LE PRIX DE LA JEUNESSE

par Theo





Voici ce que le Général Mac Arthur écrivit en 1945 :

" La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort. Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande comme l'enfant insatiable : et après ? Il défie les évènements et trouve de la joie aux jeux de la vie "

Mac Arthur, comme tous les valets des fossoyeurs de l'humanité, n'est pas l'homme qui nous fait défaut mais il nous donne quelques recettes pour retarder la vieillesse le plus loin possible, en utilisant les atouts qui seraient à notre portée.Ce qui est intéressant, c'est d'essayer de comprendre le message que ce général nous a laissé.

L'être humain est le seul animal qui sait qu'il n'est pas éternel. Notre conscience nous conduit inévitablement à connaître les affres devant la grande question sans réponse : pourquoi la fin ? Il souffre également à l'idée de l'inéluctable sénescence qui affaiblit, chaque jour, son organisme. C'est pourquoi la conservation de la jeunesse a toujours été un axe très important de la pensée.

Aujourd'hui, plus que jamais, l'idée d'affronter la vieillesse reste insupportable à tous les individus. Il faudrait donc se préparer, durant toute son existence, à ne pas vieillir dramatiquement, à ne prendre de l'âge que le plus tard possible.

Les psychologues estiment que nous n'utilisons que 15 à 20 % de notre volonté ; le fait ne manque pas d'intérêt : il suffirait d'avoir la volonté pour subir tard les effets de l'âge.Mais la maladie, l'usure organique sont là pour compliquer les choses. Et traitées par le mépris, ces tristes réalités de l'effondrement organique ne feraient qu'accentuer les dommages. Il conviendrait donc de les faire reculer avant leur apparition grâce aux progrès de la médecine et de l'hygiène qui ont déjà augmenté considérablement l'espérance de vie, et avec notre volonté !

A dix-huit ans, âge de la liberté, on se croit éternel ( le). L'enfance a paru longue dans l'attente de cette dépendance, entre les désirs et leur réalisation.

Vingt ans !! Toute la vie semble contenue dans ces mots magiques. Et, après trente ans vit-on encore ? Eh bien, oui !! Dés vingt-cinq ans on comprend que la trentaine n'est, au fond, pas si loin. Une fois attaquée, on se sent toujours jeune, moins présomptueux. On goûte la vie, on comprend mieux, on devine ce qui est important. Souvent on a une existence bien remplie, des enfants, des responsabilités. On a des souvenirs mais aussi des échecs et des désillusions, ce qui fait qu'on est plus solide, plus tenace, et qu'on donne au bonheur une autre définition.

Voilà que l'on découvre que la jeunesse ce n'est pas à vingt ans mais à trente. Notre corps a peu changé, notre visage a mûri, il est plus beau.

Vingt ans, c'est l'âge qui prend, à chaque saison, la couleur de la mode ; trente ans, c'est l'âge de la beauté personnelle, mise en valeur avec intelligence.

Ce qui distingue nos compagnes ce n'est pas l'âge, c'est la silhouette. Après la maternité, elles devraient combattre les séquelles qui leur donnent un coup de " vieux ". Les kilos superflus et autres inconvénients trouvent des solutions médicales et pratiques.

Si nous avons des enfants, rester jeune sera facile. Notre propre enfance va renaître. Des impressions perdues, des émotions passées, des émerveillements oubliés, reviendront se glisser dans notre vie quotidienne. Mais cela ne veut pas dire projeter sur les enfants les rêves que nous n'avions pu réaliser, il suffirait simplement de vivre sur la même longueur d'onde qu 'eux, sans pour autant oublier qu'ils suivent notre exemple.

Les femmes qui ont su garder la jeunesse, conscientes de leur séduction, de leur victoire sur le temps, s'acheminent allègrement vers la quarantaine.

Quarante ans ! Le mot sonne souvent désagréablement. Faut-il se résigner à rentrer dans le rang ? Non ! Bien sûr le corps rechigne !. Un peu plus tôt pour certains, un peu plus tard pour les autres. De petites rides apparaissent en se confondant d'abord avec les expressions du visage, puis s'installent avec une certaine discrétion. La silhouette s'alourdie un peu. Ce n'est pas une raison suffisante pour vieillir.

L'esprit, le coeur n'ont que l'âge que nous voulons leur donner. Tout le monde n'est pas doué pour cette aventure, c'est surtout une discipline personnelle. Pourquoi ne pas essayer de rester jeune ?

