EVE ET MARTIN

par TABE





Eve (26 ans) et Martin (30 ans) arrivent tout au bout du village. Il la prend par le bras :

- Viens, allons voir l’étang, derrière le village !

Ils grimpent une petite pente derrière l’église. Des murettes soutenaient quelques rangs de vigne et quelques oliviers. Au sommet, ils découvrent le petit village. Vu de l’arrière, il prenait un aspect différent. La tour de l’église avait glissée au-dessus des bâtiments annexes et semblait plus proche.

Devant eux s’étalait un étang de quelques hectares, œuvre du grand-père paternel de Martin. Dans l’eau calme se reflétaient quelques petits flocons blancs qui constellaient l’azur du ciel. Un cabanon, de construction rustique, entouré de quelques oliviers centenaires, semblait destiné à la pêche. Martin rompt le silence :

- Voilà le cabanon de chasse aux canards que personne ne pratique plus. Il a aussi servi aux amours cachés de grand-père. Je suis seul au courant de ses frasques passées. J’avais douze ans, lorsque je l’ai surpris avec la jeune épouse d’un employé de la maison. Ils avaient oublié de fermer la porte à clé. Sans doute étaient-ils pressés. Ils étaient nus tous les deux. Je me suis sauvé

Grand-père, avec beaucoup de persuasion et de gentillesse, m’a fait promettre le secret, que j’ai tenu jusqu’à maintenant. Grand-mère n’a jamais rien su. Quelques mois après ma découverte, le couple quittait le village, le mari était embauché chez un ami cultivateur de mon grand-père.

Après un silence :

- Veux-tu visiter le cabanon, Eve ?
- Il est ouvert, je suppose ?
- Non, mais j’ai la clé, grand-père le fait toujours entretenir.

Il glisse la clé dans la serrure et ouvre la porte. L’intérieur est propre. Un lit déjà fait, et assez large est placé près du mur. Au fond accolé, contre le mur du fond, une armoire qui contient des draps, oreillers, couvertures et édredons. La lumière du jour pénètre par une rangée de pavés de verre cathédrale, scellés dans le mur au-dessus du lit. Une meurtrière aménagée, face à l’étang est obstruée par deux ventaux coulissants. Au milieu de la pièce, une ampoule électrique est accrochée au plafond.

Eve se réfugie dans les bras de Martin, l’embrasse tendrement, puis d’un ton léger, mais ferme, elle lui dit :

- Tu sais combien je t’aime. Promets-moi que tu ne feras jamais ce que ton grand-père à fait à ta grand-mère. J’y perdrais ma raison d’être.

- C’est trop tard. J’ai trompé l’innocente jeune fille que tu étais avec une femme éblouissante et passionnée que je tiens dans mes bras en ce moment.

- C’est vrai que tu m’as appris à plonger dans le courant de la vie, et je n’ai pas cherché à m’engager dans une autre direction que la tienne. Je ne tournerai jamais à l’égoïsme, ni à l’orgueil, encore moins à l’adultère. Alors, chéri, répond à ma question.

- Je ne suis pas un coureur de jupons. Je fuis les liaisons improvisées. Avant toi, je n’ai vraiment connu que deux femmes : Marie Paule et Mireille dont je t’ai parlé. Marie Paule s’est sacrifiée en me quittant. Quant à Mireille, elle s’est servie de moi comme une béquille pour sa réussite professionnelle. J’ai retrouvé l’estime de moi-même et ma liberté quand j’ai eu conscience que l’amour naissant filait à sens unique.

Eve savait qu’il était sincère, ses traits se firent apaisants.

- Es-tu rassurée?
- Oui! Je te crois

Eve était toujours dans ses bras, et il remarqua combien elle était troublée par ce lieu qui sentait l’amour. Il lui caressa le visage. Elle le regarda avec des yeux langoureux. Soudain leur tête-à tête était en train de devenir une torture. Eve lui dit :

- En fait je me sens pas très bien, j’ai presque… mal. Seulement, ce serait indécent de te dire où …
- Aussi indécente que la mienne ?
- Pour que je puisse te répondre, tu dois me dire à quel endroit ton corps te fait mal
- Juste au sud de mon nombril lui répondit-elle avec franchise.

