LES PLAISIRS DE FLORA

par Flora




Je me présente, Je m'appelle Flora. J'ai 27 ans. Physiquement, on me dit assez jolie, grande, je mesure 1,76m, pour 55kg. Brune aux yeux verts avec une poitrine dont je suis assez fière (95b). Depuis que les hommes m'ont déçue, j'ai accordé une place de choix à la source facile d'orgasmes. J'arrive facilement à obtenir un ou plusieurs orgasmes en me masturbant. Mais depuis que je suis accompagnée, je prends mon plaisir avec plus d'intensité.

J'ai commencé très jeune à me tripoter, vers l'âge de douze ans, après mes premières règles. Et à force de le faire et d'en abuser avec mes mains, mes dix doigts, j'ai réussi à mettre au point pas mal d'astuces pour me sentir bien dans mon corps, d'être épanouie. Alors je n'ai aucune raison de me refuser une pratique qui me donne beaucoup de plaisir, inséparable de mon équilibre. D'ailleurs selon les dernières statistiques, 82 % des femmes ont dit qu'elles se masturbaient, à l'occasion. Certaines étant mariées et insatisfaites.

Je sais donc ce qu'il faut faire pour tirer du plaisir de mon corps.

J'ai vécu en couple pendant deux ans. J'aimais mon compagnon. Il avait des qualités humaines qui m'attachaient à lui. Mais malgré certaines insistances de ma part, il réduisait la sexualité à la pénétration vaginale et négligeait la richesse et la variété des comportements susceptibles de me procurer la jouissance qui m'était nécessaire pour mon équilibre physique et psychique. Il ne me restait plus que l'autosatisfaction car je déteste butiner d'un homme à un autre.

Depuis qu'il a été déplacé à Paris, je suis restée seule pendant près d'un an, avec mes dix doigts. Parfois je me suis sentie coupable de recourir à la masturbation, comme si je volais quelque chose à une autre personne, homme ou femme. Puis, finalement, en me rappelant que mes plaisirs n'étaient pas strictement partagés avec les hommes, et en apprenant, par des lectures sérieuses, que c'était un acte naturel, je me sentis sereine, et je su que j'étais normale. Cela mis fin à mes complexes de culpabilité Alors, j'en ai tiré des plaisirs immenses et je pense que c'est une partie très saine de ma vie.

Nous, les femmes, disposons de deux formes principales de techniques pour nous masturber :

- la stimulation des parties génitales externes- les lèvres et le clitoris, sans oublier les seins,

- et la stimulation des parties internes : le vestibule et le vagin.

Les hommes ne disposent que de la stimulation du gland de la verge. Et ils en profitent largement ! Je ne mets pas tous les hommes dans le même panier. Ils sont certainement nombreux à respecter et à satisfaire leur compagne.

Un peu d'anatomie

Comme tout le monde le sait, (sauf les ignorants, en principe jeunes et inexpérimentés) la vulve, située entre les faces internes des cuisses, est la partie externe du sexe féminin et aussi la zone la plus sensible au toucher, et la plus érogène. Les grandes lèvres forment deux bourrelets de chair qui bordent de part et d'autre la vulve et s'arrêtent à l'entrée du vagin. Elles ne l'entourent pas comme on a tendance à le croire. Elles sont largement pourvues en graisse, en glandes sudoripares et sébacées, et en poils. Très serrées chez la petite fille, elles s'écartent progressivement avec la vie sexuelle et les accouchements. Elles contribuent à maintenir l'humidité de la vulve et protègent le vagin.

Les petites lèvres, situées sous les grandes, sont deux plis allongés de chair délicate qui enserrent, en avant, la boursouflure du capuchon clitoridien et forment, en arrière, un bourrelet fusionnant avec la partie interne des grandes lèvres, près de l'entrée vaginale. Elles sont riches en vaisseaux sanguins et en tissus élastiques qui se distendent lors de l'accouchement. Très sensibles au toucher car abondamment pourvues en fibres nerveuses, elles jouent un rôle important dans l'excitation sexuelle ; elles changent alors d'aspect, se gonflent et rosissent davantage.

