LA ROUTINE A PARFOIS DU BON

par Theo




Trente ans, mignonne avec quelques rondeurs bien placées. J’avais tout pour être heureuse avec mon ami. Mais après quelques années nous avons commencé à nous ennuyer ensemble, et il voulait me convaincre de trouver d’autres couples pour faire des échanges. Il n’avait plus le moindre respect pour moi ni pour notre couple. Je me suis révoltée. Puisque je n’étais plus rien pour lui, je l’ai quitté, et je me suis consacrée à mon travail au ministère de l’Agriculture où j’occupais les fonctions de secrétaire.

D’un naturel toujours gai et avenant, j’ai la facilité à lier connaissance et j’adore découvrir de nouvelles personnes. C’est donc avec un grand plaisir que je me suis lancée sur Internet, en atterrissant sur un salon de discutions. J’ai eu plusieurs contacts en salon, mais également un message qui a retenue tout particulièrement mon attention. Nous avons échangé quelques mots et c’était très agréable de dialoguer avec quelqu’un de très sympathique et sans idées obscènes. Cette personne était un homme de 35 ans demeurant dans l’Ouest de la France, célibataire répondant au nom de Raoul.

Moi, je suis Nadine, j’habite Paris. Nous avons longuement discuté, quelque chose est tout de suite passée entre nous et je voyais là le début d’une belle amitié, sans m’attendre à plus. Après quelques semaines d’une complicité grandissante, nous avons échangé nos photos. Je le trouvais vraiment à mon goût avec une abondante chevelure brune ondulée. Il me trouvait séduisante et j’en fus très flattée.

Ni tenant plus, nous avons échangé nos numéros de téléphone. Quelle excitation lorsque j’entendais sa voix très chaude, j’en tremblais de tout mon être. L’émotion était réciproque car sa voix tremblait également. Nous-nous trouvions comme deux adolescents amoureux pour la première fois. Finalement, c’est donc tout naturellement que nous avons discuté de tout et de rien, en nous émerveillant chaque fois que l’autre pensait la même chose, sur un ton léger Les heures filaient, tant la conversation était agréable. C’est avec regret que nous nous quittions.

Mois après mois, nous avions appris à nous connaître. Raoul avait su me mettre en confiance, à tel point que je m’étais dévoilée totalement a lui.

A peine rentrée, ce vendredi soir là, la sonnerie du téléphone retentit. C’était Raoul. A l’audition de sa voix mon estomac s’est noué. Nous voilà embarqués dans une conversation qui dérive sur un ton badin et enjoué sur nos fantasmes respectifs. Finalement, il m’avoue qu’il est à Paris pour liquider l’achat d’un appartement, ou plutôt d’une garçonnière. Cela devrait faciliter son travail d’éditeur.

Son don du verbe m’émoustille et quand il me propose de passer le week-end avec lui, j’ai le plus grand mal à trouver un prétexte pour ne pas le rencontrer. Finalement je cède sous son insistance.

- Pardonne- moi si je t’ai inquiétée. D’ailleurs, pour me faire pardonner, je t’invite à la campagne, ce week-end.

- C’est vrai ? A la campagne… tu connais un endroit ?...

- Un vrai nid d’amour, tu verras. Je passe te prendre à quelle heure demain ?

- Viens vers 10 h

Je repensais à ces heures d’émotions intenses partagées, par écran interposé, aux savoureux frissons que Raoul savait faire naître au creux de mon ventre à l’aide de ses mots si sensuels, si suggestifs… J’ai fantasmé une partie de la soirée, m’imaginant ses mains et sa bouche visitant la moindre parcelle de mon corps. J’ai laissé libre cours à mon imagination et me suis caressée à plusieurs reprises. Nue sur mon lit, mes mains et mes doigts ont libéré des fantasmes sur les jours à venir. Je finis par m’endormir, mon corps apaisé.

Le matin de bonne heure, après m’être douchée et pomponnée soigneusement ; j’enfilais un jean moulant que j’adore. Et puis j’ai changé d’avis. Aujourd’hui j’ai envie d??être plus à l’aise, de porter quelque chose de plus féminin. En fin de compte je me suis contentée de passer une petite robe noire à volants, mes seins fermes nus sous le décolleté très ouvert de ma robe, un châle parfumé jeté sur mes épaules.