Excité par tant de spontanéité, charmé de la trouver si innocemment impudique et directe, il ne chercha même plus à dissimuler son désir. Martin posa son regard sur sa poitrine. Les seins pointaient sous les tissus légers qu’elle portait. Eve l’embrassa furieusement. Elle se dégagea, Martin a compris, Il va vers la porte, la verrouille. En se retournant, il vit Eve torse nu.

Voir ses jolis seins adorables, cette chair si douce, dorée, aux pointes roses, lui fit un effet tel qu’il fut obligé de se rendre à l’évidence qu’il la désirait. Il défit son short, son caleçon. S’approcha d’elle. Et Eve le regardait bander avec un mélange d’excitation et de fascination.

Du regard, il apprécia la forme, la fermeté, le renflement délicat de ses seins, et les mamelons durs comme des perles. Il les prit dans ses mains : tes seins sont parfaits, lui dit-il.

Elle se sentait tendue comme une corde de violon, et comme à l’étroit dans son propre corps. Il lui semblait être emporté par une vague énorme, puissante, contre laquelle elle ne pouvait pas lutter.

Martin leva la main, frôla des doigts le dessin d’un de ses seins. De sa main libre, il l’attira un peu plus à lui, il se pencha, vint poser ses lèvres entrouvertes sur la pointe d’un sein, et se mit à la sucer tendrement, tandis qu’Eve se cambrait malgré elle, et enfonçait les mains dans la masse sombre et drue de ses cheveux. Martin déboucla la ceinture du jean d’Eve, fit descendre la fermeture éclair, repoussa alors son jean, qu’elle fit valser avec son string, au loin.

- Est-ce que tu as envie de moi, Eve?
- Plus que tout au monde…

Alors, elle jeta les bras autour de Martin, et il posa délicatement Eve sur le lit. Eve, les yeux clos, écoutait son corps réclamer la bouche avide de Martin qui suçait plus durement la pointe de son sein; Sa bouche, sa main aussi, il les avait glissées entre ses cuisses, et il explorait doucement son intimité, la caressait, exerçait d’exquises pressions. Ce qu’elle éprouvait l’excitait. Ce qu’il lui faisait la rendait moite, l’ouvrait, creusait en elle un vide et une faim terrible d’être comblée. Elle ouvrit un peu les jambes pour le laisser faire. Son cœur frappait si fort qu’elle s’entendait à peine respirer et gémir.

De petites plaintes qui accompagnaient les mouvements de ses hanches, alors qu’elle s’offrait à Martin, à tout ce qu’il lui faisait et tout ce qu’il voudrait lui faire. Elle se sentait libre, plus qu’elle ne l’avait jamais été, impudique, embrasée comme une torche et totalement consentante, et soumise au désir ardent de Martin. Et puis, elle aimait la patience de son amant, le fait qu’il prenne ainsi son temps avec elle, qu’il ne se jette pas sur son corps comme un désespéré.

Il s’était agenouillé entre ses jambes ouvertes, les mains sur ses cuisses, et il regardait. Ce regard était si brûlant qu’elle en frissonna, et son sexe semblait si dur, si puissant…Ils étaient allongés face à face. Enhardie, Eve se plaqua contre lui, chaloupa doucement et lui arracha un gémissement sourd. Aussitôt, il l’attrapa par les hanches et pressa son sexe palpitant contre elle.

Grisée, avide d’en savoir plus, elle glissa les mains entre eux, griffa doucement le torse de Martin sans quitter des yeux son visage, guettant chaque nuance de son expression au fur et à mesure qu’elle laissait ses mains descendre, lentement sur son ventre, vers son sexe. Il prit la main d’Eve, la guida sur son sexe.

Elle vit que des frissons lui couraient sur la peau et que son corps se raidissait de spasmes. A cet instant, toujours avec la main d’Eve, il se mit à exercer des pressions plus fortes sur sa verge, la caresse devint insistante. Martin tremblait, il ne résista plus très longtemps. Quelques instants plus tard, sous les yeux d’Eve fascinée, il cédait à la jouissance et gicla plusieurs fois dans sa main. La chose la surpris tellement qu’elle eut un mouvement de recul.

- N’aie pas peur, c’est normal, tu m’as fait jouir, c’était bon.

