TEMOIGNAGES DES VICTIMES

par Erotica51


1) Témoignage de SMILOVITZRO:

Ce n'est pas un enfant que j'ai perdu sur la route à cause d'un chauffard, c'est "moi", ma vie fauchée à + de 80km heure, en plein Paris, me laissant handicapée à vie, car je suis devenue depuis tétraplégique!
Depuis, je m'insurge contre la Justice, d'abord, pas de prison, pas de travaux d'intérêts généraux et le droit de repasser son permis de conduire - de tuer - alors, elle vit bien, celle qui a détruit ma vie;
Des remords, aucun!

Je n'avais qu'à ne pas traverser, au feu rouge, ce fameux jour!
Combien de famille en deuil, combien d'handicapés, en deuil, de leur corps et de leur avenir, avant que la Justice soit moins laxiste et qu'elle punisse enfin ces chauffards comme des criminels!
Bon courage à toi Marie

smilovitzro@wanadoo.fr

2) Témoignage de JESSIE, jeune conductrice

Je témoigne ici d'un accident que j'ai eu, il y a 1 an.
Je suis relativement jeune et j'avais pour habitude de conduire très vite, sur toutes les routes.

J'ai eu un choc frontal à 140 Kms, sur une nationale. Dans la voiture en face, il y avait un papy qui a mordu la ligne blanche, et avec ma vitesse, je n'ai pas eu ni le temps ni la possibilité de réagir.

Le choc fut très violent. Par chance, le papy et moi, n'avons pas été blessé.

Je n'ai pas reconnu ma voiture, en allant la rechercher, le lendemain, chez le carossier.
A côté de quoi sommes-nous passés?

Jusqu'à ce jour, je ne savais pas ce que représentait un accident de voiture.

C'est comme si j'étais isolée de tout, à l'abri de tout danger, protégé par la tôle de la voiture.

Depuis, j'ai pris conscience de l'extrême responsabilité que l'on a, au volant, vis-à-vis des autres en voiture.

Je sais que je ne me serai jamais remise de la mort du papy!

Jessie

jessieyetta@wanadoo.fr

3) Témoignage de FABRICE et LORY (décédée)

Le 19 juillet 1993, nous avons eu un très grave accident, vers 17H 30. J'étais accompagné de mon amie LORY. Cet accident a eu lieu sur la Départementale, entre Boult/Suippes et Fresnes les Reims. Un camion a surgi, d'un chemin de terre, et voyant arriver notre 2CV, n'a pas cru bon de marquer le stop !

L'accident a été terrible de gravité ! LORY, très grièvement blessée, n'a pas survécu à ses blessures et est décédée à l'hôpital! Elle avait 21 ans ! quand à moi, conducteur, dès l'accident, je suis tombé dans un coma profond, qui a duré 3 mois et demi. J'avais 25 ans. Je n'ai même pas pû assister aux obsèques de LORY.

Je n'ai jamais osé me recueillir sur la tombe de LORY, me sentant coupable malgré moi, de sa mort. Je voudrais aller sur sa tombe mais je n'ose pas affronter le regard de sa famille.

J'ai été soigné dans un centre spécialisé, d'où je suis resté du 4 octobre 1993, au 9 octobre 1994, en rééducation. Depuis, mes parents s'occupent de moi. Je suis reconnu à 80% d'invalidité, avec de nombreuses séquelles. Jamais plus je ne pourrai rejouer au foot, au volley, faire du jogging, etc. Moralement et physiquement, je suis un homme brisé.

Le chauffeur du camion, responsable de cet accident, n'a jamais pris de mes nouvelles.

Le pire de tout cela : Ce n'était pas son premier accident !

J'avais mon permis de conduire depuis 1987, sans un seul accident !.

Le plus difficile, après ce drame, c'est le regard des autres. Ceux que je croyais mes amis, m'ont abandonné.

Seuls, REYNALD, MARIE, MARTINE et mes PARENTS me soutiennent, dans mes moments de désespoir. Je les remercie de tout mon coeur de rester près de moi et de continuer à me soutenir.



4) Témoignage de DANIEL - Motard - 18ans :

Je suis ce qu'on appelle un miraculé de la route ! Adepte de la moto, j'ai eu un accident de la route, seul, au Craon de Ludes, le 16 juillet 1987 à 16h 30.

