SABINE ET ARNAUD

par Theo et Laurence




Sabine ferma les yeux et sourit. Une image d’Arnaud, entièrement nu et tout à fait excité, surgit dans son esprit, puis s’y attarda. Elle était impatiente, il devait bientôt être de retour.

Dans le train qui l’amenait de Paris, Arnaud avait l’impression de revenir d’un pays lointain. Lors de son départ, Sabine l’amie de sa sœur, avait souhaité de le revoir bientôt. Ils s’étaient rencontrés chez son ami Luc, à la fête de son anniversaire. Il se souvenait bien de cette soirée.

Ce soir là, le repas fut copieux et surtout bien arrosé. Aussi, Luc invita Sabine à passer la nuit dans la chambre de sa sœur, partie pour quelques jours, et réserva la chambre d’amis à Arnaud. Tous les autres invités résidant à proximité, s’en allèrent.

Dans la nuit après avoir dormi comme une masse, Arnaud fut réveillé par une envie pressante. Tout doucement, pour ne déranger personne, il descendit l’escalier dans la pénombre incertaine de l’aube naissante, lorsqu’au détour il surprit Sabine sortant, complètement nue, des toilettes. Quelle splendeur ! L’image était restée gravée dans sa mémoire ; Des hanches en courbes amples, des seins bien ronds, très haut placés et, surtout, dans la lumière pâle de l’aube, une touffe comme une grosse boule noire s’épanouissant largement sur la mont de Vénus, empiétant sur les aines de chaque côté du pubis.

Sabine ne vit pas Arnaud, et d’un pas mal assuré, elle s’en retourna dans sa chambre, mais encore somnolente, elle ne prit pas la peine de fermer sa porte. Se tenant à une certaine distance Arnaud lui emboîta le pas. La dernière marche lui fut fatale. En trébuchant, il s’étala de tout son long, son membre raide à la main. Sabine, dans sa nudité, eut la peur de sa vie, mais tremblante elle s’avança et reconnu, par ses cheveux bouclés, Arnaud qui eut du mal à bouger. Il reprit son souffle un bon moment avant d’oser bouger. Sabine n’avait pas réalisé, elle le regardait assise sur son lit, les mains posées sur ses genoux. Puis réalisant, elle l’aida à se relever et à s’étendre sur son lit.

- Je suis vraiment désolé, Sabine !
- Tu permets que je m’allonge à côté de toi ?
- Mais tu es toute nue !
- Je te fais peur ?
- Non mais tu m’as excité, donne moi ta main et tu sentiras.

Sabine s’attendait à ce que Arnaud l’entreprenne enfin. Mais il avait autre chose en tète. Elle cru qu’il était blessé. Il n’en fut rien. Il se retourna et suivit d’un doigt léger la courbe de ses lèvres, il glissa le doigt dans sa bouche et caressa l’intérieur des lèvres. La bouche est un lieu intime. Cette effraction ne la gêna pas. Avec délice elle suça, téta, mordilla le bout de son doigt. Puis ils s’embrassèrent. Ils goûtèrent leurs bouches, testèrent leur érotisme. Et leurs baisers devinrent brûlants, fougueux, passionnés.

SUITE 01

Saisissant un sein par la main, Arnaud effleura le globe de plusieurs doigts qui glissaient sur la surface si lisse, si douce suivant les courbes. Ils décrivit des cercles au pourtour de la sphère ; puis se déplacèrent concentriquement sur sa convexité, aboutissant sur l’auréole et frôlant le mamelon, juste pour le taquiner, en passant.

Sabine frissonna de désir. Les caresses se firent plus larges et plus appuyées, au moyen de la main arrondie en conque. Soudain ni tenant plus, Arnaud empauma le sein, l’enserra, le soutint, le pressa et même le pétrit légèrement, sans éveiller de douleurs. Son ivresse n’avait d’égale que l’euphorie de Sabine. Il resta un long moment immobile, à s’en délecter. Puis sa main se détacha et plana au-dessus du mamelon en l’effleurant à peine, sa pointe traçant les lignes de la paume, deux doigts vinrent se poser sur le disque auréolaire, qu’il suivit, gravitant autour du téton. Le mamelon, frôlé, bourgeonnait de plaisir.

