QUEL REVE !

par Théo




Dans notre cerveau, c’est dans un amas de substances blanches et grises, à travers des milliards de connections neuronales que se niche ce qui fait notre fierté d’humain : la conscience, le langage, les capacités d’abstraction, de projection et surtout d’apprentissage. D’un neurone à l’autre, les informations sont normalement transmises par un messager chimique d’un type particulier qui, en se fixant sur son récepteur, déclenche un signal électrique. Notre boîte crânienne recèle en effet bien des trésors.

Et quand nous rêvons en dormant notre cerveau prend des libertés qu’on peut qualifier d’extravagantes. C’est ainsi que dernièrement, dans un rêve, je me suis trouvé, au Mont Saint-Michel, célèbre dans le monde entier.

Le Rêve

L’hôtellerie où j’ai trouvé refuge ne désemplit pas. Heureusement qu’il n’y a que six chambres, sans restaurant. Les sœurs hospitalières gèrent les lieux avec beaucoup de savoir faire, au point que c’est à peine si elles ont encore le temps de consacrer quelques moments à la prière et au silence.

En réalité le silence n’arrive que tard le soir, quand les touristes ont évacué les lieux sur ce bout de rocher, perdu au milieu des flots…

J’ignore pourquoi j’ai choisi ce lieu de villégiature pour écrire des nouvelles érotiques.

Un matin ; une jeune sœur qui s’occupe des chambres, est venue frapper à ma porte. Elle portait une grande jupe noire, un chemisier blanc assez ample, ses cheveux, d’un noir pur, étaient retenus par un simple ruban du genre bandana. Elle était tout simplement belle… Je sentais bien dans ma simplicité de cœur, que ce que je voyais outrepassait largement les simples phrases d’admiration que j’aurais pu exprimer… dans d’autres circonstances.

- Je m’appelle Dominique Nathalie. Je suis obligée de vous déranger pour faire votre chambre. En attendant, je vous conseille d’aller faire un tour dans notre jardin.

Je suis sorti en laissant là toutes mes notes, des feuilles imprimées où sont couchées des histoires érotiques. En arrivant dans le promenoir je me suis aperçu que j’avais oublié mes lunettes. Je suis donc remonté les chercher et je suis tombé sur sœur Dominique Nathalie qui était assise sur le lit et lisait ma prose.

- Eh bien ! Ma sœur…
- Excusez-moi, je ne devais pas lire ?
- Ce n’est pas réellement de la lecture pour vous…
- Oui, je vois bien… dit-elle en rougissant.

Et tout d’un coup, je suis parti d’un grand éclat de rire, ce qui a détendu l’atmosphère.

- Alors pour me faire pardonner, je vous propose, ce soir de vous emmener faire un tour en Enfer …
- Où ?
- En Enfer… C’est un lieu où les scènes qu’il abrite sont…lubriques ! Oui, je conçois fort bien votre étonnement qu’une sœur puisse vous entretenir sur un sujet hors de propos dans ce lieu. Il y a deux ans, j’ai perdu mon fiancé par noyade accidentelle, alors je me suis réfugiée ici. Mais je n’ai pas encore fait mes vœux de chasteté.

Des scènes lubriques au sein du mont Saint-Michel ! Il fallait voir ça à tout prix… Et nous avons convenu d’un rendez-vous, à la nuit tombée, après la dernière messe…

A l’heure dite, je la retrouvais devant une porte tout à fait insignifiante. Munie d’une grosse clef, elle ouvrit la vieille porte. A la lueur de candélabres nous avons entamé la montée d’un escalier raide et étroit. La jeune sœur, pour plus de pratique attrapa le bord de sa grande jupe et la remonta…

Moi qui la suivais, je restais saisi par le spectacle. Deux longues jambes fines, gainées de bas blancs qui s’arrêtaient à mi-cuisses, j’ai même pu apercevoir le fond d’une culotte blanche qui couvrait une paire de fesses à faire damner tous les saints du paradis…
Quel gâchis, une si jolie fille qui veut vouer son corps à Dieu, qui n’existe pas….

