EN PENSANT A TOI

par Theo




Il n’est que 19 h. Mais pour une fois je me laisse glisser dans ma baignoire comme dans un berceau de nacre. Je sens mes muscles se délier. Mon esprit s’enfuit ailleurs. J’ai l’impression d’être une huître arrachée à sa coquille. Je suis à présent sans protection et je glisse lentement, régulièrement, dans le flux et le reflux d’une respiration apaisée. Je baigne mollement dans une sorte de niche tiède dont j’épouse le fond avec mon corps accroupi. Recroquevillé sur moi-même, les genoux remontés au menton, les mollets croisés, les pieds dans les mains… Je pense à toi ma tendre N.

Il pleut. Au delà de la fenêtre, la pluie est devenue plus violente, frappant la vitre de grosses gouttes qui commencent à descendre lentement en traçant des ruisseaux obliques à cause du vent. Je sors de la baignoire. En ce moment, comme toujours je veux être la moitié d’une paire ! Les humains sont faits pour aller deux par deux comme la paire de gants ! Deux morceaux séparés au départ sont attirés l’un vers l’autre par un procédé que l’on appelle « coup de foudre », se collent l’un à l’autre et demeurent théoriquement inséparables, pour le meilleurs et pour le pire. Les deux parties du couple sont censées partager leur soupe et rester jusque dans le sommeil, au creux d’un lit unique.

Je regarde le grand lit vide… Vide de Toi… Certains pensent que chaque fois que l’on se divise, on divise l’Univers. En existe-t-il ? Où sommes nous différents, ou bien, au contraire, est-ce que nous étions destinés à être ce que nous sommes ? Je le crois !

Nu, je m’écroule sur le canapé. Mon âme se détache de moi et part à la dérive. Mais où va-t-elle ? Dans ton cœur ma belle Mauresque. Mes idées salaces ne tardèrent pas à générer une érection des plus généreuse. Mon phallus émerge, fier, palpitant, impatient. Je l e prends en main bien tendu et en fantasmant que TOI, ma belle s’en approche et le caresse d’abord avec ses cheveux, puis de la langue et que tu me gratifis d’une fellation qui aurait pu réveiller un impuissant. Je rêve de culs défoncés, de vulves pulpeuses ouvertes. Mes mouvements de va-et-vient, les mains en rotation autant qu’en translation me renvoient des ondes de plaisir familières dans tout le corps lorsque la couronne venait buter contre le pouce de la même main.

Je rêvais de prendre ma chérie en levrette, de lui butiner le bouton d’amour pour en faire suinter sa liqueur. Je m’imaginais de la pénétrer de mes doigts jusqu’à ce qu’elle obtienne jouissance et de lui en redonner encore plus en l’empalant à la cosaque, et toutes les positions y passaient. Les battements de mon cœur s’accélèrent. ; Je résous de passer à la vitesse supérieure, je resserre l’étreinte de mes doigts et reprends un rapide va-et-vient en laissant mon index délayer contre le frein. Assez vite, je me tends. Je suis tétanisé, mes fesses se sont levées du canapé. Ça vient, ça monte, j’ai l’impression de sentir le flux de jus monter dans mon canal. Les yeux fermés, je sens les lèvres de N, qui font franchir au gland leur ourlet pulpeux et ensalivé ; le gland étant alors pris entre les deux lèvres, elle le fait coulisser, le suçant comme un bâton de guimauve. Mes mains plaquent le vit sur mon ventre.

Plus d’images ! Je hurle de bonheur car ma délivrance est en route, ma queue endolorie crache ce sperme grumeleux trop longtemps stocké. Secoué de spasmes, je subis avec plaisir les éjections successives de ma semence sur mon torse… C’est le flash. C’est Byzance !

- Chérie, pourquoi es-tu si loin ? ....

1/2/08



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