SANS CULOTTE

par THEO




Il fait vraiment chaud. Le parvis de l'église est écrasé de soleil. Elle se glisse dedans dans l'ombre. Il n'y a personne ses premiers pas encore précipités résonnent. Elle prend son souffle, son coeur bat fort.

A droite, dans l'ombre plus profonde, le confessionnal l'attend avec sa petite lampe rouge qui est éteinte. Elle s'arrête devant le lourd rideau de velours aux trois quart écarté. Elle repousse son sac sur son dos et laisse retomber ses bras le long de ses hanches

Elle est nue sous sa jupe; elle sent cette fraîcheur sur ses cuisses. Immobile elle se sent dénudée sous sa jupe mais personne ne le sait. Elle voudrait être plus nue que cela. Il devrait arriver bientôt le curé. Il faut qu'elle prenne place. Elle s'agenouille sur le petit coussin de velours. Elle ne peut pas refermer le rideau, car il n'est pas encore arrivé. Elle le sait car la petite lampe reste éteinte.

Là, elle est acceptée, comprise, et tout lui sera pardonné. Elle aime l'idée de se confesser; mais ses fesses sont nues sous sa jupe, elle a envie de les toucher, ce sera se confesser à sa façon. Elle peut le faire sans que personne ne la voit. Elle écarte légèrement les genoux pour tenir en équilibre sans ses mains. Elle les croise dans son dos, dans une position digne et humble.

Elle a envie de le faire, il n'y a personne. Elle écoute, elle laisse descendre ses mains, elle saisit l'ourlet de sa jupe, elle remonte lentement sa jupe, elle sent la fraîcheur sur ses fesses qui sont à l'air, maintenant.

Silence. Elle montre ses fesses, creuse son dos pour les arrondir, puis elle les tend en arrière. Elle expose ses belles fesses mais personne n'est là pour les admirer. Elle a envie d'être effrontée : Regardez mes fesses !

Elle commence à se toucher les fesses. Elle les écarte pour être plus exposée. Elle les cambre encore, la fraîcheur vient lui caresser la raie; ses doigts se glissent en elles. Cela l'excite, elle a envie de se toucher. Elle pose son sac à terre.

Ses doigts plongent sur ses lèvres par devant et par derrière. Son fruit s'ouvre; les nymphes s'offrent, les doigts frottent, sa vulve suinte de plaisir, deux doigts glissent, entrent dans le chaud et doux tunnel. Un autre doigt se place sur le clitoris, le caresse, le décapuchonne, l'étire puis il frémit de sa jouissance. Des ondes de plaisir se déclenchent de toutes parts, elle n'est plus qu'un sexe et des doigts. Le plaisir de l'orgasme prent possession de tout son être. Ses fesses se soulèvent une dernière fois. Ses mains quittent à regret son sexe inondé de cyprine.

--Voyez mes fesses comme elles sont belles ! Elle se ressaisit, remet prestement sa jupe en place, reprend son sac. Et se dit

" il faudra que je fasse attention, je ne suis pas sûre d'avoir bien écouté à tout moment."

Silence !

Elle glisse un regard circulaire, il y a quelque chose qui a changé dans la pénombre. Son sang se glace :

--- La petite lumière rouge s'est allumée !

17/11/2010

Tabe



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