NINA, BENIS SOIENT TOUS LES DELICES

par THEO




Allongée sur le lit, les bras tirés en arrière, j’inspirai profondément en soulevant ma poitrine et en creusant les reins. C’était une invite pour les caresses plus précises et Antoine ne se fit pas prier. Ses larges mains aux longs doigts délicats effleurèrent mes seins aux aréoles larges et brunes et je sentis une onde de plaisir me traverser. Les gestes étaient à la fois désinvoltes et précis, tendres puis subitement plus fermes.
 
Ses mains me rendaient folle, elles me grisaient par leur aptitude à faire naître en moi de multiples sensations. J’hésitai encore à m’offrir plus, mais Antoine semblait être passé maître dans l’art des caresses. Comment imaginer que ce beau garçon réservé puisse être, à ce moment à ce point, entreprenant et qu’il puisse savoir de manière innée ce qui me plaisait ?
 
Je sais que je ne tarderai pas à succomber à ses assauts et que la forteresse que je faisais de mon corps pas encore abandonnée, finirait par s’écrouler de plaisir. En effet, je ne résiste pas à ses lèvres qui me tètent et me sucent. Ma tête part à droite, puis à gauche, je cherche à réprimer un cri, un souffle. Je le regarde convoiter et s’emparer de mes seins, nos regards se croisent. Quel visage est-il en train de contempler un bref instant avant de faire jaillir ma poitrine en la pressant à sa base ? Mes traits se tirent et ma gorge s’assèche. Je lâche enfin un soupir, puis un gémissement, à la fois, par plaisir et pour l’encourager. Mais a-t-il vraiment besoin d’être enhardi ? Il s’est attaqué à une des parties les plus sensibles de mon corps et j’essaie de contenir mes plaintes qui encombrent ma gorge. Ma résistance accroît mon désir et mes lèvres de moins en moins serrées s’ouvriront bientôt pour laisser enfin une partie de mon âme expirer de bonheur.
 
Encore une plainte, un cri. Puis ce gémissement au point de me surprendre, moi, Nina, qui ne suis plus que chair irradiée. Je saisis ses cheveux, affolée de voir que mon amant ne s’en est pris qu’à un seul sein ! Dans quel état serais-je lorsqu’il s’intéressera à d’autres parties de mon anatomie ? Je ne sais plus comment me mettre ; je commence à chavirer, j’aime ses mains, ses muscles roulant sous sa peau à l’odeur chaude et enivrante. Son sexe dur heurte à présent ma cuisse, puis glisse sur ma hanche. Je le saisis et je sens perler le liquide séminal dans ma paume, ce qui a pour effet de m’exciter encore d’avantage. Je lui saisis la nuque, plonge son visage entre mes mamelons dans un geste de domination, comme pour essayer s’il est possible de maîtriser mon être. Mes mains frôlent son dos, mes ongles font mine de s’enfoncer, je le griffe légèrement et sa réponse ne se fait pas attendre.
 
Je sens mon sexe humide se faire visiter et ma respiration se bloque un moment, tandis que mes reins se creusent encore. Antoine promène ainsi sa dextre de mon duvet à mes hanches, autre point sensible. Mon souffle devient haletant et j’ouvre mes cuisses afin que ses mains puissent accomplir leur œuvre. Je penche la tête et je devine son visage au-dessus de ma vulve brûlante, léchant ses doigts et les plongeant plus profondément entre mes lèvres. Il palpe et goûte mon fruit avec précaution. Je sais que dans quelques instants ma raison s’égarera grâce à ses délicieuses caresses et j’en éprouve une joie sourde.  Je ne retiens plus mes cris qui s’échappent dans l’obscurité, je sens le plaisir gronder en moi comme la lave d’un volcan. Mon corps s’agite nerveusement. Je soulève mon bassin pour qu’il puisse boire à ma source et s’enfoncer plus loin dans ma  grotte. Je l’encourage doucement et je gémis.
 
Comme c’est bon ! Comme j’aime être possédée de la sorte, éprouver cette sensation de me donner à Antoine, de façon totale et presque sauvage, de me soumettre à lui…
 
« Oui mon amour ! Encore, doucement, là… Oui, vas-y ! Oh, mon clitoris… Prends-moi vite !!
 
Je ressens le plaisir dans toute l’étendue de mon puits d’amour. L’entrée, le fond et pour cause. Et aussi dans tout mon bassin, plus profond, il vient de mes entrailles. Plus total : il irradie dans tout mon corps. Les sensations apparues dans mon vagin envahissent mon organisme tout entier ; les sensations voluptueuses passent du vagin à l’utérus, puis montent dans le ventre, le dos, la tête d’une part et gagnent les jambes d’autre part. C’est une crampe musculaire très agréable qui se déplace par vagues dans mon ventre. C’est une onde de spasmes voluptueux qui part de mon sexe, monte dans mon ventre et éclate dans ma tête. C’est un plaisir aveuglant fait d’étoiles de toutes les couleurs. Le besoin impérieux de mon vagin d’être comblé est totalement satisfait. Il est dans moi, il est tendre, je me sens aimée, je me sens très amoureuse.

Je me mords les lèvres, je me crispe et me détends subitement, mon corps s’affole et, comme un torrent, le plaisir m’inonde par saccades jusqu’à l’abandon final. Je libère mes derniers cris, je grimace et mes cuisses se serrent et s’ouvrent à nouveau. Je voudrais l’éternité pour ce sublime instant… Mes mains libèrent les draps que j’avais saisis comme pour me maintenir à flot. Je retrouve peu à peu mon souffle et je contemple les étoiles qui dansent devant mes yeux, le cœur battant et le ventre qui se creuse et se gonfle à un rythme régulier.
 
Dieu que j’ai aimé ça ! Oh, mon amant comme tu m’as honorée ! Mes tempes résonnent tandis que le flux des orgasmes se retire doucement laissant mon corps apaisé. Nous nous regardons. La lune éclaire ses traits par l’écartement des rideaux et l’expression qui s’en dégage me bouleverse. Ma vue se brouille tandis que j’attire son visage vers le mien. Il reste silencieux, presque discret, lui l’amant qui m’a fait passer une de mes plus belles nuits. Je l’embrasse tendrement, amoureusement.

Ce qui suivit ensuite, nos mots échangés, la raideur sentie du bout des doigts, son souffle haletant et son émotion se mélangèrent à ma sensualité en une suite de sensations suaves et torrides, de caresses et d’étreintes douces et passionnées, de corps en fusion. Fermant mes yeux, puis les rouvrant en cherchant à percer l’obscurité, j’éprouve une sensation de bien-être aussi intense qu’inespérée et je me laisse de nouveau bercer dans l’alcôve faite par ses bras athlétiques.

Je respirai l’odeur agréable de sa peau et  sentir son sexe tendu et chaud, inséré en moi, aller et venir, sentir tout son corps contre moi, entendre ses gémissements, ses mots d’amour, sentir son plaisir et le sperme inonder mon utérus me fit envolée dans un orgasme subtil, tellement doux que je connus l’ivresse suprême.
 
J’avais en moi plein d’amour …
 
14 02 2008



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