LES RONDEURS FEMININES

par TABE





Une femme ronde n’est pas une femme grosse, c’est une femme normalement constituée et qui a des seins, des hanches, des cuisses et des fesses parfaitement marqués.

Mais ce sont ces rondeurs hautement et spécifiquement féminines qui font l’objet depuis quelques décennies de l’allergie la plus violente. Pour qu’il n’y ait pas de confusion dans nos esprits, ces formes ne sont pas liées au poids ou à la simple surcharge. La manière de se nourrir, les excès de table ne fabriquent que des obèses mais jamais des rondes. Ses courbes sont affaire d’hormones et de féminité, et si les rondeurs n’existaient pas, le corps de la femme serait d’une parfaite neutralité. Ces caractéristiques anatomiques n’ont qu’une fonction : faire la différence et permettre aux deux sexes, féminin et masculin de se reconnaître et de s’attirer.

Ceux qui me lisent peuvent avoir le sentiment intuitif d’être en accord ou en désaccord avec une définition aussi générale et penseront que j’ai pénétré par effraction dans le territoire de leurs goûts les plus intimes ; et que la diversité des opinions et des attirances se prête mal à une généralisation aussi radicale. Alors, je dirais qu’il y a une différence entre les sexes et surtout le pouvoir attractif naturel de ces différences.

Une de ces différences a un caractère particulier, il s’agit de la rondeur spécifiquement féminine. Pour évité toute confusion il ne sera jamais question ici de poids, d’embonpoint, et encore moins d’obésité. Le poids, la graisse sont des attributs neutres, sans aucune incidence sexuelle, ils existent aussi bien chez l’homme que chez l’enfant.

La rondeur dont il est question est un arrondi particulier, propre à la femme, et réparti sur ses cuisses, ses hanches, ses seins, le galbé de son genou, et le modelé de son visage. L’arrondi, le galbé, actuellement en discrédit dans notre culture, sont peut-être les signes les plus authentiquement féminins, ceux qui définissent le mieux la différence.

Les éléments qui font la différence entre un homme et une femme sont hautement particuliers. Un lecteur masculin saura dans quel secteur se portera ses préférences. Et, une femme sera surprise de constater combien elle met d’éléments en valeur, et combien, aujourd’hui, elle en rejette.

On admet que la femme est plus petite que l’homme. Á culture égale, une femme de grande taille est moins féminine qu’une femme de taille standard. (Statistiquement la femme accuse un écart de 10% en moins)

La femme possède un système pileux disséminé sur l’ensemble du corps. Mais, à part quelques rares endroits, ses poils sont atrophiés et n’existent sous la forme d’un fin duvet presque invisible. Les seuls poils qu’elle a conservés couvrent les bras et les jambes, ils n’ont aucune particularité sexuelle, par contre le triangle pubien qui se trouve dans le mille entre hanches et cuisses ne trompe personne.

Quelles que soient les races ; la poitrine féminine joue un rôle de première importance dans la différenciation sexuelle. Bien sûr, le galbé et la plénitude des seins varient selon l’âge, l’ethnie ou la femme qui les porte. Sous l’influence de la folliculine, leur tension augmente dans la dernière partie du cycle menstruel. Le mamelon, qui existe aussi chez l’homme, est cependant plus proéminent chez la femme. L’aréole qui l’entoure est bien plus large et plus pigmenté. Seule la femelle humaine a eu le privilège de pouvoir conserver ses seins en dehors des périodes de lactation.

La chevelure est un des ingrédients majeurs de la féminité, de la reconnaissance sexuelle. Une chose est certaine, la folliculine, hormone féminisante par excellence, protège et fortifie les cheveux et les hormones mâle les détruisent lentement. La féminité est aussi dans les hanches et le bassin, tout en rondeurs. Dés la taille franchie les hanches s’évasent et s’élargissent « en guitare », incluant le haut des cuisses dans une courbe. L’homme est fait d’une toute autre manière. Sa taille est moins creusée, et ses hanches et ses cuisses sont rectilignes. La voix aussi est un domaine chez la femme où il est difficile de dissimuler longtemps le sexe.

D’aucuns me diront : « nous savons tout cela ». Nous sommes si familiarisés avec cette notion de rondeur, si lourd le poids des idées reçues. Une jambe, un œil, ne sera jamais discuté, sa fonction sera évidente. La rondeur, à mon sens, a autant d’importance. En poussant le raisonnement jusqu’à l’absurde, une femme qui serait totalement privée de rondeurs, son corps serait assimilable à celui d’un homme, elle n’aurait peut-être aucune chance de trouver un partenaire. ;

Il y a un autre moyen de persuasion qui pourrait lever nos doutes. Nous sommes issus des singes et notre parenté avec ceux qui vivent encore trouble beaucoup les biologistes. N’en déplaise à certains : nous avons donc été des singes, et aujourd’hui nous sommes des hommes et des femmes. Cela est indiscutable. Parallèlement, notre sexualité a changé de manière radicale, et cela, en revanche nous intéresse au plus haut point, car au cœur de ce bouleversement est apparue la Rondeur. Aucune femelle singe (ni d’autres animaux) ne possède la moindre esquisse de seins, de hanches ou de cuisses.

