A TOI BELLE DAME

par TABE





C’est vrai ! Je vous connais à peine. Mais je bénis le Net qui nous a mis en relation. Nous nous sommes rencontrés dans la forêt de Brocéliande. Etait-ce un bien, était-ce un mal ? Qui sait !

En tout cas, nous avons osé ! Osé faire l’amour ensemble. Je t’ai chérie à ma façon, toute naturelle, car j’en avais envie, non par jeu, surtout pas par moquerie, mais parce que tu m’as bouleversé, tu m’as pris à la gorge. Et nous nous sommes pris au jeu !

Je t’ai entendue me dire, sans que tu ne le dises implicitement :

- Fais-moi l’amour que je ne me sente plus seule !

Et nous avons pris notre marche, se prenant le sexe comme on se donne la main. Et j’ai admiré tes cheveux en flot, ta bouche sensuelle, j’ai vu ton corps aux formes pures et harmonieuses, j’ai caressé ton visage objet de beaucoup de sollicitudes, tes seins épanouis et orgueilleux, tes hanches vaste surface convexe, et j’ai embrassé ta vulve pulpeuse, en buvant ton élixir, taquiné ton clitoris, léché ton anus, exploré ton vagin. J’étais en toi et tu m’as gardé.

La houle se fit feu, flot de lave, battant nos corps en ressac, nous envahissant, et dans un délire de feu et d’or, nous nous sommes arrêtés pour écouter le vertige du plaisir aigu, l’ivresse des sensations fortes ; nous avons échangé par les sexes réunis. Je te sentais tout entière autour de ton vagin, niché que j’étais dans ton corps de femme. Et nous avons atteint l’orgasme simultané. Ce fut le contraire de l’amour à la hussarde.

Revenons sur terre.

Je sais, depuis, j’ai été trop loin dans ma relation épistolaire avec toi, parfois, je le regrette car cela t’a perturbée. Peut-être ai-je écrit des mots perturbants et frustrants à la fois, porteurs d’un espoir, d’un possible alors qu’il n’y a pas de possible. Il faut me comprendre, à un moment donné j’ai tout oublié et j’ai craqué pour toi. Mais sois sans crainte, je ne veux pas que tu souffres à nouveau à cause d’un homme. Notre relation sera amicale et sensuelle. Si cela peut contribuer à ton équilibre psychique et physique, et à mon immense plaisir, nous ferons encore l’amour, partout où cela sera possible! Nous bavarderons aussi de toutes choses intéressantes.

Notre relation hors norme, me flatte plutôt qu’autre chose. J’en suis bien conscient. Et je vous aime tout simplement, sinon je ne pourrais pas vous honorer… Alors laissez-moi vous aimer à ma convenance. Il n’y aura pas de risque ni pour toi ni pour moi. Vivons ce que la vie nous donne, et oublions ce qu’elle nous refuse.

Oui, c’est vrai ! Beaucoup d’hommes mesurent leur sexe, ils sont tellement focalisés sur leur pénis depuis leur plus jeune âge que bien souvent ils oublient que la sexualité ne se résume pas à leur sexe. Leur verge est le symbole de leur virilité, Ils la connaissent parfaitement, la mesurent, la comparent, en parlent. Le petit garçon vit dans l’incertitude de sa première utilisation, l’adolescent dans les affres de sa puissance, l’homme dans la crainte de ne pas satisfaire sa (ses) partenaires, et le vieillard dans la désespérance de son ramollissement ! Depuis la nuit des temps, le pénis est la vraie « nature de l’homme ». S’il valorise autant son propriétaire c’est que depuis l’Antiquité il a été érigé au rang de « phallus », symbole de la vie, de la jouissance et de la puissance. Il reste encore beaucoup d’hommes qui sont persuadés que la taille de leur sexe est proportionnelle à la jouissance que la femme éprouvera. S’ils ont passé « l’épreuve du vestiaire » avec succès, leur ego n’en sortira que grandi.

Parlons chiffres pour être clair : le vagin de la femme mesure 10 cm en moyenne, ( 15 lorsqu’elle est bien excitée), donc l’intérêt d’un sexe plus long est inexistant si ce n’est la sensation et le constat de ne jamais pénétrer aucune femme totalement. Mais la sexualité ne se cantonne pas à cette toute puissance, elle s’épanouit dans une rencontre dans laquelle le seul fait de s’introduire n’est évidemment pas une fin en soi.

Reflet de notre société du culte de la performance et d’exceller dans tous les domaines avec des impératifs d’efficacité et d’exploits : en France, trois millions d’hommes souffrent de troubles de l’érection et un homme sur trois est concerné par l’éjaculation précoce. (ces chiffres ne concernent pas les seniors) Heureusement, que sur le marché il y a des médicaments qui aident à améliorer ces pannes.

