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NOSTALGIE

Offert par Erotica51


Pourquoi es-tu dans mes pensées, dès mon réveil ? Pourquoi ce désir de te voir réapparaître ? j'ai regardé longuement, par ma fenêtre, laissant mon esprit s'en aller, te chercher, aller à ta rencontre . Tu me manques. Comment peut-on s'attacher à quelqu'un que l'on n'a jamais vu ? Comment peut-on éprouver un tel besoin, comme cet air dont j'ai besoin ?

J'ai été heureuse de connaître ta voix, tes pensées, la douceur de tes doigts, ton corps et pourtant quelque chose me manque. Je me sens triste, inquiète alors que tu n'as fait que répondre à ma quête. Nous voulions cette rencontre. Comment a-t-elle pu créer des liens, à notre insu ? Peut-on aimer, peu à peu, sans s'en rendre compte ? aujourd'hui, je sais, sans que rien nous y prépare?

J'ai mal, d'une manière indéfinissable. C'est une tristesse inexplicable. J'ai encore cette envie de m'échapper, de refuser de m'attacher à toi, comme si j'avais peur d'être blessée ou de te blesser. J'éprouve le besoin irrésistible de la douceur de tes bras, la chaleur de tes mains sur mes hanches, l'envie de poser mon visage au creux de tes reins. J'ai ce désir de Toi, de ta douceur.

Pourquoi cette boule dans la gorge qui contient tant de larmes? J'ai mal. Toi, dont le visage n'aura été qu'un mirage. J'ai mal de n'avoir pu croiser ton regard, de n'avoir découvert tes pensées, en cet instant où tu me possédais. Mais j'ai savouré ce désir que tu concrétisais, où je cueillais ta sève, avec ferveur, appréciant la pudeur de cet abandon silencieux de ton corps affamé de désir et la fraîcheur de ce baiser furtif, avant de t'échapper.

J'ai mal et je n'aime pas cette souffrance que tu as provoquée. Maintenant, que tu m'as possédée, quel goût à ta victoire ? Après cet instant fugace d'euphorie, pourquoi, en Toi, tant de questions ? ?? Pourquoi ce besoin de me rechercher, à nouveau ? Pourquoi cette impression de n'avoir rien possédé ? N'étais-je pour toi, qu'une simple victoire ? Comme un gosse, un bâtonnet, soigneusement, aligné comme pour te rassurer ? non, je ne le pense pas.Toi aussi, tu as mal, je le vois, derrière cet écran, sans que j'en comprenne la raison. Je crois que tu as eu peur de t'attacher.

Nous avons voulu jouer avec le feu, en connaître jusqu'au bout la passion mais sa brûlure demeure en nous, imprimée, douloureusement. Tout comme moi, cette rencontre t'a déstabilisé et tu ne cesses de t'interroger, recherchant vainement la réponse à ces questions qui t'obsèdent. Je reste un rêve éphémère, l'approche furtive d'un désir rendu encore plus puissant, demeurant la femme aux yeux chargés de ce mystère. Je le sais, le ressens simplement, comme ces moments où j'avais le désir de t'entendre et que, brusquement, tu m'appelais, mu par je ne sais quelle étrange télépathie. Aujourd'hui, je ressens ton mal être, ce désir qui t'obsède et comme moi, qui te ronge.

J'éprouve, aujourd'hui, ce manque de Toi, qui me laisse, à nouveau, sur ma faim, un manque qui me laisse nostalgique, laissant mes yeux, s'emplir, peu à peu, de tristesse et tendresse, sans que j'en comprenne la raison. Juste cette douleur au fond de moi qui assombrit mon regard, d'un voile de nostalgie. Toi à qui je pense, encore et encore jusqu'à te rechercher, inlassablement, jusqu'au bout de mes rêves.



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