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TENDRE COMPLICITE

Offert par EROTICA51



Notre relation continue, s’étoffe doucement, au travers de nos échanges, de nos regards, de nos frôlements. Etrange perception du flot de ces inconnus que nous croisons, comme si nous étions seuls au monde.

Dehors le monde bouge, klaxonne dans une impatience puérile, s’époumone en vain. Je pose aujourd’hui, un regard amusé, sur un monde que j’ai quitté, où j’aimais avant me noyer. Cette rencontre m’a vraiment beaucoup changée.

Loin du stress, je vis depuis, paisiblement. Mes projets avancent, te détachant de mes pensées provisoirement. Quand la sonnette se fait entendre, annonçant ton arrivée, je ne peux m’empêcher de sursauter.

La porte s’ouvre sur ta présence et c’est comme si un flot de lumière m’enveloppait. Tu es enfin là et plus rien ne compte. Nous restons, l’un près de l’autre, comme incapables de supporter de rester éloignés l’un de l’autre, plus longtemps.

Tu me parles et c’est comme une petite musique qui chante en moi. Je me repais de toi, de tes paroles, de ton regard comme après la traversée d’un désert immense. Nos mains se touchent discrètement, s’attirent, se reconnaissent. Auprès de toi, je renais de mes cendres et me sens enfin vivante.

Avec tendresse, ma main frémissante caresse ta tête, frémissante en glissant dans tes cheveux. Je plonge dans mes pensées. Pourquoi t’ai-je tenu si longtemps à distance ? Avais-je si peur de recommencer à aimer ou bien me fallait il ce temps nécessaire pour cicatriser mes plaies ?

Tes mains virevoltent avec légèreté le long de mes jambes. Troublée, mes cils papillonnent nerveusement. Tu as réussi à me déconcentrer. Tes mains se font légères, taquines, et je me trouble à nouveau, l’esprit en déroute, incapable de maîtriser le flux de mes émotions.

Ton regard s’illumine, se fait joyeux. J’aime lire ce bonheur tout neuf dans tes yeux. C’est comme une renaissance à laquelle j’assiste silencieuse, en te contemplant. Chaque jour c’est une parcelle de mon cœur que tu imprimes au fond de tes yeux quand nos regards s’échangent.

Tu t’amuses à me frôler, à me troubler, ravi en me voyant soudain électrisée. Mes yeux se ferment, te laissant me chavirer. Un mot vient frapper à la porte de mon subconscient : osmose.

De Toi, mon corps n’arrive pas à se rassasier. Je suis en manque de toi comme si l'on m'empêchait de respirer, quand tu es loin de moi. Encore et encore, sans arriver à m’en lasser. De longs frissons traversent mon corps sous ton regard intéressé. Je vibre sous tes doigts, comme le musicien fait vibrer son archer, amoureusement.

Une chaleur diffuse commence à m’envahir le bas ventre. J’ai faim de toi une nouvelle fois. Tu as pénétré ma vie par tous les ports de ma chair, alors que j’avais fermé toutes mes portes à clé, croyant me protéger. Tu me combles à m’aimer avec tant de douceur que cela me donne soudain envie de pleurer. Pour la première fois, je prendre conscience de l’intensité du verbe « Aimer ».

Le Bonheur est quelque chose de si léger que beaucoup de gens passent à coté. Quant il nous approche, cela ressemble à la caresse d’un papillon, venu nous frôler, qui se décide à nous protéger, en nous enveloppant de sa douceur…

7/11/08

M-A



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