J'étais sur la route, avec un ami, qui me suivait, lui aussi en moto et nous faisions la course, ensemble. Mon ami s'est rabattu trop près de moi, a touché ma roue malencontreusement et j'ai perdu le contrôle de ma moto.

J'avais 18 ans et conduisait ma moto depuis 2 ans et demi. Ma moto était une 900 Bol d'Or (9CV).

Suite à cet accident, je suis resté 8 longs mois, dans le coma. J'ai eu un traumatisme crânien important et blessé aux vertèbres.

Les médecins avaient déclaré que je ne remarcherai jamais !

J'étais assuré au tiers collision. Je n'ai été indemnisé que de 30 000F par l'assurance, seulement ! Cette somme était le prix de ma moto ! mais pas d'une vie brisée !

Je n'ai jamais porté plainte contre mon ami, qui m'a, pourtant, abandonné, depuis ni pris une seule fois de mes nouvelles. J'aurai du le faire et aurai été indemnisé correctement.

J'avais une petite amie qui partageait ma vie, depuis 1 an et demi et qui a choisi de me quitter, en voyant dans quel était j'étais devenu !

Depuis 10 ans, je suis seul sans personne avec qui partager ma vie.

Je suis reconnu à 80% en invalidité depuis. Je suis aussi placé sous tutelle, par décision d'un juge !

Je vis avec 300F par semaine et mange chez mes parents, chaque midi. Je remercie mes parents (Adeline et Charles) de toute la patience et la tendresse dont ils m'ont entouré, durant toutes mes années de rééducation, m'empêchant de sombrer dans le désespoir !

J'ai perdu tous mes amis, suite à cet accident et depuis je n'ose plus aller les voir de peur d'être rejeté par eux, étant différent de l'homme qu'ils ont connu avant.

Je vous donne ce conseil, aujourd'hui:

Respectez les panneaux et les limitations de vitesse ! S'ils ont été mis à certains emplacements, c'est parce qu'il y a eu déjà des accidents mais surtout pour en éviter d'autres. L'endroit où j'ai eu mon accident a été condamné et à la place, il y a une ligne droite, maintenant, au lieu de ces nombreux virages .



5) Témoignage de Mr et Mme GEORGIN - Parents de Cyril -10ans

Le 16 Juin 1996, à 19h 10, sur une petite route de campagne, notre fils CYRIL, âgé de 10 ans, qui faisait du vélo, a été renversé et tué, par un chauffard (26ans). Traumatisme crânien, décès et diverses fractures !

Dès le lendemain, son assureur GROUPAMA venait nous voir et nous faisait signer des papiers, auxquels nous n'avons pas prêté grande attention, tant nous étions encore sous le choc et préoccupé par les funérailles à organiser ! Aucun double de ces papiers ne nous a été laissés ! Une demi heure plus tard, nous ne savions même plus ce que nous avions signé!Or, c'était la proposition d'indemnisation ! Dans laquelle nous nous engagions, à ne jamais faire poursuivre le responsable, fils d'un notable de la région ! Celui ci avait déjà provoqué un autre accident, 6 mois avant, et une petite fille vit, depuis, en fauteuil roulant, par sa faute !

GROUPAMA ne nous a jamais remis le P.V. de gendarmerie et malgré les 3 ans d'écoulés, nous ne connaissons toujours pas la vérité, ni la vitesse à laquelle cet homme roulait, ni s'il était ivre! Nous ne connaissons même pas l'identité de la personne venue nous faire signer la demande de transaction ! Aucune carte de visite ne nous a été laissée !

De nombreuses factures n'ont toujours pas été réglées, suite au décès de CYRIL !

La mort de notre fils a été réglée, ainsi:


- Le père : 89 382F
- la mère : 45 000F
- les soeurs : 30 000F chacune (argent placé jusqu'à leur majorité !)

Nous ne connaissons pas le détail des sommes réglées ! Nous découvrons seulement 3 ans plus tard, que dans la somme accordée (si généreusement) à Mr GEORGIN et son épouse, il y a un préjudice moral dérisoire et les factures, ensembles ! Or, le montant calculé pour un préjudice moral est évalué à 10 000F, minimum, pour chacun des parents !

