LES MERVEILLES DE SOPHIE

par TABE





Ah, ça y est, je les vois, ils sont là. Je gare ma voiture près du Palais des Festivals, à Cannes. Je leur fais un signe de la main, prends mon sac dans le coffre et les rejoins.

Je vois le regard de Gautier se porter sur mes chaussures d’un air réprobateur.

- Bonjour Sophie, je crois que tu ferais mieux d’enlever tes chaussures si tu ne veux pas les mouiller ! me lance-t-il d’un ton amusé.

-Tu crois ? En fait, je ne savais pas comment ça allait se passer.

Colette hoche la tête. Bon d’accord, je ne connais rien aux bateaux, mais je ne demande qu’à apprendre.

- Bien, tu vois le petit bateau, là ? m’explique Gautier, on monte tous les quatre dedans pour rejoindre le voilier qui est là-bas, à l’entrée de la baie. Il m’appartient.

Didier et Colette embarquent en premier. Gautier me désigne le banc à l’arrière. Je prends mon sac sur les genoux. Gautier donne une impulsion au petit bateau et s’installe prestement à la place du rameur, face à moi.

Quand je l’ai rencontré pour la première fois Gautier, il m’a fait l’effet d’un garçon timide et mal à l’aise. Je n’ai plus du tout cette impression. Bon, il faut dire aussi que samedi dernier, c’était clairement un guet-apens monté par Colette. Depuis qu’elle file le parfait amour avec Didier, elle voudrait que toutes ses copines se casent. Je l’avais trouvé sympa, mais je n’avais pas été attirée par lui. Et je n’avais pas eu l’impression qu’il l’ait été par moi.

À la fin de la soirée, il nous avait proposé ce week-end en bateau. Au programme : les îles de Lérins, en particulier l’île Sainte Marguerite, la plus proche et la plus étendue avec 3 km de long et 900 mètres de large. L’ile en majeure partie d’admirable boisée d’eucalyptus et de pins qui parfument de grandes allées boisée. Il y a un embarcadère pour amarré le bateau, me dis Gautier.

Bien que j’habite ici depuis toujours, je n’ai jamais eu l’occasion d’aller visiter ces trois îles de Lérins. Ça m’avait bien tentée, surtout d’y aller en voilier et pas en ferry. Et comme Colette et Didier ont tout de suite dit oui, j’ai accepté aussi.

J’abandonne les réflexions sur Gautier pour découvrir la nature qui m’entoure. Le soleil vient juste d’apparaître au-dessus de l’île Marguerite, levant progressivement son rideau de lumière sur les îles environnantes.

Nous arrivons déjà au bateau.. Mais il faut embarquer. Gautier monte habilement sur le pont. Il me tend la main pour m’aider. Les deux bateaux bougent en même temps mais en sens inverse. Je dois avoir l’air d’une grenouille, un pied sur le voilier et l’autre toujours en bas ! Je manque par deux fois de tomber à l’eau, et m’écroule dans les bras de Gautier. Il me serre contre lui pour m’empêcher de tomber. Bon, ça y est, je suis stable, Il finit par desserrer son étreinte, qui m’a parue un peu plus longue que strictement nécessaire. Il avait des bras musclés !

Son regard me fuit. Il se retourne pour aider Colette. Ça me rassure, elle est aussi gracieuse que moi .Gautier la saisit par les deux poignets et la hisse sur le pont. Mais décidément le garçon est plus costaud que je ne croyais.

Je fais le tour du propriétaire des yeux. À l’arrière, deux bancs recouverts de teck encadrent une splendide barre à roue. À l’avant, le pont lui aussi en teck pourra accueillir sans problème mon corps alangui par le soleil. A l’intérieur, à droite de la descente se trouve une kitchenette. À gauche un petit bureau, la « table à cartes », me dit Didier. En face de moi, il y a une banquette de chaque côté, séparées par une table que l’on peut replier.

Là, c’est ta couchette, Sophie, dit Gautier en désignant la banquette de droite. En face, c’est la mienne. Les amoureux, vont dormire dans la cabine double, à l’avant. Les toilettes sont ici, face à la penderie, entre le salon et la cabine double.

