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L'ENFER DE LA PASSION

Offert par Erotica51



N°1-

Nombreux sont ceux qui se demandent qui est Erotica51 dans le réel. Et pourquoi le choix de ce pseudo ? C'est une longue histoire...celle de ma vie. A 17 ans, on aurait pu me nommer "Innocente" tant j'étais crédule à tout ce qui touchait le sexe et le plaisir.

C'est à cet âge tendre que j'ai perdu ma virginité...Celui à qui je m'étais donnée amoureusement n'avait en fait aucune expérience sauf celle d'avoir perdu son pucelage lui aussi quinze jours avant. Nous avons pourtant réussi à vivre dix ans ensemble...Mes sentiments pour lui étaient bien plus forts finalement que le plaisir que je trouvais avec lui...

Un jour, j'ai décidé de le quitter...et de parfaire mon éducation amoureuse. Je choisis un homme de 36ans, plutot beau garçon, amateur de femmes, avec une certaine réputation derrière lui. Donc rien à craindre au point de vu sentiments. Juste une quête du plaisir.

J'appris tout avec lui :comment caresser un homme, lui faire une véritable fellation jusqu'à la jouissance dans ma gorge, découvrir tous les endroits sensibles. Cette découverte du corps de L'homme fut pour moi une véritable révélation. Je me rendis compte que j'avais passé dix ans en friche...

Cette histoire n'aurait jamais dû durer entre nous. Hélas, il y eut un grain de sable que je n'avais pas prévu, ne désirant plus m'attacher à quelqu'un. Guy qui était un véritable homme à femmes commis l'impardonnable erreur de tomber amoureux ! D'élève ignorante, je devins une maitresse accomplie, le rendant fou chaque soir de plaisir. Ce plaisir fut très vite une drogue pour lui...

Cette passion fut pour moi révélatrice de ce que l'on pouvait faire pour obtenir ou donner du plaisir. Je savais que je n'en serais jamais amoureuse. J'avais du mal à oublier celui qui fut le premier homme de ma vie. Pourtant cette passion dura cinq longues années avec Guy. Sa crainte de me voir retourner avec celui que j'avais quitté finit par empoisonner notre relation.

Il devint d'une jalousie maladive. La moindre poignée de mains pour dire bonjour était pour lui une source de souffrance. Il y voyait une pression particulière là ou il n'y avait qu'une simple façon de dire bonjour à quelqu'un. La folie commença à envahir ses pensées. Il se relevait la nuit pour renifler mes sous vêtements, cherchant l'odeur éventuelle d'un amant. Puis il devient violent, exigeant de connaitre "toutes" mes pensées.

L'enfer commença avec lui. Toute lucidité lui échappait. Il acheta une arme, un pistoletn jouant sous mes yeux avec le barillet qu'il faisait tourner, me mettant celui-ci sur la tempe quand il était ivre. Je tentais de rester calme pour ne pas l'énerver. Je savais qu'un rien était suffisant pour faire éclater sa colère et le faire déraper. Les insultes commencèrent, cherchant à me rabaisser. Puis un jour, il leva la main sur moi sans plus pouvoir s'arrêter...

Je restais au sol, inconsciente durant plusieurs heures puis sortis de ma torpeur. Il s'était endormi tout habillé sur le lit, n'ayant même pas pris conscience qu'il avait tenté de m'étrangler. Parfois la nuit, je me réveille encore en sursaut, et entends encore le léger sifflement de ma respiration pendant qu'il m'étranglait sous l'effet de l'alcool et de la violence qu'il avait en lui.  Je me relevais en silence, réveillais mes deux enfants puis nous prîmes la fuite. Il avait à maintes fois menacé ma famille et mes amis qui depuisn tremblaient devant lui.

Je pris ma voiture et me dirigeais sur Paris, les petits s'étaient rendormis. Guy ne connaissait pas heureusement l'existence de mon demi frère qui vivait dans la Capitale.  Sur la route, j'eus un malaise. Un gendarme arriva à ma hauteur et me fit signe de me garer. Quand j'ouvris ma vitre pour donner mes papiers, il ne put retenir un cri. Tout mon visage était en bouilli, entaché de sang. J'avais une coté cassée qui me faisait souffrir le martyr et m’empêchait de respirer.