Il est donc indispensable de garder une mentalité jeune. Le physique, sans l'oublier, vient après. Imaginons une superbe créature sur laquelle les années ont glissé sans laisser de traces. Si elle a une mentalité de vieille dame, à quoi lui servira une silhouette de mannequin ?

A partir du moment où l'on s'installe confortablement dans les habitudes, où la routine remplace l'initiative, le danger guette et on vieillit sans s'en rendre compte.

La curiosité, la surprise, l'imagination, le plaisir de la découverte, le plaisir de garder des relations chaleureuses et des contacts enrichissants, avec jeunes et moins jeunes, on est assuré d 'entretenir l'esprit jeune. Les facultés d'enthousiasme ont tendance à décliner avec le temps. Ne nous laissons pas faire. Car savoir s'enthousiasmer c'est un élixir de jouvence qui ensoleille la plus terne des journées. Ne pas regretter sa jeunesse, c'est vivre avec son cœur de vingt ans.

Et lorsque les ans accumulent, aux ans, profitons-en pour en tirer des leçons qui nous aiderons à exploiter pleinement le moment que nous vivons. Méfions-nous de la sclérose intellectuelle, comme de la sclérose sentimentale. La société évolue très vite autours de nous, son tourbillon nous déconcerte, mais ne nous refusons pas de l'admettre : nous n'avons pas la possibilité de refaire le monde.

Efforçons-nous de comprendre ceux qui ont vingt ans. L'époque est difficile pour eux. Ils sont différents de nous à notre âge. Tant mieux ! Ils cherchent d'autres solutions, ils ont quelque chose de nouveau à découvrir. Qu'ils aient toujours raison, c'est une autre affaire. Qu'ils sont tristes ces parents " parfaits ", fort de leur rôle d'adulte qui tranchent sans expliquer, qui imposent sans discuter, arguant " que ce ne sont pas les enfants qui vont faire la loi ". Sans les laisser faire la loi, il faudrait éviter la ségrégation : " enfants d'un côté, parents de l'autre " Encore une raison de vieillir prématurément.

Si la possibilité nous est offerte, fréquentons des pays nouveaux, apprenons une langue étrangère, lançons-nous dans la musique ou le chant. La lecture est également un délassement ; elle demande de la concentration et, aussi, de la réflexion. Quelle que soit la façon de lire, c'est toujours l'évasion, le rêve, la liberté.

Devant une tâche nouvelle bannissons ce réflexe désabusé : " à mon âge à quoi bon ! " Si, jeune, nous avions le goût de l'initiative, pourquoi le perdrions-nous, alors que nos connaissances et notre expérience se sont accrues ?

Bien sûr, cinquante ans, ce n'est pas l'âge idéal de se mesurer aux champions toutes catégories. Mais combien d'autres actions nous tendent les bras ? Avoir une passion est le plus sûr moyen d'éviter l'ennui, de vivre des moments inoubliables, dans la joie de la création, de la découverte.

D'après une enquête réalisée auprès d'un millier de savants et d'écrivains, on sait qu'ils ont produit leurs principaux travaux après la cinquantaine et plus. Quel est leur secret ?Une bonne santé, sans doute, mais sûrement aussi le goût de la vie qui leur fait concevoir que chaque instant vaut la peine d'être vécu, et de s'y accrocher.

Le couple ! C'est un des facteurs qui nous touche tous. Beaumarchais a écrit : " Il y a de bons mariages, il n'y en a point de délicieux". En effet, le piège du couple est la vie quotidienne. Les pessimistes, et d'autres aussi, diront qu'au fil des ans de la vie commune, le bel amour tourne à l'affection, que les passions résistent mal au quotidien et que les sentiments prennent fin dans les pantoufles trop vite chaussées. Il s'agit, là, de couples vieillis trop vite. Pourtant, beaucoup d'hommes et de femmes mettent toute leur fougue à conquérir la personne avec laquelle ils voudraient vivre et fonder un foyer. Puis, au fil du temps, ils ne font plus d'efforts pour plaire. Avant tout, on devrait comprendre que le respect est le complément indispensable, non seulement de l'amour, mais aussi de la politesse. Chacun devrait avoir le souci de laisser, à l'autre, une certaine liberté, pour vivre à son rythme. Et cette attitude devrait se traduire dans les gestes de la vie quotidienne.