Le clitoris est en quelque sorte un pénis en miniature, enfouit dans son capuchon quand il est au repos mais capable de se mettre en érection sous l'effet de l'excitation. Assez mince et d'une petite longueur (en général), il est presque caché par les petites lèvres et le capuchon. (il trompe souvent les hommes). Pendant le désir, seul émerge le gland qui apparaît sous la forme d'un petit bouton rose au bout d'une petite hampe. La richesse de ses terminaisons nerveuses (aussi nombreuses que sur le gland du pénis des hommes ) font du clitoris l'organe essentiel du plaisir féminin. La moindre stimulation, chez une femme normalement constituée, déclenche rapidement une sensation voluptueuse qui en se propageant à la région du petit bassin, contribue à l'excitation et au plaisir.

Il existe un malentendu très courant en ce qui concerne le clitoris. Il dispose d'un nombre très important de terminaisons nerveuses, autant que le gland du pénis mais concentrées sur une très petite surface. En fait, le clitoris n'est que la partie externe d'une structure interne très étendue. Le corps du clitoris remonte sous le capuchon, puis se recourbe et se sépare en deux longues racines qui se prolongent sous l'os pubien. De plus, il existe deux bulbes de tissus caverneux qui descendent de part et d'autre de la vulve. Ces bulbes ne sont pas des organes distincts du clitoris, mais en font partie. Ils partent du gland du clitoris et descendent de chaque côté pour investir le vestibule vaginal, on les appelle d'ailleurs " les bulbes du vestibule "Dans la phase d'excitation, le sang afflue et toute la zone gonfle, ce qui explique pourquoi la vulve augmente de volume, devient charnue et très agréable au toucher. Au moment de l'orgasme, les contractions musculaires provoquent le reflux du sang par vagues. En d'autres termes, le système clitoridien est sensiblement identique par la taille, du pénis au repos, mais il est interne. Et la masturbation ou frottements de la zone clitoridienne extérieure crée des sensations plus profondes dans le corps et la zone vaginale qui culmine dans l'orgasme ; il faut se rappeler que les bulbes caverneux du clitoris enserrent le vagin.

Toute la différence de l'orgasme féminin vient du fait que l'homme a une seule zone érogène sexuelle primaire : son gland. Alors que nous, les femmes, avons le gland du clitoris et en plus le vagin. Bien entendu, l'homme comme la femme ont d'autres zones érogènes appelées : zones secondaires.

Mes plaisirs

Depuis que je suis libre et seule, j'ai exploré mon corps pour lui donner, chaque fois que j'en ai besoin, un grand plaisir. Je me masturbe de bien des façons. Sur mon lit, dans ma baignoire, sur une chaise, devant la grande glace de l'armoire. Je me caresse partout : mes seins, mes cuisses, mon ventre, mon vagin, mon anus et bien sûr mon clitoris. J'adore tourner autour avec l'index et deux doigts dans mon vagin. En général, je suis toujours nue, mais parfois avant d'enlever ma culotte ou mon string, je caresse mon clitoris à travers le tissu.Et pour me mettre mentalement dans un état d'excitation intense, je prends un miroir que je fixe convenablement, par certains artifices, et j'inspecte mon sexe. J'écarte bien mes jambes ; les pieds posés sur le lit, assez rigide. Ma vulve est déjà bien mouillée. Tout en regardant dans le miroir, j'écarte lentement les grandes lèvres bien gonflées par le désir, les petites apparaissent, roses, légèrement violettes. J'écarte le vestibule aux chaires délicates rouges. Il s'évase légèrement et laisse deviner l'entrée vaginale.

J'aime mon sexe, avec toutes ses chairs enchevêtrées, cette pilosité, cette peau qui suinte et glisse. C'est un endroit mystique avec les sécrétions du plaisir. Je commence par caresser mes grandes lèvres ; j'attaque les deux en même temps, entre le pouce et l'index que je fais glisser de bas en haut, plusieurs fois. J'aimerais pouvoir lécher mon sexe pour remplir mon ventre de plaisir.

