A TOI QUI VIT DANS LES ETOILES

par Théo




Une maison s’élevait à mi-côte sur le bord du lac d’Iséo, dans un petit coin de ce bas monde qu’on peut dire chéri du Ciel. J’ai dû en parler dans « GINA ». Mais moi- même qu’en savais-je à l’âge de quatre ans ? Pourtant quelques vagues souvenirs, un peu flous persistent.

Ce n’est qu’après une longue absence que j’y suis retourné avec Toi. Là, j’ai aimé et apprécié.

Je n’ai vu nulle part de plus belles eaux et de plus frais ombrages. Nulle part je n’ai rencontré de plus riantes solitudes. J’ai vu la maison où j’ai vécu mes premières années à l’ombre de ces bois, au murmure de ces claires ondes. J’aimerais bien y vivre. !!!

Je revis ces belles choses en traçant ces lignes. Je parcours, auprès de ma mère, les prairies qui s’abaissent jusqu’au lac, je m’amuse à cueillir des pâquerettes, que je lui offre .J’aspire les vapeurs grisantes qui s’exhalent du lac.

A quoi bon cela !

La Vie en a décidé autrement. Ce que je sais des hommes n’est pas brillant, mais ma passion me suffit. Je ne suis pas né pour les Orages. Je tiens de ma mère des goûts simples, des instincts paisibles, malgré qu’on m’ait appris à tuer…

Pourquoi j’écris tout ça ? Un peu de nostalgie sur mes vieux jours ? En tout cas je n’écris que ce que je peux signer. Et, Toi, tu me manques. Je crois que c’est ça !

Le trésor de ta bonté me manque, ta voix me manque, ton sourire ne me manque pas : je l’ai !

Ne te soucis pas, l’ouragan va passer, le silence lui succédera et je te rejoindrai.

Tout près du lac filtre une source,
Entre deux pierres, dans un coin,
Allégrement l’eau prend sa course
Comme pour s’en aller bien loin.




C’est tout ce que j’ai retenu de « La source » de Th. Gautier.

Un autre rêve fascine mes sens. Depuis que la neige, qui couvrait la terre de sa froide draperie, a fondue, je vis l’été, mais sans Toi.

Voici ma douce étoile, un poème que j’adore, et que t’envoie dans tes sphères de l’éternité



MidiMidi, roi des étés, épandu dans la plaine,
Tombe en nappes d’argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L’air flamboie et brûle sans haleine.
La terre s'est assoupie dans sa robe de feu.


L’étendue est immense, et les champs n’ont point d’ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dors là-bas, immobile, en un pesant repos.


Seuls, les grands blés mûris, tels qu’une mer dorée,
Se déroule au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.


Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S’éveille, et va mourir à l’horizon poudreux.


Non loin, quelques bœufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu’ils n’achèvent jamais.




Mon spleen est souvent causé par une contrariété, un désappointement.

Cette fois, c’est ta perte, ton absence.

Il implique toujours une cause précise : les amertumes de la vie. En ce qui me concerne, il affecte mon humeur mais j’arrive toujours à le cacher.

Tu me manques, et t’en parler me fait du bien. Je te vois lovée dans ton fauteuil, et moi assis à tes pieds, un pétillement du feu, un sursaut de la flamme que je vois briller dans tes yeux rieurs. J’embrasse tes pieds, tes jambes………….Je suis heureux.

Théo

07 :09 :04



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