ANNE D'AUBRAC

par TABE





Anne d’Aubrac est l’épouse de Jacques de Rougemont. Monsieur De Rougemont avait acheté, il y a une dizaine d’années, un manoir dans la vallée du Lot. Ce manoir ayant appartenu à une famille de nobles désargentés, était constitué de la bâtisse principale, comportant l’essentiel pour une vie familiale aisée, flanquée à un bout par un pavillon carré, réservés aux invités. Il l’avait baptisé « la Chamade »

Jacques de Rougemont fit combler les petites douves, remplacées par des terrasses réservées au stationnement des voitures et par une piscine de forme particulière pouvant être chauffée et couverte. A la demande de son épouse Anne, il créa un verger de plusieurs hectares dont les rangs d’arbres fruitiers étaient parfaitement alignés sur les coteaux environnants. Ce verger était la préoccupation principale de Anne de Rougemont, qui, finalement, se limitait à donner des instructions à son métayer, lui laissant ainsi le temps nécessaire pour ses activités favorites : les moments passés avec sa dame de compagnie, la lecture, la musique, la piscine, les promenades, ect.

Issu d’une famille bourgeoise fortunée, Jacques était plus souvent à Paris où il dirigeait son entreprise d’ingénierie qui étudiait principalement les différents projets de l’industrie du pétrole. Sa présence était souvent indispensable, de sorte qu’il n’était pas souvent à la Chamade. Anne vivait donc pratiquement seule avec sa servante Marie et sa dame de compagnie, une très jolie fille de la région qu’elle avait prise à son service, il y a environ deux ans. Elle n’avait alors que 18 ans. Marina d’origine italienne, était une jeune fille pleine de charme, de vie qui commençait à avoir une réputation de courtisane, ce qui plaisait beaucoup à Anne. Elle enviait sa jeunesse et sa beauté. Pourtant, Anne pour ses 30 ans était une femme ravissante, un corps bien proportionné. Elle n’avait jamais eu d’enfant, ce qui lui valait un ventre plat. Sa poitrine assez imposante était ferme. Son mari absent des semaines durant ne pouvait pas la satisfaire et souvent elle se sentait frustrée sexuellement. Elle se surprenait à voir en Marina une Eve méditerranéenne qui l’excitait sans pouvoir se l’expliquer.

Ce matin, Anne se réveilla soudain sans que le réveil réglé sur sept heures n’ait sonné. La première chose qu’elle se rendit compte c’est de l‘étrange émoi sexuel qui lui humidifiait la vulve. Surprise de se trouver dans le noir, elle alluma sa lampe de chevet pour lire l’heure sur le cadran de son radio-réveil. Trois heures, indiqua l’afficheur digital. Eteignant la veilleuse, Anne se pelotonna sous les draps, étonnée de s’être réveillée sitôt, mais surtout extrêmement troublée de sentir le désir lui chauffer le bas-ventre la faisant mouiller abondamment. De son vagin en fusion une mouille en sourdait imbibant ses grandes lèvres sexuelles comme aux moments de ses plus forts désirs, lorsque dans le secret de son lit elle calmait le brasier qui lui consumait le bas-ventre à l’aide de ses doigts experts. Alors, les images de son rêve lui revinrent en mémoire. Dans se rêve étrange et terriblement érotique, elle se trouvait à genoux entièrement nue au centre de la chambre rose, les cuisses écartées à l’extrême, et Marina s’était également agenouillée derrière elle, face à ses fesses rondes qui se tendaient dans une offrande les plus érotiques du fait de sa position. L’ayant fermement saisit par les hanches, la belle Marina infiltra sa langue diabolique dans les chairs tendres et moites de sa chatte, après avoir lutiné son clitoris exacerbé, Anne partit dans les étoiles.

Mais à se remémorer ainsi les scènes érotiques de son rêve ne fit qu’accroître le brasier dans sa vulve. Longuement dans l’obscurité et le silence de sa chambre, Anne se masturba sensuellement, deux doigts dans son vagin, lentement dans un va- et- vient tout en douceur, alors qu’avec l’autre main elle n’eut pas à tâtonner pour trouver son clitoris déjà fort érigé hors de son nid douillet, elle le frotta vigoureusement, se procurant un plaisir qui tel un raz de marée la submergea toute.

Son sexe complètement embrasé, Anne éprouva le besoin de jouir le plus rapidement possible. Se saisissant d’un traversin elle le plaça entre ses cuisses parcourues de spasmes nerveux, elle le serra fortement avant de pivoter rapidement sur elle-même afin de se trouver à plat ventre sur son lit.

Emportée par des vagues de plaisir, Anne fut envahit par un formidable orgasme, la cambrant brusquement sur son lit.

Polarisant sa pensée sur la belle Marina qui dans son rêve lui avait procuré une telle volupté, elle se rendit compte que cette superbe fille l’avait toujours fascinée. Elle admirait son élégance, son charme. Elle avait des yeux profonds, sombres comme ses cheveux. Une peau lisse, mate, brune en toutes saisons, tendue sur des rondeurs qu’elle admirait lorsqu’elles se doraient, toutes les deux, au soleil sur la terrasse de la piscine. Depuis son rêve, Anne se surprenait à prier intérieurement de la draguer, de caresser le superbe corps de Marina. Brisée par son orgasme, Anne demeura immobile, serrant son traversin contre son ventre agité de contractions. C’est dans cette position que le sommeil s’empara d’elle.

Anne se réveilla vers huit heures. Vêtue de sa chemise de nuit qui cachait autant qu’elle pouvait sa silhouette presque parfaite, s’étira devant sa fenêtre ouverte sur ce paysage de juillet qui lui offrait un magnifique spectacle de cette vallée. Du bas monta l’odeur du café, mais elle resta pourtant dans sa chambre, située à côté de celle de Marina. Quand elle entendit les voix, elle s’empressa d’ôter sa chemise de nuit et de mettre sa robe de chambre sans rien dessous, pour rejoindre son personnel.

Sa fidèle Marie, toujours réveillée aux aurores, était en pleine discussion avec Gaston, le métayer. Ne voyant pas Marina, Anne s’en inquiéta auprès de Marie qui ne l’avait pas vue encore. Marie disposa le petit déjeuner sur la table de jardin, et Anne invita Gaston à l’accompagner, ainsi reçu-t-il les consignes pour la récolte des fruits qui s’annonçait exceptionnelle.

Lorsque Gaston fut parti, Anne n’avait qu’une seule idée en tête : réaliser le rêve de la nuit avec Marina. Elle quitta la table et à pas lents se dirigea vers la cuisine. Elle sursauta en entendant Marina s’approchant d’elle sans quelle l’ait vue. En l’embrassant, elle lui dit :

- Je m’excuse d’être en retard, je n’arrivais pas à me réveiller ce matin, mais je vois que toi aussi tu es en retard, tu es encore en robe de chambre comme moi.

- J’ai déjà déjeuné avec Gaston qui vient tout juste de partir, mais je boirai bien un café pendant que tu déjeunes.

- Avec plaisir Anne.


Elles s’installèrent derrière le muret du jardin, près de la piscine. Marie les servit. Un fou rire vient à Anne. Marina a les yeux qui pétillent. Elle lui demande pourquoi elle rit. Elle doit sentir que quelque chose se dénoue dans son cœur, car Anne ne répond pas. Un doux silence s’installa entre elles, C’était un moment très émouvant, tout empreint de sensibilité. Anne rompt le silence :

- Tu n’as jamais pensé à te marier, Marina ? Tu sais, pour moi ça été une surprise, je ne prévoyais pas de me marier si vite. Tu as quelqu’un dans ta vie ?

- Non, Anne ! Je n’ai personne, et puis les hommes m’ennuient.


Elle rit, elle est gaie ! Elle est assise tout près d’Anne. Par inadvertance elle touche sa cuisse dénudée avec la sienne qui l’était aussi, et lui communiquait sa chaleur. Anne ne bouge pas. Mais cette chaleur provoque en elle soudainement et brutalement un désir charnel, fort, subit, violent. Comme un coup de foudre sensuel, elle eut envie du corps de Marina, l’obsession de le sentir, de le palper, de le caresser, de le posséder ; Et ce désir brûlant de ses lèvres sur les siennes, de ses doigts sur sa peau.

Plus de morale, de bonne éducation, de honte ou sentiment. Il n’y avait que cette envie irrésistible, ce besoin impérieux d’elle. Incroyable ! Comment pouvait-elle, soudainement, comme un éclair dans un ciel sans nuages, éprouver quelque chose d’aussi insensé qu’un désir fou pour une autre femme, elle une femme sage, hétérosexuelle et mariée ?

Anne ne croyait pas à la magie, si elle en était arrivée là, il devait y avoir eu nécessairement des prémices conscientes ou inconscientes la conduisant à rêver et à prendre cette attitude envers Marina. En réalité, depuis deux ans que Marina était à son service, elles étaient devenues très complices, mais sans jamais rien d’équivoque entre elles. Sans avoir de meilleures explications, elle imaginait l’éloignement de son mari, d’émotions proches nées de lectures, de films, d’images. Il devait simplement être écrit quelque part, pleine lune ou pas, qu’elle éprouverait un jour du désir pour une autre femme. Que cette femme serait Marina et que ce jour particulier serait celui-là.

- Et avec une fille, tu as déjà essayé, demande Anne.

- Honnêtement oui ! En fait, j’ai été initiée à 17 ans, lors d’un camp de vacances en Auvergne par une monitrice comme moi. Elle avait 25 ans. Elle s’est montrée très convaincante, très habille. Dans sa chambre, elle m’a fait beaucoup jouir et découvrir qu’on pouvait aimer les hommes et aussi de temps en temps aimer faire l’amour avec une femme. Autrement je n’ai eu que quelques relations avec des garçons.

- Et, toi Anne, tu as déjà couché avec une femme ?

- Non ! Je n’ai jamais essayé… Je me demande bien ce que ça me ferait ?

- Moi ! J’ai trouvé ça génial, c’est mieux qu’avec les garçons qui ne pensent pas assez aux femmes.

