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SUR LE PONT DE MES SOUVENIRS

Offert par Erotica51



Les années ont passé, plongeant mes souvenirs dans les tréfonds de mon âme, sans plus chercher à te revoir ni me souvenir. De toi, je l’avoue, j’ai préféré l’oubli. Ta violence, tes colères, tes menaces ont eu raison de l’amour que je te portais. On ne garde pas une femme par jalousie. On la garde encore moins en la frappant de ses poings !

Trente années ont passé et j’espérais secrètement que tu m’aurais oubliée, que tu aurais refait ta vie de ton coté, oubliant cette vie commune que nous avions, un temps, partagé. Sur le chemin de mes souvenirs, tu ne guidais plus mes pas car je t’avais mis dans le puits profond des souvenirs à broyer et effacer, sans appel.

La violence qui brûlait en toi n’était pas pour moi. Je reculais un peu plus, chaque fois de quelques pas, m’éloignant un peu plus de toi. Je n’ai pas oublié la force de tes poings ni ta rage en me voyant refuser de plier devant toi.

Rien ni personne depuis n’a pu me faire plier…car je n’ai pas oublié ces moments où tu me frappais, le coeur rempli de haine et de colère froide.

En réapparaissant soudain, dans ma messagerie, ce temps soudain me parait si proche comme si la Vie venait soudain de nous rapprocher, tentant de renouer une histoire d’amour restée inachevée…

Comment m’avais-tu retrouvée ? Sans doute grâce aux nouvelles technologies. Tu n’avais pas répondu à mes questions. Etais-tu revenu dans ma région ? Il était devenu important que je stoppe toute tentative d’approche de ta part. Le temps avait fait son œuvre, te chassant sans pitié de mes pensées.

Il ne me restait ni douceur ni bonheur, de ces instants passés ensembles, juste un homme toujours prêt à frapper, à m’insulter, à me menacer de mort. Ta violence a eu raison de tous mes sentiments. Je t’ai depuis pardonné mais je n’ai jamais oublié et n’oublierai jamais ce déferlement de violence auquel j’ai été confrontée avec toi…

Mes souvenirs affluents soudain avec une force infernale qui me fait mal. Les larmes apparaissent soudain sur mon visage telles des torrents de douleur cachés remontant soudain en surface. Mon cœur saigne encore redoutant de te voir te dresser devant moi tel un diable malfaisant surgissant brusquement de sa boite.

Ma vie est ailleurs, plus douce et sereine auprès d’un homme qui m’aime et me protège. Je ne suis plus ta proie, ton poison, ton venin. J’ai rompu tous liens définitivement avec toi, il y a si longtemps.

Sur le pont de mes souvenirs, je suis repartie de Périgueux, dans ce train, sans plus me retourner, sans voir que soudain, tu t’étais mis à pleurer, où je tenais ma petite fille par la main… Seul son sourire innocent arrivait à t’amadouer… Mais il était trop tard pour revenir en arrière.

Tu étais seul soudain et je n’étais plus ta prisonnière …Je m’enfuyais si loin que je croyais naïvement ne plus entendre jamais parler de toi. Je me trompais : jamais Guy, tu n’avais renoncé à me récupérer durant toutes ces années où je t’avais échappé !

Aujourd’hui, j’ai changé, bien changé. Mais je veux te dire une chose encore :

- Je ne crains plus rien ni personne ! et Toi, encore moins !

13/07/2011



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