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UNE VOIX POSEE SUR UN FIL

Offert par Erotica51


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Jamais, la semaine ne m'avait parue, aussi difficile. Vous commenciez à reculer dans mes souvenirs, me laissant triste. Vous demeuriez, immobile, comme une goutte d'eau en suspension, dans le vide. Je n'osais vous appeler malgré mon désir croissant. Quand je vous imaginais, c'était un peu comme un songe, tentant et troublant, laissant derrière lui, une impression surréaliste.


Cette fin de semaine était arrivée et mes doigts avaient cliqué sur les touches, ouvert mon écran, en tremblant. Un message de vous était déposé, attendant patiemment, que je le découvre. J'hésitais à l'ouvrir. Qu'y avait-il dedans? N'y tenant plus, je l'ouvris, d'un mouvement vif. Vous étiez rentré, oubliant mon numéro au bureau. Oserai-je vous appeler comme vous me le demandiez?


Je n'ai pas résisté plus longtemps! Vous aviez décroché, immédiatement, paraissant heureux de m'entendre. J'avais la gorge si sèche, en vous écoutant. Je toussotais, nerveusement, tentant de m'éclaircir la gorge. Vous riez, conscient du trouble dans lequel vous me plongiez. Vous n'aviez pas encore mangé, malheureusement. Vous alliez me rappeler, d'ici dix minutes.


J'avais raccroché, soudain, soulagée. Le ton de votre voix n'avait pas changé. Je ne vous avais pas rêvé! Vous étiez resté tel que mon esprit vous avait enregistré!


Dix minutes plus tard, vous me rappeliez et ma voix n'avait pu cacher ce plaisir de vous entendre. Vous deviniez mes émotions, achevant de me troubler. Vous me sentiez préoccupée. Ma semaine avait été assez difficile, en effet.


Peu à peu, vous réussissiez à chasser mes préoccupations de mon esprit, me faisant souvent rire. Vous étiez si près, si proche, brusquement, que je me sentais étourdie. Je souriais, entendant près de vous, un léger miaulement. Un petit chat exigeait votre attention.


J'imaginais votre main se posant sur lui, avec une douceur étonnante, déclenchant en moi, des frissons inexplicables. Votre main était-elle aussi douce sur le corps d'une femme? J'évitais de vous poser cette question.


Notre conversation dérapait, vertigineusement, nous avouant nos désirs les plus secrets. Vous m'encouragiez à parler de ce que j'aimais, à vous questionner. J'étais, soudain, prise d'une étrange timidité, hésitant à vous interroger. En vous entendant, je me sentais comme soulagée...Vous étiez libre, me dîtes-vous. Cette nouvelle a eu le don de me faire sourire...Je ne souhaitais pas une relation basée sur la tromperie bien que j'ignorais ou cette étrange rencontre virtuelle allait nous mener...


Une autre nouvelle me ravit, vous aimiez vraiment le Plaisir, je le devinais dans vos inflexions quand vous me parliez de caresses et autres douceurs exquises; Cette conversation m'avait mise les sens en ébullition. Ma main glissait, sous mon chemisier, puis dans ma jupe, s'infiltrant dans mon slip puis caressait mon sexe, doucement, en vous écoutant. J'avais terriblement envie, de vous, en cet instant...


La nuit approchait, votre résistance à la fatigue s'amenuisait. Il nous fallait penser à dormir. Nous garderions ce savoureux vouvoiement en nous quittant. Ma nuit serait exquise; je le devinais, en vous quittant, reposant le téléphone, doucement, pensive...


Allongée, dévêtue, avant de m'endormir, sur mon lit, je souris. J'apprécie, de plus en plus, l'échange savoureux de nos conversations, comme ces étoiles dans la nuit….



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