Ah bon, il y a des toilettes ! C’est une question que je n’avais pas osé poser, mais qui me tracassait. Je vais y jeter un coup d’œil. Il y a bien la cuvette, mais… il manque quelque chose : la chasse d’eau ?

-Il n’y en a pas, il faut pomper ! Mais t’inquiète pas, je ferai !

- Ok, ok…

La perspective que quelqu’un vienne tirer la chasse après moi ne m’enchante guère. Heureusement, ma mauvaise semaine est passée.

- Bon, on décolle ? lance Gautier !

Il prend sa place derrière la barre et met en route le moteur. L’équipier largue les amarres au signal. Nous voilà partis. Le bateau glisse doucement sur l’eau entre les bateaux du mouillage. Je m’installe à l’avant, pour être aux premières loges du paysage qui se dévoile devant nous.

Je me rappelle que cet endroit subit les plus forts courants d’Europe. C’est impressionnant ! Le bateau accélère, pris dans le flot de la marée Je me retourne vers Gautier. Il n’a l’air nullement inquiet. Au contraire, il dégage une impression de force tranquille. Je sens qu’il maîtrise ce qu’il se passe. Ici, il est dans son univers. Il est à l’aise et… heureux. Ça se sent.

Bon, on hisse les voiles, maintenant !

Didier va au pied du mât et détache tout un amas de cordes, en quelques minutes la grand-voile est en place. Et comme par magie une voile se déroule à l’avant. Il coupe le moteur. Ah, enfin le silence !

Il fait plus chaud tout à coup car nous ne sentons plus le vent, qui vient de derrière. Colette retire son pull. Elle a mis un débardeur très décolleté. Je retire mon pull à mon tour, qui ne dévoile qu’un T-shirt. Je suis moins sexy qu’elle mais je n’ai personne à séduire.

Je vous fais un petit café ? interroge Gautier.

- Volontiers, répond Colette, exprimant la première le sentiment général.

- Didier, tu prends la barre, s’il te plaît ?

- Sophie, tu prends du sucre ? me demande Gautier.

- Sans sucre.

Mon petit maillot avait eu son succès à l’époque ! Je ne sais pas pourquoi je l’ai pris aujourd’hui. C’est peut-être un peu trop mini, quand même. De toute façon, j’ai aussi pris mon maillot de piscine, un bon une-pièce bien pratique pour nager. Mais je ne pourrai pas bronzer sur le ventre avec celui-là, dommage.

- Tiens, ton café. Fais attention, c’est chaud !

Gautier me tend ma tasse, s’assoit à côté de moi et récupère la sienne restée sur le toit de la cabine.

- Alors, tes premières impressions de navigatrice ?

- Pour l’instant, ça me plaît bien. J’espère seulement que je ne vais pas avoir le mal de mer.

- Pas de risque aujourd’hui ! Qu’on reçoit le vent de trois quarts arrière. C’est l’allure la plus stable, le bateau ne bougera pas, ni roulis ni tangage, bronzage tranquille assuré !

Je lui suis reconnaissante de m’expliquer les choses en langage clair, sans me prendre pour une idiote.

- À cette vitesse là, on va vite arriver à Marguerite. On se mettra au mouillage sur la grande plage et on pourra se baigner. D’ici là, sors ta crème solaire, on cuit vite sur un bateau, avec la réverbération.

- Tu as raison, je vais me mettre en maillot et profiter du soleil. Où est-ce que je peux me changer ?

- Dans la cabine à l’avant, ou dans les toilettes, comme tu veux, ce sont les deux seules pièces qui ont une porte.

- D’accord, merci.

- Colette tu viens, on se met en maillot ?

- Avec plaisir, ma grande !


Nous entrons toutes les deux dans la cabine. C’est un peu exigu, on se cogne l’une dans l’autre à chacun de nos mouvements. Colette sort pour se changer dans le carré. J’hésite sur le choix du maillot. Bon, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se dorer la peau sur un bateau, allons-y pour la version mini ! La culotte épouse mes formes comme une seconde peau, je me demande même si elle ne risque pas de révéler des détails trop intimes. Je vais devoir faire bien attention aux positions que je vais prendre, pour ne pas livrer mon anatomie en pâture aux deux garçons.