Arnaud s’y consacra alors, l’agaçant d’un doigt qui tournait subtilement autour de lui, puis le titillant avec raffinement, implorant d’être pris. A ce moment là, la bouche ne pouvant plus se contenir, frotta de ses lèvres humides le mamelon érigé, le happa, l’étira, le pressa ; lécha l’auréole par petites touches, promena en cercles la pointe de la langue sur son cadran ; lécha le mamelon à petits coups, promena la langue sur ses contours, puis le lapa goulûment, l’aspira suavement, le relâcha, l’aspira plus énergiquement jusqu’à engloutir l’auréole et une partie du dôme ; le roula entre la langue et le palais, l’y écrasa, le mordilla avec des dents précautionneuses et finit par le téter.

Sabine ressentit les bienfaits à tel point qu’elle gémit. Au bord de l’acmé, elle cria :

- Oui ! Continue !

Arnaud, multiplia les bienfaits ressentis par Sabine, en prodiguant la même sollicitude à l’autre sein. Sabine cambra ses reins sous ses caresses. Le romantisme commença à céder sa place à une excitation plus forte. Elle soupira profondément.

Arnaud, une main au sein, laissa errer l’autre sur la surface lisse du ventre, découvrant l’extraordinaire soie des boucles pubiennes, le triangle divin, entre la colline abdominale et la vallée vulvaire, musardant dans la chaleur moite de l’humus onctueux qui cachait la vallée royale menant au palais où la belle au bois dort. Quittant le mont de Vénus, la main emprunta le ravin du pli de l’aine, suivit son inclinaison, arriva à l’entrée du sillon entre vulve et cuisse, allongea la première phalange sur la grande lèvre et le miracle s’accomplit : Sabine ouvrit toutes grandes ses cuisses, accusant les caresses qui mirent en émoi ses organes génitaux. Ce fut pour elle la minute de vérité et l’instant délicieux de l’irruption dans un autre monde, celui de l’intimité.

Ce fut le moment où la main se réunit et sa tranche se posa sur les chairs gorgées du plaisir qui vint. Une onde fit frémir les paupières, s’entrouvrir la bouche laissant échapper des gémissements. Premiers signes de l’orgasme. Les doigts frottèrent les lèvres en insistant, Les nymphes s’offrirent comme un fruit mûr aux caresses désordonnées des doigts qui fouillèrent les pulpeuses lèvres ourlées de jus mielleux !

Un doigt s’introduisit peu à peu, il entra dans le chaud et doux tunnel, décidé à faire hurler de plaisir ce corps auquel il appartenait. Un autre doigt se plaça sur le bouton d’amour, le fit rouler, le pressa sur le pubis, le décapuchonna pour mieux le caresser, il l’étira. Le clitoris frémit de sa jouissance. Des ondes se déclenchèrent de toutes parts. L’autre main progressa vers l’arrière, arriva au point de jonction des grandes lèvres, entre celle-ci et l’anus se trouvait le périnée d’une extrême sensualité, effleurements discrets, frottements d’ongles prudents qui mirent Sabine dans un état de béatitude étonnant. De temps à autre, une pression sonda le fond du périnée et y lança un plaisir profond. La vulve en ignition, gonflée du flux sanguin, baignée du flot de ses sources, bâilla spontanément.

Autour du clitoris, l’index et le médius : chaque doigt se plaça sur chaque face externe du clitoris. Le médius se glissa sur l’arête du capuchon. Puis, les doigts tournèrent autour du bouton en petits cercles, sans se relever du point d’application.

