LA VINDICTE DE NINA

par Theo




Dans la torpeur de l’été, tout fonctionnait un peu au ralenti. Les oiseaux s’abritaient dans l’ombre fraîche des chênes verts. Le soleil couchant semblait freiner sa course vers l’horizon.
 
Dans la salle de bain, Nina se rafraîchit en prenant une douche presque froide, avant d’enfiler, sur son corps nu, la robe de soie rouge que Pascal aimait bien. Elle ne s’était donc pas embarrassée de sous-vêtements. Elle enfila des escarpins noirs à talons et attacha autour de son cou un collier en diamants, un bijou hérité de sa grand- mère maternelle.
 
Elle était donc prête à recevoir Pascal. Il lui avait promis qu’il serait de retour vers 18 heures. Á 20 heures, il n’était toujours pas arrivé. Pas de coup de fil n’on plus. Impossible de le joindre, elle n’avait pas le numéro de son portable. Il était parti à Nice, récupérer son ordinateur défaillant.
 
Minuit passé, toujours pas de Pascal !
 
Après s’être débarrassée de sa robe qui commençait à coller sur sa peau, Nina, étendue sur les draps repoussés, bras et jambes écartés, envisagea de brancher la vieille climatisation ; mais se ravisa craignant que son bruit ne l’empêche de dormir. Elle mit en route le ventilateur posé sur sa table de chevet, qui se mit à brasser un air brûlant
 
Une brise infime fit bouger les rideaux. Nina soupira puis se retourna sur le ventre. Décidément, impossible de fermer l’œil ! Elle s’y efforçait depuis bien longtemps… Autant laisser tomber !
 
-- Sale type, grogna-t-elle, en boxant son oreiller, espèce de fichu Pascal à la noix !
 
Restant éveillée, ses pensées vagabondaient en territoire dangereux ; pourquoi pas Evelyne, cette écervelée ? Non !
 
Au souvenir de leur bouches mêlées, aux moments de passion partagés toutes ces nuits, Non ! Il ne pouvait pas lui faire ça !
 
Un long frisson la parcourut. Si seulement ces choses avaient été désagréables, au moins quelconques, elle aurait évité une longue nuit d’insomnie… Hélas ! Un désir impérieux la poussait irrésistiblement vers lui…
 
Nina eut beau se tourner et se retourner encore sur son lit, les images ne s’effaçaient pas. Les paupières closes, elle imagina les mains de Pascal sur sa nudité, partir à la découverte de son corps, caresser sa peau nue. Un gémissement s’échappa de sa gorge tandis que le désir se nouait en elle. Oh ! Ses mains délicates, précises ! Comme il savait la toucher, la faire brûler, vibrer sous ses doigts…Il se servirait de ses lèvres, de sa langue jusqu’à lui faire perdre la tête.
 
Et sa main, à elle, se mit à descendre doucement sur son ventre. Ses doigts plongent vers le mont de Vénus, se frayant une voie dans sa forêt noire. Puis, ses doigts pèsent sur les lèvres. Son fruit s’ouvre, les nymphes s’offrent, les doigts caressent maintenant… frottent en insistant, sa vulve suinte de plaisir. Le bassin se soulève… premier signe de l’orgasme… un doigts glisse, entre dans le chaud et doux tunnel, il se retourne vers la voûte du sanctuaire et trouve le grumeau, le frotte vigoureusement, acharné à faire jouir son sexe.
 
Un autre doigt se place sur le bouton, le fait rouler, le caresse, le décapuchonne, l’étire. Le clito frémit de sa jouissance. Des ondes se déclenchent de toutes part. Nina n’est plus qu’un sexe et des doigts ! Le plaisir de l’orgasme prend possession de tout son être. Elle gémit, elle crie :
 
-- Oh, Pascal ! Pourquoi tu n’es pas là ! Je jouissssssssssss… Haaaaaaa ! Sale type !
 
Son bassin se soulève une dernière fois… les mains quittent le sexe.
 
Et c’est la belle petite mort, délicieux abandon de tout l’être. 
 
Peu à peu, la respiration se fait plus sereine, plus régulière. Et, Nina émerge. Puis soudain une idée traversa son esprit : pourquoi pas ? Oui ! Elle irait ce soir chez lui,, eh puis, on verra !
 
Dans la matinée, elle reçut un coup de fil d’excuses accompagnées d’explications qui l’énervèrent au point qu’elle raccrocha le combiné. Dans le courant de l’après-midi, elle se ravisa, et de sa voix la plus douce, elle prévint Pascal qu’elle irait le voir après dîner.
 
Le cœur en paix, Pascal attendit avec impatience sa venue.
 
Plus que son apparition, c’est la tenue qui coupa le souffle à Pascal. Nina portait une robe noire à très fines bretelles, très courte et très décolletée, faite d’une matière aérienne qui moulait ses formes, dévoilant bien plus de peau que ses vêtements habituels. Quant à sa chevelure, d’ordinaire nouée en un vague chignon, elle cascadait à présent en boucles noires sur ses épaules.
 
