L'ASCENCEUR

Offert par Erotica51



Le claquement de talons, des pas précipités, une main fine qui se tend vers la porte de l'ascenseur, l'empêchant de se refermer, l'ascenseur, comme par magie, qui arrête l'arrêt de ses portes. Puis elles s'entrouvrent, à nouveau...Une femme s'y engouffre, essoufflée, en riant, manquant de se jeter, contre toi puis s'écarte, s'excusant de son impétuosité. se mettant, face à toi, le dos appuyé contre la paroi opposée, observant le sol, d'un air plus qu'intéressé comme pour t'ignorer ou te faire oublier sa malencontreuse impétuosité.

Tu la regardes, effrontément, posant tes yeux, sur elle, comme dans une caresse voilée. Ton regard se pose sur ses lèvres, pleines et boudeuses, soudain une chevelure blonde qui retombe sur ses épaules, librement. Sa poitrine qui se soulève au rythme de sa respiration. Malgré toi, tu observes, comme subjugué, ces deux seins, fermes et ronds, qui semblent synchronisés et animés, bougeant, en cadence. Des pensées troublantes surgissent, dans ta mémoire, et tu déglutis, avec difficulté, tant tu te sens profondément troublé.

Tu ne peux détourner, ton regard, de ces seins, qui semblent animés d'une vie propre, et tu imagines tes mains, dessus, se glissant, sous son corsage, malaxant sa poitrine, appétissante. Elle a fermé les yeux, la tête un peu en arrière, et sa bouche paraît s'offrir à toi.

Indécis et pourtant tenté, tu t'approches d'elle, déposant un léger baiser sur ses lèvres entrouvertes attendant sa réaction, le souffle court mais, déjà, ses lèvres réagissent, mouvantes, sous les tiennes, fermes et exigeantes, laissant pointer une langue aventureuse

Ton torse s'écrase, sur elle, la bloquant contre la barre d'appui, comme pour l'empêcher de s'enfuir. Tes mains descendent, fébriles, sur sa taille, glissant sur ses hanches, palpant ses fesses voluptueuses, avec avidité. Tes doigts curieux, remontent sous sa jupe, entre ses cuisses, caressant sa chair, si tendre. Ses cuisses sont chaudes et accueillantes.

Excités, tes doigts tentent de repousser le tissu fin, qui recouvre son pubis, t'avançant à tâtons, vers ce sexe brûlant que tu perçois, enfin, à portée de la main sa chair est terriblement douce. Ses lèvres, gorgées de désir contenu, sont devenues si humides. Ton doigt s'immisce, entre ses lèvres mouillées d'envie, caressant son clitoris brûlant..

Tu la plaques, contre toi, avidement, lui prouvant combien tu la désires, en cet instant ses mains fines se posent, lentement, sur ta nuque, t'attirant vers sa bouche affamée, t'emprisonnant entre ses bras. Tu sens ton sang bouillonner, furieusement, cherchant à assouvir un désir devenu, brusquement, aussi avide que vorace.

Sa jambe s'est relevée, se positionnant contre ta hanche, imposant à tes sens émoussés, un va et vient lancinant qui achève de te faire perdre la tête. Tes doigts devenus fébriles, repoussent, nerveusement, le tissu qui semble un bien frêle rempart. Tes mains dégrafent les boutons de ton jean, libérant ton sexe durci et rigide.

L'impatience te fait trembler. Tu l'observes, remarquant, combien, elle s'abandonne, à toi, maintenant, te laissant manœuvrer à ta guise. Ses yeux sont clos, sa respiration s'accélère. Plus que quelques brèves minutes et elle t'appartiendra, assouvissant, enfin, ce besoin impérieux de la posséder...

Soudain, l'ascenseur s'arrête, brusquement, te faisant ouvrir les yeux de surprise. Ses grands yeux se sont posés, sur toi, comme dans une attente insupportable. Pourtant, un mètre vous sépare, tu es habillé, l'air correct.

Que s'est-il donc passé ? N'aurais-tu fait que rêver ? Tu as franchi la porte, soupirant, douloureusement, sans apercevoir ses beaux yeux bleus, chargés de regrets, parcourant ta silhouette, qui s'éloigne d'Elle.

Il faut toujours regarder, derrière soi, une dernière fois, sous peine de ne jamais voir, ses fantasmes, se réaliser..



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