Si la rondeur est apparue chez la femme, c’est que la nature l’avait incorporée dans le dessein plus prononcé : celui de la nouvelle sexualité humaine, elle donnait à la femme le plus sûr moyen de s’attirer le regard de l’homme. Il ne peut en être autrement, ou alors ce serait nier les décisions suprêmes de l’Évolution. Si certains hommes couchent parfois avec des maigres, je crois, qu ‘en toute inconscience, ils retournent vers les rendez-vous biologiques de la rondeur.

Chez tous les mammifères la saison des amours est un événement attendu et les mâles guettent impatiemment les premiers signes d’éveil du rut des femelles. Certaines espèces ont beaucoup de chance, c’est le cas de certains rongeurs comme le lapin où la femelle est réceptive huit à dix fois par an. L’éléphant, beaucoup moins heureux, doit attendre près de cinq ans.

Les singes avaient déjà beaucoup innové, la femelle devenait réceptrice pendant les cinq jours mensuels qui entourent l’ovulation. La femelle humaine en était là, mais ce n’était pas suffisant pour conserver un mâle de manière durable. La nature transforma la femme en une super femelle entièrement et définitivement réceptive.

La nature a inventé d’autres moyens pour créer le lien sexuel à longue portée que nous pourrions appeler « l’amour humain ». Il ne restait plus qu’une dernière modification essentielle pour la femme : l’accès à l’orgasme.

Il nous est venu une idée fausse que la plupart des femelles prennent aussi leur plaisir pendant la copulation. Rien n’est plus faux. Pour en rester aux primates, dont nous sommes, aucune femelle de grand singe n’a jamais connu l’orgasme ( d’après toutes les expériences qui ont été faites par les spécialistes). Son rut spectaculaire n’est qu’une tension instinctive, qui la pousse inconsciemment à se comporter sexuellement. En quelques secondes et une dizaine de coups de reins, un mâle chimpanzé ou babouin aura obtenu son plaisir, mais sa partenaire nullement apaisée, s’en ira sans même se retourner, vers d’autres mâles aussi pressés.

Un tel type de comportement, perpétué au sein de l’espèce humaine aurait menacé d’effondrement le lien sexuel durable. La nature y remédia en donnant à la femme ce qu’aucune autre femelle de la planète n’aurait pu obtenir : l’Orgasme. Il est fort probable que cette innovation soit la plus récente des mutations humaines à caractère sexuel.

La situation est donc claire. La femme arbore ses avantages distinctifs, l’homme les perçoit et les émotions permettent de penser qu’une communication va s’établir comme il en existe dans toutes les espèces et dans toutes les civilisations connues jusqu’à la nôtre. Or, nous constatons que la femme occidentale d’aujourd’hui, (particulièrement en France) sabote délibérément cette ébauche de communication sexuelle en refusant ses rondeurs. Ce refus n’a aucun sens et cette allergie irraisonnée fait subir à la femme et à l’homme un préjudice sérieux.

Mais ce crime de lèse nature profite à certains. La femme n’y est pour rien. Les responsables sont ailleurs et ils œuvrent dans l’ombre. Ils ont créé les canons de la féminité actuelle. Et, depuis, les femmes aspirent à perdre du poids ou du volume. Je me permets de répéter qu’une femme qui a des rondeurs n’est pas une femme grosse ou obèse. J’ai connu des femmes normalement constituées qui aimaient réduire le volume des cuisses, des fesses, des seins, des hanches, alors que tout était normal, et je n’avais aucun moyen de les raisonner.

Alors qui confond avec tant de désinvolture le normal et le pathologique, menaçant le ciment d’un lien que l’évolution a mis des millions d’années à créer, et faire croire aux femmes que la forme, la consistance et la plénitude ferme des seins, des hanches, des cuisses et des fesses, qui stimulent les hommes, sont honteuses et quasiment anormales ? Qui veut l’amaigrissement inutile de ces zones chez la femme, ces tabous anti- rondeur ?

Ceux qui ont inventé la cellulite pour tout le monde, l’odieuse culotte de cheval pour la moindre rondeur, manipulant nos femmes avec une efficacité forcenée. Les premiers responsables sont les grands couturiers, dont le métier est de créer du nouveau en cultivant la minceur à travers les collections annuelles pour orienter l’opinion dans la direction souhaitée. On pourrait penser que la responsabilité des couturiers est limitée et qu’ils ne font que leur métier. Mais il est difficile d’oublier l’atmosphère qui prévaut dans ce milieu de création.

L’homosexualité dans la haute couture est d’une fréquence assez élevée statistiquement pour qu’on la prenne en considération. Ils ont des goûts en rapport avec leurs mœurs sexuelles. On trouve aussi souvent ses adeptes dans les milieux professionnels de beauté, de décoration d’art et de coiffure. Avant eux, on créait des vêtements pour la femme. Avec eux on créera des femmes pour le vêtement, et la femme a perdu son importance. Et, ainsi, la plupart des femmes souffrent d’être rondes, veulent maigrir. Il est temps d’oublier la cellulite ou de la laisser à celles qui en ont vraiment.

N’oublions pas les magasines féminins qui martèlent depuis une vingtaine d’années les mots d’ordre anti- rondeurs.

L’homme et la femme ne sont que deux moitiés complémentaires de la création naturelle. Ils sont solidaires, et la beauté de l’un est le moteur de l’autre.

Alors, Mesdames et Mesdemoiselles, relâchez votre pression et cessez de regarder avec anxiété vers la balance ou le centimètre du couturier. Assumez vos rondeurs naturelles et aimez-les comme nous, les hommes, les aimons.


Théo

6/8/08



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