Pascal se tenait debout près du canapé, dans son salon.
 
Sans le quitter des yeux, Nina s’approcha d’une démarche nonchalante, et Pascal sentit son cœur s’emballer. Une longue écharpe de soie caressait la jambe lisse de Nina… ses hanchent se balançaient de manière très subjective… à voir la lueur qui brillait dans ses yeux, elle avait tout autre chose en tête.
 
Frôlant son cou du bout de son écharpe, elle reprit son murmure charmeur. Comme elle passait derrière lui, sa main toucha les fesses de Pascal, puis tournant encore, elle effleura du bout de ses doigts son entrejambe. Il eut un petit frisson, et une excitation croissante vint presser la toile de son short. Elle voulait l’envoûter !
 
--« Puisque nous avons tant envie l’un de l’autre, autant nous donner satisfaction. Tu ne crois pas, chéri ? »
 
Il eut un sourire. Se glissant de nouveau derrière lui, en lui posant un baiser dans le cou, Nina saisit une de ses mains, autour de laquelle elle enroula l’écharpe, puis elle attrapa l’autre et lui lia les poignés dans le dos… Il gloussa !
 
--« Cette soirée sera entièrement consacrée à ton plaisir, mon tendre ami ! »
 
Pascal ne voyait aucun inconvénient à ce projet. Baissant les yeux, il regarda les doigts de Nina qui déboutonnaient sa chemise, si lentement que ce simple geste devenait d’un érotisme insoutenable. Puis, elle repoussa le vêtement sur ses épaules, le long de ses bras, il finit sur le plancher. Il était torse nu !
 
A son tour, elle ouvrit les trois premiers boutons de sa robe, lui offrant ainsi les rondeurs de ses seins. Puis, elle fit courir ses mains sur son torse dénudé, déclenchant des sensations électriques qui traversèrent tout son corps. Les yeux clos, il se concentra sur la caresse nonchalante, terriblement excitante. Son désir grandissait, l’impatience le gagnait. Or, à l’évidence, Nina n’avait nullement l’intention de précipiter les choses. Il lutta pour ne pas se laisser submerger trop vite par le plaisir.
 
La langue de Nina se mit à tracer des volutes autour de son mamelon qui se raidit sous son exquise pression. Il ouvrit les yeux et la contemplât. Prenant une profonde inspiration, il respira le parfum de ses cheveux, dont quelques mèches frôlaient son menton.
 
Tandis qu’elle embrassait sa poitrine, elle laissa ses mains s’aventurer plus bas ; ses paumes effleurèrent le ventre. Ses doigts défirent la ceinture de son short, puis son caleçon glissa le long de ses hanches. Son sexe enfin libéré se dressait, frémissant, presque douloureux.
 
-- « Tu me rends fou ! Murmura Pascal.
 
Elle leva vers lui ses grands yeux noirs et sourit :
 
-- « Embrasse-moi, chéri ! »
 
De nouveau, une forte émotion le transperça devant la beauté de son visage. Enfin ses lèvres couvrirent celles de Nina, sa langue s’enroula autour de la sienne, possessive, avide.
 
Nina le poussa sur le canapé, assis, son membre dressé, elle le pris dans sa bouche, Pascal ne fut plus à même de mettre des mots sur ses sensations. Le langoureux va-et-vient de ses lèvres sur sa verge tendue, faillit plusieurs fois l’amener au bord de la jouissance. Il se retenait à l’ultime limite, désireux de prolonger encore un moment l’exquise torture.
 
Le souffle court, il sentait son cœur battre à tout rompre quand la langue de Nina virevoltait autour du sillon de son pénis, s’attardait sur le gland avant de revenir le lécher sur toute la longueur. Avec ses dents, il agrippa ses cheveux pour la faire ralentir.
Nina arrêta un moment la montée implacable de cette fièvre.
 
Les mains de Nina prirent ensuite le relais, tandis que son visage remontait vers celui de Pascal, qui l’embrassa avec passion, se reput de sa saveur comme un homme assoiffé.
 
Elle se mis debout, releva sa robe, écarta ses grandes lèvres et offrit à son regard médusé sa vulve luisante, elle la frotta sur sa bouche, de plus en plus fort. Pascal plongea sa langue dans ses chairs enflammées, comme s’il plongeait son sexe en elle.
 
Nina se retira, avec regret, mais fermement. Elle empoigna sa verge, et, Pascal explosa entre ses doigts. Les spasmes envahirent tout son être. Elle ralentit la pression de sa main, l’accompagnant jusqu’aux dernières ondes qui le laissèrent tremblant, gémissant, les sens en feu.
 
Nina boutonna sa robe, passa ses mains dans ses cheveux, se retourna, lui fit signe de la main. Avant de partir elle lui lança :
 
-- « Hier soir, tu as manqué une de tes plus belles parties de « jambes en l’air »
 
-- " Ciao beau gosse !"



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