DENISE ET ERIC

par TABE




Le richisme Eric Duval savait organiser une fête. Même le nourriture semblait trop jolie, trop décorative pour qu'on la mange. Et puisque la météo s'était montrée coopérative, le toit était ouvert. Une douce brise soufflait et un tapis d'étoiles flottait au-dessus d'eux.

Eric passa un bras autour de la taille de Denise et l'entraîna dans une danse suggestive. Les mondanités n'étaient pas le passe-temps favori de Denise, mais elle fit de son mieu. Il la serra un plus contre lui.

A l'oreille, il lui souffla une suggestion très imaginative pour finir agréablement la soirée. Une onde de chaleur la parcourut, quand il lui dit " J'ai envie de toi "

Un désir foudroyant, immédiat, irréprésible, s'était emparé de lui.

- Tout de suite, précisa-t-il
- Tu n'est pas sérieux !

Mais si, il l'était. Il l'embrassa férocement. Le sang s'affola dans les veines de Denise. Elle parvint à s'écarter de lui, haletante, choquée, rougissante

- Nous sommes en public, ajouta-t-elle
- Alors partons. Il y a des tas de pièces tranquilles dans cette maison.

Fébrile, il l'entraîna à travers la foule tandis qu'elle essayait de protester. Il ouvrit la porte la plus proche et la poussa dans ce qui était effectivement un placard. Denise se cogna à la paroi du fond et, avant qu'elle ne réalise ce qui se passait, il lui avait soulené ses jupes, écarté son string et s'introduisit en elle.

Elle n'était pas prête. Elle était en état de choc. Pour ne pas crier, elle se mordit les lèvres. Il était violent, égoïste, il la pilonnait encore et encore contre le mur. Quand elle le repoussait, il s'acharnait de plus belle, les mains crispées sur ses hanches, lui arrachait un cri étranglé de douleur.Elle ne voyait pas son visage, n'était pas certaine de le reconnaître si elle le voyait

- Eric, tu me fais mal !

Aussi, elle s'accrocha et ferma les yeux. La respiration sifflante, il continuait à plonger en elle, les doigts enfoncés dans sa chair. Il la prenait brutalement, sans rien de finesse dont il faisait toujours preuve.Alors qu'une part de son cerveau se révoltait devant ce qu'il faisait, il était incapable de s'arrêter.
Le besoin le rongeait. Une voix le commandait, le poussait, jusqu'à ce que, dans un ultime élan, il se vide.

Il tremblait comme un dément et elle ne savait pas si elle devait le calmer ou le battre. Mais quand il se retint au mur pour ne pas tomber, elle perdit toute envie de l'insulter.

Maintenant que ce besoin insensé était satisfait, son esprit redevenait clair. Et le remors l'écrasait.

- Excuse-moi, Denise. Je t'en prie, excuse-moi

Avec une gêne infinie, il évita ses mains qui le caressaient et s'écarta pour ne plus la toucher.

- Au non du diable, je t'ai violée ! Je vient de te violer...
- Non ! Ce que tu as fait, c'était un peu trop "enthousiaste". Tu as eu une pulsion que toi, un homme parfaitement équilibré, ne pouvait pas maîtriser, dit-elle pour le rassurer puis elle l'embrassa...

le 27 novembre 2010

Théo



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