Colette est déjà allongée sur le pont. Je vais la rejoindre et m’étends à ses côtés. La mer est d’un bleu éblouissant. Je rampe jusqu’à l’avant du bateau et je plonge mes yeux dans la belle bleu. La coque fend la mer sans la heurter, sans lever aucune vague. L’eau se laisse pénétrer tout en douceur. Nous avançons poussés par le vent, maintenus par lui, sans une odeur, dans une totale communion avec la nature. Je me sens bien. Le soleil chauffe ma peau, le léger vent rafraîchit mon visage, les vagues me chantent une douce berceuse. Je m’assoupis.

Le soleil se couche sur la plage. La journée a été formidable, pleine de soleil, de rires, de baignades, de jeux idiots, de promenades sur l’île, d’apéritifs sur le bateau, de copieuses salades et de regards complices.

Gautier est un garçon doux. Il a été tout le temps attentif à mon bien-être. Je sens naître en moi d’un sentiment merveilleux à son égard.

Nous rentrons tous les quatre dans la cabine. Colette et Didier se serrent l’un contre l’autre sur la banquette qui me servira de couchette.

Gautier s’assoit sur la banquette opposée, la sienne. Je n’ai pas d’autre choix que faire comme lui.

La conversation s’engage entre mes trois amis. Je fais des efforts pour me concentrer sur ce qu’ils disent et participer à la discussion, mais la tiédeur qui règne dans la cabine, la fatigue accumulée, concourent à me faire glisser vers la somnolence. Je me lève pour aller passer ma tenue de nuit dans le poste avant. J’enfile une bonne culotte en coton, mais bien confortable, et un long T-shirt qui m’arrive aux genoux, sous lequel je ne porte rien. Je ne supporte pas de dormir avec un soutien-gorge.

Je reprends ma place à côté de Gautier. Je n’ai qu’une envie maintenant, m’allonger et dormir. Is continuent à discuter de plus belle. Mes yeux se ferment tous seuls.

Sophie tu as l’aire d’être fatiguée. Tu peux t’allonger si tu veux, tu n’as qu’à poser ta tête sur mes genoux.

Ah, merci Gautier, t’es un chou. La banquette est trop courte, je suis obligée mettre la nuque sur sa cuisse, je me trouve à l’aplomb de son visage. Je lui fais un joli sourire, puis je laisse mes yeux se refermer.

La conversation me parvient en sourdine à travers les limbes du premier sommeil.

J’ai l’impression de sentir quelque chose sur ma tête, une caresse légère et agréable à laquelle je m’abandonne. Mon corps revit les sensations nouvelles des heures passées, le soleil qui chauffe mon ventre. Je comprends que ce sont les mains de Gautier que je sens sur mon corps. Sa main gauche me caresse les cheveux, la droite s’est posée sur mon ventre. Je me laisse aller au bien-être de ce léger massage. Gautier est un garçon adorable.

Sa main passe et repasse à l’arrondi de mon crâne, toujours dans le même geste, léger, tendre, du bout des doigts. Son autre main est juste posée, immobile, à plat, sur mon nombril. J’en sens la chaleur à travers mon T-shirt.

Mon esprit s’emplit de cette caresse. Je la savoure, je guette le contact des doigts, La main qui enveloppe ma tête dans un mouvement régulier, je plonge doucement dans un océan de béatitude.

La main sur mon ventre, toujours immobile, mon ventre s’échauffe. Un feu couve entre mes cuisses. Mes seins gonflent de bonheur.

La caresse continue. Je n’entends plus de bruit, Colette et Didier sont allés se coucher dans leur cabine. Je ne pense plus qu’à ces deux mains qui me touchent, qui m’effleurent. Il n’y a plus dans l’univers que mon corps et ces deux mains qui se diffusent dans toutes mes cellules, résonnent dans mes seins, et viennent se concentrer dans mon intimité.

J’ai chaud. Mes seins doivent pointer à travers mon T-shirt maintenant. Je sens mon sexe se gonfler de désir et commencer à perler. Je suis toujours la nuque sur sa cuisse.

J’ai envie que ces mains qui me caressent touchent les centres de ma volupté.


Gautier, ne sens-tu pas à travers mon ventre le séisme que tu provoques au plus profond de moi ? Caresse-moi ! Tu as allumé un feu, viens le transformer en brasier !

