clitoris et fit pénétrer deux doigts dans son vagin qui commençait à devenir brûlant. Dans sa tête, elle s’imaginait toujours avec Simon et sa chatte fouillée par sa langue mutine. Sa main se fit plus rapide sur son clitoris, elle ferma les yeux, son excitation allait grandissante. Sortant les doigts de son vagin dégoulinant de mouille, son majeur caressa d’abord sa fente, puis, récoltant la cyprine dans son minou, il remonta et s’enfonça légèrement dans son étoile. L’orgasme arrivait, irrésistible, et la secoua comme un tremblement de terre
 
Puis, repue, elle s’étendit de tout son long sur le lit, heureuse, souriante, mais déçue malgré tout, de ne pas avoir terminé sa jouissance par une levrette avec Simon.
 
18 04 2008



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