Face aux conflits inévitables qui ne sont pas toujours négatifs, la solidité du lien qui unit le couple devrait être l'occasion de trouver les solutions équitables à deux, en pratiquant la courtoisie réciproque. La communication est une nécessité vitale pour le maintien de l'harmonie et de la jeunesse du couple.

Dans notre société, la sexualité est soit inexplicablement " taboue ", soit outrageusement " débridée " . Il est vrai que l'exploitation du sexe et des femmes, par les médias, est quelque chose d'inacceptable. Les femmes ne devraient plus être considérées comme des objets qu'il est agréable de regarder et encore plus agréable à " consommer " sexuellement.

Pourtant, dans le couple, l'homme oublie souvent que la sexualité n'est pas la recherche d'un plaisir solitaire. C'est la recherche consentie du plaisir à deux sans fausse pudeur. Dans ce cas, la femme devrait prendre des initiatives et faire part de ses désirs, et son compagnon devrait y répondre avec empressement. Une bonne connivence, ne pas regretter " les contorsions " de la jeunesse, privilégier la qualité plutôt que la quantité. Prolonger le plaisir au-delà de l'acte lui-même, au-delà de l'assouvissement des deux corps, c'est aussi faire échec à la vieillesse.

A vingt ans, le cheveu blanc fait sourire, à trente ans, il inquiète. Il est des femmes qui ont tôt des cheveux blancs. Cette couleur leur allait bien, elles l'ont gardée. Le gris des cheveux bien entretenus a un effet seyant. C'est une couleur mystérieuse, attirante. C'est une teinte qui impose un style de raffinement et de séduction. Si elle ne convient pas, la femme peut changer de couleur. Le cheveu court rajeunit aussi. La coiffure mi-longue et souple qui auréole le visage est parfois une bonne solution, elle est très féminine et adoucissante. La coiffure masculine, quoique souvent diminuée, ne devrait pas être négligée.

La garde-robe, peu soignée, aujourd'hui, par bon nombre de jeunes filles, pourrait être examinée avec intérêt à chaque nouvelle mode à moindre frais. Rien n'est plus attirant qu'une femme qui se meut avec grâce naturelle et liberté dans un vêtement qui accompagne les mouvements de son corps sans le gêner. Un corps boudiné peut être ridicule ( opinion personnelle).

Il serait aussi, dans l'intérêt, de nos compagnes, de chasser de leur esprit les préjugés légués par leurs grands- mères : " A partir d'un certain âge, une femme ne porte plus de pantalon ". Si elle a la silhouette qui convient, quel que soit l'âge, une femme peut porter un pantalon.

Le visage ! Nos compagnes savent que le visage a le privilège de refléter leur pensées, leurs soucis et leurs émotions, et qu'il faut le protéger de façon qu'il reste souple et ferme.

Pour les filles et les garçons, le sport paraît souhaitable lorsqu'il n'y a pas de contre indications. Tous les praticiens de médecine sportive, s'occupant particulièrement des problèmes de pédiatrie, sont convaincus que l'activité physique reste une composante essentielle du développement. Ce qui est acquis pendant l'enfance reste " programmé dans les schémas moteurs : allure sportive, corps délié, temps de réaction raccourci, maturation psychologique favorisée " ( Dr Christian Daulouède, édition Solar).

Le sport participe à la lutte contre l'obésité et l'excès de poids. C'est pendant la croissance que le nombre d'adipocytes (cellules graisseuses) se constitue. Selon les spécialistes, après la puberté, ce nombre est quasiment définitif et le sujet risque de grossir plus facilement selon qu'il fut sportif ou non pendant son enfance. C'est une autre façon précoce de retarder le vieillissement. Le rôle des parents est déterminant pour faire aimer le sport, plutôt que de le faire subir.

Le sujet traité est très vaste, aussi, je conclurais en disant, qu'il faudrait apprendre à vivre bien, le plus longtemps possible. L'éternelle jeunesse est un rêve, mais domestiquer la vieillesse, en repoussant un phénomène inéluctable, est certes, une révolution, à notre portée.

Je ne prétends, aucunement, détenir la vérité, aussi que le lecteur et la lectrice se rassurent, je ne tiens nullement à les convaincre. Chacun mène sa vie comme il l'entend.

Le 19 10 04

Théo



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