Je me prépare un café et en le sirotant, je commence à me demander si l’on a vraiment fait le bon choix de vouloir se rencontrer. J’ai tellement entendu de choses sur les rencontres faites par Internet, sur la déception qui souvent en découle tant on idéalise l’autre. J’ai beau avoir partagé des dizaines d’heures de discutions au téléphone, j’appréhende de plus en plus le moment où nos regards se croiseront réellement pour la première fois. Et dire que dans quelques minutes tout va s’accélérer. Ah ! Enfin on sonne à ma porte. Je cours l’ouvrir. Je ne vois que ses yeux qui m’hypnotisent instantanément. Nous restons face à face quelques longues secondes en nous souriant :

- Nadine ! Mon Dieu que tu es belle !

- Raoul ! Je suis heureuse que tu sois là !

Je me jette dans ses bras, nous nous embrassons en riant. Je n’avais qu’une idée en tête, réaliser mes fantasmes de la nuit passée.

- Tu es prête ? On y va ?

L’endroit était charmant. Le bâtiment, entièrement construit en pierres du pays, était entouré d’arbres d’essences diverses. Il n’y avait d’autre accès que le chemin de terre battue par lequel nous étions arrivés. Pas de voisins à la ronde : la cache idéale à une cinquantaine de kilomètres de Paris. La chambre qui avait été réservée était spacieuse. Lambrissée, il se dégageait de l’ensemble une agréable impression de confort douillet qui accentuait encore notre impression d??isolement.

La salle à manger était pourvue d’épaisses tables rustiques. Les six chambres étaient réparties sur deux étages. D’épais tapis couvraient le sol. Les balcons séparés par des murs isolaient les occupants des regards indiscrets.

Nous avons pris un repas léger mais qui s’avéra tout bonnement délicieux. J’avais hâte de nous retrouver dans la chambre, où nous attendions des délices d’une autre nature que le dîner que nous venions d’absorber.

L’été battait son plein, il faisait chaud. Nous-nous sommes levés en même temps et Raoul s’emparant de ma main m??entraîna à sa suite. Je pris la décision de monter les escaliers la première. Ostensiblement je ralentis ma progression en poussant mes fesses vers l’arrière, j’accentuais mon déhanchement. Je savais que Raoul regardait mes fesses, que, peut-être, il aurait aimer les pétrir. Pour ma part j’aurais voulu qu’il le fasse. Mais aucun de mes fantasmes que j’avais imaginés ne se déroulait… J’ai franchi vivement les dernières marches, et sans attendre Raoul, je traversais la chambre et me précipitais sur le balcon.

Je m’étais accoudée à la balustrade. Je sentais un léger vent caresser mes cuisses en s’engouffrant sous ma robe. J’étais impatiente que Raoul me rejoigne. J’avoue avoir été surprise lorsqu’il est venu doucement se coller derrière moi. Avant que j’aie pu esquisser le moindre geste, il m’a retournée et m’a embrassée. J’avais passé des heures à imaginer ses lèvres, à rêver de ce baiser si doux, si chaud.

- Viens, ma chérie ! me dit-il, allons dans la chambre.

L’un contre l’autre, je sentais mes lèvres intimes de plus en plus humides et je voulais qu’il vienne y glisser plusieurs doigts en écartant mon string. Ma main s’abandonnait entre ses cuisses et caressait sa verge. Je la sentais raide sous ma main. Je dévorais sa bouche, j’ai sorti sa chemise de son pantalon et j’ai caressé son torse. Enfin ses doigts arrivèrent à mon sexe, vierge de tout poils et très humide… il a parcouru mes lèvres de ses doigts, et moi j’adorais cette caresse. Alors, il a fait glisser la fermeture éclair de ma robe pour me l’enlever. Je n’étais plus couverte que de mon string et de mes bas autocollants.

Il m’allongea sur le lit et se dévêtit complètement. J’admirai sa verge fièrement dressée. Il se mit à caresser mes seins libres, les palper, les dessiner. Quand il prit chacun de mes tétons entre ses lèvres, je cambrai les reins sous cette divine caresse, et il en profita pour ôter mon string. Il déposa un léger baiser sur ma bouche qui se fit de plus en plus fougueux. Il en déposa d’autres dans mon cou, qu’il quitta pour embrasser mes tétons. Je me cambrai pour mieux faire ressortir ma poitrine. Mes mamelons durcirent et se dressèrent fièrement. Un délicieux frisson traversa mon corps.