Nous montions toujours… paliers, coursives, escaliers… et toujours le spectacle excitant des dessous de la jeune sœur. Etait-ce de l’innocence de sa part, de la confiance ou de la provocation ?

Au fur et à mesure que nous avancions, sans que je puisse me raisonner, je la suivais la queue raide de désir.

Arrivés dans un grenier.

- Encore un petit effort et nous sommes arrivés.

Nous entrons dans deux petites salles en enfilade sous les toits de l’abbaye. Aux murs, des fresques représentant des hommes et des femmes nus, en train de coïter, dans toutes les positions. La tension de mon sexe augmenta dans mon pantalon…
C’était un Kama-Sutra catholique sous mes yeux, caché au regard du monde.

Certains couples étaient hétéros, d’autres homo… des femmes avec des femmes, des hommes avec d’autres hommes… certains s’accouplaient avec des animaux… des couples , des trios… Une véritable orgie païenne…

- Dans la salle à côté, il y a les statues, me dit-elle…

Je suivis sœur Dominique Nathalie qui semblait, elle, toute alerte, en habituée des lieux. Dans la salle suivante se dressaient des statues illustrant certaines scènes des fresques aperçues dans la pièce que nous venions de quitter.

Les hommes se faisaient sucer par des femmes nues, à la poitrine généreuse… pendant qu’elles se faisaient empaler par devant et par derrière… les fesses largement ouvertes, les jambes écartées, sculptées avec finesse et réalisme pour l’éternité.

Dans un coin, une jeune femme, prise par derrière, la bouche occupée par un engin, tenait entre ses mains deux autres engins qu’elle caressait.

Je dois avouer que les scènes érotiques, qui s’étalaient sous mes yeux aux côtés de cette jeune « future none » qui n’avait eu de cesse de me montrer ses jambes durant nos ascensions… tout cela ne me laissait pas de marbre. Mais en même temps, la kyrielle de scènes plus pornographiques les unes que les autres, je n’aurais jamais imaginé que cela puisse exister dans ce lieu.

- Alors ? Qu’en pensez-vous monsieur ?
- C’est réellement l’Enfer…

J’étais habité par un sentiment de gène mais aussi d’excitation par la présence de la jeune femme dont j’avais vu les cuisses et une partie des fesses dodues. Après m’avoir laissé me délecter de toutes ces scènes, sœur Dominique Nathalie me pria de la rejoindre pour entamer la descente. L’étroitesse de la porte de sortie me força à frôler son corps pour me frayer un chemin entre elle et la muraille. J’ai senti ses seins fermes contre mon buste, qui se soulevaient au rythme de sa respiration rapide. Une fois encore j’étais gêné par cette situation ambiguë et je m’assis quelques instants sur une marche

- Ça ne va pas ? M’interrogea-t-elle.
- Si, ça va aller ; je me repose un peu pour digérer ce que je viens de voir.

Deux marches plus bas elle m’enjamba et se planta devant moi le visage à hauteur de mes genoux. Au passage, une fois encore, elle a relevé sa grande jupe ample ; me permettant d’admirer ses cuisses nues et de voir au passage le renflement de son pubis, gainé par sa culotte blanche.

- Puis-je faire quelque chose pour vous ? Me demanda-t-elle d’une petite voix.
- A priori rien qui vous soit permis
- Je pensais qu’un homme qui écrit ce genre de choses pouvait résister à la vision de ce que nous avons vu ! dit-elle en riant. Vous saurez que je ne suis pas faite pour rester dans ce lieu. J’aime trop le sexe, et très souvent je vais dans les lieux que nous venons de quitter pour soulager mon trop plein de vitalité sexuelle que j’ai en moi.
-
En prononçant ces dernières paroles, elle mis la main sur ma cuisse, qui a eu pour effet de m’envoyer une décharge électrique à travers tout le corps. Car à travers la toile de mon pantalon, je sentais la douceur de sa fine main et sa chaleur qui irradiait vers mon sexe.

Alors qu’elle me posait une autre question, doucement, presque tendrement, elle a allongé ses doigts et a commencé à masser ma bosse sur le tissu. Elle s’ingénia à ouvrir ma braguette… Le contact de ses doigts chauds à la peau fine et douce fit tressauter mon sexe mis à nu. Je ne savais plus quoi dire et quoi faire.