- Cette nuit j’ai rêvé de toi, Marina !


Marina pose tendrement sa tête sur son épaule, le nez dans ses cheveux. Anne lui raconte brièvement son rêve et incline sa tête vers celle de sa dame de compagnie. C’est très doux. Elles ont la fièvre l’une de l’autre. Anne sens son émotion se transformer à toute allure. Elle est trempée de désir. Marina essaie de contenir son émotion. Sa respiration est plus courte. Ce trouble partagé semble contenir une jouissance en perspective. Il fait très chaud.

Anne les yeux fermés, s’abandonne dans les bras da Marina avec un soupir de ravissement absolu. Etroitement enlacées, elles échangent un premier baiser timide. A présent Anne veut que ça aille plus loin, et propose à son amie de l’accompagner dans sa chambre.

Dans les escaliers, la main dans la main elles courent presque. Arrivées dans la chambre, elles enlèvent leur robe de chambre et se jette sur le lit. Nues l’une contre l’autre, aucune honte, aucun remord ni souci de bienséance ne faisait obstacle à leur désir. Leurs baisers d’abord prudents et légers, se font de plus en plus sensuels. Anne ignorait qu’elle avait une telle envie de femme, elle ne voulait qu’une chose : continuer, rester dans les bras de Marina, respirer son odeur, goûter sa peau, ses lèvres, se laisser emporter par l’ivresse qui les avait saisies toutes les deux.

Elle murmure :

- Anne tu n’es pas obligée de continuer…

Elle chuchote à son oreille :

- J’ai tellement envie moi aussi, mais je n’ai jamais embrassé une fille.

- Tu te débrouilles plutôt bien !

Marina la pousse sur le dos, la voilà nue à genoux entre les cuisses ouvertes de Anne, ses seins à la hauteur de son visage Anne embrasse avec douceur et attention ses seins, elle s’attarde sur le mamelons Et c’est à ce moment précis que la main de Marina atteint son pubis, les doigts dans sa fente. Elle se recule et avance son visage jusqu’à toucher le sexe de son amie. Elle respire son odeur et se penche sur sa vallée des merveilles qu’elle ouvre avec sa langue. Anne n’en peut plus, elle saisis la tête de Marina de ses deux mains et en remontant son bassin, elle vient presser son bijou contre son visage. Elle sent ses lèvres aspirées, pincées, son clitoris tété. Elle sent un nez, une langue la pénétrer partout. Des doigts s’enfoncer dans son puit d’amour ; envoyant des ondes de bonheur dans le ventre, dans le petit soleil étoilé ; elle mouille abondamment dans un clapotis obscène ; elle se sent plus féminine qu’elle ne l’a jamais été. Elle imagine ses jolis doigts fins s’enfoncer dans son intimité ; cette image jointe aux gestes érotiques de son amie, achève t’emporter Anne vers un orgasme irrépressible et violent. C’est avec sa propre main que Marina la suit dans son plaisir. Anne pousse une série de cris quand son plaisir explose comme un feu d’artifice.

Quelques secondes plus tard, c’est Marina qui en se masturbant jouit en poussant des gémissements étouffés, et en enfonçant son nez dans l’orifice vaginal de Anne, qui se laisse retomber épuisée et comblée. Marina s’allonge à côté de son amie. Elles venaient de jouir deux purs désirs de femme. Et pour la première fois, Anne était vraiment heureuse d’avoir été comblée par une femme.

Elles restèrent immobiles et silencieuses un long moment, leurs corps enlacés dans la douce odeur du sexe.

Soudain, Anne se mit à bouger, se cambrer, gonfler sa poitrine et se mit à frotter très doucement ses rondeurs contre celles de Marina qui répondit aussitôt. Ce fut un moment magique, elles firent de leurs seins une zone érogène privilégiée.

Anne, toute frémissante s’écarta et s'empara des seins de son amie, se mit à les pétrir avec une vigueur fébrile, elle sentit son bas- ventre s’embraser à nouveau. Les larges auréoles la regardaient, la jetant dans un bel émoi. Elle enfonça son visage entre les deux seins avant de se mettre à leur distribuer de larges coups de langue voraces tout en les triturant. Marina se laissait ainsi délicieusement se caresser et, prenant la tête de Anne entre ses mains, elle appuyait sur ses melons afin d’accentuer les voluptueuses sensations qui la parcouraient toute, et qui la mettaient en trans.

Anne a sous les yeux la plus belle femme du monde, avec un visage harmonieux, ses lèvres charnues, le tout surmonté de cette superbe chevelure ondulée, ces mains de pianiste ; avec son long torse sur lequel trônaient les beaux seins, chargés d’une incroyable sensualité ; avec ces longues jambes ; avec enfin ce nid d’amour avec sa colline rehaussée d’une toison sombre bouclée. En se retirant vers le bas, elle dit :

- Montre- moi ton trésor !

Et Marina écarta ses cuisses, se mit à se masturber sans la moindre fausse pudeur, puis ouvrit légèrement sa fente pour offrir aux yeux attentifs de sa compagne le spectacle de la femme amoureuse, en attente de caresses. Anne, pour la première fois de sa vie admirait avec des yeux étonnés un spectacle véritablement fascinant : le sexe somptueux d’une femme avec ses chairs délicates, la forme des lèvres belle, les plis et replis adorables, les nymphes fines lamelles flottantes étirées sur les grandes lèvres.

Anne admirant l’intérieure de cette vulve fut prise d’une envie folle de poser sa bouche sur ce fruit brillant de désir. Elle s’allongea entre les cuisses de sa compagne, le souffle court, ses lèvres à quelques centimètres de son sexe. Marina ondula des hanches, cherchant avec son sexe la bouche de Anne, qui se mit à lui lécher la vulve ouverte à grands coups de langue. Les nymphes rosées s’ouvrirent comme une fleur lui donnant accès à son clitoris à qui elle imposa un feu roulant de petits coups nets et précis du bout de sa langue. En même temps elle caressait les seins de Marina, dont le corps commençait à se crisper, à se contracter.

- Anne, viens vite sur moi, donne-moi ton sexe, et concentre-toi sur ton plaisir !

Anne se positionna tête-bêche et n’a pas tardé à donner son minou à déguster à Marina, tout en s’afférant dans les chairs tendres de son amie. Elles expérimentèrent leur premier « soixante-neuf » entre filles.

Le souffle court, l’excitation à son comble, Anne poussa sa vulve contre la bouche de Marina, sa vue se brouilla, elle poussa un cri suivi de gémissements, lorsque la jouissance l’atteignit. Comme une réaction en chaîne son orgasme déclencha également celui de Marina dont un cri fusa suivit de manifestations vocales.

Elles sont restées un bon moment silencieuses l’une à côté de l’autre. Anne n’arrivait pas à croire que sous ses caresses la belle Marina avait touché au plaisir suprême.


N° 2 SEULE


Ce jeudi matin, le réveille sonna. Anne s’étira et se leva. Sa douleur se réveilla avec elle. Le chagrin s’est insinué en elle durant une partie de la nuit, et cela durait depuis une semaine. Depuis que sa femme de compagnie Marina fut partie pour New York. Sa Marina, la femme, son amante qu’elle aimait le plus au monde. Son cœur lui paru déchiré par le sel de ses larmes. D’un pas lent, en robe de chambre, elle descendit dans la cuisine où sa fidèle servante Marie lui avait préparé un bol de café.

Elle avait une mine sinistre, elle faisait vraiment peine à voir. Comme au fil des minutes cela n’eut pas l’air d’aller en s’améliorant, Marie finit par demander :

- Ça n'a pas l’air d’aller ma petite Anne. Puis-je t’être utile à quelque chose ?

- Tu es gentille, merci, ça va aller.

Marie laissa s’installer un silence de quelques secondes. Elle regarda Anne et vit des larmes lui venir aux yeux. Elle s’effondra en pleurs. Après un temps d’hésitation, Marie prit un siège et vint s’asseoir à côté d’elle et lui prit la main-

-Tu as raison, tout ne va pas pour le mieux, ça va plutôt mal depuis que Marina est partie pour hériter d’un domaine de son oncle en Amérique. Quand je regarde ma vie il ne me reste plus grand chose.

- Tu as ton mari, tu t’intéresses à beaucoup de choses. Tu n’as pas de soucis matériels.

Elle se leva et se mit à marcher nerveusement dans la cuisine.

- C’est vrai que je n’ai pas de soucis matériels, j’habite un beau manoir, j’ai une propriété à Nice. Mais côté humain, je n’ai rien. Je ne vois presque jamais mon mari, même lorsqu’il est là, il m’ignore car il vient toujours accompagné de sa secrétaire, de ses clients ou ses associés qu’il considère comme ses Amis. Et le comble, Marina m’a quittée. On s’aimait ! C’est à en pleurer ! Mais je… Elle ne termina pas sa phrase, le téléphone vint à sonner, et d’un pas résolu elle se dirigea vers l’appareil et empoigna le combiné.

- Oui, allo ? Ah !c’est vous monsieur Jourdan !

- Pourriez-vous me recevoir cet après midi ?

- Oui, d’accord, je suis libre. De quoi s’agit-il ?

- Vous louez toujours votre pavillon du fond ?

- Bien sûr !

- Je peux venir vers 16 h ?

- OK !


C’était le notaire de la famille. Bel homme, la quarantaine, bien intégré socialement, ambitieux, mais capable de fantaisie et d’humour. Toujours habillé style cadre professionnel, mais parfois original, avec un faux négligé savamment étudié. Il était marié avec la fille de l’ancien propriétaire du manoir, il le connaissait donc bien.

Anne le reçu à l’heure dite. L’été battait son plein, la journée était chaude. Ils s’installèrent sur la petite terrasse, ombragée par une tonnelle qui soutenait une vigne vierge. Ils se rafraîchirent avec un thé glacé.