Il donna quelques coups de fil puis une ambulance vint me chercher m'emmenant à  l'hôpital pendant qu'il faisait emmener mes petits chez mon frère qui avait accepté de les prendre sous son aile. Le médecin qui m'examina constata 17 blessures. Je n'ai plus le souvenir du temps ou je suis restée à l'hôpital. Un spécialiste puis la police ensuite m'interrogèrent. Une plainte fut déposée. De ce jour là, je me jurais que plus jamais un homme ne lèverait la main sur moi sans le regretter « amèrement » !

N°2 –

Je restais un mois à Paris à l'abri chez mon frère, le temps de me remettre sur pied et de réfléchir à l'avenir qui m'attendait. J'espérais qu'il aurait réintégré son appartement et me laisserait en paix. Mais c'était bien mal le connaitre.

Un soir ou je venais de coucher les enfants, j'entendis tambouriner violemment à ma porte. J'étais si terrifiée que j'en oubliais le numéro de la police, me mettant à trembler de tous mes membres.

- Ouvre, salope ou je défonce ta porte ! hurla t il
- Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi ! Va-t-en ! C'est fini !

J'arrivais à déplacer un meuble en le faisant glisser dans le couloir puis le mis derrière la porte. Puis je composais les doigts tremblants le numéro de ma voisine lui demandant d'appeler d'urgence la police en leur rappelant qu'il avait déjà tenté de me tuer.  Je fermais les portes des chambres et du couloir pour qu'il ne réveille pas les enfants.

Soudain, j'entendis un craquement sinistre ! Il venait de réduire la porte en morceaux. Je fermais les yeux me disant que cette fois les secours arriveraient trop tard. Soudain, la sirène de la police se fit entendre. Des voix tentèrent de le calmer. Il accepta de déguerpir mais je savais que ce n'était que partie remise. Je fus "invitée" à revenir déposer une nouvelle plainte pour tentative d'effraction, bris de porte et menaces de mort...

- A quoi bon ! Vous enregistrerez encore une main courante.. Cela ne vaut rien juridiquement.
- Non, cette fois ci il est allé trop loin. Je vous promets que ce sera une plainte...

Durant mon absence, un de mes voisins se proposa pour réparer ma porte et changer mes verrous.  Le lendemain, j'appelais SOS Femmes Battues. Je compris que ce qu'ils me demandaient était impossible. Renoncer à mon appartement, quitter tout, les laisser placer mes enfants, rechercher un autre emploi, me retrouver dans un foyer mélangée à des femmes de toutes conditions, de nationalités et de religions différentes mais ayant un trait commun : toutes battues ! La violence conjugale dont on parle à mots couverts, refusant d'en voir les ravages sur les femmes.

Déterminée, je me mis en quête d'un nouveau logement, d'un autre emploi aussi. Les logements étaient encore faciles à trouver à l'époque. Enfin, je trouvais quelque chose. Pour une fois depuis bien longtemps la chance me souriait. Les enfants, soulagés de ne plus voir cette violence recommençaient à s'amuser et à rire. Mais je ne dormais que d'un œil, l'esprit inquiet.

Dix ans plus tard, le tel se mit à sonner. Immédiatement je reconnus sa voix. Il ignorait que j'avais acheté un appareil enregistrant les numéros d'appels. Il était en Dordogne.

- J'ai changé ma chérie. Je veux qu'on se remette ensemble, commença-t-il à dire

- Moi aussi j'ai changé. Je ne veux plus personne dans ma vie et surtout pas toi ! C'est bien fini !

Il se mit à hurler dans le téléphone, m'aginisant d'insultes.

- sale garce, j'aurai ta peau ! Je suis sur que tu t'es fait baiser par un autre ! Je vais te tailler la chatte en morceaux ! puis te défigurerai ! Plus personne ne voudra de ta gueule ! J'aurai ta peau salope ! Ordure etc...

Il n'avait pas mis longtemps en effet à me prouver qu'il était vraiment loin d'avoir changé ! Je lui raccrochais au nez et appelais le policier qui m'avait enregistré ma plainte lui racontant ce qui s'était passé. Il promit d'envoyer une patrouille dans le quartier tous les jours. Mais je n'étais qu'à demi rassurée.