Puis à genoux, sur le lit, il voulu écarter mes jambes. Mais je repliai mes genoux en écartant mes cuisses, et lui offris ce que j’avais de plus intime, je passai mon index le long de ma fente avec un sourire provocateur. Le capuchon entre l’index et le majeur, j’écartai les petites lèvres laissant apparaître mon clitoris turgescent. Une chaleur irradiait mon ventre.

A présent je suis trempée, je voudrais que Raoul me touche, me lèche, mais il demeure paralysé par mon audace. Cette inaction m’agace. Je me soulève, je le repousse à deux bras, il s’allonge, je m’agenouille devant lui.

Mon regard se lève vers les yeux de Raoul, puis se rive sur sa verge bien raide pour enfin observer avec gourmandise la paire de testicules. Je fais rouler chaque testicule doucement. J’ouvre ma bouche et en gobe un entièrement, je le suçote comme s’il s’agissait d’une friandise. Je fais la même chose avec l’autre. Puis je remonte le long de sa queue la léchant avec volupté, je remonte encore jusqu’au gland que je déguste d’abord à petits coups de langue, puis j’arrondie ma bouche pour le pomper éperdument, et parcourir amoureusement en va et vient la longueur de sa hampe. Raoul commençant à se tordre sous l’effet de mes caresses, à respirer fort, je compris qu’il était à point !

« Arrête chérie ! Je vais exploser ! Donne moi ton sexe ! »

Je m’arrête. Me mets sur le dos, en écartant mes cuisses. Raoul s’approche, plonge son nez dans mon nid d’amour, sa langue s’aventure dans mes nymphes qu’il aspire l’une après l’autre. Puis il insiste avec délicatesse sur mon petit bouton qui sortait vaillamment raide de sa coiffe. Je dégoulinais de plus belle. Raoul continue à me lécher le sexe et jouer du bout de sa langue avec mon clito gonflé de désir. Deux doigts se joignent à sa langue et s’enfoncent dans mon vagin moelleux en les faisant doucement aller et venir. Tendue, je donnais des petits coups de reins. Puis mes cris all??rent crescendo jusqu’à ce que je hurle mon plaisir… L’orgasme me saisit… Je criai :

« Prends-moi vite ! »

Je mis mes jambes sur ses épaules. Il embrassa mes seins, et il entra doucement en moi. Je mouillai tellement qu’il n’eut aucun mal à coulisser dans mon puit d’amour.

Je lui demandais d’accélérer le rythme. Chaque coup d’estoc faisait ballotter les testicules de Raoul contre mon petit trou doré. Je ressentais un plaisir réel, intense. Mes hanches imprimaient une cadence soutenue, je sentais son sexe qui s’agitait dans mon ventre en feu. Mon corps entier réclamait les assauts incessants de mon amant. De temps en temps, nos bouches s’unissaient pour des baisers fiévreux.

Maintenant, mes bras sont étendus sur les draps, détendus, comme le reste de mon corps. Je me laisse faire, je ne souhaite que cela ! Il m’entraîne pour un voyage dans l’érotisme et l’amour. Nos ébats se poursuivent par de multiples échanges de baisers et de caresses. Raoul donne à ses coups de hanches de brillantes inclinaisons. Je perçois ainsi toute la longueur et la grosseur de son sexe.



Toujours en proie à ses pulsions, je gémis pour exprimer tout le bien être qu’il me procure. Son majeur frôle mon intimité. Il s’immisce en moi. Il me fait sucer son doigt imprégné de ma liqueur.



Peu à peu, au fond de mon ventre c’est une jouissance lancinante qui se concentre. Soudain, la sensation devient plus forte. Ma gorge expulse un cri qui se transforme en souffle long et puissant. Mon clitoris frotté par la hampe de la verge jouait un véritable solfège dans mon vagin. Mon corps se crispe… Je jouis intensément !



Raoul accélère la cadence au moment où il sent le début de mon orgasme, ce qui fait que je jouis encore plus fort, plus intensément. Il ralentit ses mouvements et me regarde savourer cet instant. Il m’embrasse comme on le fait lorsque l’on aime avec passion.



Ses reins remuent le temps d’un ultime assaut, et il pose sa tête sur le creux de mon épaule, une main sur mon sein gauche. A son tour il jouit, et décharge en moi, en poussant un cri de joie, vaincu par l’allégresse.



Nous restons ainsi, inertes, l’un sur l’autre, comme un seul corps, un seul souffle.

Puis il se retourne et se met sur le flanc, à côté de moi. Nous nous observons, ses doigts parcourent mes formes. Alors, je me blottis dans ses bras qui m’isolent du reste du monde.



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