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AU NOM DE L'AMOUR ET DE L'AMITIE

Offert par Erotica51



Faut-il accepter de faire l'amour avec son meilleur ami au risque de sacrifier une amitié de plusieurs années ?

Aujourd'hui, je sais que j'ai fait le bon choix mais à l'époque, cela a failli tourner à la catastrophe. Nous avions pris l'habitude d'aller chaque midi manger, ensemble. Ce jour là, nous avions eu de la chance. Il n'y avait presque personne d'arrivé au petit restaurant italien où nous aimions nous restaurer. Nous fumes donc servis rapidement.

Une fois restaurés, je proposais à Florent de venir à la maison déguster un bon café frais. Nous nous connaissions depuis une dizaine d'années. Nos horaires de travail coïncidaient souvent ce qui fait que nous avions pris l'habitude de nous retrouver le midi. J'ai toujours détesté manger seule.

Florent avait quelques années de plus que moi. Sportif lui aussi, il s'entraînait pour obtenir sa ceinture noire de judo. Pas très grand, l'air débonnaire, il avait tous les jours une nouvelle histoire à me raconter pour me faire rire. C'est donc en toute confiance que je l'invitais à déguster un café à la maison.

Assis cote à cote dans le canapé, nous étions tournés l'un vers l'autre, pour discuter. La conversation n'avait pourtant pas dérapée mais j'avoue que ce jour là, je n'ai rien compris. Je me souviens avoir posé ma tasse sur le bord de la table du salon et soudain, je poussais un cri. Florent m'avait sautée dessus, me faisant soudain perdre l'équilibre, tombant brutalement sur la moquette, en tentant de le repousser.

- Arrête tes idioties, ai-je crié, espérant le calmer ou le raisonner. Rien à faire, il tentait bestialement de m'embrasser, de me caresser. J'eus une autre idée : laisse-moi ! tu sais bien que j'en aime un autre ! Je n'ai jamais été amoureuse de toi, Florent, mets toi ça dans la tête ! Ai-je dit durement...

Il s'arrêta brusquement, me regarda d'un air si triste que je faillis lui dire que c'était faux, que je n'avais personne puis la raison reprit ses droits et je me redressais, me réajustant, lui disant que j'allais me refaire un café après sa démonstration d'affection un tantinet brutale et stupéfiante !

Durant quelques semaines, je l'évitais, préférant me contenter d'un sandwich ou allant manger au centre ville. Notre belle amitié n'avait pas résisté à son acte d'affection. Etourdie, je n'avais rien vu venir de son désir.

Pas une fois, je ne m'étais posée la question sur une possible attirance à mon encontre. Je croyais Florent tout simplement différent des autres hommes. Un samedi matin, la sonnette retentit à la maison. C'est un jeune livreur venu m'apporter un énorme bouquet de lys blancs. Un petit mot était écrit sur la carte :

- Je te demande pardon, Marie. J'ai perdu la tête. Cela ne se reproduira plus. Redevenons de vrais amis. Florent. J'ai trop mal quand tu m'évites...Florent désolé

J'ai pardonné bien sur...Florent est resté mon meilleur ami jusqu'à ce qu'il change de région sans prévenir personne. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles depuis...mais je dois reconnaître qu'il me manque souvent.


3/04/2007



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