Lorsque je suis assise sur une chaise, les jambes bien écartées, je préfère les mouvements verticaux entre mes petites lèvres, ou circulaires, ou la main à plat sur ma vulve. Alors bien excitée, la vulve pleine de cyprine, je m'allonge sur le divan, les genoux bien repliés, cuisses écartées, je caresse mon clitoris et toute la région qui l'entoure. De ma main libre, je tire en arrière les petites lèvres, ce qui maintient une tension dans la région clitoridienne. Je fais alterner une caresse légère et rapide sur la petit bouton et j'enfonce deux doigts dans mon vagin que je remue, tout en caressant avec mon pouce la partie entre les nymphes jusqu'au capuchon.

Je contracte les muscles de mes fesses et j'obtiens ainsi, parfois, deux orgasmes intenses. Après une pause, une main sur mon pubis, je m'excite en passant l'autre main, à plat, en mouvements circulaires sur ma vulve ouverte et bien mouillée. D'autres fois, je me lève pour aller dans ma chambre pour augmenter mon plaisir en me regardant dans la grande glace de l'armoire. Je dégage les petites lèvres, je prends le capuchon entre le pouce et l'index, pour faire sortir le clitoris bien gonflé. Puis, je l'effleure avec mes doigts, et le quitte pour enfoncer deux doigts dans mon vagin et, avec la paume, je frotte mon bouton en accentuant un peu la pression. L'autre main caresse les tétons, et je remue le bassin.

Parfois, je stoppe l'orgasme en retirant les doigts du vagin, et je recommence jusqu'au moment où je ne peux plus l'arrêter. Pendant tout ce temps mes jambes s'écartent de plus en plus, et je me laisse tomber dos sur le lit. Mes doigts dans le vagin me donnent des spasmes vaginaux très agréables. Disons que je varie mes caresses selon l'humeur. Quand je veux que ça aille vite et que je suis très excitée par des fantasmes subits, je m'occupe de mon petit bouton très gonflé, quelques minutes, mon anus sur un coin de meuble, et je m'excite jusqu'à l'orgasme. Mais quand je veux jouir vraiment de tout mon corps, je fais appel à mes fantasmes, et je peux donner libre cours à ma sexualité pendant une ou deux heures ; Je termine souvent avec un coussin que je presse sur ma vulve. J'ai bien d'autres façons de me satisfaire.

J'ai franchi le cap.

Il y a quelque temps, je me suis connectée sur le chat avec l'intention d'y faire des contacts. J'ai conversé avec des jeunes filles en fonction de ma région, en orientant mon dialogue sur des sujets de plus en plus chauds, avec l'espoir de faire une rencontre, car j'étais vraiment tombée amoureuse de mon sexe, donc du sexe de la femme. Finalement, j'ai pris contact avec celle qui devait devenir mon amie, et avec laquelle je vis toujours. Elle m'avoua qu'elle était lesbienne mais qu'elle avait eu que peu d'aventures.

Sarah a 23 ans et est laborantine dans une société très connue, à Sophia Antipolis, dont je tairai le nom. Nous-nous sommes rencontrées sur une plage, à Nice, pour mettre un nom sur nos pseudos. Je fus agréablement surprise en voyant cette belle jeune fille, et à voir sa réaction, ce fut réciproque. Très émue j'ai eu un sentiment excitant de complicité. Comme si nous- nous étions données le mot, nous étions en string, mes seins étaient couverts, alors qu 'elle était seins nus. J'en fis autant.Elle est légèrement plus petite que moi. J'étais subjuguée par son corps léger et sexy, aux formes pulpeuses et très féminines ; son visage doux et rêveur, entouré par ses cheveux mi- longs, bruns et des yeux d'un bleu profond à se noyer dedans. Elle logeait dans un studio, tout près de l'aéroport de Nice. Finalement, après plusieurs nuits passées dans mon lit, elle accepta de venir habiter chez moi, sur les hauteurs de Nice.

Je me souviendrai toujours de nos premiers ébats amoureux. Après quelques hésitations, des baisers passionnés, puis la découverte par le toucher et la vue du corps de l'autre. L'excitation était grande ; pour la première fois, je sentais les délices d'une bouche, d'une langue dans ma vulve ; la pression et les affleurements d'une langue experte sur mon clitoris. Une langue dans mon vagin, des caresses sur mon ventre, sur mes seins très sensibles au point de presque m'envoyer dans les étoiles. Mais j'ai su me concentrer, à la fois sur le plaisir que je donnais, en ressentant celui que je recevais. Sarah coordonnait la simultanéité de nos caresses. Les sensations provoquées à mon vagin avec ses doigts de fée, au clitoris avec sa bouche, sa langue et aux seins avec ses mains, me donnaient l'impression que mon sexe s'écoulait. Je murmurais, je gémissais. Sarah comprenait toutes les intonations de mes sens.