Le bassin de Sabine se souleva, roula, tangua. Elle ne fut plus qu’un sexe et deux mains. Elle se frotta sur les doigts qui la fouillèrent partout, dans la vulve, au fond de son vagin, sur le petit soleil étoilé. Et le plaisir de l’orgasme prit possession de tout l’être. Le corps vibra, la gorge pulsa des cris, des soupirs, et la plainte envahit tout l’espace Sa respiration fut heurtée, saccadée. Belle petite mort, délicieux abandon de tout l’être !


SUITE 02

La veilleuse éclairait faiblement la chambre. Sa clarté blafarde jouait un opéra de lumière sur le magnifique corps de Sabine. Sa chair de laitage prenait une importance sensuelle. Les yeux fermés, les cheveux épars sur son visage, elle semblait dormir. Arnaud se remettait de ses émotions. Il écarta ses cheveux et lui caressa le visage. Elle ouvrit les yeux et lui sourit. Probablement pour se caller plus confortablement, Sabine replia un genou en écartant sa cuisse, et Arnaud découvrit avec un plaisir non dissimulé sa vulve, belle, fascinante, ses grandes lèvres bien dodues et les petites qui dépassaient légèrement.

La verge raide, Arnaud, à genoux, s’approcha du visage de son amante et lui dit :

- « Que tu es belle, je t’adore ma chérie !

Et dans un geste d’infini tendresse, il posa ses lèvres sur les siennes, goûta ses baisers, sur ses lèvres pulpeuses. Sabine se prit au jeu et ses baisers se firent gourmands, affamés, traduisant un regain de désir. Plus le baiser durait, plus les vaisseaux se dilataient, De même que le sexe attire les caresses à l’exclusion du corps, de même les lèvres constituent la cible unique du désir et de la tendresse au détriment de l’ensemble du visage. Aussi, c’est avec émotion et plaisir qu’Arnaud caressa doucement le visage, et la pointe de sa langue explora les dédales des oreilles. Caressa les cheveux, massa le cuir chevelu avec la pulpe des doigts. Le cou fut l’objet de baisers légers et de léchettes subtiles.

Sabine se dégagea et se mit sur le ventre, les bras en croix, les jambes allongées légèrement écartées. Elle jeta un regard plein de tendresse et lui dit :

- Oh ta verge !

Arnaud caressa du regard ce long corps offert, aux formes simples, pures et harmonieuses, merveille de la création. Il fit glisser sa bouche le long des courbes des épaules, les parsema de baisers légers, qui s’approfondirent en baisers gourmands. Le même traitement grisant, il le réserva, au dos. Ses baisers, entre le creux des reins et le sillon inter fessier, provoquèrent une coulée de bien-être paisible qui firent pousser un petit cri à Sabine. Il aborda, avec sa bouche et sa langue, le sillon inter fessier, s’attardant sur la petite fossette si sensible, véritable détonateur. Son exploration continua sur la pointe des lèvres et de la langue, il évita d’entrer dans la faille en avançant sur l’escarpement jusqu’au pli sous la fesse. Ses mains se fixèrent sur ses fesses fraîches et douces. Les malaxa, les tritura, y déposa de doux baisers, tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre.

C’est en sollicitant avec inspiration les faces internes de ses cuisses qui déclencha un trouble irrésistible, la chute de toute résistance et l’ouverture des jambes de Sabine. Arnaud y coulissa en fer à cheval, en anneau, les empaumant, les massant. Avec la langue il remonta le long de ses cuisses rondes. Il respira le doux parfum de sa peau. Il embrassa le bas du dos, puis laissa glisser sa langue jusqu’aux flancs. Sabine frissonna lorsqu’il souffla le long de la traînée de salive qu’il vint de déposer. Un léger râle :

- « Tu me rends folle, chéri !

