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IRREELLE ET IMPALPABLE

Offert par Erotica51



I. Erotica51.

"Dans l'impalpabilité troublante de la nuit":

Une journée passée, riche en événements mais trop lente quand je sais que tu attends. Impossible durant des heures de m'échapper, de me libérer. Je piétine, souffre de ton absence. Me voici, soudain, l'esprit torturé, à laisser les heures, lentement, s'égrener, avant de pouvoir, enfin, te retrouver…

La nuit est, à nous, à nouveau. Et la magie de la nuit recommence, une fois encore. Je t'imagine et souris doucement...

La nuit est ton royaume où tu m'entraînes, dans une étrange sarabande, laissant tes messages m'étourdir, envahissant soudain mon écran comme sous l'effet d'une avalanche. Je les compulse, les relis, les classe, soigneusement, attendrie, émue, en soupirant de cette attente. Tu existes vraiment….

Je t'ai retrouvé, tel que, mes souvenirs t'avaient gardé.

Je me moquais, de toi, primesautière, te taquinais, cherchant au fond de toi, une réponse à mon émoi.

Comme cette nuit fut révélatrice, de notre plaisir à se retrouver, à discuter.

Tant de questions restaient en suspens. J'en oubliais, plus de la moitié, tant tu continuais à me troubler.

Devant tes questions souvent inquisitrices, ma gorge se séchait, soudainement.

Tu me poussais dans mes retranchements, voulant une réponse précise et je me sentais, nue et fragile, le cœur battant à tout rompre.

Ton rire illuminait mes yeux et mon écran, en même temps.

Je ne te voyais point mais j'imaginais un coin de ciel bleu où je t'attendais, fébrile et passionnée, à la fois, imaginant, troublée, cette rencontre fabuleuse d'une première fois. Je relevais malicieuse, tes défis, en riant. Mais serais-je, aussi bravache, en te rencontrant ? Moins sure de moi brusquement, je me taisais, tentant de te cacher mon émoi.

Sans avoir aucune certitude, je sais, qu'un jour prochain, tu seras là , tout aussi ému que moi.

Qu'importe le temps qui passe puisque je t'appartiendrai. Une heure ? une nuit ? je l'ignore encore. Parfois, un monde étrange s'ouvre devant nous. Irréalité d'une rencontre jusqu'ici virtuelle où nos mots dansent, chantent, s'entremêlent comme la folie d'une passion devenue dévorante. J'accepte ce défi que tu me lances, admirant ton audace, en souriant, silencieusement.

La nuit est ton royaume, dans lequel, tu m'entraînes et je te suis, consentante et docile, sans même utiliser tes chaînes...

II. Erotica51

"Comme cette attente est longue": Effectivement, mon tendre Impalpable a pris la route pour de longues heures durant. Cruelle journée, qui commence sous la pluie, qui ne cesse de tomber, l'obligeant à une longue attente, ne pouvant consulter sa messagerie et me répondre....

Je tremble d'appréhension. Tant d'heures à conduire, sous le vent, sous la pluie, affrontant le mauvais temps. Nous avons discuté longuement, encore hier soir, au téléphone, n'arrivant pas à nous quitter ...

Chaque soir, le temps semble s'envoler et les heures s'enfuir, inexorablement...nous laissant, l'un et l'autre, toujours aussi, avides de paroles, d'émotions, mutuellement...

Quand je pense à ces trois nuits où seul, le téléphone nous a relié, durant de longues heures. Que de soupirs qui en disent long sur nos pensées. Que d'envies inavouées. Que de hâte à se retrouver, prochainement...

Je ne sens plus mon bras, à force de rester accrochée, au téléphone. Tu es parti, à peine, ce matin, que déjà, tu me manques tant.

Ne pouvant conduire et téléphoner, par prudence, je t'ai déposé, quelques messages écrits, tendrement.

Dans quelques heures, à peine, tu seras, encore trop loin et pourtant, déjà, si proche de moi.

A nouveau, le Temps n'existera plus pour nous. J'entendrai, à nouveau, ta voix aussi douce qu'une caresse...

Comme ma nuit a été douce et tendre, à la fois, grâce à Toi. Tes mots pleurent et mon coeur tremble pour toi.

Ton rire résonne, à nouveau, et je souris, tendrement, en silence, amusée, attendrie, les yeux, portés vers le lointain, tout en t'imaginant.

Je te demande une seconde, le temps de prendre un fauteuil, et de m'installer, confortablement.