Elle caressait mon pénis et je l’entendis me murmurer :

- Vous êtes le premier homme que je touche depuis que mon fiancé m’a quittée, et je ne peux vous laisser dans cet état…

Nous décidâmes de rejoindre ma chambre, la sienne étant juste au-dessus de celles des hôtes. Arrivés devant la porte, elle me demanda si elle pouvait lire l’histoire érotique qu’elle avait commencée quand je l’avait surprise. Bien entendu, je fus d’accord. ;

Très nature, elle s’installa au sol, le dos contre la vieille armoire et face à l’unique chaise, sur laquelle j’étais assis. La grande jupe glissée très haut sur les cuisses, les jambes repliées devant elle et écartées. Entre ses cuisses j’aperçois brièvement une forme blanche, j’observe par de rapides coups d’œil le sous-vêtement. C’est une petite culotte de coton blanche. Je me demande si Dominique Nathalie sait dans quelle position impudique elle se trouve.

L’a-t-elle fait exprès ou bien ne s’en rend-elle tout simplement pas compte ? Elle est tellement absorbée dans la lecture, qu’elle ne me prête aucune attention. Je me détends en callant mon sexe turgescent et je jouis confortablement de la vue qui m’ait offerte. Se déplaçant légèrement de droite à gauche sur ses fesses pour plus de confort, elle déplace apparemment sans s’en rendre compte le tissu de sa petite culotte.

Bientôt de longs poils frisés et noirs s’en échappent pour s’exposer à ma vue. Mon pénis se dresse sous mon pantalon et je croise les jambes pour cacher cette bosse. A force de bouger, le coton du sous-vêtement de la jeune femme s’est insinué dans la fente de son sexe. Il en épouse parfaitement la forme.

Est-ce une simple humidité, ou bien du jus d’amour dont s’imprègne brusquement la petite culotte de la jeune femme ? Seulement, sait-elle que le coton trempé commence à devenir transparent ? Je songe que oui et je me trouve perplexe devant l’attitude de Dominique Nathalie. Pas tout de même puisqu’elle m’a avoué qu’elle ne sera jamais none.

Je peux désormais voir les contours flous des lèvres vulvaires écartées de la jeune femme, ainsi que le petit bourrelet de chair du clitoris. Pourquoi me montre t’elle son intimité ? Eprouve t’elle une attirance pour moi ? Je me réjouis de cette possibilité ; et je continue à la mater…

- La lecture vous convient ?

Elle sursaute, revient à la réalité, et se rend compte de sa position plutôt dévergondée. Elle baisse sa jupe, et me répond :

- Je suis vraiment désolée. La lecture est fort intéressante mais elle m’a mis dans état épouvantable, ma culotte est trempée. Qu’allez-vous penser de moi ?
- Je pense tout simplement que Dieu considère que les sexes représentent l’amour à l’état pur, et que pour être heureux, équilibrés, il faut s’en servir.

Aussi tôt, je me lève, j’ôte mon pantalon, je descends mon caleçon et ma verge surgit toute raide. Je fais valser ma chemise et je suis tout nu. Mon regard plonge dans celui terriblement envoûtant de Dominique Nathalie, qui se lève, fait valser sa jupe et son chemisier et vient vers moi en petite culotte et soutien gorge. Je lui ai demandé de garder ses bas blancs. ; J’ai sentis monter en moi une première vague de désir pour cette créature superbe, cette beauté rare qui était là pour moi, pour moi seul.

Je l’ai prise dans mes bras, nos lèvres se sont unies dans un baiser sensuel. Je dégrafai son soutien gorge et je pu plonger mon regard admiratif sur ses seins superbes. Je vis apparaître dans son regard enfiévré toute son extrême excitation. Mu par le même type d’impulsion, je pris les choses en main. De toute façon mon désir était tel que j’aurais fait n’importe quoi pour que Dominique Nathalie se sente bien et vécût pleinement les doux moments auxquels nous nous préparions.