Les cauchemars revinrent hanter mes nuits. Le moindre bruit me faisait sursauter. J'étais descendue à 43 kg tant la peur me collait à la peau. Un soir la porte vola en eclats. Guy était revenu. J'envoyais les enfants s'enfermer dans leur chambre avec interdiction de lui ouvrir. J'étais désespérée, me demandant ce qu'il adviendrait de mes enfants s'il me tuait. La peur me fit commettre un acte désespéré. je fonçais dans ma chambre et passant mon bras au dessus de l'armoire, je me saisis de son fusil. Jamais plus je ne me laisserai frapper par un lâche ! Quand il arriva dans la chambre, il se trouva nez à nez avec le canon menaçant et mon doigt prêt à appuyer.

J'essayais de cacher ma peur en lui parlant d'une voix menaçante :- Il y a deux balles dedans. Même si je te loupe une fois, tu recevras l'autre !

Abasourdi par ma rébellion, il tenta de m'amadouer :

- Fais attention, ma chérie. Pose ça, ça part tout seul. Ne fais pas de bêtise surtout.

- Je veux que tu dégages. Je compte jusqu'à 3. Après, je vais tirer sur toi ! Un....deux....Quand mon doigt s'approcha de la gâchette, Guy, paniqué, fila comme un zèbre sans demander son reste.

Un couard ! Voila en vérité ce qu'il était ! J'éclatais de rire nerveusement comprenant que j'avais failli commettre l'irréparable.

N°3 -

J'avais toujours eu horreur des armes. Lui se sentait fort avec en les manipulant. Jamais je n'ai compris qu'en France il soit si facile de s'en procurer. Les armes s'échangent entre copains en échange de petits services. Sur le site de Skyblog j'ai vu récemment un jeune en train de danser le hip hop avec deux pistolets bien en vue à ses pieds ! J'ai alerté immédiatement le webmaster demandant à celui-ci le retrait de cette image !

J'ai écrit sur le site du gouvernement leur donnant l'adresse exacte du blog pour mener leur enquête : Leur réponse m'a sidérée. A moi d'aller dans un commissariat ou à la gendarmerie pour leur signaler ! Comme si j'avais que cela à faire !

Mais revenons à notre histoire : craignant que mon fils venant d'avoir 9 ans à cette époque ne soit tenté de jouer un jour avec, je retirais les balles et les cachais. Après le départ précipité de Guy, j'étais presque sure qu'il avait eu la peur de sa vie face au canon menaçant que j'avais dressé devant lui.

Je n'ai jamais oublié la violence de ses coups. A coups de pieds, de poings, d'insultes, je me roulais au sol comme une boule, attendant que cela cesse. Le pire était quand il était ivre. La, c'était un déchainement d'insultes et de coups encore plus violents. Ou de jouer à la roulette russe avec ses armes me les collant sur la tête, pendant que je dormais.

Sa dernière trouvaille pour m'empêcher de le quitter fut de me piquer mes pilules. Il s'était mis à l'époque en tête de me faire un enfant, alors qu'il en avait eu deux mais ne s'en était jamais préoccupé jusqu'à leur 18 ans ! Sa femme l'avait quitté face à sa violence. Je l'ai appris bien plus tard. Evidemment je tombais enceinte !

Terrifiée à cette idée d'avoir un enfant avec lui et me voyant enchainée avec pour la vie, j'appelais le planning familial, expliquant ma situation avec.

Un rendez vous fut pris et quelques temps après le temps de réflexion imposé et un entretien avec une assistante sociale qui me fit miroiter combien je pourrai toucher d'allocations familiales, je demandais à mon travail une demi journée pour m'absenter.

Durant l'opération, l'infirmière me dit que je n'avais pas arrêté de pleurer bien qu'on m'ait endormie pour me faire subir une IVG. J'avais déjà élevé mes deux enfants seule. Mais je savais que je serai liée à jamais avec lui si j'avais gardé cet enfant.

