TREMBLANTE ENTRE SES MAINS

Offert par Erotica51



Une journée pleine de pluie et de vent ne m’avait pas découragée pour aller chez le coiffeur. Je ne pouvais rester ainsi échevelée, autant ébouriffée. J’avais envie de baisser les bras chaque fois que je me regardais, dénudée, dans la glace. Une vraie catastrophe !

Ma maîtresse, en m’observant, prenait une moue boudeuse qui n’inaugurait rien de bon. Je ne l’attirais plus. Elle ne me serrait même plus dans ses mains. Quand aux caresses dont j’étais pourtant si friande, elles étaient devenues d’une rareté incroyable, ces temps ci.

Pour la première fois, hier soir, j’avais été privée de plaisir ! J’avais mis longtemps à m’endormir, réfléchissant aux diverses raisons de cet état de ma disgrâce auprès d’elle. Ce n’est qu’en m’observant dans la glace ce matin là, que je compris. Je me laissais vraiment trop aller. J’en oubliais de redevenir coquette !

Ce matin là, je me sentis enfin déterminée à réagir. Apres une bonne douche, ma maîtresse m’observa attentivement, me lavant avec tendresse, me caressa même comme les mois précédents. Puis Elle me sécha avec soin. J’étais déjà consentante à passer entre ses mains.

Elle se pencha sur moi, glissant ses doigts tendrement. Je ne bougeais plus, immobile, le cœur rempli d’appréhension. Allait-elle me punir de mon manque de soin ou bien me bichonner comme elle aimait tant le faire autrefois ? Elle m’emmena devant la glace du salon, mettant mon corps nu en pleine lumière, pour me faire comprendre l’objet de son courroux.

Je frissonnais en sentant ses mains me toucher. Mon cœur se mit brusquement à battre la chamade. Enfin, elle s’occupait à nouveau de moi ! Je me laissais faire, le sexe pulsant, en la sentant me caresser. Elle me fixa longuement dans la glace, avant de commencer à me coiffer avec précaution.

Le peigne glissait doucement sur moi, déclenchant dans mon corps des frissons de volupté. Le premier coup de ciseaux tomba. Un autre coup de ciseaux suivit tout aussi décisif. Je baissais les yeux, me demandant si elle n’allait pas me tondre entièrement, pour me punir de ma paresse à m’occuper de moi ? J’avais soudain envie d’échapper à ses mains et de m’enfuir devant la hargne qu’elle mettait à tout couper.

Je tremblais plus d’appréhension que de froid, la pièce étant bien chauffée, heureusement pour moi. J’eus droit à une tape sur les fesses, car j’avais bougé. Je devais rester immobile, nue, dans une posture impudique, les jambes bien écartées. Je n’osais plus me regarder tant le rouge me montait aux oreilles.

Seul le cliquetis du ciseau continuait insolemment. Quand elle s’arrêta enfin, sa main glissa doucement entre mes cuisses. J’étais redevenue une petite chatte douce et aguichante, comme ma maîtresse l’aimait tant.


22/11/06



Retour


http://www.erotica51.com © 14.03.2003-14.03.2016-Tous Droits Réservés