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CREPUSCULE D'OR

Offert par Erotica51



Ce soir, c'est notre dernière nuit. Nous avons marché, longuement, savourant encore la finesse des grains de sable, sous nos pieds. La tête posée contre ton épaule, j'ai laissé mes idées vagabonder, refusant de m'y arrêter. La tristesse de repartir m'empêchait de parler…Qu'aurais-je pu te dire que tu n'avais déjà compris?

J'ai aimé tes bras, autour de mes épaules, comme pour me réconforter. .Un immense soupir m'a échappé. Demain, nous allions revenir en France. Soudain, je ne voulais plus repartir. Je voulais rester, ici, seule avec toi, dans ce petit coin de paradis.

J'ai savouré une dernière fois, la caresse du vent dans mes cheveux. J'ai écouté le chant incessant de l'océan. J'avais eu tant de plaisirs à revenir sur cette plage, à découvrir que mes souvenirs s'étaient enfuis, que la plage était redevenue plus sage, jusqu'à ce que je sois face à ton sourire.

Nous nous sommes assis sur le sable. Peu à peu, les gens sont partis. Nous sommes restés, blottis l'un contre l'autre, observant le ciel, soudain, s'iriser d'or et de lumières éclatantes. La mer a paru se calmer. Le bruit des vagues, s'est apaisé. J'ai blotti ma main au creux de la tienne et niché mes lèvres au creux de ton cou.

Que de joie, tu m'as apportée; que de douceur, j'ai pu apprécier, que de bonheur, tu m'as fait savourer. Mes mains sont parties à ta conquête, glissant, sous ton maillot léger, observant tes belles jambes bronzées. Tout semblait se métamorphoser autour de nous, l'air était si doux, le soleil, peu à peu, se couchait, irradiant ses derniers feux sur la mer, teintant, chaque vague, de ses reflets rouges et or.

Ta main jouait dans mes cheveux que j'avais libérés; Tu me souriais, mystérieusement, puis d'un geste décidé, tu as glissé mes bretelles, dénudant mes épaules, lentement, descendant mon maillot, malicieusement. Une dernière fois, sur cette plage, nous allions nous aimer.

Nous nous sommes déshabillés, après un regard prudent. Taquine, je t'ai lancé une poignée de sable puis me suis sauvée, à toutes jambes, en riant. Très vite, tu m'as rattrapée, m'a soulevée et entraînée malgré mes cris, vers cette mer qui nous attendait. Tu me gardais contre toi, comme pour me réchauffer avoir m'avoir mouillée. J'aimais la chaleur que ton corps me communiquait. Le trouble dans lequel, une fois encore, tu m'entraînais.

Tu as plongé, dans l'océan, disparaissant, brusquement et durant un instant, j'ai eu peur de ne plus te retrouver mais ce n'était qu'une ruse pour me faire tomber. Un cri de surprise; puis nous nous sommes laissés couler, face à face, en nous embrassant, amoureusement, laissant nos visages auréolés, de toutes ces bulles d'air qui s'échappaient, de nos corps enlacés puis je t'ai échappé, courant éperdument sur le sable, avant de te laisser enfin me rattraper, goûtant, encore une fois, au plaisir de s'aimer.

Le soleil, sur nous, une dernière fois, s'est posé, emportant la vision de nos corps enlacés, immortalisant cet amour comme un rêve, enfin, réalisé.



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