Après avoir discuté de tout et de rien, le notaire en vint à l’objet de sa visite. Un ami qui occupait une haute fonction dans un ministère parisien voulait rencontrer sa maîtresse dans des conditions d’absolue discrétion. Celle-ci occupait les fonctions de secrétaire particulière d’un ministre et se trouvait en congés pour deux semaines. Monsieur Jourdan considérait que la « Chamade » était le lieu idéal qui réunissait toutes les précautions requises étant donné que cette personne prenait pension à l’auberge de la Berge, dans le village situé à proximité. Anne donna son accord en précisant que pour le moment seul la chambre Rose était disponible.

- La chambre Rose, vous dites, Anne ?

- Oui, vous avez l’air surpris !


Avant de lui répondre, le notaire dût faire un effort. Est-ce que Anne était au courant de cette pièce spéciale ayant accès par la petite bibliothèque ?

- Vous avez déjà visité la petite bibliothèque dans le bastion ?

- Oui, de temps à autre je vais choisir un livre. Je trouve qu’il y a de belles lectures.

- C’est vrai ! Mais êtes-vous au courant que cette pièce donne accès à un pièce « spéciale», en manœuvrant une partie de la bibliothèque ?

- Non ! Que me racontez-vous là ?

- Eh, bien si vous voulez me suivre, vous serez surprise !

Anne pris les clefs, arrivés au bastion, elle ouvrit la porte en chêne forgé, elle grinça légèrement. Le notaire se dirigea vers la bibliothèque à un endroit qui faisait face à un guéridon apparemment vissé au mur. Sur la troisième étagère, en partant du haut, il enleva deux livres assez volumineux, apparue alors une petite porte métallique avec un bouton vert proéminent. En appuyant dessus, le notaire fit pivoter un pan de la bibliothèque d’environ 60 cm de large, et juste assez haut pour laisser passer une personne de taille moyenne.

Un petit couloir en cul de sac dans lequel il y avait une fenêtre, mais elle était murée. En face de la fenêtre se trouvait une porte d’aspect assez ancien mais on voyait qu’elle était bien entretenue. Monsieur Jourdan, demanda le trousseaux de clés à Anne, en choisit la plus petite, l’introduisit dans la serrure, fit deux tours à l’endroit, après un petit clic, il fit un tour à gauche et la porte s’ouvrit.

A l’intérieur, Anne fut surprise. La chambre était très grande, sans fenêtres, meublée d’un lit spacieux, d’une armoire et d’un espace équipé d’une salle de bain. La cloison face au lit était couverte entièrement d’un rideau. A côté du lit, sur une petite table de chevet se trouvait une télécommande.

- Voilà, Anne ! Ici, nous nous trouvons dans la chambre dotée d’une glace sans tain que je vais libérer avec cette télécommande, en appuyant sur le bouton vert. Par le bouton rouge elle peut s’ouvrir des deux côtés de façon à éliminer une des deux chambres. Le bouton blanc sert à écouter ce qui se dit dans les pièces.

Jourdan manoeuvra les boutons, Anne, médusée, ne perdit rien du spectacle. Le rideau s’ouvrit sans faire de bruit sur une grande glace sans tain, autorisant un regard sur deux chambres, dont une impressionnante, qui la fascina. La pièce était aménagée de manière fonctionnelle et plaisante. Le grand lit était rond, à une hauteur inhabituelle, entouré de glaces aux murs comme au plafond, le sol était couvert d’un magnifique et épais tapis de laine. Les fauteuils et un vaste canapé couverts de tissus, complétaient le cadre. Une porte vitrée dans l’angle du fond à droite, donnait accès à la salle de bain également entourée de glaces. De l’extérieur on avait accès à la chambre par la salle de bain.

La deuxième chambre, séparée de l’autre par une cloison était également visible sur tout son volume. C’était la chambre « Rose » Elle était moins grande mais elle avait un bel espace da convivialité, avec son grand lit, les fauteuils, le sofa, une grande armoire à glace et sa salle de bain.

- Est-ce que mon mari est au courant de cet…

- Non, Anne ! J’ai choisi de vous révéler ce secret qui, pour moi était trop lourd à porter. Mon beau-père était porté sur la « chose ». Il m’invita une fois à assister aux ébats d’un couple d’amoureux dans la grande chambre, cela ne fut pas à mon goût et je n’y suis plus retourné. J’ai l’impression que sa femme ignorait l’existence de ce lieu.

De retour chez elle, Jourdan étant parti, elle s’installa sous la tonnelle près de la piscine. Elle trouva la vie surprenante, cette simple rencontre avec le notaire l’avait bouleversée, car elle arrivait à une période charnière de sa vie. Avec le recul il n’y avait d’ailleurs rien d’étonnant au fait qu’elle se soit laissée entraînée dans l’aventure avec Marina. Elle avait besoin de folie et Marina était arrivée avec sa joie de vivre, son désir dévorant pour les femmes. Elle avait déployé des trésors d’énergie et de vices pour la faire craquer à son tour pour les femmes.

Puis, elle imagina tout ce qu’on pouvait voir depuis la chambre « d’observation », comme elle venait de la baptiser. Elle fut distraite par la sonnerie du téléphone, elle se leva, pris le combiné qui se trouvait tout près, une voix de femme :

- Oui, allô ?

- Bonjour… Excusez-moi, vous êtes Madame de Rougemont ?

- Oui !

- Je suis Mademoiselle Lesage, Monsieur Jourdan a retenu une chambre pour moi, dans votre manoir, c’était pour vous dire que j’arriverai samedi dans le courant de l’après- midi.

Quelle voix profonde et suave…

- Oui, Mademoiselle, vous êtes bien chez moi, et je serai heureuse de vous recevoir. Voulez-vous qu’on vienne vous chercher à votre arrivée ?

- Vous êtes bien gentille, ce n’est pas la peine, j’arriverai directement chez vous en voiture.


N°3 - SOLANGE


Mademoiselle Lesage arriva samedi vers 15 h, dans une limousine noire avec chauffeur. Anne l’a reçu avec un sourire non feint. Le chauffeur partit, après avoir déposé les bagages dans la chambre. Entre temps, une voiture de location arriva pour la demoiselle.

Anne disposa une petite collation de fruits sur la table à l’ombre, près de la piscine. Et attendit la jeune fille, qui ne tarda pas à se présenter en petite robe rouge, qui lui allait à merveille, malgré qu’elle fût nu- pieds. Anne prit un certain plaisir à la voir s’approcher. Elle était mince, aussi grande qu’elle, offrant des courbes presque parfaites. Quand elle se tourna pour s’asseoir, Anne eut un petit frisson dans le dos en voyant son derrière mignon et ferme et en plongeant son regard admiratif sur ses seins superbes bien ronds, sur les pointes qui s’étaient durcies en frottant sur sa robe car elle n’avait pas de soutien gorge.

Elle apprit qu’elle s’appelait Solange, qu’elle avait 22 ans, qu’elle était en maîtrise de droit, et que son père était un collaborateur du ministre qu’elle fréquentait.

La chaleur était presque insupportable, même à l’ombre. Une petite goutte commença à chatouiller Anne. Elle baissa les yeux et rentra le menton pour l’apercevoir, juste à la naissance de ses seins, en plein milieu. Elle brillait et tremblait un peu. Amusée, elle guettait le moment où elle allait se transformer en une petite coulée. La goutte frémit légèrement puis, soudain, comme si elle venait de crever la minuscule poche qui la tenait fermée, elle s’écoula. Elle fut suivit d’autres gouttes qui se répandirent sur son buste pour aller s’égarer dans son duvet. Elle finit par s’étirer en appuyant ses pieds fortement sur le sol.

Solange qui avait suivi ses gestes, avait de la peine à détacher son regard du corps d’Anne. Anne s’en aperçu et, subitement, les souvenirs des plaisirs qu’elle avait eus avec Marina ne lui laissèrent pas le loisir de réfléchir plus longtemps, et fit surgir des désirs profondément enfouis, sans relation avec les sentiments qu’elle avait éprouvés pour son amante. Anne décida de briser le tabou. Elle proposa à Solange le tutoiement. Son visage s’empourpra, ses deux mains crispées sur le bord de la table, sa poitrine se souleva, elle fixa d’un regard brûlant Anne et, fut d’accord.

- Et si nous allions nous baigner? s'exclama Anne

- Je voudrais bien mais je n’ai pas de maillot !

- Si ça ne te dérange pas, ici, nous pouvons nous baigner toutes nues, personne ne peut nous voir !


Pour Solange, Anne faisait partie du monde des adultes, et elle ne fut pas surprise, et même contente qu’elle chercha à sympathiser avec elle.

- D’accord ! Fut sa réponse.

Une fois nues toutes les deux, une vraie complicité s’installa entre elles. Dans l’eau, elles s’amusèrent comme deux petites folles. Mais Anne s’enhardit en plongeant sous l’eau entre les jambes de Solange, se retourna et en sortant de l’eau, elle se hissa dans le dos de Solange et la prit dans ses bras. La sensation de ce corps abandonné dans ses bras, sans aucune réaction l’encouragea à déposer un petit bisou sur sa nuque. Anne ne s’était pas trompée et à ce petit détail elle discerna l’ambiguïté de l’amitié qui était en train de naître ente elles. Loin d’être perturbée Solange se retourna et plaqua ses seins sur ceux d’Anne. Leurs regards se croisèrent et entre elles une émotion les troubla.

Pour se sécher elles s’installèrent toutes nues, sur deux matelas de plage, placés côte à côte. Solange était étonnée de ne pas se sentir alors qu’elle se représentait ce qui allait se passer, du moins elle l’espérait. Leurs visages se sont rapprochés, leurs bras ont enlacés leurs corps et Anne déposa un baiser sur le sein de sa compagne.

- J’ai très envie de t’embrasser, dit-elle. Tu sais, j’ai beau être mariée, je suis très attirée par les filles. Quand je t’ai vue…

Solange ne trouva rien à redire, mais elle espérait de tout cœur qu’elle continue à parler.

- J’espère que je ne te choque pas ?

- Non pas du tout, au contraire, je me sens très attirée par toi. J’ai déjà couché avec des filles. Tu sais à Paris ce n’est pas les occasions qui manquent.

Anne ne voulait pas faire mystère de ses intentions mais elle ne voulait rien brusquer. Elle invita Solange à partager son dîner. Elle donna son accord et sembla plus à l’aise à partir de ce moment là.

