UN REVE FANTASTIQUE

par THEO




Cette nuit, j’ai fait un rêve « ahurissant. »
 
Je me trouvais dans une grande pièce sombre, seules les bougies posées un peu partout me permettaient de distinguer un lit qui se trouvait dans son centre, où un couple faisait l’amour. La femme toute nue chevauchait un homme à la tête de chevreuil. Celui-ci s’agrippait aux fesses de sa Messaline, il gémissait et haletait sous cette étreinte. Je voyais la verge gonflée se perdre dans le fourreau féminin.
 
J’admirais les fines courbes, les fesses altières, les cuisses musclées de la femme. Elle donnait de vigoureux coups de reins pour enfoncer entièrement en elle le membre dressé. Á côté, sur une table de marbre blanc, deux chiens copulaient eux aussi. Les jappements se joignaient aux râles du couple.
 
J’avançais vers le lit dépourvu de pattes… Il lévitait…! Les visages de la femme et de l’homme m’étaient présentés en zones d’ombres. Les flammes des bougies dansaient au rythme de l’amour. La tête de la femme se tourna vers moi, mais je ne vis pas son visage. Ce n’est que lorsque j’entendis sa voix me dire :
 
Je suis ta Mauresque ! Chéri.
 
Je vis son sourire énigmatique, mais j’ignorai qui était cette Mauresque. Elle quitta son amant et s’accroupit en levrette. Mon regard caressait du regard ses deux magnifiques fesses, séparés par leur sillon aux mystères insondables. Emporté dans un tourbillon de désirs, je fus pris par une violente érection. La tête de l’homme disparut, et je me rendis compte que j’étais nu également, ma verge éclatante.
 
Soudain, l’homme se redressa et d’un violent coup de boutoir, il pénétra la femme. Cet homme c’était moi ! Mon esprit m’abandonna et j’explosai en une myriade de lumières.
 
Quel drôle de rêve ! Sans m’en rendre compte mes pensées vagabondaient vers Toi douce Nathalie… Mais dans mon rêve, je n’ai pas reconnu ton visage, il était en or brillant et m’éblouissait. Tu m’observais en collant tes yeux noirs sur ma personne, et tu riais ! Je sentais la délicieuse brûlure de ton regard de braise parcourir mon corps. Puis, tu m’as obligé à m’allonger sur une estrade. Tu me chevauchais. Tu me faisais l’amour. Les mains posées sur mon torse, tu me maintenais avec une rigueur que je n’aurais pas soupçonnée. J’étais en toi, tu m’enveloppais. Nos corps abandonnés aux mouvances majestueuses, aux rythmes harmonieux d’une houle lente et profonde.
 
Tu me gardais, je sentais autour de ma hampe ta gaine chaude. Ta gaine la tenait, la serrait, la pressait ; nous étions greffés l’un à l’autre. Nos caresses douces et lentes faisaient monter à nos lèvres des murmures et des gémissements. Parfois, un élan plus vif, plus profond, sollicitant un point exquis, déclenchait un éclair de plaisir et t’arrachait un cri. Je caressais ton visage, tes seins, tes hanches. Une nouvelle vague nous a  emmené. J’étais en toi par le sexe, autour de toi par les mains. Je voyais tes yeux sombres d’Andalouse qui brillaient de mille feux. Tes ongles me griffaient. Enfin, je t’ai reconnue…
 
Me frottant sur ta paroi, je sentais tes muscles intimes me serrer au rythme tantôt lent, tantôt plus vigoureux. Autour de nous, d’étranges personnages cagoulés, vêtus de bures blanches, torche à la main, nous entouraient en gémissant. Mon angoisse et mon excitation se mêlaient, mais je savourais tout de même les ondes de bonheur que tu me procurais, en jouant avec lui. Tu jouissais, je savourais. La sueur coulait sur mon front. Je montais vers l’orgasme, puis tout s’évanouit dans mon sommeil profond.
 
L’intensité de la succion me replongea dans mon rêve. Couché dans un grand lit rond, parsemé de nombreux oreillers. Nu, jambes écartées, je me faisais sucer. Ma verge se faisait engloutir dans une bouche accueillante.
 
Etais- ce Toi, N. ?
 
Le lit rond, les soyeux oreillers, la femme avec moi, tout cela me rendait fou de désir. Oubliées mes angoisses, les personnages étranges, enfin j’étais avec celle que j’aimais depuis si longtemps. Elle était merveilleuse ! Je goûtais la saveur de sa bouche. Mais elle se releva et se blottit contre mon torse, et mes mains explorèrent chaque parcelle de son corps. Je caressais cette femme avec une infinie tendresse. Ma bouche explora son ventre chaud, son intimité luisante reçut ma langue et mes lèvres se promenaient, glissaient sur la surface de ses grandes lèvres, les pinçaient, les aspiraient. Puis elles suivaient les nymphes, les bordures. La langue, de son plat large et souple, lapait avidement les surfaces joufflues, gonflées de sang, tendues de désir des grandes lèvres.

La pointe précise se faufilait dans une fossette, contournait une papille, soulevait une nymphe, s’insinuait dans un sillon.  Gourmet elle goûtait le nectar de la féminité. Audacieuse, elle se risquait au fond du vestibule. Et elle continuait de butiner, ne négligeant aucun délice, s’attardant sur les points les plus sensibles : la papille du méat urinaire, la face antérieure du vestibule, ses faces latérales où saillent les bulbes congestionnés et surtout la fourchette d’une exquise éroticité. Enfin, mes lèvres saisirent doucement le clitoris jusqu’à la base de la hampe et appréhendèrent délicatement le gland seul. Ses jouissances se décuplèrent quand je lui caressai le vagin, l’anus, les mamelons…
 
A la façon «cuillère» nous nous imbriquâmes pour ne former qu’un. Entre ses fesses j’allais et venais par de longs coups. Je la pénétrais encore et encore, de plus en plus profondément. Je titillais les bouts dressés de ses seins.
 
- Oui ! Plus vite, chéri. Ouiiiiiiiiiiiiiii plus vite !
 
J’accélérai davantage ma cadence. Je sentis ses muscles intimes me presser. N. continua de jouir. Sa fureur orgasmique se propagea en moi. J’allai moi aussi suivre avec elle bientôt. Elle cria à nouveau, gagnée par un orgasme dévastateur. Un  ouragan de plaisir nous submergea. Elle ferma les yeux. Je jouis à cette vision en hurlant son prénom. Longtemps je me déversai en elle, secoué à mon tour de violents spasmes.
 
Ma belle Mauresque me serra fortement contre elle. Soudain, elle me libéra, elle se leva, déposa un baiser sur mon épaule et…disparut…
 
Soudain, le chien de mon voisin me réveilla ! J’étais en nage, le bas ventre poisseux !


OOOOOOOO



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