Arnaud, d’un geste large fit glisser ses mains de haut en bas, liant cuisse, genoux et mollets d’un face à l’autre, virevoltant de l’avant à l’arrière et réciproquement, se retournant en revers et refaisant le chemin en sens inverse. Il empauma, à tour de rôle les délicieuses colonnes et pelota les fesses, les cuisses. Il fit alterner toutes sortes de figures, aussi variées et imprévisibles que le vol d’une nuée d’anophèles. Sa langue officia sur la face interne des cuisses, elle offrit ses bontés et déborda sur les zones limitrophes : le pli de l’aine. Les sensations éveillées furent diaboliques car elles gagnaient directement les organes génitaux qu’elles mettaient en émoi.

Sabine souleva son bassin en gémissant. Ses fesses s’écartèrent au fur et à mesure que la langue glissait dans la fente fessière. Il la laissa pénétrer profondément. Léchant au passage l’astre anal, s’y attardant un peu, la langue descendit plus bas sur le périnée cherchant à rejoindre la vulve.

C’est à ce moment là que Sabine fit volte face sur le dos. Plia les jambes, cuisses ouvertes, offertes comme sur un autel. Une vue en gros plan, spectacle magnifique :

- « Mon Dieu qu’elle est belle ta vulve ! Elle est superbe!
- « Embrasse la, lèche la, mon chéri !

Arnaud, subjugué par cette vulve suave, chaude et douce se plaça entre ses jambes, son visage s’avança jusqu’à la toucher. Il plongea dans un océan de parfum de femme excitée, dans l’odeur d’un corps amoureux, l’odeur pure et affolante de l’amour. Si près, Sabine pressa son pubis vers sa bouche. Arnaud enfouit son nez dans ses chairs délicates et respira sa chatte avidement. Ses mains s’arrondirent sur sa poitrine qu’il massa doucement.

Enfin ! Cette langue qu’elle espérait tant ! Elle se fit curieuse. Aventureuse, d’un lapement elle écarta les grandes lèvres qui cachaient la vallée royale. La respiration de Sabine fut heurtée, saccadée. Cette langue… ! Elle explora chaque repli de sa vulve en ignition, gonflée du flux sanguin, baignée du flot de ses sources. Pieds sur le lit, jambes écartées, impudique pour qu’il la mange encore et encore, savourant la douceur et la chaleur de cette langue, Sabine se cambra, offrant encore plus son sexe à la bouche gourmande. Et la langue continua de butiner, ne négligeant aucun délice, s’attardant sur les points les plus sensibles : la papille du méat urinaire, la face antérieure du vestibule, ses faces latérales où saillent les bulbes congestionnés et surtout la fourchette à l’orée du périnée. Lapements de l’orifice vaginal ; titillations ponctuelles, va et vient furtifs dans l’entrée du canal.

Arnaud fit des échappées de caresses vers le clitoris, le vagin, l’anus, en attendant de s’y consacrer entièrement. En même temps, il dispensa des faveurs digitales aux seins.

Voilà qu’Arnaud posa un long baiser appuyé sur la toison, les crins crissèrent doucement sous ses lèvres. Le geste fut quasiment religieux. Sabine resta silencieuse, immobile. Emue, confiante, donnée, elle retint son souffle dans un temps suspendu, comme à l’instant où on sait que quelque chose de très important va survenir qu’on attendait sans le savoir. Arnaud prolongea son baiser mêlé de murmures de bonheur et d’admiration. Puis, ses lèvres se posèrent au fond de la faille, embrassant au jugé ce qu’elle rencontrait. D’instinct, sa langue se mit à lécher ce qui était sous elle, onctueux, chaud, légèrement salé. Mais ce fut la bouche tout entière qui s’empara du fruit ; en un instant, à tour de rôle les grandes lèvres furent aspirées entre langue et palais, sucées, pressées, tâtées et même mâchouillées par des dents précautionneuses. Sabine frémit de plaisir et de joie, et dans un souffle, elle lui murmura :

- Chéri, je n’en peux plus, prends le clitooooooooo !

