DANGERS ET DEPENDANCE DU TCHAT ET SITES DE RENCONTRE

Offert par INCONNU


"Si les hommes sont plus nombreux à consulter les sites à caractère sexuel explicite, comme les images et les vidéos pornos et à s'y accrocher, les femmes sont plus enclines à créer des rapports amoureux sur les sites de rencontre ou à chercher de l'information sur leur vie sexuelle à l'aide des chats ou des forums.

Ce sont elles qui se font souvent piéger par ces redoutables "chasseurs" d'aventures sans lendemains ou de "plan-sexe" pour le week-end. Souvent seule ou divorcée, la femme qui chate se fait piéger par sa naïveté et son excès de romantisme. Elle croit au prince charmant, même si dans son for intérieur elle sait bien qu'il n'existe pas. Ces chasseurs se font parfois piéger eux-mêmes.

D'ailleurs, il faut savoir que de nombreux sites de rencontres payants embauchent en réalité des hôtesses pour appâter le client. Certains n'ont aucune femme inscrite, et tous les profils féminins sont en fait gérés par des employées. Les "hôtesses" contactent régulièrement les célibataires à la recherche de l'âme sœur, leur promettant monts et merveilles. Elles font valoir qu'il est préférable de bien se connaître avant de se rencontrer, arnaquant le plus longtemps possible la poule aux œufs d'or. Elles ont aussi pour tâche de contacter des hommes par mail pour les inciter à s'abonner.

Selon le psychologue Georges-Henri Arenstein, dans la pratique ascendante du "chat", on peut noter les stades suivants:

Stade 1 (Initiation). Ce stade est caractérisé par un intérêt et une curiosité marqués. Les amateurs trouvent un attrait personnel, social ou culturel au "chat". Les conversations sont superficielles, mais les habitués lancent assez vite la fameuse question "A.S.L." (Age-sex-langage or location). L'interlocuteur qui ne cadre pas avec les critères de l'appelant est impitoyablement relégué aux oubliettes (avec ou sans justification).

Au stade 1, la fascination est présente. L'autre est un inconnu, un mystère à découvrir. Questions et confidences se succèdent et, comme dans une conversation réelle, il y en a souvent un qui prend le contrôle des opérations (parfois subtilement). C'est lui qui pose les questions, qui décide quand il se dévoile et qui décide que c'est le temps de quitter, soit avec une invitation de reprise prochaine, soit avec une brève parole d'adieu.

Stade 2 (Amitié). À ce stade, les correspondants deviennent plus familiers et se font des confidences intimes sur leur vie privée. La curiosité, la fascination du début devient émerveillement, ravissement.

L'apprivoisement à l'amitié, dans le monde virtuel, s'effectue beaucoup plus rapidement que dans le monde réel. Cela semble tenir, entre autres, au fait qu'un grand nombre de préjugés ou d'obstacles embarrassants sont soigneusement évités : les gens que je n'aime pas ou trop encombrants sont carrément éliminés; seuls restent ceux qui m'attirent. Pas étonnant qu'on devienne ami si vite ! Comme le non verbal est absent et ne peut donc pas nous distraire ni nous

Influencer, on s'attache surtout au contenu, lequel est presque toujours magnifié. Grâce au "chat", nous avons un écran. Et cet écran nous sert à montrer nos plus beaux côtés…. et à cacher les plus laids aux autres ! Pas étonnant que les affinités se transforment vite en intimité. Qui plus est, dans le monde virtuel, un compliment a toujours beaucoup plus d'effet (il provient d'un inconnu qu'on n'a jamais vu et qui pourtant nous connaît si bien !) C'est à ce stade que se nouent des relations durables ou alors elles cessent brusquement lorsque l'un des correspondants décide impitoyablement et impunément d'effacer le nom d'une personne de sa liste peu importe la raison.

Stade 3 (Éblouissement) À ce stade, l'adepte connaît une sorte d'envoûtement, d'excitation. Le "chat" l'emporte sur les activités habituelles, conjoint, famille et tâches quotidiennes sont délaissées au profit des amis du "chat" ! Même le sommeil est réduit au minimum vital. De sympathique, le correspondant devient exceptionnel. "Chatter" était un plaisir, c'est maintenant devenu un besoin. L'usager commence à montrer des signes d'intoxication. C'est là que les conjoints ou les parents de l'adepte s'inquiètent le plus.

Parfois, les stades 1-2-3 se produisent coup sur coup ! On pourrait presque assimiler ce phénomène au coup de foudre ! On éprouve parfois le désir de rencontrer le correspondant, lui ou elle qu'on a si souvent imaginé. Ces rencontres sont presque toujours décevantes. En effet, porter un inconnu aux nues est toujours accompagné de quelques visualisations et de beaucoup de projections. L'autre a toujours l'air, dans l'imaginaire, de ce que l'on souhaite qu'il ait l'air. Et comme la réalité n'obéit pas à nos projections, l'individu s'avère le plus souvent être plus fade que notre création mentale.
Stade 4 (Assuétude ou ralentissement)

Dans l'assuétude, on tombe dans la dépendance totale. Le "chat" devient envahissant au point d'empiéter sur le temps de travail et de sommeil de l'adepte. Il ne s'agit plus d'un besoin mais d'un mode de vie. Comme dans les cas de dépendance à certaines substances, il se développe des rituels, un jargon, une sous-culture, propre à cette assuétude. L'individu a la conviction que, s'il passe deux à trois jours sans "chatter", il lui manque quelque chose de fondamental, comme s'il avait perdu le contrôle de ce qui se passe dans sa vie !

Dans le ralentissement, ou "normalisation", l'adepte découvre que son plaisir est arrivé à saturation et le correspondant perd son importance vitale, mais peut encore conserver une importance relative. Il y a parfois rupture. La réalité retrouve ses droits et l'adepte se rend compte qu'il a été victime d'une illusion, d'un mirage."

Ce texte décrit bien la dépendance au "chat" et « aux sites de rencontre ».

Comme quoi, il faut bien faire attention .... et reprendre ses droits dans sa réalité !!!

24.5.08



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