Un sourire amusé vient d'effleurer mes lèvres. Tu viendrais encore plus vite, si tu me voyais en cet instant, le corps, à peine voilé, sous ma fine nuisette transparente...

Tu me parles, et je soupire, doucement. Comme il m'aurait été agréable, de sentir tes mains me frôler, frissonner sous tes lèvres, me caresser, effleurer la pointe de mes seins dressés.

A cette pensée, ma langue humecte mes lèvres, doucement. J'avale ma salive, difficilement.

Ma main glisse, doucement, entre mes cuisses, fermant les yeux, en écoutant ton chuchotement, pareille à une douce caresse, pleine de promesses....

III. Impalpable

"Les apparences ne dissimulent pas les émotions":

Te voila! La journée est, pour toi, l'occasion de devenir invisible. Tu ne te matérialises, qu'à la nuit tombée, lorsque les sensations sont accrues, par la pénombre, par le silence qui s'installe.

Chacun de tes messages est, pour moi, une caresse démoniaque qui atteint son but à chaque mouvement. Le feu brûlant qu'ils dégagent me consument, lentement. Combien de temps tiendrais-je encore avant de n'être plus que braise?

Tu acceptes mon défi? Je n'ose y croire. Mon audace, que je croyais devoir s'envoler au moment où tu accepterais de le relever, n'a jamais été aussi intense et solide. Elle nourrit ma sensibilité depuis que je t'ai lu et entendu, pour la première fois.

Peut être, cela sera-t-il différent, en face de toi. Pourtant je n'ai pas de doutes. Pas un seul moment d'hésitation ne me vient à l'esprit. Je suis sûr. Sûr de notre sensualité, certain du plaisir que j'aurais à te sentir si proche, certain du désir que je ressentirais.

Le défi est relevé. C'est de la folie pure, nous le savons. Est-ce vraiment possible? Est ce vraiment réalisable? Si je ne t'avais pas parlé, au téléphone, j'en douterais. Pourtant, mon imagination rejoue la scène encore et encore, la rendant, si réelle. Je sais où tu es. Je sais qui tu es. Je sais quelle route il me faut emprunter pourte retrouver. Je sais quelle maison, quel numéro. Le défi est relevé et est possible à tout instant, à tout moment.

Peut-être, suis-je encore chez moi? Peut-être, suis-je au cybercafé au coin de ta rue ? Peut-être, vais-je venir sonner chez toi? Aujourd'hui, demain ? La date n'est pas importante. Seuls nos deux êtres le sont. Ensemble, l'un contre l'autre. Des corps s'épousant ou seulement deux mains qui se tiennent. Tout est devenu réalisable, maintenant, je le sais...

IV."Quand l'Irréalité fait l'amour avec la Réalité"

La nuit est devenue depuis mon royaume, cherchant la douceur de tes mots, te relisant, inlassablement, en souriant, dans ma nuit. Que de pensées troublantes, tu provoques, en te dénudant, devant moi. Que de douceur, je pressens, avec toi. Tu brûles, de ce même feu, qui me dévore…

Oui, j'ai osé relever ton défi, pétrifiée, devant ma propre audace…Mais si….et si….tant d'arguments, qui soudain, me laissent immobile et sans voix. Je sais, pourtant, que, pour Toi, je ne reculerai pas. Tu seras là, un jour, devant moi, et mon plus beau sourire sera, pour Toi. Toi que j'ai tant imaginé, dont je croyais avoir rêvé, tu vas bientôt te matérialiser., Toi, si impalpable encore en cet instant qui n'attend que cet instant, pour te matérialiser.

Je t'imagine, les yeux fermés, devant moi. Nos mains s'effleureront, en tremblant d'émotion, nos corps se rapprocheront, irrésistiblement. Mes doigts caresseront tes lèvres, me prouvant que nos rêves peuvent se réaliser, que nous avons eu raison d'y croire. Qu'ils font partie de la beauté de la Vie. Mes mains caresseront ton visage, comme pour imprégner tes traits, dans ma mémoire. Te découvrant, doucement, les sens exacerbés, par ce doux parfum de désir, qui flottera, autour de nous, pour mieux nous submerger…

Je tremblerai, doucement, sous tes doigts, te laissant me découvrir, à ton tour. Magie de la nuit ; silence des mots enfermés, entre nos lèvres fiévreuses ; douceur de nos soupirs, d'un désir, de plus en plus pressant, à assouvir. Nos doigts se frôleront ; nos mains se caresseront. Que d'émotions troublantes, en cet instant…

Un rêve devenant Réalité, par la douceur des mots, par cette sensibilité que tu as perçue la première fois, par ce déferlement de sensations que ces mots ont évoqués, en toi, y trouvant ce même écho. Je frémirais, doucement, sous tes doigts. Toi, tu me caresseras, me découvrant, pour la première fois. Je te découvrirais, perdant, cette immatérialité, dans laquelle tu te cachais, redevenant un homme tendre et sensuel, sous mon toucher….