En remontant son bassin, Sabine prit la tête de son amant entre ses deux mains, pressa son sexe sur sa bouche et, il prit son clitoris qui pointait son gland hors du capuchon. Il commença par le lécher d’une large langue, flattant tout à la fois son gland, sa tige, sa capuche et les alentours. La langue affinée, il la glissa sur le côté entre la capuche et les grandes lèvres en la faisant aller et venir de haut en bas et de bas en haut, il fit de même dans le sillon du côté opposé. Puis, il fit tourner la pointe de sa langue autour du petit gland, en décrivant de petits cercles passant dans le sillon droit, puis au-dessus de la capuche, dans le sillon gauche, et sous le gland.

Sabine, en remuant la tête d’Arnaud se branla autant qu’elle était sucée. Il sentit le plaisir de son aimée monter crescendo, sa respiration s’accélérer, il augmenta la vitesse de sa stimulation en la renforçant.
Soudain, le corps de Sabina s’immobilisa, sa respiration se suspendit, ses chants retenus, et aussitôt un cri fusa de sa gorge tandis que son corps s’arc-bouta. D’autres cris s’enchaînèrent accompagnés de secousses corporelles, au rythme des battements du plaisir, secousses limitées par l’étreinte des bras d’Arnaud autour de son bassin.

Sabine s’apaisa, ses cris cessèrent, elle se détendit et Arnaud posa sa tête sur son ventre, à la limite de sa toison. Et de sa main elle lui caressa le visage. Elle vit aussi que son sexe, dans son attitude, n’était pas satisfait.

Il s’allongea à côté d’elle. Elle ne pu s’empêcher de se redresser et de poser ses lèvres sur les siennes et l’embrasser avec tendresse. « Merci, tu as été génial… Je t’offrirai mon trésor le plus précieux » Il ne lui répondit rien mais son sourire s’élargit…

SUITE 03

Dans les bras d’Arnaud, Sabine, après avoir déconnecté du monde, baignait dans une joie parfaite et finit par s’assoupir. Arnaud avec d’infinies précautions se dégagea, se leva. Avec sa verge raide et dure à la main, il se rendit à la cuisine pour boire un verre d’eau. De retour dans le couloir, il vit que la lumière de la chambre était allumée.

Sabine était debout devant la grande glace de l’armoire, au pied du grand lit, à admirer sa nudité. Il ne fut pas le seul à ressentir un choc, sa verge à moitié en berne, se redressa immédiatement.

- « Chérie, je te trouve superbe !
- « Ah, tu étais là ! Oh, ta verge ! Il me semble que mon corps subit une
métamorphose. Regarde mon clitoris est tout raide !

En même temps, avec ses doigts elle écarta ses grandes lèvres, et il vit la petite perle de Vénus émerger de la boursouflure du capuchon. Il se plaça derrière elle, coinça sa verge entre ses globes fessiers. Sabine écarta ses jambes, appuya sa main sur la verge. Les deux sexes en contact, elle remua légèrement. Arnaud s’empara de ses seins, les caressa, ses mains palpèrent en fait tout son corps, de ses seins jusqu’à la fente en passant par le clitoris.

Elle se dégagea, prit la verge dans sa main, la fixant avec envie, elle lâcha admirative :

- « Elle est belle ! Je peux l’embrasser ? »

Arnaud comprit qu’en caressant son pénis, Sabina voulait participer activement à l’échange sexuel, vérifier son pouvoir érotique, ses capacités d’amoureuse ; peut être satisfaire son « envie de pénis ».

- « Bien sûr, ma chérie ! Ta bouche est tellement engainante ! »

