CLAUDE

par THEO




J’habite un pavillon provençal qui m’appartient que j’ai appelé « le Refuge » dans une commune résidentielle, à une quinzaine de km de Nice.

Claude, mon ami de longue date et mon amant actuel, habite la technopole de Sophia-Antipolis, où nous travaillons tous les deux.

Comment émouvoir et expliquer ce que devient le plaisir de deux corps qui vont bien ensemble ? Il nous reste aujourd’hui, où les paroles s’usent vite, que ce brave « faire l’amour », vidé de toute charge émotive scandaleuse ou érotique.

Et quand on en vient aux organes qui véhiculent ce plaisir, on se heurte à de nouveaux écueils qui peuvent choquer certains. Mais seul le langage de l’amour nous a permis de communiquer et de … fusionner…

Dimanche soir, après avoir passé l’après-midi chez des amis, nous avons décidé d’un commun accord, de nous rendre chez moi.

La sécheresse durait depuis quelque temps. Vers vingt et une heure, la chaleur finit par détraquer le temps. Il se plomba, le vent se leva, des nuages déboulèrent de l’Est. Cette fois, l’orage venait Un éclaire zébra le ciel : le tonnerre se mit à gronder, puis les rafales cessèrent et la pluie abreuva la terre.

J’étais toujours assise sur les cuisses de Claude, toute alanguie de partager, ce moment béni, avec lui. Il s’empara de ma bouche, mes grands cheveux se répandirent sur son visage. Un silence suivit, lourd de gestes stimulants. Je me levai ;

- Tu permets ? Je vais revenir.

Quelques minutes plus tard, je le retrouvais

- J’ai acheté ça pour toi, ça te plait ?

- Tu es magnifique, tu es sublime

Je m’arrête devant lui, mon corps couvert d’une nuisette, le jupon court et le string en tulle. Claude réduit la lumière. Le goût d’aimer flottait au « Refuge ». Le temps fit naître le désir dans nos deux jeunes corps qui se cherchaient depuis longtemps.

Nous ôtons nos vêtements, lentement au rythme de notre désir. Je suis nue, lui aussi. Nous nous touchons. Les frissons qu’il déclenche en moi sont un émerveillement mutuel. Je hume son odeur de mâle que les vêtements ont libéré.

Je me jette sur le lit, il me fait rouler sur le ventre et s’active sur mon dos, mes reins, mes fesses, entre mes cuisses...

Je me retourne, il reprend ses caresses sur mes seins, mon ventre, descend dans mon sexe, qui me met en état d’excitation, contraction de mes muscles génitaux. Sa main à l’intérieur de mes cuisses, remonte doucement et, délicatement, effleurant mon sexe nu, provoquant en moi et en lui un trouble qui nous arrache des gémissements. Les yeux fermés pour savourer ce moment où je me livrais plus nue que nue, pendant que lui, n’y résistant plus, me soulevait les jambes pour jouir du spectacle

Il ne dit mot, contemplant mon ventre plat, tendre, parfaitement lisse du nombril au périnée. Ses doigts écartaient mes grandes lèvres encore colorées de l’épilation, il découvrait mon sexe entièrement livré à son regard. Il glissa sa langue sur mon clitoris, caresses circulaires qui me donnaient un plaisir fou, descendant entre mes nymphes jusqu’à l’entrée du vagin, remontant, léchant la moindre parcelle de peau découverte, sa langue glissant dans ma moiteur.

Je me mis à jouir intensément, les cuisses ouvertes, le corps arc-bouté.

- Prend-moi, oui…prend-moi !!

Il prit son sexe gonflé dans sa main et le promena sur mon sexe ouvert, puis le glissa lentement dans mon vagin et commença la caresse intérieure. Sans m’étendre la dessus, je dirais que la caresse intérieure permet d’apprécier la sensibilité de tous les sens.

Unis, l’un à l’autre, soudés par les mains, liés par le regard, reliés par les mots, nous communiquions en tous sens.

Comme j’étais loin de l’amour escamoté que j’ai connu !!!


le 25/03/2010



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