PELE MELE

par Theo




On apprend à marcher, à parler, à écrire. On apprend le violon, la cuisine, la danse. Tout s’apprend les métiers, les arts et même la guerre, sauf… l’érotisme. Encore aujourd’hui, la société par ses règles, même ses lois, se ligue pour réprimer, culpabiliser, étouffer ce bel instinct.

Grâce au diable, ou je ne sais grâce à qui, à quoi, la force immense de la vie fait jaillir le désir envers et contre tout. Jaillir, oui ! Mais pas s’épanouir ! Nous ne sommes pas des bêtes, mais nous avons en nous une part de nature que nous ne pouvons pas nier. Par exemple : cependant, bien qu’évolués, nous avons conservé 99% du patrimoine génétique du singe primitif, celui que nous avons en commun avec le chimpanzé. Ce qui nous fait humain c’est le 1% nouveau. Manque de chance notre comportement sexuel se trouve inscrit sur les gènes du 99% commun avec les singes.

C’est à dire que les hommes sont programmés à éjaculer comme les singes en 15 à 20 secondes, à raison de deux va-et-vient du pénis dans le vagin, par seconde, au total, en une cinquantaine de mouvements ! L’éjaculation est un phénomène réflexe automatique génétiquement imposé.

Une telle rapidité de contact sexuel apporte à l’homme un pic de plaisir et rien à la femme. Alors, la sexualité va consister à maîtriser son réflexe éjaculatoire, afin de donner à la femme le temps de monter aux étoiles. Cette maîtrise est d’autant plus nécessaire que la femme peut renouveler ses envols alors que l’homme fatigue à renouveler les siens. Bien sûr l’homme inventif peut procéder différemment !

Les tourterelles nous touchent quand leurs amours ressemblent aux nôtres et nous sommes écœurés lorsqu’elles sont rudimentaires comme celles des taureaux (espagnols ou autres). Nous avons donc la chance des mains, d’une bouche, tandis que les bêtes n’ont que bec, griffes ou sabots ; et nous d’autres moyens qui nous permettent plus qu’un attouchement : une fusion physique et morale. En s’humanisant, la sexualité s’est faite Amour.

C’est ce que les Orientaux ont compris depuis toujours ; Ils n’adorent que des dieux sexués ; chez eux, érotisme et spiritualité s’associent. Le raffinement sensuel est donc un devoir. D’ailleurs il s’apprend dans les textes sacrés. Le sexe n’a jamais été l’objet d’interdits, comme ce fut longtemps la réalité de l’Eglise catholique (en partie c’est encore le cas aujourd’hui).

Entre l’homme et la femme, il y a une dissymétrie érotique : anatomique, physiologique et masturbatoire.

L’anatomie : Pour se servir de son corps et du corps de l’autre, il faut en connaître l’anatomie. Les zones érogènes primaires sont des organes dont l’excitation est nécessaire et suffisante pour déclancher l’orgasme (il existe aussi des zones érogènes secondaires : peau, muqueuses, seins, anus ect, dont l’excitation déclenche l’excitation des zones érogènes primaires, puis participent au plaisir). L’homme est plutôt désavantagé par rapport à la femme, il n’a qu’une zone érogène primaire qui se limite au gland de sa verge. Alors que chez la femme, la zone érogène primaire comporte deux pôles : le clitoris et le vagin. Ce qui rend fabuleux la découverte et l’exploration, avec les yeux et les doigts, tous les mystères du corps de la femme.

Physiologique. Il faut aussi se rappeler les différences physiologiques entre les sexes. La femme est en principe d’éveil progressif. Inversement, l’homme est rapide, car toute son érotisation et ses pulsions sont concentrées dans le gland de son pénis. Il est mû par un désir violent de pénétrer.

Masturbation. En général, chaque sexe a fait son éducation érotique seul, par la masturbation, et a donc acquit des habitudes particulières à son sexe et à sa personnalité. L’homme a un soulagement express et unique par friction rapide et grossière de sa verge. La femme a l’expérience d’une ascension lente et la jouissance à rebondissement. Elle caresse ses diverses zones érogènes : le clitoris, la vulve, le vagin. D’où une gestuelle multiple, élaborée et précise.

Finalement, l’homme ne connaît que son corps et son érotisme. Comment serait-il efficace sur des zones érogènes qu’il ne possède pas ? C’est donc là que doit intervenir la femme qui connaît bien son sexe et ses réactions pour apprendre à l’autre comment elle est faite, ce qui est le plus sensible, l’action qui y déclenche le plus de réactions érotiques. Car l’homme en général ne connaît pas le corps de la femme et son délicat fonctionnement. Associé à son ignorance, il l’aborde avec son désir d’homme qui consiste à la pénétrer le plus vite possible sans tenir compte de ses fins rouages.

Si la femme veut guider l’homme, il faut qu’elle sache comment fonctionne son sexe. Elle l’apprend donc par la masturbation, ce qu’il faut faire pour découvrir son sexe et obtenir le plaisir optimum.

D’après le nombreuses études qui ont été faites, quand la femme elle-même caresse son sexe et stimule son clitoris, elle atteint l’orgasme dans 95% des cas, voire 100%. Quand c’est l’homme qui la caresse, l’orgasme ne survient que dans 44%. Et encore, il s’agit de femmes qui se caressaient elles-mêmes souvent. Pourquoi ?

L’homme vise surtout à préparer dans le seul but d’aboutir au coït, schéma masculin classique : préludes rapides- pénétration- orgasme avec éjaculation. Plus généreux est l’homme qui offre des préludes avec l’intention de faire monter l’excitation de la femme afin qu’elle puisse accéder elle aussi à l’orgasme. Mais dans presque tous les cas, les préludes sont trop courts, car le pénis piaffe.

En conséquence, au nom de la femme, il faut des préludes infiniment plus raffinés et plus longs. Il faut des caresses ! Encore faut-il aimer l’autre, car l’absence de tendresse de la part du donneur comme du receveur rend mécanique tout geste.

Alors heureux ceux qui aiment… qui donnent et reçoivent des caresses. Il y a des êtres plus doués que d’autres pour l’érotisme, pour la caresse, mais c’est toujours l’amour qui l’inspire. La caresse a infiniment plus de sens que le coït, du moins tel qu’il est galvaudé ordinairement : il porte en soit la fin et fait de la femme un objet. La caresse, par contre, est un sujet, un dialogue, la parole.

Le cunnilingus est la plus excitante et la plus somptueuse caresse qu’on puisse faire, celle que les femmes apprécient le plus. La rencontre de la bouche et de la vulve, c’est la rencontre de deux fentes humides. C’est un caresse subtile, douce, sensible, idéale du plus petit des organes sexuels : le clitoris ! Servi par un talentueux amant, il peut être une fin en soit en procurant à la femme l’extase, ou alors comme prélude au coït.

Bien entendu avant de sauter sur le clitoris, il est préférable d’aller caresser tout le corps de votre bien aimée, aller folâtrer sur l’immense étendue de la peau, y semer des effleurements. Puis par des échappées mettre en effervescence les seins et leurs mamelons, les fesses, leur raie et le point anal, lécher la vallée des merveilles, l’entrée du puit d’amour, ect.

Mettre le corps en fête !



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