Très à l’aise, Solange dans sa petite robe rouge qui la moulait à merveille dont le haut formait une échancrure, sans cache sexe ni soutien gorge. Anne dans une robe en soie bleu clair avec un décolleté plongeant et dos nu, très sexy épousant parfaitement sa belle silhouette, une petite culotte ouverte, mais les seins libres. Elles prirent place face à face, à la table, sous la tonnelle. Le soleil commençait à décliner, mais la chaleur persistait.

Marie, la fidèle servante, leur servit un repas léger mais qui s’avéra, dans sa simplicité campagnarde, tout bonnement délicieux, arrosé d’une bouteille de champagne. Anne et Solange prirent apparemment le même plaisir, un rien pervers, à différer le moment où elles se retrouveraient dans la chambre d’Anne, seules enfin de se dire et de se faire ce qu’elles voulaient.

Solange regardait avec tendresse Anne, un léger sourire sur ses lèvres. Son regard avait une densité particulière, chargée de sensuelles promesses. Elle sentit monter en elle une première vague de désir pour cette créature superbe, qui allait la prendre bientôt dans ses bras, qui la peloterait selon son gré, faire d’elle ce qu’elle voudrait. Elle sentit ses seins se gonfler d’un désir impatient. Anne lui avait parlé de son aventure avec Marina. Elle savait donc qu’elle était experte en la matière.

Puis soudain… Anne faillit crier de surprise tant la chose était inattendue : elle sentit, sur sa cuisse droite, l’emprunte d’un pied. Par dessous la table, Solange venait d’appuyer la plante de son pied dénudé sur sa cuisse. Sans attendre, celui-ci glissa vers le haut, se fraya un chemin entre ses cuisses et entra en contacte avec sa vulve. Elle écarta aussitôt les jambes afin de faciliter la délicieuse intrusion. Solange lui massait la vulve au moyen des ses orteils, à la manière douce. Délectable caresse ! Elle était contente d’avoir mis une culotte ouverte. Son excitation monta d’un cran. Enfonçant ses fesses dans le coussin de la chaise, elle poussa son pubis à la rencontre du pied inquisiteur, s’agrippant au bord de la table afin d’assurer sa position. La caresse se prolongeait, elle fit ondoyer son bassin, elle réalisa qu’elle était déjà presque sur le point de jouir. Solange semblait avoir pris la décision de la faire jouir sur place. Elle demeurèrent encore assises un bon moment à se manger des yeux et Solange arrêta son jeu, et regarda Anne avec une expression de triomphe enfantin. Elle savourait le spectacle qu’offrait Anne d’une fille pantelante, essoufflée.

Lentement, Anne lui tendit la main. Elles se levèrent presque en même temps, d’un même mouvement sans se quitter des yeux. Au lieu de prendre la direction de la chambre, elles s’immobilisèrent, bien excitées. Leurs bustes entrèrent en contact, ce fut un moment magique. Elles se mirent à frotter très doucement leurs rondeurs. C’était fascinant ! Comme pas mal de femmes aux rondeurs avantageuses, elles firent de leurs seins une zone érogène privilégiée. Ce frisson, cette vibration presque tangible, ce puissant émoi, ces sens en délire, leur firent mettre à nu leurs seins, facilité par leurs robes échancrées. Elles prenaient un égal plaisir à se défier ainsi, à se caresser sans user de leurs mains. Les bouches s’unirent dans un baiser sensuel, en proie à une véritable fringale de plaisir.

C’est Anne qui brisa le charme. Elle s’empara de la main de Solange, et l’entraîna à sa suite. Viens ! Lui dit-elle simplement.

Sa chambre était au premier étage. L’escalier, comme dans la plus part des vieilles demeures, était fort raide, les marches, assez hautes n’étaient de surcroît pas bien profondes. (les travaux pour les rendre plus commodes était prévus) En conséquence, Solange qui la suivait, avait le nez juste à la hauteur de ses fesses, tout près. Sérieusement excitée par ses orteils à table, Anne ne pu résister à l’envie soudaine de la provoquer quelque peu.

Ostensiblement, elle ralentit sa progression et, en poussant ses fesses vers l’arrière, accentua son déhanchement. Elle savait que Solange regardait ses fesses et sa vulve, que peut-être, elle aurait aimer les toucher. Pour sa part, elle en crevait d’envie qu’elle le fasse, elle voulait sentir ses doigts se refermer sur sa chair offerte, elle voulait qu’elle s’insinue dans son vagin déjà ruisselant, qu’elle enfonce deux doigts dans son sexe. Dieu, qu’elle était excitée !

- Anne, arrête !

La prenant au mot, Anne s’immobilisa au milieu de l’escalier, les fesses brandies, le cul ouvert.

Solange éclata de rire et, lui infligea une petite claque sur les fesses. Elle se ressaisit un peu et franchit vivement les dernières marches. Anne se précipita à l’intérieur de la chambre. Elle se planta en plein milieu de la pièce et, face à la porte, attendit, toute frémissante, telle une collégienne.

Lentement Solange la rejoignit et, elles eurent le même réflexe toutes les deux, elles laissèrent glisser leur robe à leur pieds et s’en défirent ensuite. Solange était toute nue, Anne avait encore sa culotte ouverte. Elle s’en débarrassa vite fait. Lorsqu’elle se redressa, Solange avait sous les yeux la plus belle femme du monde, avec un visage harmonieux, ses lèvres charnues, son menton volontaire, le tout surmonté de cette superbe chevelure ondulée qui balayait à présent sa nuque et mangeait une partie de son visage ; avec ses épaules bien dessinées, ces longs bras fins et musclés ; avec son long torse sur lequel trônaient les plus beaux seins qu’elle n’avait jamais vus, amples, généreux, chargés d’une incroyable sensualité ; avec ce ventre plat qui laissait deviner une solide musculature, avec ses longues jambes aux courbes admirablement dessinées ; avec enfin ce nid d’amour rehaussé d’une élégante toison frisottante. Et ce trésor absolu était là pour elle, Solange…

Anne se jeta sur le lit et, elle cru rêver quand Solange vint la rejoindre sur le lit. Elle enjamba souplement le corps de son amante et, un genou enfoncé de chaque côté de ses hanches, la domina de toute sa hauteur, lui dit :

- Montre-moi ton sexe ouvert !

Rentrant son ventre pour mieux pousser son pubis vers l’avant, Anne écarta les cuisses, ramena ses mains autour de sa vulve qu’elle présenta à Solange comme un fruit juteux. Au moyen de ses doigts, elle écarta ses lèvres afin de mieux exhiber le trou rose et béant de son désir éperdu. Sa vulve montait et descendait vers elle en un appel pressant. Anne voulait sentir ses doigts, ses lèvres, dans son sexe, dans son cul, elle la voulait, oui ! elle la voulait.

Solange saisit soudain par le dessous les cuisses d’Anne quelle releva, la forçant à replier ses jambes par dessus ses épaules. Ce mouvement eut pour effet d’écarter largement les cuisses, et le sexe trempé de sa compagne se retrouva devant son visage. Solange fit enfin ce geste qu’Anne attendait avec impatience. Elle explosa de bonheur quand elle sentit enfin sa bouche sur sa fente. Elle caressa doucement ses cheveux.
Puis n’en pouvant plus, elle se mit à murmurer :

- Oh, ma chérie ! Mange6moi ! Vas-y ! Je n’en peux plus ! Tu me rends dingue !

Solange promena ses lèvres sur sa vulve qu’elle sentit gonfler. Elle trouva son clitoris et le câlina avec sa langue. Anne pressa son sexe contre son visage, elle sentit sa bouche aspirer ses lèvres, les pincer, remonter pour téter son clito, le mordiller, elle se branla sur elle autant qu’elle était bouffée. Son nez, sa langue la pénétra partout. Elle sentit des doigts dans son con, envoyant des ondes de bonheur dans son ventre, dans son cul.

Anne mouillait toujours plus abondamment, mais ça n’avait pas l’air de gêner Solange qui poussa de petits grognements de satisfaction en lui bouffant le cul dans un clapotis obscène. Anne se sentit plus femelle qu’elle ne le fut jamais avec un homme.

Puis, Solange qui commençait à gémir, allongea les jambes écartées d’Anne, se mit à cheval, un genou de part et d’autre des hanches de sa compagne et plaqua sa vulve bien ouverte et lubrifié sur la vulve d’ Anne et se mit à frotter légèrement d’avant en arrière.

Ces mouvements chair sur chair, clito sur clito, achevèrent d’emporter Anne vers un orgasme irrépressible et violent comme elle n’en avait jamais eu. Elle s’entendit pousser une série de cris aigus quand son plaisir acheva sa courbe et explosa comme un feu d’artifice dans son ventre et dans sa tête. Quelques secondes plus tard, c’est Solange qui la rejoignit et s’envoya en l’air en poussant des gémissements étouffés et en enfonçant son nez frénétiquement dans le cou d’Anne. Au plus fort de son plaisir, elle sentit Solange se presser de toutes ses forces contre sa vulve, avec la sienne, comme si elle voulait y rentrer. Après un ultime coup de reins, elle se laissa retomber, épuisée et ravie.

Anne accompagna Solange dans l’alanguissement qui s’ensuivit et qui marquait la fin de leurs violents orgasmes. Elles se trouvèrent étroitement enlacées, toutes poisseuses de leurs sécrétions, encore haletantes et épuisées, mais combien ravies.

Elles restèrent ainsi un bon moment. Puis, Solange se mit sur le dos et, avec sur son visage une expression qui ressemblait à de la gourmandise

- Tu sais, Anne ! J’aime ton sexe. Tu veux bien me le montrer ? Et puis, je suis à la fête avec ta cyprine, elle est douce presque sucrée. J’adore !

Anne se glissa les fesses au bord du lit, écarta bien ses jambes, les plia vers elle en tenant ses genoux avec les mains, les coudes posés sur le lit.

Solange s’agenouilla sur l’épais tapis de laine entre les cuisses de son amante. Elle avait devant elle le spectacle vraiment fascinant de la vulve ouverte, luisante de sève d’amour, en regardant de plus près, elle vit le clitoris prêt à bondir.