Arnaud, ne se fit pas prier, il s’assit au bord du lit, les pieds au sol, écarta ses genoux, s’allongea, prit sa verge et commença à se masturber lentement. Sabine s’accroupit entre ses cuisses, la voilà ravie, aux pieds de l’objet de son désir, à l’aboutissement de sa quête, la voilà, bouleversée, au terme de sa conquête. Se saisissant du membre viril, elle le branla en coulissant du gland à la base et vice versa. Puis, sa langue commença par de petites léchettes sur le dôme du gland, ensuite elle glissa vers les zones explosives : la couronne dont elle fit le tour à petits coups de pointe taquine ; puis des tours en maintenant le contact, sans plus s’en décoller. Elle s’arrêta enfin sur le frein et par titillations, elle produisit le plus vif des plaisirs. Sa langue se fit plus large en s’engageant dans un léchage gourmand de l’ensemble du gland. Elle le gâta de longs léchages allant du gland à la base. Ses lèvres entrèrent alors dans la danse, boudeuses elles glissèrent d’une commissure à l’autre, comme si le gland était un bâton à rouge à lèvres, à la différence que se furent les lèvres qui se déplacèrent.

Arnaud vibrait jusqu’à l’âme et respirait fort. Boulimique, enfin, la bouche de Sabine s’empara du gland et de la verge, les engloutit plus ou moins profondément les fit coulisser dans un va-et-vient rythmique entre langue et palais, les suça, aspira et téta. La langue tourna autour du gland incarcéré, le l écha, le tritura. Les dents s’esquivèrent au cours des mouvements ; mais dans les phases de repos, elles la mordillèrent avec une infinie délicatesse. Cela dura longtemps ; plusieurs fois la bouche rendit à l’air libre la verge et entrepris de descendre sur le fourreau le long de la colonne pénienne ; les deux lèvres fermées mais mouillées l’effleurèrent du frein jusqu’au scrotum.

Par sa respiration, ses gémissements, Arnaud rendait grâce à Éros. Sur le point d’exploser, il empoigna sa verge et la dirigea sur la bouche de Sabine en la suppliant :

- « Je t’en prie, chérie, avale la et fait moi jouirrrrrrrrr ! »

Emue, Sabina fixa plus particulièrement le gland au centre duquel le minuscule orifice semblait l’inviter à venir le baiser ; merveilleux orifice duquel allait jaillir cette lave au goût si particulier. Alors telle une prêtresse païenne adorant le Dieu Priape ; elle engloutit l’extrémité de son membre dans sa bouche, qu’elle activa en un lascif va-et-vient, et le suça avec une passion gourmande.

La verge très dure et le gland prêt à exploser, Arnaud ne tarda pas à sentir le point de non retour l’envahir. Se rendant compte qu’il accédait à l’orgasme libérateur, il se cambra brusquement, libérant son gland congestionné de la voluptueuse bouche féminine :

- « Je vais jouir ! Hurla-t-il d’une voix rauque ! »

Prise d’un désir pervers, Sabine saisit vivement le verge frémissante de la main droite, tendis que de la gauche elle caressa le périnée entre scrotum et anus ; pressant le point d’érection et faisant rouler les doigts sur la racine saillante, dans une sorte de massage digital.

Arnaud clama son bonheur par des sons modulés, tandis que la jouissance banda tous ses muscles. Des salves de sperme liquoreux jaillirent de son méat dilaté, pour aller s’écraser en gerbes blanchâtres sur les seins de Sabine. Lorsque enfin son amant eut entièrement déchargé sa précieuse semence, Sabine s’empressa de lécher d’une langue gourmande les derniers résidus sur le membre calmé. En réduisant la tension de l’excitation de ce membre qu’elle tenait encore en main, en participant à cette jouissance, lui apporta un plaisir immense. Elle resta en contact avec une zone érogène excitée qui eut le pouvoir de l’exciter à son tour.

Arnaud s’allongea sur le lit, et Sabine le rejoignit. Couchés face à face ; ils se serrèrent tendrement l’un contre l’autre. Ils profitèrent longuement de la douceur et de la chaleur de leurs peaux. Pendant qu’ils se caressèrent, ils se murmurèrent des mots d’amour à l’oreille.

