SES MAINS...

par THEO




Allongée sur le lit, les bras tirés en arrière, Isabelle inspira profondément en soulevant sa poitrine et en soulevant les reins. C’était une invite pour des caresses plus précises et Jean Marc ne se fit pas prier.

Ses larges mains aux longs doigts délicats effleurèrent les seins aux aréoles larges et brunes et la jeune femme sentit une onde de plaisir la traverser. Les gestes étaient à la fois désinvoltes et précis, tendres puis subitement plus fermes.

Ses mains me rendent folle, elles me grisent par leur aptitude à faire naître en moi de multiples sensations. J’hésite encore à m’offrir plus, mais Jean Marc semble être passé maître dans l’art des caresses. Comment imaginer que ce beau garçon réservé puisse être à ce point entreprenant et qu’il puisse savoir de manière innée tout ce qui me plait ?

Je sais que je ne tarderai pas à succomber à ses assauts et que la forteresse que je fais de mon corps, pas encore abandonnée, finira par s’écrouler de plaisir. Je ne résiste pas à sa langue qui me tête et me suce ; ma tête part à droite puis à gauche ; je cherche à réprimer un cri, un souffle. Je le regarde convoiter et s’emparer de mes seins et nos regards se croisent. Quel visage est-il entrain de contempler un bref instant avant de faire jaillir ma poitrine en la pressant à sa base ? Mes traits se tirent et ma gorge s’assèche.

Je lâche enfin un soupir, puis un gémissement, à la fois par plaisir et pour l’encourager. Mais a-t-il vraiment besoin d’être enhardi ? Il s’est attaqué à une des parties les plus sensibles de mon corps et j’essaie de contenir mes plaintes qui encombrent ma gorge. Ma résistance accroît mon désir et mes lèvres de moins en moins serrées s’ouvriront bientôt pour laisser, enfin, une partie de mon âme expirer de bonheur.

Encore une plainte, un cri. Puis ce gémissement au point de me surprendre, moi qui ne suis plus que qu’une chair irradiée de plaisir. Je saisis ses cheveux, affolée de voir que mon amant ne s’en est pris qu’à un seul sein ! Dans quel état serais-je lorsqu’il s’intéressera à d’autres parties de mon anatomie ? Je ne sais pas comment me mettre, je commence à chavirer ; j’aime ses mains, ses muscles roulant sous sa peau à l’odeur chaude et enivrante. Son sexe dur heurte à présent ma cuisse, puis glisse sur ma hanche. Je le saisis et je sens perler le liquide séminal dans ma paume, ce qui a pour effet de m’exciter encore d’avantage ! Je lui saisis la nuque, plonge son visage entre mes mamelons dans un geste de domination, comme pour essayer s’il est possible de maîtriser mon être. Mes mains frôlent son dos, mes ongles font mine de s’enfoncer, je le griffe légèrement et sa réponse ne se fait pas attendre.

Je sens mon sexe humide se faire visiter et ma respiration se bloque un moment, tandis que mes reins se creusent encore. Jean Marc promène ainsi ses mains sur mes hanches, autre point sensible. Mon souffle devient haletant et j’ouvre mes cuisses afin que ses mains puissent accomplir leur œuvre. Je penche ma tête et je devine son visage au-dessus de ma vulve brûlante, l échant ses doigts et les replongeant plus profondément entre mes nymphes. Il palpe et goûte à mon fruit avec précaution. Je sais que dans quelques instants, ma raison s’égarera grâce à ses délicieuses caresses et j’en éprouve une joie sourde.

Je ne retiens plus mes cris qui s’échappent dans l’obscurité. Je sens le plaisir gronder en moi comme la lave d’un volcan. Mon corps s’agite nerveusement. Je soulève mon bassin; je l’encourage doucement et je gémis. Jean Marc m’écarte grandes les jambes, m’ouvre de ses doigts délicats, et plonge sa langue en moi, me lèche avec une formidable gourmandise. Je suis toute mouillée, toute ouverte, molle et chaude. Il plonge son visage entre mes cuisses, se régale de mes sucs intimes, tout en me faisant jouir comme une folle, caressant toutes les parties externes ou internes de mon corps à portée de ses mains.

Comme l’appétit vient en mangeant, mon premier orgasme n’est qu’une mise en route et Jean Marc le sait ; alors il me pénètre de son sexe, je l’encourage doucement et je gémis. Comme c’est bon ! Comme j’aime être possédée de la sorte, éprouver cette sensation de me donner de façon totale et presque sauvage… de me soumettre à lui. Car je sens en moi un creux, un vide accueillant, très chaud, humide, bien glissant et qui veut vraiment très fort être comblé, rempli, fouillé puissamment. Envahi…

- Oui, mon amour ! Encore, là… Oui, vas- y ! Oh…Plus vite !

Je me mords les lèvres, je me crispe et me détends. Je suis dans un autre univers, où la jouissance parfaite est la loi, hors du temps et de toute autre considération. Subitement mon corps s’affole et, comme un torrent, le plaisir m’inonde par saccades jusqu’à l’abandon final. Je libère mes derniers cris, je grimace. A ce moment, comme si cet orgasme servait de déclencheur, notre étreinte se fait plus fougueuse, uniquement tournée vers le plaisir physique. Je me lève, me mets à quatre pattes sur le lit et, tendant mes fesses, j’implore Jean Marc de venir en moi…

- Viens vite… Prends-moi chéri !

Il s’agrippe à mes hanches et prend possession de mon sexe en plongeant en moi et c’est merveilleux ! Il donne des coups profonds, mais doux et lents. Cela dure merveilleusement longtemps, car je peux jouir sans arrêt, à ma convenance. Puis, ses coups de reins, vigoureux, font claquer mes fesses contre son bas ventre. Après la tendresse, vient la passion, fougueuse. C’est presque en hurlant que je succombe une dernière fois. Mes muscles intimes massent la tige de Jean Marc qui est sur le point de céder à son tour, je lui crie :

- Vas-y mon chéri ! Prends ton pied ! Ne te retiens plus !

Mon encouragement suffit à déclencher son orgasme, et il se répand en longs jets, arrosant d’un torrent de sperme mon utérus. Je voudrais l’éternité pour ce sublime instant.

- Quel délice !

Dieu que j’ai aimé ça ! Oh ! Mon Jean Marc, comme tu m’as honorée !

Mes tempes résonnent tandis que le flux de l’orgasme se retire doucement, laissant mon corps apaisé. Nos regards se rencontrent. La lune éclaire ses traits par l’écartement des rideaux et, l’expression qui s’en dégage me bouleverse. Ma vue se brouille tandis que j’attire son visage vers le mien. Il reste silencieux, presque discret, lui, l’amant qui m’a fait passer une de mes plus belles nuits. Je l’embrasse tendrement, amoureusement…

Théo

Le 14 10 2008



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