Une autre grande faiblesse de la majorité des hommes c’est d’être très limités de leurs connaissances du corps de la femme même après des années d’expérience.

Non, belle Dame ! Je n’ai jamais mesuré ma verge, elle l’a été par une femme. Et je m’en suis toujours bien porté ! ( Rire !). (Elles aussi !). Ouf !!!

L’amour à la « hussarde » n’a pour moi rien d’une vertu salutaire, ni vocation à sublimer la relation sexuelle.

A part quelques amazones, la femme ne peut s’abandonner au plaisir que si elle se sent respectée, chérie ou, mieux, aimée par son compagnon, par son amant, qui doit dispenser, avec chaleur, raffinement et sans compter son temps, toutes les caresses qu’il imagine, tant au niveau de l’ensemble du corps que du clitoris et du vagin. Le vagin est en état d’excitation lorsqu’il y a lubrification, intumescence vasculaire—sang dans les corps érectiles—et mise en tension des muscles.

La caresse clitoridienne à but « orgasmique » peut se donner en dehors du coït, par jeu ou avant le coït, pour mettre en appétit le vagin. Pour les femmes qui n’accèdent pas à l’orgasme vaginal c’est une « avance » de plaisir, un cadeau préalable. Une même femme peut obtenir une très grande variété de plaisirs en fonction des caresses, mais aussi de la qualité des caresses. ; Qualité qui varie selon l’état physique et psychique de la femme, les circonstances ambiantes, le cycle menstruel, la période de sa vie, ect.

Au cours d’une même séquence orgasmique, chaque orgasme peut être différent, ne serait-ce qu’en intensité. D’une femme à l’autre, les variations sont encore plus grandes : s’il y un milliard de femmes il y aura un milliard de types d’orgasmes, chiffre à multiplier par cent ou plus de variétés de chaque femme ; c’est à dire qu’on ne peut uniformiser le plaisir orgasmique et encore moins définir une norme. A cette grande richesse féminine correspond des circuits neurologiques d’une grande complexité. ( voir « Cerveau et sexualité » dans « Le temps de vivre » de Théo) La meilleure façon d’éviter « la hussarde » c’est le conditionnement clitoridien vaginal, c’est la caresse du vagin et du clitoris pour créer, une association, l’habitation vaginale et le plaisir clitoridien.

Le clitoris devient le médium des jouissances vaginales Il y a transmission de plaisir de l’un à l’autre. On peut pratiquer trois sortes d’associations :

- le caresse du vagin avec la bouche, associées à des caresses du clitoris avec les doigts.

(Jusqu’à l’orgasme)

- les caresses du vagin avec les doigts associées à des caresses du clitoris avec les autres doigts de la même main ou avec l’autre main ( jusqu’à l’orgasme) ; ou associées à des caresses du clitoris avec la bouche. Dans ces deux premiers cas, c’est la femme qui peut, avec ses doigts, stimuler son vagin ou son clitoris tandis que l’homme se préoccupe de l’autre pôle.

- enfin, troisième possibilité, la caresse du vagin par le pénis ou « caresse intérieure », associée à une stimulation du clitoris par l’homme ou la femme.

Les positions des amants qui rendent facile l’accès au clitoris et libèrent leurs mains conviennent le mieux. Ce sont entre autres, la position latérale -- la femme tournant le dos à l’homme--, la position femme sur le ventre, la position femme assise sur l’homme et ses variantes. Ces dernières mettant la femme en situation supérieure, la rend plus active et la fait maîtresse du jeu : elle imprime à son corps la balistique propice à sa satisfaction, elle saisit le pénis avec son vagin dont elle prend conscience qu’il est aussi un organe de préhension; elle donne à sa gaine les mouvements nécessaires à son plaisir ; elle fait du pénis le pivot de son corps entier érotisé ; elle stimule son clitoris, et peut donner ses seins.

« - voilà, pour la femme qui aime être pénétrée sous tous les angles »

Puisque toi, belle Dame, tu me réserves ton intimité lorsque te me tutoies, tu pourrais le faire le plus tôt possible.

J’en ai terminé pour ce soir. Prochainement, si vous le voulez je vous confierai mes impressions sur la caresse intérieure, la caresse de l’âme.

Je t’embrasse tendrement. Et si tu veux ôter ton cache- sexe et écarter tes cuisses, je poserais dix baisers sur ta fente… sans l’ouvrir… Ohhhhhh !


26.02.2007

Tabe



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