Nous ne nous limitions pas à qui fait l'homme, à qui fait la femme, ou à une sur le dessus et l'autre en dessous. Sarah adorait la stimulation de son clitoris par ma langue, la masturbation lente de mes doigts. Elle n'aimait pas la pénétration vaginale. Mais depuis elle accepte les caresses sur son vestibule vaginal. Elle m'a appris à placer nos rapports sexuels sur un plan d'égalité, à prendre tour à tour l'initiative, au gré de notre fantaisie. Depuis que nous avons appris à nous connaître, nous n'avons plus d'habitudes fixes. Nous obtenons nos orgasmes de nombreuses façons. Nous prenions notre temps ; de longs préliminaires, où nous explorions nos corps ; un doux échange de caresses, puis, à l'unisson, chacune excite le clitoris de l'autre. C'est formidable de caresser l'autre et de sentir qu'elle vous donne les mêmes caresses. Nous sommes douces, délicates, nous savons comment frotter nos vulves, nos seins avec les caresses qui conviennes, et nous jouissons…..nous jouissons ! L'amour physique avec Sarah est très varié et ce que j'éprouve est très intense psychologiquement et émotionnellement. Chacune va à la découverte du corps de l'autre et trouve ce qui lui convient le mieux. Tout nous vient naturellement. J'aime enfoncer mon mamelon dans son vagin, caresser ses fesses avec mes seins.

Nous aimons beaucoup le tribadisme, nous serrer très fort l'une contre l'autre, chacune une cuisse appuyée sur les parties génitales de l'autre ; ou nous placer tête-bêche, les jambes en V, chacune prenant en ciseaux le bassin de l'autre, nos vulves chaudes et mouillées sont en contact étroit et nous nous tenons par la main, avec de légers mouvements ; clito sur clito, nous-nous donnons des orgasmes vertigineux. Nous-nous aimons de toute notre sexualité féminine. Je me suis rendu compte que c'est une autre façon de faire l'amour et que le sexe est une tout autre affaire quand il s'y mêle des émotions.

C'est merveilleux :je peux être à la fois active et passive, relaxée et exigeante. Nous poussons le plus loin possible nos sensations en nous révélant mutuellement nos besoins et nos plaisirs, et les orgasmes sont beaucoup plus fréquents et plus prolongés, en mettant en jeu la sensualité générale du corps, et cela^parce que l'orgasme ne met pas automatiquement fin aux sensations sexuelles, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des relations hétérosexuelles.

Le tabou qui interdit à deux femmes de se caresser signifie essentiellement qu'elles n'ont pas le droit d'utiliser leur corps pour leur propre plaisir, qu'il ne leur appartient pas de disposer de lui à cette fin. Mais elles ont des droits sur leur propre corps, et c'est un pas très important vers la liberté. Les femmes ont fait des progrès étonnants en débarrassant la société d'une partie de l'ignorance des préjugés qui entouraient leur identité sexuelle. Elles ont joué un rôle dans le processus de la Déclaration des Droits de la Femme des Nations unies, qui établit les principaux domaines dans lesquels les femmes ont le Droit à l'autonomie et à la maîtrise de leur corps.

Si je me suis décidée à écrire, c'est pour dire que ni la sexualité féminine, ni la sexualité masculine, ne sont limitées par des règles naturelles strictes, et c'est précisément pour cela que la société lui a opposé des lois sociales et légales très rigoureuses. Je suppose que la société a voulu que nous refoulions ce désir de sexe de même nature, pour ne faire l'amour qu'avec des partenaires avec lesquels il est possible de procréer. Mais, heureusement, les mentalités ayant évolué, maintenant nous avons le droit d'aimer et de faire l'amour avec une personne du même sexe.

Je suis consciente que ce n'est pas l'avis de tout le monde. Je ne cherche nullement à convertir qui que ce soit.



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