Un spasme ultime souleva son corps avant de le faire retomber, vaincu. C’était trop bon ! Il la fit s’allonger sur le dos et écarter les cuisses. Elle s’agrippa à lui, impatiente et offerte, prête à le recevoir. Martin la fit attendre… Entre ses cuisses, les jambes entremêlées, il glissa sur son corps et le couvrit de baisers et de caresses, pendant un bon moment. Il massa très doucement ses seins et suça ses mamelons. Puis il s’infléchit entre ses cuisses et plaquant sa bouche sur sa vulve. De ses deux mains, il étira ses grandes lèvres, et lécha tout son sexe.

Eve n’aurait osé rêver d’un plaisir si indécent ni d’une sensation si époustouflante, si éblouissante. Elle se tendait comme un arc, frémissant de tout son corps lorsque la langue de Martin poursuivit sa course et trouva la petite colline de chair sensible qu’elle stimula avec art. Il commença par effleurer à peine du bout de la langue, puis joua avec elle de plus en plus audacieusement à mesure que les gémissements d’Eve s’amplifiaient. Soudain, elle se sentit dépassée par ce qu’elle éprouvait. La sensation enfla démesurément, venue des profondeurs et d’autant plus incontrôlable qu’Eve ne la connaissait plus.

Malgré elle, elle se pressa contre les lèvres de Martin, suppliante, gémissante, le visage inondé de larmes inexplicables. Puis se fut une longue convulsion de plaisir aigu, suivie d’ondes de choc chaque fois plus violentes mais toujours plus délicieuses… Jusqu’à ce que la sensation s’éloigne, reflue, pour se calmer tout à fait.

Revenir sur terre après avoir flirté avec d’aussi fiévreux sommets lui prit de longues minutes. Quand Martin croisa son regard, il ne put s’empêcher de rire devant l’expression d’étonnement, comme si elle lui disait :

- Tu as osé me faire ça ?

Eve s’étira contre son amant. Pourtant elle sentait tout son corps éveillé, sensible. Elle se plaignit d’une voix douce :

- Prends- moi, je t’en prie, chéri! Prends-moi tout de suite…

Sur ces mots, Martin fit glisser sa main ente ses jambes et la caressa délicatement. Tout de suite, elle s’ouvrit à lui, jeta les bras autour de son cou ; il en profita pour la retourner sur lui, et lui dit de le chevaucher en s’appuyant sur ses genoux, son sexe face à sa verge.

- C’est la position d’Andromaque ?
- Oui !

Eve glissa vers sa verge, la pris en main, avec son gland elle écarta ses lèvres, repoussa ses chairs, doucement le guida vers son vestibule, et d’un mouvement calculé l’enfonça dans son vagin. Un frisson parcourut tout son corps. Tandis que Martin caressait ses fesses. Elle se pencha sur lui, l’embrassa à pleine bouche et enfonça profondément son membre en elle. Eve était une boule de jouissance. Son visage en émoi, par de légers mouvements circulaires, elle massait d’autres parties de son vagin. Elle gémissait de plaisir. Maintenant, son orgasme était proche, car elle reprit le va et vient et, Martin stimulait manuellement son glorieux bouton.

Au bord de l’explosion, il percevait les battements rythmés de son puits d’amour sur sa verge. Elle se redressa, il vit les deux sexes intimement liés. Eve est noyée dans un univers de désir et un immense orgasme la projeta hors du temps. Elle hurla de plaisir. Et Martin souffla d’extase. Par saccades puissantes, il envoya son sperme au fond d’elle.

Les contractions diminuèrent, Eve à demi inconsciente ne savait où elle était et s’écroula sur Martin. Elle venait de découvrir le sens sacré de la sexualité dans l’amour.

Ce fut une pure seconde de volupté pour chacun d’eux. Ils demeurèrent l’un contre l’autre, hors d’haleine, ruisselant de sueur, épuisés. Eve essayait de reprendre son souffle. Son corps palpitait encore, secoué d’exquis frissons.

- Ca va? Demanda-t-il, en lui caressant les cheveux
- Très bien, ça été merveilleux, pour moi. Tu m’as donné beaucoup de plaisir. Incroyable, dit-elle.

- Veux-tu être mon épouse, Eve?
- Oui … Oh Oui …!

Dehors le temps était beau et chaud. Le soleil avait disparu derrière les collines, parfumées par le romarin.

Un bouquet de violettes, pour toi et ta bouche pour moi…

Théo



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