Leur désir venait de renaître. Elles sentirent que quelque chose de très fort allait leur arriver. Baiser toute les deux, jouir, jouir encore et recommencer, sans plus de retenue avec toute l’impudeur de leurs deux désirs jumeaux, de leurs désirs purs de tout enjeu de domination. Deux purs désirs de femme.

- Tu sens bon, tu sens très bon Anne.

Elle enfouit son nez dans ses poils et la respira avidement. Le pubis d’Anne se tendit vers sa bouche, implorant silencieusement une caresse plus précise. Mais Solange, ses lèvres à quelques millimètres de son sexe, voulut la faire souffrir, qu’elle soit folle d’impatience de se faire bouffer, elle l’agaça en effleurant à peine de ses lèvres sa belle fente gonflée et ruisselante. Anne gémit.

- Oui ! Oui ! Je t’en prie ! Mange-moi ma chérie !

La mouille dégoulina dans la bouche de Solange, coula sur son menton. Sa langue, son nez s’enfoncèrent en elle, avidement. Elle pinça ses lèvres entre les siennes et les suça, sa langue chercha son clitoris. Ses doigts se joignirent à sa langue, s’enfoncèrent dans son vagin moelleux. Prenant garde de ne pas la blesser avec ses ongles, elle y enfonça deux doigts, les faisant doucement aller et venir à l’orée de son vagin. Ils firent un petit bruit mouillé et ressortirent luisants de mouille. Solange bava d’excitation devant ce spectacle, comme un gosse devant une pâtisserie. Sa salive se mélangea à la mouille et elle se délecta à enfoncer ses doigts un peu plus profondément dans cette chair sensible. Anne respira très fort, son cul s’avança cherchant les doigts pour venir se les enfoncer encore plus profondément. Elle poussa des petits cris et donna des coups de reins pour mieux se faire enfiler. Elle l'implora pour son clitoris.

Solange connaissait le bon endroit, sa langue se fit douce, onctueuse identifia avec précision le point électrique ; sa caresse se fit régulière sans interruption. Le visage d’Anne fut sérieux, tendu, concentré sur son plaisir qui montait. Elle grinça des dents. Puis, ses cris se firent crescendo jusqu’à ce qu’elle hurla son plaisir, son visage rejeté en arrière. D’un ultime coup de bassin, elle enfonça les doigts à fond dans son ventre, laissa retomber ses jambes et éclata en sanglots.

Solange retira doucement ses doigts dégoulinant de son sexe, Anne s’allongea sur le dos.

- Ma chérie, ma chérie, calme-toi… Je t’aime.

Elle la couvrit de baisers, et tendrement enlacées, sans plus bouger, les yeux fermés, Anne se calma. Puis Elle se leva :

- J’ai soif, il faut que je boive ! J’ai poussé le chauffage pour qu’on soit bien toute les deux.

- Tu as bien fait. C’est bon cette chaleur. J’ai l’impression d’un petit paradis terrestre où on pourrait rester et vivre toutes les deux, toutes nues.

- Oui ? Un drôle de paradis : deux Ève sans Adam ! Au fait, ton amant viendra te rejoindre bientôt !

- Oui, Didier viendra… nous sommes samedi ? Anne opine du chef. Alors il arrivera demain matin et nous repartirons jeudi matin.

- Tu l’aimes?

Elle resta silencieuse, puis elle dit, comme pour elle-même, sur un ton à la fois rêveur et sérieux.

- Je crois que c’est vraiment lui, l’homme de ma vie !

Cette phrase toute simple parut, à Anne, étrange et plein de mystère. Etrangement, elle n’éprouva aucune jalousie ; elle fut seulement heureuse que le cœur de Solange soit rempli par un si fort et si beau sentiment.

- Si seulement Jacques……. ? Pensa-t-elle !

Elle se leva et prit une bouteille d’eau minérale dans le mini bar réfrigéré et bu goulûment. Solange ouvrit la fenêtre et resta debout devant la fenêtre. La nuit était tombée.

- J’ai une petite faim, Anne !

- Je vais préparer quelque chose, je n’en ai pas pour longtemps.

Elle enfila son peignoir et descendit à la cuisine, sans faire de bruit pour ne pas réveiller Marie qui devait dormir. Elle remonta avec un plateau. Elle avait préparé des croissants au beurre et d’autres à la gelée d’abricots. Elle avait rempli deux verres de jus d’oranges et disposé un petit pot de miel et des tranches de brioches.

Solange s’était allongée sur le lit et semblait sommeiller. Lorsque Anne l’embrassa sur la joue, en laissant courir ses doigts sur la face interne de son avant-bras, elle frémit, se tourna et referma ses doigts autours de ceux d’Anne. Elle murmura :

- Tu es gentille Anne. C’est bon tout ça, j’ai vraiment faim !

Anne approcha la table de nuit, y déposa le plateau garni, se sépara de son peignoir et s’assit sur une chaise face à Solange qui resta assise sur le lit.

Après avoir calmé leur appétit, Solange changea de position, les jambes repliées en tailleur et écartées. Pour plus de confort, elle plaça un coussin sous ses fesses, dégageant du même coup son sexe à la vue d’Anne, qui en voyant sa pilosité noire, drue et bouclée eut une envie folle de faire des échappées de caresses vers le clitoris, le vagin, l’anus, en attendant de s’y consacrer entièrement. Elle sentit ses seins se durcir, une douce chaleur envahir le bas de son corps à la vue de l’image sensuelle, provocante, érotique, qui s’offrait à ses yeux admiratifs.

Le regard que lui lança Solange lui fut comme une décharge électrique. Ses prunelles enfiévrées brûlaient d’un feu intense. Devinant l’intension de son amante, elle lui dit dans un souffle :

- Tu veux que j’ouvre ma vulve ? Je suis très excitée, j’aimerais que tu me « manges », ma chérie !

Et avec ses deux mains, elle écarta ses grandes lèvres dodues, laissant apparaître ces tendres chairs luisantes. Une bouffée de désir incandescent remonta du vagin d’Anne en feu, pour se répandre dans tout son corps languissant Solange s’allongea sur le dos, un coussin sous les fesses, écarta ses cuisses, genoux repliés. Le cœur battant, Anne se mit à genoux entre ses cuisses, puis s’allongea sur Solange, qui prit en tenaille entre ses jambes, les hanches d’Anne, ce qui eut le loisir d’ouvrir davantage sa vulve, ses mains s’étant emparées des fesses d’Anne, en mouvements énergiques, elle plaça sa vulve sur la sienne.

Leurs vulves chaudes, mouillées, heureuses s’étaient immédiatement trouvées et se frottaient avec frénésie, se masturbaient dans un clapotis obscène. Leurs lèvres entrèrent en contact, leurs langues se livrèrent à une poursuite effrénée, se mordillaient, se léchaient. Les vulves toujours en contact découvrirent par les mouvements et la pression les points exquis

En même temps, les mains d ‘Anne s’emparèrent des seins de son amie qui, énervés par l’attente, palpitaient. Mue par une soudaine impulsion, elle se redressa pour contempler le corps de Solange comme s’il se fut agi d’une illusion devant le spectacle de ses lignes pures, de cette vulve ouverte d’une beauté agressive.

Solange lui sourit et d’une voix blanche, à peine audible :

- Anne, oh Anne ! Mange-moi, suce mon sexe. Je n’en peux plus ! Viens !

Anne, prise d’une folle excitation, plongea son nez entre les grandes lèvres pour respirer l’odeur de son sexe et comme pour l’exciter encore plus, elle glissa sa langue en entier à l’intérieur de son sexe, puis l ‘abattit avec force contre son clitoris, à présent dur et turgescent. Du bout des doigts elle écarta sa vulve, découvrit ses petites lèvres luisantes, elles les suça, les lécha, les aspira. Elle parcouru la muqueuse humide de son vagin, par petits mouvements rapides et circulaires, happant son clitoris entre ses lèvres fermées, plantant avec délicatesse ses incisives dans ses chairs.

Solange gémissait à présent, ses mains étaient perdues dans les cheveux d’Anne, elle forçait sa vulve contre son visage, mais de façon désordonnée, appuyant parfois fortement, parfois juste d’une façon infime. Elle commença à onduler son bassin, décollant ses fesses du coussin maculé de ses substances. Anne enfonça sa tête en rythme contre son sexe, ses doigts pétrissaient, malaxaient ses seins, ses fesses. Elle poussa un cri parfaitement articulé. Elle répéta sa plainte encore et encore, s’agitant convulsivement. Elle supplia :

- Plus vite, oui ! Plus fort, oh oui ! Mange moi Anne ! Donne moi ta main !

Elle prit la main d’Anne et enfonça ses doigts dans son vagin. Elle explosa, murmura un nouveau cri en accélérant le mouvement des doigts. Elle gémit, hurla et s’arrêta brutalement.

Une sorte de feu d’artifice au ralenti s’allumait dans le sexe d’Anne et remontait pour parcourir tout son corps en libérant mille pétillements le long de ses cuisses, de son ventre, pour venir s’épanouir dans ses seins qui bandaient à craquer. Ce tourbillon ardent d’excitation s’était bien entendu accompagné d’un regain d’excitation. Son regard enfiévré, son exaltation, son désir manifeste, tout cela contribua à balayer tous les scrupules de sa maîtresse qui, timidement posa ses mains sur ses cuisses et lui confia d’une drôle de voix :

- Anne, je… j’ai envie… tu ne m’en voudras pas si…

- Dis-moi ce que tu veux… n’importe quoi, je le ferai.

Instinctivement, Anne se laissa glisser en arrière et s’étala de tout son long, offerte, pantelante, à côté de son amie, prête à tout, à toutes les folies. Solange la regarda longuement, comme si elle la découvrait. Elle articula non sans peine, visiblement en proie à un conflit intérieur :

- Je… je voudrais que …. Que tu te masturbes… pour moi… Je voudrais te voir jouir !

