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UN REGARD DE TENDRESSE

Offert par Erotica51



Installé devant la glace de la salle de bain, Fabrice sentait son corps parcouru de frissons sous le regard de Marina. Il lui sourit au travers du miroir. A quoi pensait-elle, au réveil, en le voyant ainsi, les cheveux en bataille ?

Il enjamba la baignoire, faisant couler l'eau d'un geste assuré. Il savait qu'en quelques secondes, son regard glisserai de sa nuque à ses épaules, longerait sa colonne vertébrale puis parcourrait ses reins pour glisser sur l'arrondi de ses fesses, à la vitesse d'un atome franchissant l'espace.

Elle aimait cet instant matinal où il se mettait à nu, dévoilant sa fragilité au réveil, ouvrant un regard étonné sur elle puis la prenant dans ses bras, rassuré de la sentir encore à ses cotés. Ils restaient ainsi blottis, l'un contre l'autre et chacun percevait les battements de leur cœur, en silence. Elle percevait le souffle doux de sa respiration sur son front. Ces réveils avaient un avant goût du bonheur.

Qui des deux sortirait du lit le premier ? C'était chaque fois un nouveau défi. Elle, plus proche de la porte, s'échappait vivement en se moquant de lui. Il la poursuivait alors, tout en riant, heureux d'entendre ses éclats de rire. Cet instant était à eux comme l'enfant blotti au creux de bras de sa mère.

Elle le laissait seul dans la salle de bain, un bref instant. C'était alors pour lui un moment où elle le partageait avec le bruit de l'eau qui ruisselait sur son corps, franchissant chaque centimètre de sa peau comme mille caresses. Malicieuse, elle revenait doucement sur la pointe des pieds, l'observant, concentré, les yeux fermés, passant ses longues mains dans ses cheveux puis sur son torse, avec sensualité. Elle devait se faire violence pour ne pas s'avancer, l'interrompre et le toucher.

Les poils bruns de son corps se défrisaient alors, emportés par l'eau qui les plaquait dans un même mouvement, sur sa chair ferme. Elle suivait, d'un regard attentif, son ventre plat où sa main aimait se poser quand il dormait. Ses cuisses mouillées étaient solidement campées, comme une statue de chair soudain devenue immobile. Elle aimait caresser ses mollets puis remonter sur ses genoux avant de prendre possession de ses cuisses quand il s'offrait.

Son regard remonta, revint se poser, sur son sexe au repos, laissant l'eau le parcourir en rigoles légères, retombant à ses pieds dans de joyeuses éclaboussures. Celui-ci avait repris une dimension plus modeste qui la rassurait. Elle aimait poser la paume de main sur cette douce chair qui frémissait dès le réveil.

Comme un petit animal fragile mis en confiance, il se réveillait, se développait rapidement puis redevenait ce totem fier qu'elle aimait titiller, s'amusant à le taquiner. Il se frottait alors contre elle, insistant, recherchant impatient la douceur de son sexe. Elle lui ouvrait les bras, l'invitant d'un sourire à la prendre, le coeur submergé de tendresse pour cet homme qui savait si bien la faire fondre, le laissant plonger au plus secret de son intimité.

Il éteignit la douche, amusé, levant les yeux sur elle. Troublée, elle lui sourit. Il devinait confusément ses pensées en cet instant, et son regard se voilait pour cet homme, soudain, d'une étrange tendresse.

7.1.2005



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