Mr GEORGIN et son épouse sont au chômage, tous les deux ! Mr GEORGIN doit se faire soigner à vie, pour les nerfs et a du diabète, depuis ! ceux ci ont encore leur maison à payer!

Le délai pour porter plainte est de 3 ans maximum! Mr et Mme GEORGIN ont déposé plainte, officiellement, par le biais d'un avocat, Mr X., 10 jours avant la date de forclusion !

Le cimetière du village dans lequel est mis le corps de CYRIL comporte un réservoir d'eau mais il est vide, le Maire refusant de le faire remplir ! le cimetière est laissé à l'abandon, envahi par les mauvaises herbes ! de nombreux objets ont disparu de la tombe de leur fils ! Il aura fallu que l'on fasse un courrier au Préfet pour obtenir du Maire d'avoir de l'eau pour arroser les plantes de notre enfant et nettoyer sa sépulture.


6- GREVE DE LA FAIM en HAUTE NORMANDIE

Un père de famille, qui habite Offranville, près d'Yvetot, a commencé samedi dernier, une grève de la faim.

Par cette action, il réclame que la vérité soit faite, sur le décès de sa fille, survenu il y a trois ans.

En juillet 2001, l'enfant âgée de 7 ans, circulait à bicyclette, quand elle avait été renversée par une voiture.

Selon la famille, le dossier a été classé par la Justice " sans suite " alors que ce même automobiliste a eu, ensuite, plusieurs autres accidents !


7. "ANTHONY, Tué À 17 ans"

Nous avons perdu Anthony dans un accident de la route, à 17 ans, il y a un an et quatre mois aujourd'hui.

C'était mon petit frère adoré et mes parents souffrent terriblement, ils ont du mal à supporter son abscence.

Ce qui les fait tenir, c'est le combat qu'ils mènent pour que la justice fasse son travail, et l'investissement qu'ils font dans la création d'un site et d'une association contre les violences routières.

Cependant, ils ne seront plus jamais les mêmes et je crois que je verrais toujours désormais la tristesse plomber le visage de ma mère et ce regard hagard de mon père quelques fois...

Pour moi, chaque jour, je pense à lui et je continue de l'aimer, il me manque beaucoup.Je ne veux surtout pas oublier son visage, son odeur ou sa voix.

Courage à tous ceux qui vivent sans la personne qu'ils aimaient tant et qu'ils pensaient avoir auprès d'eux toute leur vie. Il n'est pas juste de partir si vite.

Lasina le 22 mars 2004


8. "JENNIFER DECEDEE A 17 ans aussi...."

Ma petite soeur Jennifer a été tuée par un chauffard. Ce drame est arrivé le 1er aout 2003 et elle aurait eu 18 ans le 4 aout 2003.

Depuis notre vie s'est arrêtée aussi et dans tes propos je retrouve exactement ce que nous ressentons. Tout comme ton frère, elle a été condamnée a mort et nous, les familles, au chagrin à perpétuité. Tout ça à cause de l'inconscience et du non respect du code la route.

Nous avons adhéré a une association de lutte contre la violence routière.

Désormais nous ne pouvons faire que ça : nous battre, afin que cesse le massacre et qu'enfin ces meurtriers en puissance soient punis.

Courage et bisous à toutes et tous.

Choupette493 le 22.3.2004



9. "YANNICK 16ANS, "


J'ai perdu mon frère Yannick, quand j'avais 15 ans, et lui 16 ans. Il est décédé dans un accident de la route, en mobylette, mais on n'a jamais pu savoir s'il était tombé tout seul.

Mon père a mis, plusieurs années, à faire son deuil; c'est vrai que cette disparition tragique a été difficile a accepter... mais on n'a pas le choix.

Nous sommes maintenant encore plus soudés qu'avant ; mes parents, mon petit frère en moi.Pas un seul jour ne passe sans que nous pensions a Yannick, mais nous avons réappris a vivre sans lui.


Envoyé par karyn77 le 17 mars



10. "TRISTESSE":

Pour moi, c'était il y a 9 ans. Un accident tout bête. Elle s'est faite heurter par une voiture, moi aussi. On a essayé de la réanimer mais en vain. Pas un jour ne se passe sans que je pense à elle.

Il faut réapprendre à vivre avec une personne en moins au sein de sa famille. Gérer les peines des uns et des autres et se reconstruire doucement.

