LE REVEIL DE MARTINE

par TABE





« Allo, bonjour Martine ! »

« Comment se fait-il que tu me réveilles ? »

« Mais il est midi ! »

« Je t’embrasse, ma douce, tu me manques ! »


Après quelques banalités, j’ai voulu entendre les borborygmes de ton ventre, ils étaient discrets, puis les battements de ton cœur, ils étaient réguliers ; j’ai aussi voulu entendre la chanson du téton de ton sein droit : mais refus catégorique de ta part. C’est vrai qu’une telle pratique est peu courante.


A un moment donné tu as plané dans une douce rêverie enveloppée comme dans une bulle par quelques unes de mes obscénités tranquilles, en promenant mes fantasmes sur ton corps nu sous la couette.


L’air innocent tu m’as demandé de te laisser. Probablement étais-tu dans un état second, par ma faute, et tu n’as pas vu que j’étais près de toi. Je sentais que tu étais en chaleur…


Nu ! J’avance vers ton lit, soudain la couette s’ouvre, et c’est une bouffée de douceur charnelle qui m’accueille.. Je plonge dans un océan de parfum de femme, dans l’odeur de ton corps amoureux, l’odeur pure et affolante de l’amour… Je me serre contre toi, tout mon être est avide du tien. Nous restons longuement serrés l’un contre l’autre, sans bouger, sans parler. Tu es brûlante, tes mains se joignent aux miennes et les étreignent, nos fronts s’appuient l’un sur l’autre. Tes cheveux soyeux m’enveloppent d’une fine caresse odorante. Mon bonheur s’épanouit comme une fleur au soleil.


Ta joue contre la mienne, infiniment douce, tes lèvres enfin posées sur les miennes, légères et miraculeuses. Et soudain notre premier baiser, un vrai baiser d’amoureux, un vrai baiser fou qui ne semble ne jamais devoir cesser. Nos langues s’enroulent, se dégustent, avides, insatiables nous nous dévorons à pleine bouche.


Enfin je suis à ma place exacte, là où mon destin, où mon désir devaient me mener, et tu es vivante ! Mes yeux croisent ton regard pétillant qui me sourit. Nous rions doucement en nous regardant.


« Que tu es belle mon adorée ! »

« Je n’en pouvais plus ! Que tu as mis longtemps à te décider ! »


Tu repousses la couette. Le lit est ferme, les tissus de la couette sont d’une douceur d’ange. Tu me souffles timidement à l’oreille :


« Regarde tout ce que tu veux… fais tout ce que tu veux avec moi, mon ami adoré. »


Penché sur toi, mon visage explore ton corps, mon souffle chatouille délicieusement ta peau, je respire ton parfum de femme excitée. Mes mains s’arrondissent sur ta poitrine que je masse lentement, je fais naître et grandir ton plaisir, et tu te laisses aller sans réticence. Tu t’offres à mes caresses. Nos jambes s’emmêlent et je sens ta vulve ouverte se presser sur ma cuisse, elle est humide et très chaude. Je sens le léger mouvement de bascule de ton bassin qui vient appuyer sur moi pour te frotter. Ma cuisse se met à faire des petits mouvements de va-et-vient, et je sens ta mouille tremper ma cuisse.


Mes mains courent sur ta peau, sur tes fesses, descendent vers ta chatte. Tu écartes les cuisses pour me faciliter l’accès. Mes mains se posent sur ta fente et je commence à te branler doucement, ton clito dressé pointe son petit nez rose entre tes lèvres. Je te branle avec délicatesse, et je te sens partir aussitôt, tu perds tout contrôle sur ton corps. Tu n’es plus rien d’autre que du plaisir qui monte toujours plus haut. Ta tension est telle que tu te laisses surprendre par un orgasme aigu et violent, tu cris en jouissant, cabrée sur le lit, et tu retombes anéantie.


Les yeux fermés, tu sembles dormir. Je contemple ton mignon petit corps qui m’attire tant, tes courbes harmonieuses, tout ce qui fait que physiquement, je suis fou de toi. Je pourrais écrire un roman sur les paysages de ton corps. S’il n’y avait que le physique ! Tout m’attire en toi, ta façon d’être naturelle, de sourire, de rire aux éclats, tes idées impulsives, tout : rien n’est à jeter. Nous-nous sommes connus par nos nouvelles respectives, nos récits, ta plume, ta façon de me dire que tu m’aimais sans fausse pudeur, librement et naturellement. Plus nous conversons, plus je constate que j’ai visiblement raté quelque chose quelque part : ou bien je suis né trop tôt ou tu es née trop tard.


