TRISTESSE

par Erotica51



Combien de fois, ai-je entendu ta voix, laissant échapper tes mots joyeux, en pénétrant dans la maison. Tu souriais, joyeuse, retrouvant, à nouveau, la douceur de ton foyer et je te souriais, tendrement.

Combien de temps, une maman, l'ai-je été ? Seulement 17 ans ! J'ignorais ce qui allait t'arriver. Tu étais la lumière de ma vie, l'étoile, sur qui, je veillais. Tu étais le soleil qui embellissait mes journées. Tu avais l'art d'effacer mes soucis en me souriant.

Comme j'ai aimé ta frimousse, à ta naissance; ton premier cri aussi fragile qu'un petit miaulement. Comme j'ai craqué à ton premier sourire, pleuré de joie en entendant ton premier mot : Maman. Très vite, j'ai éprouvé le besoin de te protéger, de vouloir te garder près de moi, loin de tout danger Mais, déjà, tu m'échappais, galopant à toute vitesse, sur le plancher. Combien de nuits, sur toi, me suis-je penchée, écoutant ton souffle léger, dans la nuit, s'échapper de peur qu'il ne s'arrête ?

J'aimais tes éclats de rire, qui n'en finissaient pas, me faisant à mon tour, pouffer de rire. Difficile d'être sévère, en de tels instants. Je tremblais, pour toi, te suivant, pas à pas. faisant, pour te protéger, tout autour de toi, un écran de tendresse, de mes bras. Tu étais ma lumière, mon soleil, l'enfant dont toute mère peut être fière.

Les années, petit à petit, ont passé. Tu grandissais, et je t'observais, musée, étonnée. De chrysalide, je te découvrais, soudain, papillon, voulant déjà voler toute seule de tes ailes, repoussant ma protection.

Combien de fois, ma main est-elle venue, retrouver la tienne, te communicant cette tendresse de mère. Comme je t'aimais, mon enfant, avec la férocité d'une tigresse, protégeant son petit. Ces premières larmes d'amour pour ce garçon. Comme je le maudissais de te briser le coeur. Tu étais ma joie, mon rayon de soleil, ma lumière et depuis ton départ, plus rien ne compte à présent.

Cette fête des Mères est devenu, depuis, un jour de tristesse, de larmes qui roulent, sur mes joues, doucement. Tu n'es plus la et tu me manques, tellement. Bonne Fête, Maman. Il n'y aura plus jamais ni bouquets ni sourires, empreints de ta tendresse, dans la maison....

Juste cette image effrayante, de ton petit visage, figé à jamais, sur lequel s'écoule une larme de sang, que je ne puis effacer de ma mémoire, torturée à jamais.

Une "Maman" tu ne le seras jamais, Toi, qui adorait tellement la Vie, les enfants, parce qu'un alcoolique drogué au volant t'a tuée, brisant ta vie et la mienne, à jamais.



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