LE PARC POMMERY

par Erotica51



Tu as deux ans, maintenant. Ta frimousse aux petites joues rondes est auréolée de boucles blondes. Tes yeux sont toujours aussi pétillants de malice. Tu ne vas pas encore en garderie. Nous sommes mercredi.

Comme il fait beau, j'ai décidé de vous emmener au Parc Pommery.

C'est une propriété immense, à la sortie de la ville. L'entrée est payante mais au moins, y sommes-nous tranquilles. Le parc est bien entretenu. Les pelouses y sont magnifiques. Il y a les arbres centenaires que j'ai connu, moi aussi, étant enfant.



L'été, les chevaux sont entraînés, régulièrement, pour le concours hippique annuel. Les cours de tennis ont été fermés depuis. La piscine, où ton grand frère allait, a été fermée, elle aussi. Il ne reste que ce parc, où vous aimiez vous amuser et où je peux relâcher ma surveillance, en vous laissant en liberté.



J'ai emporté avec moi votre goûter. Des gaufrettes, des barres chocolatées et des fruits ; quelques yaourts et à boire pour vous désaltérer. En quelques minutes, tu redeviens une petite sauvageonne, retirant aussitôt tes souliers, foulant l'herbe de tes petits pieds potelés.

Tes cheveux sont emmêlés, par le vent mais tes joues sont rosies de plaisir à l'idée de pouvoir courir, librement.

Tu adores suivre ton frère dans tous ses jeux.

Rien n'est plus frustrant pour toi que de le voir grimper, dans les arbres, agilement, sans pouvoir le suivre. C'est la seule chose que je ne t'autorise pas. Tu es encore bien trop petite même si tu es déjà intrépide.

Ton plaisir favori est de monter, en haut de la colline, puis de t'aligner à ton frère, en vous laissant rouler, dans l'herbe jusqu'en bas, en poussant mille cris de joie. Ma sauvageonne se déchaîne dans ces moments là ! C'est un bonheur immense d'entendre vos rires…

Le saut dans le bac à sable n'a plus de secret pour toi. Tu y excelles. Ton grand frère doit souvent te servir de dada. Tu adores être perchée sur son dos et lui demande de courir, secouée de fou rire quand il s'arrête, brusquement, en hennissant.

Aujourd'hui, quand mes pas foulent l'herbe de ce parc, j'ai l'impression d'entendre, encore, tes éclats de rire…



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