Nous ne ferons plus qu'un, oubliant ce monde, autour de nous, affamés l'un de l'autre. Jusqu'où irons-nous. Je l'ignore encore mais je sais, simplement, que cet instant sera unique, gravé en nous, à jamais...

Je désire et appréhende, si fort, cet instant. J'en rêve tendrement. En l'imaginant, je tremble, doucement, de désir, d'impatience, bouleversée de ce flot d'émotions.

V.Impalpable.

"Comment réfréner mon impatience"

La nuit a laissé place au jour. La lumière blanche d'une matinée d'hiver aurait dû apaiser mes sens attisés par des rêves inavouables et inoubliables. Et pourtant j'ai la sensation que cette lumière vient hérisser ma peau en une chair de poule constante et entêtante.

Le moindre contact, sur ma peau, me donne la sensation que tu me caresses ; le moindre souffle de vent passant sur mon épiderme me fait voyager vers toi, vers ta peau, vers ton corps, qui m'attend.

La nuit est partie, mais mon envie de te sentir brûlante, à côté de moi, n'a jamais été aussi troublante. Chaque jour, qui passe, me fait passer un degré de plus dans l'excitation et l'envie de toi. Je ne vais pas pouvoir résister plus longtemps à cette force qui me pousse dans ta direction. Elle a vaincu ma résistance. Tu as eu raison de ma volonté.

Chaque jour, qui passe, me donne la certitude que nous nous tiendrons face à face. Nous découvrant l'un l'autre. Par le toucher, par le parfum, par le goût. Nous entendrons nos respirations, nos soupirs. Le grain de ta peau, sous mes doigts, sera un délice indescriptible.

Ton corps se contractera, par endroits, se détendra par d'autres. Je jouerai, avec lui, comme tu joueras avec le mien. Nous retarderons le moment. Nous le retarderons tant que nous serons les premiers surpris de notre jouissance, par son intensité.

L'impatience grandit en moi. La réfréner est une torture délicieuse.


VI. Erotica51

"Douce et cruelle attente"

Cette journée, passée, sans toi, m'a semblée si longue. Impossible de te répondre. Je n'étais pas chez moi. Je suis à peine rentrée, que déjà, je te recherche, au milieu de mes messages. Oui, tu es là et mon cœur, soudain, tremble d'excitation et d'émoi, à la fois…

Ta voix résonne encore à mon oreille, ton rire me hante encore. Je voudrais effleurer de mes doigts, la douceur de tes lèvres, .poser ma bouche douce sur la fraîcheur de ta chair ; Ton désir transparaît, à chaque nouvelle lettre comme l'ébauche innocente de ce désir qui nous enfièvre…

Par la pensée, je sais, maintenant, que je serai à toi, t'offrant ma douceur, mon corps, la tendresse de mes bras. Qui osera, le premier, poser ses mains, sur l'autre ? Je ne le sais pas. Toi ou Moi ? Jamais, abstinence n'avait pris un tel sens, mettant mon corps et mes pensées, en ébullition, me dévorent d'un feu immense, qui me donne le vertige…

Je ne te croyais pas quand tu parlais de venir. Je sais aujourd'hui, que ce projet est bel et bien, ancré dans tes projets, d'avenir. La nuit est ton royaume où tous les chats sont gris. Mes rêves m'offrent d'étranges images. Tu as perdu ton pari, ma foi, bien audacieux croyant me voir fuir. Etrange, tu ne trouves pas ?

J'imagine, en tremblant, la douceur de tes gestes, la volupté de nos corps, mon désir si réel, le frôlement doux de ta peau…oui….Si tu me laisses faire, je jouerai de ton corps, lui arrachant mille gémissements, mille bonheurs, que tu reconnaîtras, quand l'aube se lèvera.

La Nuit est ton royaume mais l'Amour est le mien où une place t'y attend, tendrement...

21.01.2001



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