Sans se poser de questions, trop heureuse d’assumer un rôle qu’elle recherchait probablement depuis toujours, Anne enfonça un index dans sa bouche et l’inonda de salive, lentement elle caressa ses seins, puis parcouru son ventre, très lentement ouvrit les cuisses, et se mit à masser doucement la vulve.

Entre temps, son autre main emprisonna un sein qu’elle se mit à malaxer sans hâte ni violence. Solange était comme pétrifiée, elle la fixait en proie à un émoi particulièrement intense. Quoique, un peu intimidée par cette scène insolite, Anne poursuivit ses attouchements intimes. Elle glissa un doigt dans sa fente et se mit à agacer doucement son clitoris, tout noyé déjà sous les premiers assauts de leur plaisir. Elle eut l’impression, heureusement fugace, d’être une putain en train de se livrer aux caprices d’un voyeur.

L’émoi de Solange avait quelque chose de troublant qui l’entraîna à poursuivre sa masturbation. Le mouvement de son bassin, accentué par celui de ses cuisses qui se fermaient pour mieux se rouvrir, s’amplifia et s’accéléra. Elle sentit se multiplier les picotements annonciateurs du plaisir, et elle sentit qu’elle allait filer. Le visage de Solange se fit sévère et elle lui lança :

- Ne jouis pas tout de suite, je ne suis pas encore prête ! Vas-y doucement !

Anne fut persuadée que son abandon obscène constituait une preuve d’amour pour Solange, et elle fut prise d’une envie folle qu’elle la violente. Elle s’entendit d’une voix gémissante :

- Viens… viens… Fais de moi ce que tu veux !

Comme fustigée, Solange se jeta sur elle, passa une main sous ses fesses et d’une violente bourrade la retourna sur le ventre et se mit à pétrir et mordre ses fesses, sa langue pénétra le sillon fessier, puis elle écarta les fesses afin de faire apparaître sa rosace, elle y passa quelques coups de langues et, elle la fit à nouveau basculer sur le dos. Haletante, elle fixa un regard halluciné sur sa fente. L’orgasme d’Anne plusieurs fois différé, était à nouveau tout proche et s’annonçait majeur.

L’orgasme venait, elle allait le lui offrir. Ecartant les cuisses au maximum ; elle tendit sa vulve béante vers le visage crispé de Solange, qui se mit à lécher ses chairs tendres. La langue de son plat large et souple se mit à laper tendrement les surfaces joufflues, tendues de désir.

Anne voulait que la chose durât, aussi s’efforçait-elle de muer la brutale explosion qui s’annonçait en une sorte de jouissance se répandre lentement, en faire une sorte de spectacle qu’elle offrirait à sa maîtresse. Elle fut secouée par un premier spasme qui accompagnait une première coulée, puis un deuxième la quitta, accompagné d’une nouvelle secousse, et une troisième après laquelle elle se relâcha sous les dernières caresses que lui offrait Solange, en introduisant deux doigts dans son vagin. Un cri fusa de sa gorge. D’autres cris s’enchaînèrent accompagnés de secousses corporelles, au rythme des battements du plaisir.

Solange sous l’effet des cumulations de tous ces plaisirs ne pu contenir un orgasme majeur, son intensité dépassa la somme des plaisirs accumulés. Après quelques moments de parfaite immobilité, elle éclata en sanglots et se jeta sur Anne.

Lorsqu’elles eurent retrouvé leur calme, elles étaient étendues l’une à côté de l’autre. Les yeux de Solange exprimaient une infinie tendresse et de joie reconnaissante, son visage était tout taché par des sécrétions, ses ailes de nez et ses lèvres étaient toutes maculées, ce qui bouleversa Anne.

Le réveil digital affichait 2 h moins le quart. Ce qui n’empêcha pas Anne d’annoncer, avant qu’elles ne tombent dans les bras de Morphée, qu’elles avaient à visiter la chambre qu’elle destinait pour son couple, avant l’arrivée de son amant.


N° 4 LA GLACE SANS TAIN

C’est un bruit d’eau qui réveilla Anne. Elle ouvrit les yeux et compris aussitôt, en voyant la place vide à ses côtés dans le grand lit, que Solange faisait sa toilette matinale. Après quelques minutes elle pénétra dans la chambre, nue, une serviette nouée autour des cheveux, souriante. Elle s’approcha du lit et baisa tendrement les lèvres d’Anne. En tirant le drap elle la découvrit :


- Que tu es belle, Anne ! dit-elle admirative. Et puis, sans transition : Allez ! Va vite te doucher, je meurs de faim.


L’eau fraîche acheva de la réveiller. Pendant le petit déjeuner, Anne prenait son café, à petites gorgées, dans l’éclairage d’un soleil déjà éclatant, Solange se surprit à contempler à nouveau l’harmonie des traits de son visage, l’épaisseur de ses lèvres charnue, l’éclat de son teint. Elle n’arrivait pas à croire à sa chance. Anne posa sa tasse de café et lui lança, avec un sourire coquin :


- Arrête de me regarder comme ça ! Allez, viens, on va voir « la chambre des amoureux » que je vous ai réservée pour tes retrouvailles avec Didier.


Le trousseau de clé en main, Anne pris Solange par la taille et l’embrassa sur la joue. C’est à ce moment là que son amie posa la question ;

- Pourquoi tu nous changes de chambre ?

- C’est une surprise que je te réserve. Tu verras, tu vivras une expérience unique, vous serez grisés tous les deux par l’ambiance.


Après avoir contourné le bâtiment, elles s’arrêtèrent devant une porte en bois massif. Anne introduisit une grande clé, ouvrit la porte. Elle pénétra, suivie de Solange, dans la salle de bain qui donnait accès à la « chambre d’Éros. »


Solange n’eut pas le temps de rêver. Elle fut éblouie par toutes les glaces qui ornaient les murs et le plafond, par le grand lit rond au milieu de la pièce ; par les divans et les fauteuils disposés aux différents endroits de la pièce, propices aux pures folies. L’aménagement de la chambre ne laissait aucun doute : elle était dédiée au plaisir. Il n’y avait pas de fenêtres.

Un épais tapis moelleux couvrait tout le sol. Quelques tableaux représentaient des scènes érotiques, étaient accrochés à l’extrémité de certaines glaces. Ces peintures représentaient surtout des femmes dans divers actes d’amour lesbien : deux femmes en branlaient une troisième, pendant qu’une quatrième, les cuisses écartées au-dessus de son visage, se faisait lécher la fente, bien d’autres étaient aussi obscènes.


Solange dans un état second, posa sa main sur l’épaule d’Anne :

- Pourquoi n’avons-nous pas couché ici toutes les deux ?

-Tu feras des folies inoubliables avec ton amant, et Didier n’oubliera jamais le grand émoi qu’il éprouvera. Je pense qu’il s’en est passé des choses extraordinaires ici du temps de la monarchie. Que de nids d’amour offerts aux bouches agiles, que de vagins remplis de verges affamées.


-Arrête Anne ! Je vois toutes tes formes dans les glaces. Ta petite robe en soie rouge te moule tellement que je devine que tu n’as pas de sous-vêtements. Cela m’excite terriblement.

-Garde ton corps pour Didier. Je me suis déjà fait à l’idée que je ne ferai plus l’amour avec toi puisque tu parts jeudi prochain.


Le portable de Solange émit sa mélodie. C’était Didier qui l’informait qu’il arriverait avant midi. Elle lui répondit qu’ils étaient invités à déjeuner chez Madame Anne de Rougemont.


Cela coupa court à leur conversation, et elles retournèrent au manoir. Didier arriva dans sa Ferrari rouge un peu avant midi. Il se présenta comme le conseillé du ministre L. Il était grand, à l’allure sportive. Un blouson sport ouvert sur une chemise blanche, elle aussi ouverte sur une poitrine qu’on imaginait virile. Ses cheveux châtains ondulés assez fournis le rehaussaient de quelques centimètres. La quarantaine, beau garçon, excellent communicateur, il donnait l’impression de séduire malgré lui, à tel point qu’il devenait plus important que les messages qu’il communiquait, pourtant de qualité.


Le repas fut joyeux et arrosé. Didier d’un abord réservé dissimulait en réalité un appétit certain pour les gourmandises de la vie et c’est cet aspect qui devait intéresser Solange. Anne en les voyant si heureux de se retrouver eut un frisson de jalousie. D’autant plus que Solange portait une robe fourreau bleue clair, qui soutenait ses seins, évasée à partir de la taille qui lui descendait juste en dessous des genoux tout en lui maintenant serré le haut de la nuque. Rien, pas un obstacle, pas un bouton ne venait rompre la ligne merveilleuse de ses lignes, de ses courbes, montées sur des escarpins : « Elle était en tenue de combat. »


Le café fur servi dans le petit salon. Solange prit la main de Didier, et fit signe d’un clin d’œil à Anne de les suivre. Arrivés devant le profond canapé, Didier s’y affala comme effondré par l’effort de la journée. Anne s’assit sur une chaise non loin d’eux, pour aviser de la suite des évènements. Sans vergogne, Solange s’approcha de son amant, s’installa à califourchon sur ses genoux, ouvrant sa robe dans le même mouvement. Ses jambes gainées de couleur chair furent découvertes, et elle arbora pour Anne la blancheur du haut de ses cuisses, soulignées du trait des jarretelles. Didier lança :


- Doucement Solange, nous ne sommes pas seuls. Et puis, j’ai quelques courses à faire. Et s’adressant à Anne :

-Y-a-t-il des magasins dans la région, Madame de Rougemont ?

- Oui, à quelques kilomètres sur la route de Mende, vous trouverez une grande surface.

- Je vous remercie ! Tu es décidée à me suivre Solange ?

- Bien sûr, il y a longtemps que je n’ai pas « chiné ». Ne nous attends pas pour dîner Anne.

- Nous ne rentrerons pas trop tard, Madame, surenchérit Didier.

- Si vous voulez bien, je vous appellerai Didier, et vous m’appellerez Anne, d’accord ?

- Bien sûr Anne, et puis vous êtes tellement charmante que je n’hésiterai pas. Á tout à l’heure Anne !