Au bout de quelques minutes, remise de ses émotions, Sabine murmura :

- « J’ai une petite faim ! Je mangerais bien quelques gâteaux accompagnés d’une coupe de champagne ; Et toi, mon sublime Arnaud ? »

- « Moi aussi ! Tu as été tellement merveilleuse ma tendre Sabine, si tu savais comme je t’aime ! »

Avant de retourner dans le salon, ils échangèrent un long baiser !
Assis sur le canapé, toujours nus tout les deux, ils mirent un certain temps à manger et à boire. Sabine s’exclama :

- « Le champagne agit sur moi en aphrodisiaque et le je me sens en pleine forme. Et toi, chéri ? Je vois que ta verge commence à bouger. Quel type tu fais, tu tiens des heures quand tu veux. » Elle passa sa main dans ses cheveux. « Ils sont beaux ! »

Joyeuse, heureuse, Sabine se leva et entama une danse du ventre. Un corps splendide en mouvements de va-et-vient, jusqu’au tremblement d’ondes de son ventre en tournant lentement sur elle, rien n’était plus beau que ses longues jambes par ses lignes et ses galbes, ses seins tressaillant qui imitaient la rondeur de ses fesses bien dodues.

Elle s’arrêta de danser, évolua entre les meubles, mit en route un slow. Puis, en évoluant lascivement, elle s’approcha de son amant, lui prit la main et l’invita à danser. L’érection d’Arnaud fut totale. Elle le surprit encore en chaussant ses escarpins à talons qui traînaient près de la table. ; Ils s’enlacèrent et dansèrent lentement sur place. Elle prit sa verge, écarta ses cuisses, et d’un élan calculé l’enfonça dans son vagin. Profitant d’un sur place elle se fit active par des mouvements lents du corps et du bassin qui, déplaçant son vagin sur le pénis, fit coulisser le fourreau sur l’épée. Et sans mouvements, par resserrement volontaire et rythmé de son orifice vaginal elle enserra sa verge. Arnaud l’enlaça par la taille, elle commença à aller et venir, se jeta en arrière et offrit sa vulve imprégnée de cyprine aux caresses de ses mains.

- « J’aime ton pénis en moi, j’aime tes poussées tantôt superficielles, tantôt profondes.
Mais je te prie d’enlever tes doigts, je ne veux pas jouir maintenant. »

- « Ne bouge plus, ma chérie, je veux rester en toi encore un moment, tu es si
chaude ! »

Maintenant, Il la contempla, seuls ses escarpins habillèrent son corps qui n’en finit plus d’être femme, son corps délié, son corps chéri qu’il ne finit pas de découvrir, son corps félin. Il est dans elle et elle le garde. Il sent autour de sa hampe sa gaine chaude. La gaine le tient, le serre, le presse. Sa verge bouge en elle, une sorte de masturbation vaginale. Une caresse que se donne l’un à l’autre les organes génitaux, le pénis la dispense au vagin et celui-ci la lui rend. Ils sont greffés l’un à l’autre. Ils reprennent leur danse. Leurs caresses douces et lentes font monter à leurs lèvres des murmures, des gémissements. Elle voulu prolonger ce plaisir, mais la position debout devint inconfortable. Sabine se dégagea, empoigna sa verge et frotta le gland entre ses petites nymphes.

- « Viens chéri ! Retournons à la chambre ; j’aime à être habitée par ta verge dure, j’aime sentir tes pulsations, je sais que tu es lent ; tu veux bien, dis ! Je veux jouir. Que dirais-tu d’un Andromaque ? »

- « Oui, je sais ! J’adore cette position, tu pourras diversifier tes caresses. J’adore voir
les sexes en mouvement. Je pourrais aussi me délecter de tes beaux seins. »

Dans la chambre, Arnaud s’allongea, dos sur le lit. En parfaite amoureuse, Sabine grimpa sur le lit. Se positionna, jambes écartées au-dessus de la tête d’Arnaud, ouvrit avec ses doigts sa vulve et s’abaissa sur la bouche de son amant. Quelques coups de langue la firent frémir. Brusquement, elle se dégagea. Se mit sur ses genoux et le chevaucha. Avec une infinie précaution, tout en étant fébrile, elle introduisit le gland dans son vestibule vaginal, puis l’enfonça plus profondément. En parfaite amoureuse elle dirigea ses mouvements, leur amplitude, leur direction, leur tempo, les suspensions dont elle avait le secret. Elle s’appliqua à bien sentir la verge, en visant à la placer aux bons endroits plus ou moins profondément pour toucher toutes les facettes du fourreau et obtenir le plaisir le plus intense. Puis elle suspendit ses mouvements.