Mais le miroir est brisé et il est difficile de recoller les morceaux. Si tu veux on peut continuer le dialogue.

A toi de voir, si malgré nos chagrins, on peut s'apporter quelque chose.Je t'envoie une bise pour le réconfort du week-end.


Namumad - 14.3.2004



11. HANDICAPE A VIE :

Ton histoire et la mienne sont identiques, à la différence que m'a femme m'a quittée en emmenant mes 2 enfants que je ne vois plus, qu'une fois, par an.

En quelques secondes d'inattention, ma vie a soudain basculé;

Plus de moto, plus de jambes, plus de travail, plus de femme, d'enfants, de sexe, d'amis, plus d'espoir...

A ma sortie d'hopital j'ai retrouve mon appartement totalement vide, (j'ai passé la 1ere nuit dans mon fauteuil roulant) avec une montagne de factures, 3 mois de loyers en retard, les sommations d'huissier.

Aucune aide des services sociaux !

Pas de chauffage, de lumiere, ni telephone ! J'ai vécu 24 heures totalement isolé, abandonné, impotent.

J'ai hurlé à en perdre la voix, mais personne n'est venu. J'ai paniqué, souhaité la mort.

Pour me sentir moins seul, j'ai laissé la porte d'entrée ouverte sur une nuit d'angoisse entrecoupée d'assoupissements et de réveils douloureux.

Il y a de cela 10 ans.

Marc, le 28.10.2003



12. "NAMUMAD"

Je t'invite sur le site de nos anges, tu pourras y rencontrer des parents dont l'enfant est parti suite à un accident.

Lucas notre petit Ange

Avec toutes mes pensées

Mamounet - 15.3.2004



N°13. "J'AI MAL POUR MAMAN"

Sa meilleure amie est décédée il y a quelques jours, brutalement fauchée par une voiture, sa mort a été atroce...

Elles étaient très liées toutes les deux, je peux même dire qu'elle faisait partie de notre famille...

J'ai mal pour ma mère qui n'avait qu'Elle comme véritable amie...

Comment l'aider pour lui soulager sa peine; je l'aime tellement ma maman...

Manuela


N° 14 - ALCOOL + CANNABIS : STOP !

Je me présente je m'appelle Virginie et je vais avoir 18 ans dans 2 mois.

Le dimanche 18 janvier 2004 à 5h du matin un ami qui s'appelait Wilfreid partait travaillait (il faisait un apprentissage en boulangerie) comme d'habitude.

Malheureusement il a croisé un chauffard qui était derrière lui ce c.. l"a percuté, de plein fouet, par derrière.

Sa colonne vertébrale a été brisée. Il est mort sur le coup.

Willy n'avait que 17 ans et avait encore plein de choses à vivre.

C'était un garçon plein de vie, gentil, drole, bref quelqu'un qui ne devait pas mourir.

On a appris plus tard que ce chauffard roulait avec la voiture de son copain.

Ils s'étaient fait arrêtés par les Gendarmes et son pote avait trop d'alcool dans le sang alors que lui, il n'en avait pas; c'est pourquoi c'est ce c.. qui a pris le volant.

Seulement, ils ont continué à boire et à fumer du cannabis. Et quand il a percuté Willy, il avait plus de 2 grammes d'alcool dans le sang et avait beaucoup trop fumer du "canabis"!!!

Alors arrêtez de dire que le cannabis, c'est moins dangereux que l'alcool : çà l'est tout autant!!

Car avec cette drogue soi disant "douce" on n'est pas dans son état normal, et mélangé de l'alcool, c'est encore pire !

C'est la première fois que j'en parle car c'est diffile de parler d'un ami qui avait le même âge que moi et de parler de lui au passé.

Ce c.. (je ne peux que l'appeler comme çà) s'en est sorti avec quelques fractures et surtout (c'est ce qui me fait presque plaisir) il a depuis un oeil aveugle. En effet, il s'est prit un morceau de verre dans l'oeil. Je dis que çà me fait plaisir car jusqu'a la fin de ces jours quand il se regardera dans la glace avec son oeil aveugle, j'espère qu'il se rappelera qu'il a tué quelqu'un : mon ami n'avait que avait 17 ans, M...!!

Pour moi et mes ami(e)s c'est plus qu'un simple accident banal de la route. C'est un ASSASSINAT !!!

