ROSEMARIE SE CONFIE

par Theo





Allongée sur le lit, les bras tirés en arrière, Rosemarie inspira profondément en soulevant sa poitrine et en creusant les reins. C'était une invite pour des caresses plus précises et Arnaud ne se fit pas prier.

Ses larges mains aux longs doigts délicats effleurèrent mes seins aux aréoles larges et brunes et je sentis une onde de plaisir me traverser. Les gestes étaient à la fois désinvoltes et précis, tendres puis subitement plus fermes.

Ses mains me rendent folle, elles me grisent par leur aptitude à faire naître en moi de multiples sensations. J'hésite encore à m'offrir plus, mais Arnaud semble être passer maître dans l'art des caresses. Comment imaginer que ce beau garçon réservé puisse être à ce point entreprenant et qu'il puisse savoir de manière innée ce qui me plait ?

Je sais que je ne tarderais pas à succomber à ses assauts et que la forteresse que je fais de mon corps pas encore abandonnée, finira par s'écrouler de plaisir.

Je ne résiste pas à sa langue qui me tête et me suce; ma tête part à droite, puis à gauche, je cherche à réprimer un cri, un souffle; je le regarde convoiter et s'emparer de mes seins et nos regards se croisent. Quel visage est-il en train de contempler un bref instant, avant de faire jaillir ma poitrine en la pressant à sa base ? Mes traits se tirent et ma gorge s'assèche
Je lâche enfin un soupir, puis un gémissement, à la fois par plaisir et pour l'encourager. Mais a-t-il vraiment besoin d'être enhardit ? Il s'est attaqué à une des parties les plus sensibles de mon corps et j'essaie de contenir mes plaintes qui encombrent ma gorge. Ma résistance accroît mon désir et mes lèvres de moins en moins serrées s'ouvriront bientôt pour laisser enfin une partie de mon âme expirer de bonheur.

Encore une plainte, un cri. Puis ce gémissement au point de me surprendre, moi qui ne suis plus que chair irradiée. Je saisis ses cheveux, affolée de voir que mon amant ne s'en est prit qu'à un seul sein ! Dans quel état serais-je lorsqu'il s'intéressera à d'autres parties de mon anatomie ? Je ne sais plus comment me mettre; je commence à chavirer; j'aime ses mains, ses muscles roulant sous sa peau à l'odeur chaude et enivrante. Son sexe dur heurte à présent ma cuisse, puis glisse sur ma hanche. Je le saisi et je sens perlé le liquide séminale dans ma paume, ce qui a pour effet de m'exciter encore d'avantage !
Je lui saisi la nuque, plonge son visage entre mes mamelons dans un geste de domination, comme pour essayer s'il est possible de maîtriser mon être. Mes mains frôlent son dos, mes ongles font mine de s'enfoncer, je le griffe légèrement et sa réponse ne se fait pas attendre.

Je sens mon sexe humide se faire visiter et ma respiration se bloque un moment, tandis que mes reins se creusent encore. Arnaud promène ainsi sa dextre de mon duvet à mes hanches, autre point si sensible. Mon souffle devient haletant et j'ouvre mes cuisses afin que ses mains puissent accomplir leur oeuvre. Je penche la tête et je devine son visage au-dessus ma vulve brûlante, léchant ses doigts et les replongeant plus profondément entre mes lèvres. Il palpe et goûte à mon fruit avec précaution. Je sais que dans quelques instants, ma raison s'égarera grâce à ses délicieuses caresses et j'en éprouve une joie sourde.

Je ne retiens plus mes cris qui s'échappent dans l'obscurité, je sens le plaisir gronder en moi comme la lave d'un volcan. Mon corps s'agite nerveusement, je soulève mon bassin pour qu'il puisse boire à ma source et s'enfoncer plus loin dans ma grotte ; je l'encourage doucement et je gémis. Comme c'est bon! Comme j'aime être possédée de la sorte, éprouver cette sensation de me donner de façon totale et presque sauvage, de me soumettre à lui.

"Oui mon amour! Encore, doucement, là...Oui, vas-y! Oh..."
Je me mords les lèvres, je me crispe et me détend subitement, mon corps s'affole et, comme un torrent, le plaisir m'inonde par saccades jusqu'à l'abandon final. Je libère mes derniers cris, je grimace et mes cuisses se serrent et s'ouvrent à nouveau. Je voudrais l'éternité pour ce sublime instant...
Mes mains libèrent les draps que j'avais saisis comme pour me maintenir à flot. Je retrouve peu à peu mon souffle et je contemple les étoiles qui dansent devant mes yeux, le coeur battant et le ventre qui se creuse et se gonfle à un rythme régulier.

Dieu que j'ai aimé ça ! Oh, mon Arnaud, comme tu m'as honorée ! Mes tempes résonnent encore tandis que le flux de l'orgasme se retire doucement, laissant mon corps apaisé. Nous nous regardons. La Lune éclaire ses traits par l'écartement des rideaux et l'expression qui s'en dégage me bouleverse. Ma vue se brouille tandis que j'attire son visage vers le mien. Il reste silencieux, presque discret, lui l'amant improbable qui m'a fait passer une de mes plus belles nuits. Je l'embrasse tendrement, amoureusement.


14/11/07



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