LA LANGUE ET LA VULVE

par Theo





La vulve de la femme est la merveille des merveilles dont les deux principaux joyaux sont le clitoris et le vagin.

La face interne des grandes lèvres, comme les nymphes et le vestibule vaginal, bref toute la peau intime de la vulve est donc une peau fine. Les vaisseaux y abondent. La richesse de l'innervation et de la vascularisation est une zone fortement érogène. Les bulbes vestibulaires sont une concentration vasculaire formant un corps érectile qui se gorge de sang à l'excitation, ils communiquent avec le clitoris.

Le doigt qui caresse ces délicates muqueuses doit être léger, délié, il suit les détails de la topographie par tendresse et pour faire naître de savoureuses sensations.

La bouche prend le relais, elle embrasse la vulve. De ses mains appliquées de chaque côté de la vulve, l'amant tire vers l'extérieur les grandes lèvres. Un spectacle fabuleux s'offre à son regard émerveillé.

La bouche est ici l'agent le plus agréable. Les lèvres se promènent, glissent sur la surface des grandes lèvres, les aspirent, les pincent, puis elle suivent les nymphes, les bordures, les happent, les sucent, les pincent, les soulèvent et refait le même trajet sous elles.

La langue, de son plat large et souple, lape avidement les surfaces joufflues, gonflées de sang, tendues de désir des grandes lèvres. La pointe précise, dessine les lignes, les dentelles, curieuse, buissonnière, elle se faufile dans le creux, l'explore étonnée et recueillie: taquine et titille de-ci, de-là. Gourmet elle goûte le nectar de la féminité, audacieuse, précurseur elle se risque au fond du vestibule. Ensuite, avec délicatesse, les dents font mine de manger celle qu'on aime à la croquer.

L'amant, le visage plongé dans la rosée des corolles, inhale avec ivresse des arômes et autres vapeurs. D'instinct, sa langue sort de sa bouche et se met à lécher ce qu'elle trouve sous elle, qui est onctueux, chaud, salé. Mais les hauts fonds où elle avait plongé d'emblée, l'attirant à nouveau, de toute sa longueur, elle s'enfonce dans le vestibule vaginal, en sonde les profondeurs et se met à les laper. Elle s'y abîmerait bien, mais on l'appelle de toutes parts.

Alors, elle fait une incursion du côté de la commissure postérieure, en arrière du vagin puis revient en avant, effleure le méat urinaire, glisse sur le clitoris sans céder à ses implorations et va taquiner la commissure antérieure à l'aplomb du mont de Vénus.

Toutes ses visites rendues, la langue pourrait enfin se consacrer au clitoris. Mais les lèvres revendiquent le droit de goûter aux succulentes entrées qui précèdent le festin clitoridien. Alors où la langue est passée, la bouche va repasser avec un appétit exacerbé au point que c'est la bouche tout entière qui, avide s'empare du fruit. En un instant, la grande lèvre est aspirée entre langue et palais, sucée, pressée, tâtée et même mâchouillée délicatement

Enfin l'heure du clitoris est arrivée. La langue presque plate le lèche avec application et lenteur. Cette caresse flatte à la fois le gland, la capuche, la tige et leurs alentours. La langue affinée en pointe glisse plutôt sur le côté, dans le sillon entre la capuche et les grandes lèvres, elle fait l'aller et le venir de haut en bas et l'inverse, et elle fait de même dans le sillon du côté opposé. Elle peut aussi tourner autour du gland.

Apprivoisé, le gland peut alors recevoir une caresse directe, la langue s'assouplie et titille la petite sphère un peu comme elle le ferait d'un mamelon, mais avec plus de finesse encore. Les l??vres happent le bouton, l'aspirent, le tête. Entre langue et palais, il est saisi, mâchouillé. Il n'y rien de plus troublant pour l'amant que de jouer aussi finement avec un organe aussi fin. Cependant, il n'insistera pas, ne visera pas encore l'orgasme.

La langue se portera sur la tige du clito, juste sous le pubis. Elle jouera à passer d'un point à un autre jusqu'au moment où l'aimée sera au mieux de l'excitation et prête à décoller. La langue choisira l'endroit qui s'est révélé le plus sensible et supportable- et entreprendra une stimulation qu'elle conduira jusqu'à l'orgasme.

Le délais peut être court ou très long. Dans ce dernier cas, la langue poursuivra sans défaillance Une fois que la langue aura trouvé le bon point qui est d'une grande précision elle maintiendra la bonne pression, le bon mouvement, le bon rythme.

Quand l'amant sentira monter crescendo le plaisir de l'aimée, ses gémissements et ses mouvements croissants, sa respiration s'accélérer, la langue augmentera la vitesse et renforcera la pression.

Soudain son corps s'immobilise, sa respiration se suspend, ses chants sont retenus et aussitôt un cri fuse de sa gorge, tandis que son corps se tend ou même s'arc-boute. D'autres cris s'enchaînent accompagnés de secousses corporelles au rythme des battements du plaisir. La langue maintient le contact. Quelle que soient les gesticulations de l'aimée, la bouche reste collée à sa vulve. Les bras de l'amant étreignent son bassin, et la langue peut suivre ses mouvements sans se détacher de la perle de l'amour. L'aimée a joui à en perdre la tête, elle a jailli dans les étoiles.



Puis, la langue termine cet hommage, par de larges lapements étendus du pubis à l’entrée du vagin. L’amant referme la vulve, pose un baiser sur la toison et va étreindre son aimée et embrasser sa bouche…



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