Une fois seule Anne se retira dans sa chambre. Divers chants d’oiseaux lui parvinrent, de loin en loin. Émue, elle se mit à réfléchir. Aimait-elle Solange ? Non se dit-elle, c’était purement sexuel. Elle la désirait pour son corps, elle était bien bâtie, si sexy. Puis, elle se rendit compte qu’elle n’avait pas encore oublié Marina, sa première « femme. » Excitée par tant de souvenirs qui l’assaillirent, elle fit un effort pour ne pas succomber à la tentation du feu qui envahit son ventre.


Subitement, Anne se souvint que dans quelques heures, lorsque les tourtereaux seraient dans la chambre d’Éros, elle pourrait assister à une invitation au désir et au plaisir, sans être vue. Elle frissonna en pensant que la soirée lui offrirait la rencontre magique et troublante de deux corps qui s ‘étaient attendu dans le désir. D’un autre côté, elle trouvait son idée obscène qui la dépouillait de ses derniers lambeaux de dignité. Mais la tentation était si forte et la situation fort excitante, qu’elle ne résista pas à ce défi de se rendre dans la chambre de la glace sans tain, le soir même.


Solange et Didier arrivèrent vers 21 h. Anne les invita à prendre un verre. Ils acceptèrent. Elle les entraîna dans le grand salon dont l’éclairage était fourni par des lampes disposées ça et là. Il y régnait une demi pénombre douce et confortabler. Ils s’installèrent sur le grand canapé tourné vers l’âtre, une table basse était couverte de flacons d’alcools divers, mais Anne avait préparé une bouteille de champagne dans un seau réfrigérant.


Solange se laissa tomber sur le canapé et s’étira, elle fit comprendre à son azmie, en tapotant à côté d’elle, de venir s’asseoir. Après avoir servi le champagne, Didier voulu s’asseoir entre les deux femmes. Elles acceptèrent avec joie.

- Vous permettez Anne, que j’embrasse ma bien aimée ?

- Bien entendu, Didier, vous êtes chez vous ici ! Si vous le désirez, je peux aller prendre l’air sur la terrasse, à côté.

- Non ! Reste Anne, supplia son amie.


Elle n’eut pas le temps de répondre que Didier enlaça son amante et que sa bouche absorba la sienne dans un baiser brûlant. Anne s’éclipsa et se dirigea vers la terrasse où elle se sentit plus çà l’aise. Quelques minutes après, Solange fit son apparition, légèrement décoiffée :


- Excuse-nous Anne, reviens s’il te plait, nous allons nous retirer dans la chambre que tu nous as réservée. En la serrant dans ses bras, elle lui dit qu’elle avait appris à Didier leur liaison. Qu’il avait trouvé ça normal et qu’il était content d’apprendre qu’elles avaient, toutes les deux, prit du plaisir.


Anne se laissa faire et n’eut aucune honte de savoir que Didier était au courant de tout. Elle leur donna la clé et les amoureux se retirèrent après avoir embrassé leur hôtesse.


Avec le trousseau de clés à la main, Anne se dirigea vers la bibliothèque qui donnait accès à la chambre contenant la glace sans tain. Sitôt quitté le manoir, elle pénétra dans un monde de silence. Ses pas ne firent pas de bruit, ils étaient amortis par des babouches en feutre. Elle réfléchit à ce qu’elle s’apprêtait à faire ; elle s’efforça de contrôler sa respiration et elle eut une envie folle de retourner dans sa chambre. Puis, soudain, elle fut saisie d’une chaleur qui partait de son ventre et l’immergea complètement ; elle réalisa avec un certain effroi que son string était mouillé. Puis, elle imagina la queue de Didier coulissant dans son puit d’amour, et sa langue dans les chairs tendres de Solange. Sa décision fut prise, elle accéléra le pas. Elle se trouva dans la bibliothèque et continua faisant les gestes comme un automate et se trouva, finalement, devant la glace sans tain qu’elle manœuvra avec la télécommande pour ouvrir le rideau en appuyant sur le bouton vert, puis sur le bouton rouge pour sélectionner la chambre des amoureux et, ensuite, sur le bouton blanc pour écouter.


Et, elle vit ! Elle fut surprise car la glace sur la cloison gauche ne renvoyait pas d’images. Elle comprit que c’était une façon astucieuse pour ne pas répercuter à l’infini les images sur les trois autres glaces.


Les deux amoureux étaient déjà nus. Une musique langoureuse transporta Anne en Orient. Didier était tendu sur le grand sofa, les pieds sur le tapis et les épaules contre le dos du sofa. Il masturbait doucement son membre raide bien développé, en regardant Solange danser : une envoûtante sensualité ! Elle était seulement vêtue d’un voile translucide bleu ciel, attaché aux poignés et aux chevilles. Dans la lumière tamisée, on pouvait, à souhait, détailler son corps. Reflétée par les glaces elle était encore plus fascinante. Anne trouvait qu’elle avait de plus grandes jambes fuselées et musclées qui se terminaient sur un ventre musclé et plat (quelle connaissait bien) orné de poils pubiens formant un buisson mousseux. Selon l’ouverture de ses jambes, les grandes lèvres pendaient légèrement au milieu de sa vulve rose. Sa poitrine généreuse et ferme montrait deux aréoles brunes dans le milieu desquelles pointaient les gros tétons d’un rose tendre.


Son ventre ondulait de gauche à droite, d’avant en arrière. L’envoûtante musique emplissait la pièce et Solange calquait ses pas et glissait sur les notes syncopées. Sa poitrine se soulevait de plus en plus vite, et Didier accentuait sa masturbation.


Arrivée à ce point, Anne se débarrassa de sa robe en soie rouge et se trouva nue comme le jour de sa naissance. Elle se sentait merveilleusement langoureuse, voluptueuse, très excitée, femme jusqu’au bout des cheveux. Elle mouillait terriblement, avec l’impression d’avoir le sexe de Didier en elle et sa bouche sur la vulve de Solange. La belle verge de Didier lui faisait un effet tel qu’elle voulait qu’il la caresse, qu’il s’aventure de toutes les manières possibles dans ses cavités et replis les plus secrets. Elle espérait son éjaculation offerte de toute sa puissance pour ensemencer son joli ventre.


La musique s’arrêta, Solange choisit un disque de slows. Didier la verge dans sa main, vint vers son amante qui se défit de son voile. Il l’enlaça et elle entoura son cou de ses bras et plaqua ses seins sur son torse, elle sentit nettement la verge dure qu’elle avait coincée entre ses petites lèvres. En dansant doucement, et en se déhanchant, elle s’empala volontairement en ondulant du bassin. Puis, elle se rejeta en arrière, retenue par les bras de Didier, autour de sa taille.

Elle dut être tout prés du paroxysme car elle s’arrêta, se tournant elle lui présenta son dos. La queue entre les jambes, les fesses contre le ventre de son amoureux, elle entama une dans sensuelle, lascive en s’écartant de son ventre et en se rapprochant de façon rythmée comme pour le masturber. Par le jeu des glaces, Anne fut hypnotisée par le spectacle de la verge bandée qui apparaissait et disparaissait sous l’effet des mouvements de Solange.
Anne fut de plus en plus excitée, son minou se rappelait à elle, avec insistance telle, qu’elle ne put pas lui résister ; il était mouillé, onctueux, souple et accueillant un peu ouvert. Ses mains furent irrésistiblement attirées entre ses cuisses si douces, qui s’ouvraient grandes au plaisir.

Par le jeu des glaces, Anne fut hypnotisée par le spectacle de la verge bandée qui apparaissait et disparaissait sous l’effet des mouvements de Solange.
Anne fut de plus en plus excitée, son minou se rappelait à elle, avec insistance telle, qu’elle ne put pas lui résister ; il était mouillé, onctueux, souple et accueillant un peu ouvert. Ses mains furent irrésistiblement attirées entre ses cuisses si douces, qui s’ouvraient grandes au plaisir. Elle écarta, s es grandes lèvres et se caressa partout, dans les zones profondes et secrètes. Dans son imagination c’est elle qui faisait bander Didier, en lui donnant une irrésistible envie de mettre son membre partout où il faut, là où ça fait du bien de la sentir bouger en elle, plonger longtemps et vigoureusement au plus profond de sa gaine chaude et glissante qui se mouillait abondamment pour lui. Elle continua sa masturbation vigoureuse mais lente.

Nouvelle image dans la glace ! Didier s’allongea sur le lit rond, la verge tendue fièrement. Solange, fascinée, grimpa auprès de lui.

- Elle est toujours aussi belle !. Qu’el type tu fais !, s’exclama Solange


Elle s’agenouilla, les cuisses légèrement écartées, comme en adoration, pour contempler cette magnifique verge, droite et fière qui palpitait d’impatience. Puis, alors que la musique continuait toujours, elle la prit délicatement dans ses mains, comme une offrande. Ses doigts entourèrent la colonne de chair. Sa main coulissa sur la peau douce, la caressa doucement et, comme pour l’amadouer, la cajola sur toute sa longueur. Elle posa sa joue contre la peau douce et chaude du sexe en érection qui, par moment, tressautait sous ses caresses. Puis sa langue vint caresser le gland en tournoyant, le léchant comme un sucre d’orge. Enfin, elle l’engloutit dans sa bouche chaude et accueillante et entama une lente caresse eu la faisant coulisser en un va-et-vient ample et régulier de ses lèvres jusqu’au fond de sa gorge. Le sexe bandé au maximum de sa puissance, emplit entièrement sa bouche distendue par cette présence envahissante. L’une des mains de Solange l’enserra à la base et l’anneau de ses doigts accompagna ses mouvements. L’autre main palpa les testicules, et caressa le périnée.