Le soir, il rentra à la maison. Je refusais de coucher avec lui. Il commença à me frapper violemment dans le ventre à coups de pieds. Je fis une hémorragie. Il comprit aussitot et se déchaina de plus belle : salope, tu as mis mon gosse à la poubelle ! Je perdis connaissance, ne ressentant heureusement plus rien pendant qu'il continuait à me frapper. Les enfants étaient chez mes ex-beaux parents à qui je les avais confiés par précaution, en leur expliquant la situation.

Quand je me réveillais, il dormait. Je baignais dans une marre de sang. Je me relevais tant bien que mal, me lavais puis je repartis déposer plainte au commissariat. A la clinique, le médecin me fit un constat des blessures que j'avais à nouveau. Une fois encore, la plainte resta au fond d'un tiroir. Guy avait quelques amis dans ce milieu. Ma plainte en réalité n'était encre une fois qu'une main courante !

Un jour, un de ses meilleurs amis fut tué dans une bagarre entre rivaux, par arme. Suite à l'enquête, il lui fut interdit de revenir dans la Marne. C'était lui qui avait indiqué à son copain, avec qui sa femme le trompait. Il partit de la région mais j'avais appris qu'il revenait dans la region, régulièrement.

La seule chose qui comptait pour moi était qu'il disparaisse de ma vie; qu'il arrête de traumatiser mes enfants. Mon jeune fils un jour me voyant assommée au sol m'aida à me releva et murmura : un jour je le tuerai ! Je ne voulais pas que mon fils ait sa vie de gâchée pour cet homme ! Une autre fois, saoul, en regardant ma fille âgée de deux ans à peine, il grogna en la regardant : c'est moi plus tard qui te baiserait ! L'horreur ! J'étais avec un malade !

Il est sorti à jamais de ma vie. Quelques années plus tard, grâce au minitel, il m'a retrouvée et appelée. Je lui ai fait croire que j'étais en ménage avec quelqu'un de plus jaloux que lui, à l'allure imposante ; que c'était un ancien béret rouge de l'armée. Je dus être convaincante au tel car il me crut et je n'entendis plus jamais parler de lui. Comme quoi, les types qui aiment tant frapper sur els femmes sont des laches en réalité !

Aujourd'hui, les femmes divorcées subissent encore de nombreuses violences. Elles sont mises dans les grands ensembles (les fameuses citées) ou nombreuses sont celles qui sont la proie de souteneurs, de drogués. Les tournantes existent toujours. Les menaces de mort aussi. Le chantage sur leurs enfants aussi existent. Merci à Mr Sarkozy d'avoir eu la mauvaise idée de retirer la Police dans ces quartiers difficiles. Aujourd'hui, pour bon nombre de femmes, la vie est devenue encore pire !

L'une d'entre elles a eu les genoux brisés dans un escalier par qu'elle refusait de donner ses allocations familiales à un étranger qui la rackettait.

Aujourd'hui, après les femmes seules que l'on met dans ces quartiers, ce sont les personnes handicapées que l'on y parque à leur tour. Celles-ci sont aussi rackettées, menacées, agressées, volées !
La violence reste omniprésente même si plus d'une personne se tait par crainte de représailles. Certaines ont eu la porte de leur appartement brulé; leur voiture rayée, volée voire meme brulée.

Les centres d'accueil sont archi pleins aujourd'hui de femmes battues. Il n'y a plus de place. Il nous reste à faire face à ces malades qui détruisent volontairement nos vies en les saccageant de leur violence et de leur mal être. Une autre violence est en train de monter. Celle des cadres surchargés de travail et de responsabilités qui pêtent les plombs en tabassant leurs femmes !

Je m'en suis sortie et me suis jurée que plus jamais un homme ne lèverait la main sur moi sans avoir à le regretter. Pour un coup donné, je sais que je lui fracasserai sans remords les deux jambes ! On ne peut avoir pitié d'hommes qui se conduisent comme des brutes sauvages !

C'était mon témoignage d'un vécu douloureux. Aujourd’hui le cauchemar est bien fini. Fin de ce maudit passé que cette fois j'enterre définitivement !

Puisse ce témoignage serve à celles qui luttent encore pour s’en sortir. C'est la peur qui nous rend faibles. Il faut decider de relever la tête et faire front !

30.5.08

Marie Ange

 



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