Son visage s’empourpra en un instant. Elle jeta un regard furtif à gauche puis à droite ; la porte étant verrouillée et l’hôtel endormi, cela sembla la rassurer. Sa poitrine se soulevait en cadence. Je m’emparai de ses seins et je pétris ses rondeurs avec une vigueur fébrile, puis j’enfonçai mon visage entre ses seins avant de me mettre à leur distribuer de larges coups de langue vorace tout en les triturant doucement.

M’étant aperçu que sa jouissance commençait à fleurir, j’entrepris de la débarrasser de sa culotte. Dès qu’elle fut nue, je la soulevai avec force et je la mis sur le lit qui émit une molle protestation. Allongée sur le dos, j’avais sous les yeux une très belle femme avec un visage harmonieux, ses lèvres charnues, son menton avec une légère fossette, le tout surmonté de cette superbe chevelure noire qui mangeait une partie de son visage. Avec ses épaules bien dessinées, ses bras fins et musclés, ses mains de pianiste, avec son torse sur lequel traînaient les plus beaux seins que j’avais jamais vus, amples, généreux, chargés d’une incroyable sensualité, avec ses jambes aux courbes admirablement dessinées, avec enfin ce nid d’amour rehaussé d’une élégante toison noire frisottante.

Mon visage vint alors se placer entre ses cuisses et mes mains sur ses hanches. Elle pouvait sentir mon souffle chaud. Elle commença à avancer son bassin vers mon visage. Et j’embrassai son sexe à pleine bouche, puis ma langue dessina le large contour de sa vulve. Elle gémit lorsque ma langue s’introduit dans son entrée vaginale. Toute ma bouche se mobilisa pour la faire jouir. Elle écarta ses cuisses à l’extrême pour me laisser un passage plus accessible et ainsi libérer son clitoris. Son plaisir devenait plus intense sous chacun de mes gestes. Ma main glissa entre ses fesses et un doigt commença à masser le petit soleil ; La douceur de ma caresse complétait à merveille les caresses de ma bouche. Elle s’abandonna complètement dans un orgasme intense sous la pénétration de deux doigts dans son vagin et de la langue simultanée sur son clitoris, lui arrachant des cris, des râles, des gémissements.

Elle se mis à genoux et me supplia de la prendre. J’ai commencé par lui caresser le dos, lui palper les fesses. Du bout de mon gland je frôlai plusieurs fois son sexe jusqu’au petit bouton. Puis mon gland écarta ses lèvres, repoussa ses chairs, passa le premier obstacle de chairs délicates. Entra enfin. Un tiers de mon membre est entré. J’entre encore, sans difficulté ; Elle est trempée. Mon gland s’enfonce un peu plus et repousse des chairs plus intimes encore.

J’avance encore mon bassin, elle écarte encore plus ses cuisses. Je sens mon sexe buter contre le col de son utérus. J’arrête la pénétration et par de légers mouvements circulaires je masse la profondeur de son vagin. Cette sensation de remplissage et de massage produit en elle un vertige profond. Je sens sa jouissance, j’entame une courte série de va et vient et elle crie sous la violence de l’orgasme. Elle gémit et me dit tout son plaisir.
- Ne t’arrête pas. C’est trop bon. Ouiiiiiiiiiiiii !

J’accélère la cadence, mes mouvements deviennent désordonnés. Je me crispe et je jouis de longs flots de sperme. Me sentir venir en elle relance son orgasme, et je sens sur ma verge les derniers spasmes de sa jouissance.



Je me sens léger, comme porté par les ailes d’un grand vautour. Mon âme se détache de moi. J’entends le son étouffé d’une sonnerie loin, très loin… C’est une sonnerie de téléphone. Un appel ? Quelqu’un m’appelle. Le téléphone sonne ? Oui !

Je décroche, je suis brutalement ramené dans mon corps qui, l’espace d’un instant, avait semblé m’échapper. Je reviens à la vie.

« Allô, Théo ? » C’est Christine ! Ma nièce qui m’invite à fêter son anniversaire.

Je regarde l’heure, il est 10 h30 du matin.

Quel rêve !



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