On n'a pas le droit de se permettre de boire et fumer de la drogue et se croire plus fort que tout le monde et surtout croire qu'on est capable de conduire !

Alors en fait on est un danger pour soi-même mais surtout pour les autres.

S'il vous plait, cessez de boire et de fumer du cannabis ou toutes autres subtances illicites quand vous prenez le volant sinon vous serez un ASSASSIN de la route!

C'était pour moi le premier enterrement, auquel j'assisté et, j'espère que ce sera le dernier.

Du moins, je ne veux plus enterrer un Ami !!! Il y en a marre de cette injustice : pourquoi c'est toujours ceux qui n'ont rien fait qui meurt et jamais ceux qui ont provoqué l'accident ?

Personnne ne pourra jamais répondre à cette question, à part me dire "c'est la vie!".

Et bien si la Vie, c'est de mourir à 17 ans, je vois pas l'intêret de naître !

Bref que son âme repose en paix. J'espère que ce drame vous aura touché et peut être fait réfléchir "un petit peu".

Cela sera beaucoup pour moi et Willy qui, Lui, est décédé !!!

VIVI41


N°15 - PAPINOU Hommage à mon grand père :

J’ai passé les plus belles années de mon enfance, accompagnée de mon Papinou, comme je l’appelais. Nous étions très proche l’un de l’autre et j’aimais passer des moments privilégiés en sa compagnie. Il me faisait rire, danser… Il bricolait beaucoup et je passais des heures à le regarder faire. Patient, il me montrait parfois certains procédés et m’autorisait même à l’aider à l’occasion en tenant une planche pendant qu’il la sciait ou en me faisant choisir entre un tournevis plat ou cruciforme, pour vérifier que ses leçons n’étaient pas vaines.

Tous les ans, à Noël, nous nous réunissions avec mes parents, ma sœur et mes grands parents autour du sapin que nous préparions tous ensemble.

Mon plus beau souvenir reste ce concours de dévoreur de pistaches que nous avions inventé, étant tous les deux de grands amateurs de ces cochonneries. Aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser à lui chaque fois que l’on me sert des pistaches lors des apéritifs en famille ou entre amis.

Et un jour, j’étais en train de déjeuner avant de retourner en cours, ma mère a reçu un appel. Elle est devenue blanche, a attrapé son sac et est partie en me disant : Papinou a eu un accident mais ne t’en fait pas, tout va bien se passer. J’ai vu dans ses yeux qu’elle essayait tout autant de se convaincre, elle que moi.

Quand elle a claquée la porte, j’ai senti au fond de mon cœur une immense déchirure. J’ai su, sans même qu’on me le dise, que mon Papinou d’amour, celui qui me faisait tant rire et me rendait si heureuse, était mort.

Lorsque ma mère est rentrée, elle était accompagnée de mon père, effondré, qui pleurait à chaudes larmes.

Il m’a regardé et m’a dit : mon papa est mort.

C’était le 7 novembre 1995. J’avais 13 ans et je venais de perdre un des êtres que j’aimais le plus au monde.

Mon père nous a apprit qu’il avait été fauché par un jeune en moto, qui roulait sans permis et sans assurance, alors que mon Papinou faisait sa promenade de l’après midi avec ses chiens. Il n’a pas été en prison alors qu’il a été reconnu coupable. N’ayant pas d’assurance, il a du payer de lui-même les indemnités à la famille, maigre consolation.

J’ai touchée 3000Francs par l'assurance. Mais une vie n’a pas de prix. Cet argent, je n’en voulais pas.

Mon père m’a dit : nous allons placer cet argent et quand tu seras plus âgée, il te servira à acheter une voiture ou un appartement. Comme ca, Papinou restera toujours à tes cotés.

Lorsque j’ai eu 22 ans, j’ai débloqué cet argent et je me suis achetée un petit appartement.

Etrangement, les paroles de mon père se sont gravées en moi et je sens la présence de mon Papinou à mes cotés dans ce logement où une photo de lui a sa place sur ma table de chevet. Ainsi, il m’accompagne dans mes rêves et éloigne mes cauchemars.

Cela fait maintenant 16 ans qu’on m’a arraché mon Papinou, et son absence se fait sentir cruellement, toujours…


Caroline Lebegue


Si vous désirez témoigner, vous aussi, écrivez-moi :

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