Je t’en prie ! Ne m’en veux pas !


Tu as toujours les yeux fermés, mais tu ne dors pas. Du coup, je ne peux m’empêcher de m’extasier devant la rotondité de tes courbes, ou d’aller explorer de la langue les divers goûts de tes endroits secrets.


Mon sexe est à moitié dressé. Je n’ai pas vu que tu as ouvert tes yeux. Doucement, timidement même tu saisis ma demi-queue !! Tu profites pour poser tes lèvres sur mon gland gonflé par la pression de ma main à la base de ma verge. Tu aspires le bout, faisant tournoyer ta langue tout autour avant qu’elle ne s’engouffre dans mon méat. Lentement tu engouffres peu à peu une partie de mon sexe dans ta bouche et tu commences à me pomper langoureusement.


Je commence à faire osciller mon bassin pour t’aider dans ton mouvement et j’augmente la cadence pour te signifier mon plaisir. Alors tu resserres ton emprise sur mon gland et tu accélères le rythme. Tu faufiles l’une de tes mains entre mes fesses fermes pour les caresser, tu laisses filer les doigts entre elles. Tu me les masses doucement. Tu resserres tes lèvres, et en gémissant je jouis à sec. A sec, c’est très fort, sans l’éjaculation. Et je peux recommencer de suite, car je reste très excité. Je ne savais pas que c’était possible. Et j’en ai eu confirmation par des études qui ont étaient faites.


Après quelques moments d’abandon, tu te mets à sourire. Tu es un peu calmée mais je sens que tout ton corps est d’une extrême sensibilité. Je caresse ta poitrine, nous nous embrassons de nouveau avec passion, ma bouche retourne sur tes seins. Elle descend vers ton ventre. Tu presses convulsivement ton pubis lorsque je descends encore plus bas sur ton Mont de Vénus qui ne laisse rien caché de ton intimité. L’odeur de ton sexe en chaleur monte vers moi. J’enfouis mon nez dans tes chairs délicates et je respire ta chatte avidement. Ton pubis se tend vers moi, implorant silencieusement une caresse plus précise.


Je me recule un peu et m’installe confortablement entre tes cuisses, mes lèvres à quelques millimètres de celle de ta vulve. Je veux la faire souffrir, qu’elle soit folle d’impatience de se faire bouffer, je l’agace en effleurant à peine de mes lèvres sa petite fente gonflée et ruisselante. Tu gémis.


Je suis aux anges, dans un autre monde. Enfin elle est là ! Sa mouille dégouline dans ma bouche, coule sur mon menton. Ma langue, mon nez s’enfonce en elle, avidement, je pince ses lèvres entre les miennes et je les suce, ma langue va chercher ton clitoris. Mes doigts se joignent à ma langue, s’enfoncent dans ton vagin moelleux, un doigt puis deux, gardant mes doigts serrés, je les fais doucement aller et venir à l’orée de ton vagin, ils font un petit bruit mouillé et ressortent luisants de cyprine.


Je réalise soudain que je suis en train de baver d’excitation devant ce spectacle. Ma salive se mélange à ta cyprine et je me délecte à enfoncer mes doigts un peu plus profondément dans ta chair sensible. Tu respires très fort, tu t’offres, ton cul s’avance, cherchant ma langue, mes doigts, maintenant je te bouffe vraiment, j’aspire, je pince, je remonte téter ton clito. Je titille avec le bout de ma langue tes points K ( les points d’attache du clito à droite et à gauche).


Tu te cambres à mort. Tu te branles autant que je te mange, ma langue, mon nez te pénètre partout. Je pousse de petits grognements de satisfaction en te bouffant le sexe dans un clapotis obscène. Le clito entre mes lèvres, je t’enfonce sans ménagement deux doigts dans ton puit d’amour en les tournant, ce geste achève de t’emporter vers un orgasme violent.


Tu ouvres les yeux ! Tu es seule dans le lit ! On ne saura jamais ce qui s’est passé réellement.

Un jour, peut-être !?


Samedi 6 mai 2006

THEO



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