Je n’y tiens plus, cette caresse sur mes cheveux me rend folle Cette main immobile, je la veux en mouvement ! Je ne suis plus une jeune femme sage et bien élevée, je ne suis plus qu’un volcan en ébullition qui attend que l’on ouvre son cratère pour enfin pouvoir déverser sa lave.

Alors doucement, je relève mon T-shirt jusqu’à mon ventre et je conduis la main posée là jusqu’entre mes cuisses, que j’écarte légèrement. Puis une vague de plaisir me parcourt quand sa main se pose en coupe sur mon sexe.

Sa main reste tout d’abord immobile. Puis son majeur part à la découverte de mon état en appuyant sur le tissu de ma culotte, entre mes lèvres. Gautier ne peut plus ignorer désormais mon état d’excitation. La pression de sa paume devient plus forte et il commence de très légers mouvements d’avant en arrière.

Sa main englobe mon sexe tout entier, à laquelle je m’abandonne corps et âme. Le mouvement de flux et reflux qu’il imprime à mes lèvres vient les faire caresser mon clitoris de leur douceur. L’étoffe s’enfonce un peu plus dans mon intimité, je la sens maintenant imbibée de mon plaisir. Je ne peux retenir les petits soupirs d’aise que provoque sur mon bouton l’arrivée du point dur de sa phalange.

Mon ventre est en feu maintenant, ma source coule abondamment. Je veux qu’il m’arrache cette culotte que je ne supporte plus, je veux sa main sur moi, je veux ses doigts en moi.

Je soulève mon bassin pour venir à sa rencontre. Il comprend le message, je sens sa paume me quitter et immédiatement après ma culotte glisser sur mes cuisses. Quelques mouvements de jambes me permettent de m’en débarrasser. J’ouvre largement mes cuisses à tous mes trésors luisants. L’arrivée soudaine de l’air sur mon intimité me procure le plaisir de l’exhibition qu’on réserve à son amant .

Son majeur reprend contact, s’insinue sans peine entre mes lèvres glissantes et désormais béantes. Il joue ainsi à papillonner de droite et de gauche, de long en large, en évitant soigneusement de survoler mon point le plus sensible. À peine ses ailes l’effleurent-elles, qu’elles m’envoient une décharge électrique. La tension s’accumule de mon bas-ventre, l’éclair qui la déchargera promet d’être d’une rare intensité.

Enfin le contact tant désiré arrive. Son doigt rôde autour de mon clitoris que l’excitation a fait sortir de sa cachette. Il me frôle délicatement. C’est incroyable, on dirait qu’il sait ce que j’attends, que mon corps lui parle, car il reproduit exactement la caresse que j’exécute dans mes soirées solitaires. La caresse reprend, sur un tempo plus rapide qui m’arrache des soupirs que je ne peux retenir.

Je suis toujours allongée, mon cou sur sa cuisse, le reste du corps sur la banquette.

À l’aide, quelqu’un, venez écoper le flot brûlant qui s’échappe de ma soute, sous peine de voir le bateau sombrer ! Je ne suis plus que ce point incandescent au centre de mon corps, ce trou noir qui aspire toute ma matière charnelle et spirituelle dans l’infinité du plaisir qu’il me donne.

Je veux désormais que ce garçon, ce demi-dieu emplisse mes cales de chair humaine. Mon ventre ouvre grand sa bouche pour avaler le membre qui passera à sa portée. Le doigt qui bientôt se présente sur la margelle glissante de mon puits est immédiatement aspiré dans mes profondeurs. Je le sens d’abord perdu, il se tourne en tous sens pour se repérer, s’oriente en revenant au point de départ, reprend courageusement sa descente vers l’inconnu.

Sa paume est restée bien plaquée sur mon sexe qu’il couvre en entier, son majeur suit le lit de ma rivière. Il me tient toute entière dans sa main, sa prison de chair incarcère tout ce que je suis, tout ce que je veux être en cet instant précis. La prison se met à bouger, lentement d’avant en arrière. L’étreinte se fait même plus vigoureuse.

