APRES LE PREMIER REGARD

par TABE




Au premier regard, ils se sont plus. Un beau soir elle se trouve chez elle à l’attendre. Elle sait.

Dans quelques heures leurs corps n’écouteront plus que leur souffle. Serait-ce comme la dernière fois ? La sauvagerie de son corps lui avait fait perdre sa dignité. Elle l’avait «ébloui » par son raffinement érotique.

On sonne. Elle ouvre et l’accueille d’un premier baiser assez bref. Elle avait préparé pour le début de la soirée l’art de le recevoir, en robe longue blanche sur son corps dénudé et celui de dîner aux chandelles.

De la table au lit, il n’y avait que quelques pas. Mais ils firent un crochet par le canapé. Elle sut dompter son impatience pour ne pas rater l’étape charnière de la soirée : le premier baiser, le vrai !

Il s’imposait, voluptueux, passionné. Elle le reçut, ce baiser, sans modérer sa boulimie. Il alterna caresses et baisers, partout : cou, cheveux, épaules. Sa main glissa le long de son dos. Elle se sentit sexy, exquise, spontanée. Elle ondula dans les bras de l’aimé, sa chute de reins creusée, son ventre pressé contre son corps à lui ! Elle frémit et sentit quelques contractions pelviennes, un échauffement dans sa partie intime, irradiant à l’intérieur de ses cuisses.



Du canapé au lit, il n’y avait qu’un pas. Pas si vite. Elle lui proposa un bain. Elle fut voluptueuse, sensuelle, tellement excitée, qu’elle le prit en bouche, ses lèvres autour du sillon, la langue frôlant le méat. Il ne voulut pas jouir, pas encore. Il la fit se tourner. Ses mains furent légères, douces sur toute la surface de ses fesses offertes, n’en ignorant aucune parcelle. Elle creusa ses reins avec impudeur. Ses cuisses ouvertes, elle sentit une langue dans ses chairs ; le nez sur son petit soleil. Enfin, le petit bouton sucé, léché, agacé, sa langue moelleuse faire des passages de plus en plus vite. Que c’était bon ! Extraordinairement excitant, des sourds gémissements. Puis :

Oui ! Suce fort !

Sa cyprine coulait sur son menton, à lui, la liqueur amoureuse aux relents forts de l’excitation. Son arôme de femme envahit ses narines, l’odeur était chaude. Folle, infâme, elle plaqua son sexe contre sa bouche en remuant son bassin, mouvements lents rythmés, à sa convenance.

Il aimait ses gémissements, la respiration haletante, les petits cris. Les Oui ! Encore ! Continue ! Oui, ouiiiiiiiiiiiiii !

Ho lala ! Je viens ! Puis, l’explosion. Le plaisir intense.

Les voilà tous les deux nus sur le lit. Il lui propose un massage dorsal pour apprivoiser en douceur son épiderme, et faire jaillir sa volupté. Il passe du massage qui détend aux caresses qui grisent. Elle est aux anges. C’est si rare de nos jours les hommes qui prennent leur temps. Mais lui, il laisse cours à son désir en lui témoignant beaucoup d’affection. Il adore son corps. Ses rondeurs pulpeuses, attirent ses mains et aiguisent sa libido.

Elle était lascive, prête à tous les excès. Les yeux fermés, son index jouait lentement avec son clitoris. Après quelques minutes de plaisir solitaire, elle perdit pied, se lova contre lui, lui offrant ses lèvres, sa langue. Elle sentit sa virilité contre son ventre. Elle sentit son sexe s’humidifier de plus en plus.

Les caresses qu’il lui prodigua le passionnaient. Il laissa libre cours à son désir, et fut agréablement surpris lorsqu’elle le chevaucha et s’installa en position dominante. La fusion des corps ne tarda pas. Lui dans son ventre qui s’ouvrait sous la poussée calculée de son bassin. Il était à sa merci, appréciant le confort chaud et humide de son vagin.



Penchée en avant, semi-allongée, semi-assise, penchée en arrière. Mouvements circulaires. Elle lui délivrait des messages. Il comprit. Un petit coup de gîte et ils chutent en position latérale pour les besoins de la « petite cuillère » Elle veut être à sa merci, elle veut le contact de sa peau. Il la pénètre.

Mais elle préfère l’emboîté- collé, se retire, s’allonge sur le côté en chien de fusil, passe la verge par dessous et emboîte bien son bassin dans le sien. Quelques caresses sur la vulve, entre les nymphes, avec son membre. Ecartant ses cuisses, elle emprisonne celles de son amant.

La verge mise, les mains libres, ce fut une formidable communion des corps et des âmes. Puis, dans le calme, le recueillement et un grand silence extasié, ils parvinrent à la même conclusion :

C’était divin !

31.5.2005



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