Anne eut le loisir d’admirer, dans la glace disposée sur la cloison en face et, l’autre sur le plafond, les belles fesses de Solange, sa toison ainsi qu’une partie de cette foufoune qu’elle avait si bien fait jouir avec sa bouche et sa langue. Elle était dans tous ses états, elle aurait donné une partie de sa vie pour être à la place de son amie : c’était très érotique et troublant pour elle, elle se serait projetée au-devant du sexe de Didier. Fascinée par ce
qu’elle voyait à travers ces glaces, elle se mit mentalement et physiquement en état d’excitation extrême, ses mains se dirigèrent ver son minou après avoir trituré ses seins. Elle écarta ses jambes, allongea deux doigts entre les petites nymphes et caressa son bouton d’amour dans le sens de la fente, puis, avec un mouvement circulaire, les yeux rivés sur le couple, elle se laissa glisser sur le mœlleux tapis ; le dos contre le lit. Elle entendit Didier dire à Solange :


- Chéri, je vais venir ! Je ne résisterai pas longtemps !


Alors, Anne voit cette belle verge se retirer de la bouche de son amie. Elle ferme les yeux, ouvre sa bouche et imagine de déguster le jus épais, visqueux que les jets puissants et chauds projette en saccades au fond de sa bouche gourmande, et elle déglutit, mais ce n’est que sa propre salive. Excitée au plus haut point, elle ouvre les yeux et constate avec surprise que la verge a éjaculé sur le ventre de Solange et, ne montre pas la moindre faiblesse et reste toujours fièrement érigée. Anne, sa vulve grande ouverte, elle masturbe son clitoris et enfonçant deux doigts dans son vagin, elle s’entend murmurer :
- Didier, prend moi, enfonce ton membre dans mon puits d’amour. Prend moi vite !


Et, son imagination lui fit sentir le contacte de cette verge, toucher ses zones profondes et secrètes. Avec son autre main, elle glissa les doigts partout dans son sexe. Chaque espace gonflé de désir de son minou fut caressé frénétiquement. Puis, en écrasant son bouton avec le pouce, elle fut expédiée dans un univers d’érotisme torride. Son sexe diffusa une plus grande quantité de mouille, en vue d’un orgasme imminent. Elle perdit la notion du temps, sa respiration incontrôlable, elle se sentit bouillir littéralement tellement son orgasme fut fort. Elle gémit, continua à se masturber encore et encore ; elle ne fut plus qu’une partie d’énergie en pleine explosion.


Revenue à elle, elle jeta un coup d’œil dans la chambre d’Éros. Didier, sa verge toujours raide à la main, était debout à côté de Solange, allongée sur l’épais tapis, un coussin sous les fesses, les cuisses largement écartées, face à la glace sans tain. Néanmoins, Anne sut se maîtriser pour la suite à venir. Le raz de marée du plaisir s’estompa et Anne se leva et s’assit sur le lit, en tailleur cuisses écartées, face à la grande glace de l’armoire. Elle vit sa toison sombre de son pubis, et son sexe qui déjà avait repris une forme moins ouvertes, les lèvres collées les unes aux autres, avec le renflement assez long de son clitoris. La taille et la forme de sa poitrine lui permit de prendre un sein et de le monter jusqu’à sa bouche, pour passer sa langue sur son téton. Elle déposa quelques coups de langue sur chacun de ses seins, descendit du lit, et s’assit dans un grand fauteuil, face à la glace sans tain… Sa vulve mouillait toujours !


Jambes grandes ouvertes, Anne poussa un soupir de joie et de détente. Devant elle, Solange, toujours allongée sur l’épais tapis, jambes repliées grandes ouvertes, avec ses doigts, séparait en deux sa fente entrebâillée, humide et luisante, l’offrait au regard de Didier, debout à côté d’elle, et à la vue d’Anne sans qu’elle le sache.


Sa fente longue, à l’intérieur plus coloré que sa peau, un peu rouge, laissait ses petites lèvres bien visibles, un peu frisées sur les bords, s’écartant davantage en bas, révélant l’entrée de son vagin tout rose et luisant dedans. Elle devait être super excitée car l’entrée était bien ouverte, prête à recevoir le vit.


Soudain, l’esprit d’Anne se dédoubla : elle est celle qui se caresse et un homme qui tient dans une main, pointé vers sa fente, son membre raide et décalotté. Elle ressent son émoi, son désir, sa force sauvage, totalement orienté vers la belle cible qu’elle lui offre. Enfin, son gland doux et brûlant la touche entre les deux gros renflements de sa vulve dodue…

Mais c’est la verge de Didier ! Adorable engin qu’elle espère de tout son être pour combler le grand creux qu’elle sent au fond d’elle. Alors Didier calle son gland entre ses grosses lèvres, il monte et descend doucement mais fermement, labourant son sillon ; montant au-delà du clitoris qu’il excite en le retroussant, en le débusquant de son capuchon. Sa caresse insistante, douce et puissante, l’ouvre toujours plus. Lorsqu’il passe au-dessus de son gouffre, elle essaie, maintenant, de se pousser vers lui, de se l’enfoncer. En enfonçant ses doigts dans son vagin, elle s’entend crier :


- Viens ! Prends-moi !


Comme pendant ce dédoublement de personnalité, ses autres doigts n’ont pas cessé de danser sur son clitoris, elle part dans une jouissance à rendre jalouse la plus jouisseuse des filles.

Ce sont des cris, des halètements langoureux qui la ramènent sur Terre. Elle voit Didier entre les jambes de Solange qui se cabre dans sa jouissance comme elle le faisait avec elle quand elle avait sa tête entre ses cuisses, la langue dans sa fente onctueuse, dans son intimité toute fondante et chaude et qu’elle léchait, léchait son clitoris comme le faisait Didier en ce moment.


Solange, dans un soupir, demanda à son amant d’arrêter, il suspendit en douceur ses caresses. Et elle se glissa sur le lit, se coucha à plat ventre, en appui sur ses coudes, les jambes assez écartées, ses fesses merveilleusement en relief par la position. En se cabrant, elle invita Didier à la rejoindre. Il s’allongea sur le dos, à côté d’elle, son membre raide à la main. Solange se mit debout, les seins fièrement érigés, jambes écartées au-dessus de la bouche de Didier. Elle s’abaissa lentement, d’un doigt habile elle écarta ses lèvres gorgées de sang, luisantes de cyprine, elle fit apparaître son clitoris fière de sa longueur, en lui offrant sur sa bouche son vestibule vaginal légèrement ouvert d’une richesse de carnation fascinante. Il enfouit sa langue dans ses chairs délicieuses qui fondaient de plaisir. Ce fut comblant en soi ! Mais Solange se mit à califourchon sur sa poitrine et glissa, son sexe ouvert, sur son ventre à la rencontre de sa verge.


Elle emboucha goulûment son vit, le léchant avec délice, s’emparant du gland entre ses lèvres, parcourant amoureusement la longueur de la hampe ; Didier eut un grognement de plaisir. La jambe droite de Solange s’éleva en l’air, son fessier s’élargit au bas de son dos, la fente et la raie se découvrirent ; les glaces firent briller les nymphes qui s’écartèrent, le pelage qui ombrait le bas de son ventre dévoila dans toute son épaisseur, l’anneau sombre du petit soleil s’exposa impudemment. Les deux genoux de part et d’autre du bassin de son amant, elle chercha son assise, avec la verge elle écarta les lèvres. Alors, avec un plaisir non dissimulé, elle se cala à fond sur ce membre dur. Elle se mordit les lèvres de plaisir. Didier l’attira à lui et s’occupa de ses seins. Puis, leurs bouches se soudèrent frénétiquement.


De son observatoire, Anne fut hypnotisée par le spectacle de la queue bandée de Didier, qui se courbait en accompagnant le mouvement, et ressortait luisante du vagin de son amante. Les lèvres accompagnaient et s’étiraient autour du pénis dans un excitant mouvement de succion. Anne se masturbait toujours mais avec un plaisir contenu pour différer son orgasme. Elle suivit du regard le rebond admirable des fesses de son amie, pétries par les mains de Didier. Elle se voyait aborder avec sa langue le sillon inter fessier largement ouvert.


Solange était visiblement une boule de jouissance, son visage en émoi elle massait les parties de son vagin par de légers mouvements circulaires, puis, en se penchant elle se frottait le clitoris lentement, lascivement sur la hampe de la verge. Á un moment donné, elle enfonça presque jusqu’à la garde le pieux et, s’arrêtant ses va-et-vient, elle cibla ses points érogènes, probablement en les faisant heurter par le pénis, en adoptant des postures ad hoc, en amenant le gland dans le cul-de-sac vaginal postérieur, le plus profond et le plus jouissif, près de l’utérus. Par la grâce des doigts de Didier, la stimulation du clitoris était assurée, à tel point que Solange, en s’appliquant à chercher le plaisir, sinon l’extase, se déchaîna, remua dans tous les sens ; elle se coucha sur son amant, la verge toujours dans le ventre, elle chercha sa bouche, alors que les mains de Didier caressaient les deux seins. Les bouches se mangeant, Solange semblait noyée dans un univers de désir, prémices d’un immense orgasme.


De l’arrière, où elle se trouvait, Anne vit les deux globes de son amie, dominant les deux petites sphères des testicules de Didier à demi masquées par les poils. Chaque mouvement de la croupe somptueuse de Solange écartait sa raie. Les hurlements, les gémissements à l’unisson du couple, les mouvements de Didier laissaient clairement comprendre qu’il éjaculait par saccades puissantes au fond du vagin de sa compagne. Le plaisir manifesté par Solange prenait la dimension d’une extase prolongée. Et, Anne, la fente grande ouverte, deux doigts dans le vagin et deux autres s’appliquant sur son bouton de Vénus, voyant Solange s’écroulée sur son amant, hurla de plaisir, vibra en imaginant la verge de Didier dans son ventre.


Revenant à elle, elle vit les deux amoureux allongés l’un à côté de l’autre, la verge molle de Didier reposant sur les deux boules. Solange sur le ventre, les jambes écartées, un genou reposant sur la cuisse de son compagnon, découvrait la raie et sa fente légèrement ouvertes, comme pour réjouir une dernière fois, sans le savoir, le regard d’Anne de Rougemont.


Les lèvres sèches, Anne s’habilla et s’en retourna dans sa chambre qui lui sembla bien misérable ; ele prit un bain et repensa à la douceur du bain qu’elle avait partagé avec Solange…

27.04.2007

Tabe



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