Arnaud le sourire aux lèvres fut aux anges ; il la contempla, il ajusta le croissant brûlant de ses mains sur les épaules fraîches et détailla des yeux chaque ligne, chaque courbe, chaque angle du visage chéri de Sabine. Elle d’ordinaire si discrète, si pudique, lui offrit sa face, lui donna ses yeux. La tendresse épura sa beauté et le désir la rendit grave. A travers l’ambre chatoyant de ses yeux, il chemina en elle infiniment.

La chorégraphie repris et Sabine sut capter le pénis, le retenir, le serrer, le relâcher, le faire glisser dans les culs-de-sac.

Les mouvements lents, puis rapides qu’elle reprit, en se penchant sur le corps d’Arnaud stimulèrent son clitoris sur la hampe de la verge. Il augmenta de volume et se raidit. Les seins de Sabine ballotants devant le visage de son amant firent la joie de sa bouche. Le visage de Sabine fut transfiguré par le plaisir ; sa beauté d’une autre nature, d’un autre monde.

Arnaud fut toujours en elle et, elle, le garda. Il sentit autour de sa hampe la gaine chaude de la femme. La gaine le tint, l’enserra, le pressa. Il en sentit la brûlure, les pulsations, les reptations ; il perçut sa propre chaleur se fondre à la sienne, ses propres battements vibrer avec les siens. Elle le happa, l’engloutit, le retint ! Elle se sentit remplie et dilatée.

Ils furent greffés l’un à l’autre. Ils furent Un. Les caresses douces et lentes de Sabine sur sa verge, firent monter à leurs lèvres des murmures et des gémissements. Parfois, un élan plus vif, plus profond, sollicitant un point exquis, déclancha un éclair de plaisir et lui arracha un cri.

Ils s’enivrèrent de la mosaïque de parfums qu’exhalaient leurs corps. Arnaud admira ses cheveux, sa bouche, caressa ses seins, son dos, ses flancs, ses fesses, l’embrassa fougueusement. Avec un doigt mouillé, il s’attarda sur son anus. Il suça ses mamelons. Sabine fut près de l’orgasme, elle se redressa, se pencha en arrière, recommença les mouvements du coït, le point d’amour vaginal fut massé à son tour. Elle lui prit sa main, la dirigea sur sa vulve dans la région du clitoris, elle le rejoignit avec ses doigts et de concert ils masturbèrent le bouton de Vénus. Son corps entier fut envahi par une chaleur douce. Elle attrapa ses cheveux, elle le griffa, accéléra le rythme, elle se coucha sur lui, remua dans tous les sens. Il lui prit la bouche, elle se trouva noyée dans une galaxie de désir, et un immense plaisir la projeta hors du temps. ;

Son orgasme fut tellement puissant que Arnaud sentit sur sa verge les pulsions de son vagin qui allèrent croissant vers un orgasme ininterrompu. Lui, souffla d’extase. Par saccades puissantes, il envoya son sperme dans son vagin. Les contractions diminuèrent ; Sabine à demi inconsciente ne sut plus où elle était. Elle s’écroula sur Arnaud ; ils restèrent un moment ainsi. Ils venaient de découvrir le sens sacré de la sexualité. Un peu plus tard sous les caresses tendres de son amant, une sorte de lumière la conduisit dans un lieu où tout était paix, dans le royaume de Morphée.

Les cloches de l’abbaye, toute proche, sonnèrent les trois coups du matin…


20 02 07



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