LA LECON COQUINE
DE PAUL A VIRGINIE

par THEO





Je n’avais pas beaucoup fait l’amour dans ma vie. A dix-neuf ans, je n’avais encore connu que Jean, mon initiateur… Nous ne savions pas grand-chose, puisque nous ne savions pas ce que l’on pouvait faire avec les organes sexuels sinon se toucher.

Et puis Antoine, dont l’intelligence me rendait incapable de jugement, même quand il m’expédiait, sur la couverture de sa chambre d’étudiant, en cinq ou six tagadas, précédés de quelques caresses inoffensives. C’était en cela peut-être que résidait la fameuse différence entre les sexes.

Ils vont refaire l’amour dans la chambre de Paul. C’est la première fois que Paul a l’impression de se livrer à la femme qu’il va posséder. Il se sent timide, plus ému. C’est ce jour-là qu’il va accepter qu’elle l’embrasse «là», comme il dit, et qu’il ose manifester un plaisir intense, mais il ne parvient pas à jouir sous ses lèvres. Il a honte de cet abandon-là. A la dernière seconde, il remonte Aurore sur lui, visage contre visage.

- Je te respecte trop, lui dit-il, tu vas trouver ça idiot mais je n’arrive pas à finir comme ça, dans ta bouche.

- Mais fais-moi confiance, je ne ferai que ce que j’aime et j’arrêterai si ça ne te me plait plus. Avec toi, je ne me suis jamais forcée.

- Peut-être, mais c’est moi qui ne peux pas. Je me sens seul là-haut sans toi. J’aime tellement te sentir partout. Tu ne m’en veux pas ? Je préfère tellement comme ça pour finir, ajoute-t-il en s’installant entre les cuisses d’Aurore et en installant son phallus onctueusement dans un creux qu’il vient de créer, en elle, pour lui et qui se referme sur lui.

Il se remet en mouvement, très doucement, et leur plaisir est immense…

Pendant leurs brefs interludes, Aurore se demande comment elle ne pourra jamais recommencer.

Et même le matin, à l’aube, il suffit d’un doigt sur sa peau, pour sentir la présence de l’aimé, ses bras qui l’étreignent, la sensation de la pénétration qui la bouleverse, sentir le pénis tendu et chaud aller et venir. Tout le long du vagin, c’est une impression de vagues de spasmes ou de salves de palpitations qui, l’une et l’autre, gagne son utérus. Au fond. C’est la montgolfière des culs-de-sac vaginaux.

Ils tiennent longtemps. Puis une de ses mains rampe vers un sein tandis que l’autre le long de ses cuisses à elle, là où elles deviennent des lèvres aux chairs tendres, s’enquiert du degré de son excitation.

Quand elle a joui avec son clitoris, tous deux sont à bout. Il s’étend tout à fait sur elle, lui écarte les jambes avec les siennes, se présente à l’entrée du port avec son engin et y pénètre d’une poussée infiniment lente, et l’orgasme arrive, tout est intense.

Ils jouïssent longuement, puis demeurent immobiles, haletants, pour rester sur la crête du plaisir.

Théo

Le 06 08 2013



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