Les mouvements s’accélèrent, je dois crier maintenant, ou murmurer, je ne sais pas, je ne sais plus, je m’en fous. Le bruit de clapotis qui envahit l’habitacle, doit couvrir mes cris. Je sens ma colonne vertébrale me brûler à son passage, mon ventre se liquéfie, le tonnerre gronde, l’éclair se prépare, les nuages se rapprochent, ça y est ils se touchent, la lumière m’aveugle, mon cerveau explose, je jouis dans un long cri…

J’ouvre les yeux. Gautier me sourit. Il est beau. Je souris à mon tour et referme les yeux, pour profiter encore de cette béatitude divine.

J’émerge lentement du sommeil. J’ouvre les yeux. La lumière du petit jour filtre à travers les rideaux tirés sur les hublots. La tête de Gautier surplombe la mienne. Il dort. Nous sommes dans la même position qu’hier soir, lui assis, moi allongée la tête sur ses cuisses. Ce garçon est un amour, il n’a pas voulu me réveiller en s’installant plus confortablement.

Je repense aux événements de la veille. La journée sur le bateau, la gentillesse de Gautier, les mains de Gautier… les caresses de Gautier. L’orgasme extraordinaire qu’il m’a procuré me revient en mémoire, j’en revis la montée de puissance.

Je suis submergée d’une vague de tendresse pour lui. N’est-ce seulement que de la tendresse ? Il est trop tôt pour le dire. J’ai envie de le rendre aussi heureux que je l’ai été, cette nuit.

Je me mets à genoux devant lui, je tourne la tête vers lui. Il porte toujours son short de bain aux jambes larges. L’une d’elle baille sur sa cuisse, ouvrant un chemin indécent vers la cage de son fauve endormi.

Je glisse doucement ma main sous l’étoffe. Je la fais ramper jusqu’à l’objet de mon désir. Je le sens maintenant sous mes doigts. Il est tout petit, tout recroquevillé, tout mignon, émouvant de fragilité. Je flatte un peu la bête pour l’éveiller en douceur. Je sens rapidement les premiers signes de sa vigueur. Gautier bouge. Il ouvre les yeux, me sourit. Son sexe gonfle d’un coup.

Je retire ma main, puis fais glisser le caleçon de bain pour libérer le fauve, qui s'est redressé. Je prends le temps de contempler ce sexe, fièrement tendu devant mes yeux. Je suis émue.

J’en apprécie les contours harmonieux, les courbes délicates, les replis de peau maintenant écrasés par la tension, le parcours sinueux de la grosse veine qui le parcourt, de son gland qui est un appel aux caresses les plus douces. Mon sexe salive devant le spectacle du sien.

Je saisis la verge à sa base et commence à lécher ce bâton d’amour à grands coups de langue. Le léger râle que je perçois m’indique que le traitement est apprécié. J’imagine ce sexe en moi, la dureté de son volume, la douceur de sa surface, mon bas-ventre est déjà prêt à l’accueillir les bras ouverts. Je pose ma bouche sur la friandise, et je l’engloutis goulûment. Le râle se fait plus fort. Mes lèvres enserrent durement ce morceau de choix, ma langue en arrière-garde lui apporte la douceur semblable à celle de ma chaude intimité.

Gautier accompagne le mouvement de son bassin, au plus profond de ma bouche. J’ai envie qu’il jouisse sur moi, parce que je désire qu’il le fasse. J’accélère le rythme, j’accrois la pression, Gautier me suit. Je sens l’ultime raidissement, annonciateur de la fin du chemin.

Il explose en poussant un cri étouffé. Mes seins se tapissent de son liquide crémeux. Je le masturbe pour ne rien laisser s’échapper de la jouissance que je lui ai donnée, en le regardant dans les yeux. Ce regard échangé, partagé est une déclaration mutuelle d’amour.

Colette et Didier sortent de leur cabine une bonne heure après. Ils nous trouvent dans la position où ils nous ont laissés quand ils sont allés se coucher. Peu m’importe, je n’ai pas envie de me cacher. Et puis après tout, c’est grâce à Colette que tout ceci est arrivé.

J’aime Gautier, j’en suis sûre maintenant. Nous avons passé la dernière heure à discuter, découvrant que nous avons mille et une raisons d’être amoureux l’un de l’autre.


le 19.07.2013

Théo



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