TARVIHENC LE VILLAGE MAUDIT

par EROTICA51


Il était déjà fort tard. Les enfants étaient couchés depuis quelques heures. Le second film touchait à sa fin. Chacun des adultes encore éveillés commençaient à bailler. Il était grand temps de penser à aller se coucher. Seuls, deux jeunes enfants, restaient éveillés, continuant de discuter, s’amusant à se raconter des histoires effrayantes….Peu à peu le sommeil les avait gagnés et ils s’étaient endormis sur leurs oreillers, cachés sous leur lit.

Les adultes commencèrent à fermer les volets quand une espèce de ronronnement leur fit dresser l’oreille, soudain inquiets. Que se passait-il donc dans ce petit village paisible ? Peu à peu le bruit se fit plus fort. Les lumières se rallumèrent dans les maisons rapidement, chacun sortant sur le pas de sa porte, pour découvrir l’origine de ce long sifflement de plus en plus strident, qui commençait à leur blesser les oreilles.

Derrière un épais nuage sombre, se cachait une masse sombre, impossible à identifier. Le son aigu qu'ils entendaient provenait de cet endroit. Chacun levait la tête, essayant de voir à travers la masse opaque de quoi il s’agissait.

Dans les maisons, de nombreux enfants s’étaient réveillés, puis voyant la porte ouverte, étaient venus rejoindre leurs parents, les pieds froids sur le carrelage. Chaque adulte y allait de son explication, sans arriver à convaincre les autres. Une inquiétude sourde commençait à planer sur les 250 villageois de Tarvihenc…

- Je n’ai jamais entendu un bruit pareil ! murmura Emma, les bras frileusement croisés, observant les autres d’un air inquiet
- Il y a bien quelque chose de caché derrière ce nuage, grommela Yvan, son voisin, un colosse pourtant peu habitué à être impressionné. Mais qu’est-ce que c’est ?
- Maman j’ai peur, cria la petite Flora, en s’agrippant à sa mère
- Regardez ! hurla soudain Mélanie, on dirait qu’une lumière se dégage du nuage ! La jeune femme commença prudemment à reculer, se demandant inquiète si elle ne ferait pas mieux d’aller se réfugier chez elle…
- Ce n’est pas vrai ! ça me casse les oreilles, ronchonna David, le facteur, dans son pyjama à rayures qui le faisait ressembler à un forçat.

Tous les habitants sentaient une inquiétude sourde les gagner. Les yeux levés vers cette lumière de plus en plus forte, chacun tentait de se protéger les yeux, essayant de distinguer l’objet bizarre, qui commençait à émerger, émettant ce long sifflement strident qui les inquiétait. Mick regarda sa montre. Il était 1 heure du matin. S’il s’était couché de bonne heure, il n’aurait rien vu de ce phénomène bizarre, se dit-il, tout content d’avoir quelque chose d’intéressant à raconter au boulot, demain matin.

Le Maire du village arriva, à son tour. Puis maugréant contre cet évènement imprévisible qui l’avait tiré du lit, il éleva la voix, en donnant ce conseil :

- A mon avis, ce sont des militaires qui font des essais avec un nouvel appareil. Vous feriez mieux d’aller vous coucher…Nous aviserons demain matin !
- Peut-être sommes-nous victimes d’une hallucination collective déclara Bernard le boucher, sans trop y croire
- Regardez ! La lumière se rapproche ! cria un adolescent, le visage criblé d’acné juvénile
- Il a raison…Bon dieu, pincez-moi ! On dirait…une espèce de soucoupe volante ... comme celles que l’on voit dans les films, murmura le vieux Gaëtan, qui en avait oublié son dentier.

La lumière s’était en effet rapprochée, les enveloppant d’une chaleur douce, imperceptiblement, comme pour les rassurer. Ils se regroupaient, serrés les uns contre les autres, observant, étonnés, cet objet volant non identifié, qui les fascinait.

Ses parois paraissaient fluorescentes. L’appareil émettait maintenant un léger ronronnement. La porte de porte arrondie commença à glisser sur un rail invisible lentement. Le sifflement assourdissant s’était tu sans qu’ils en aient pris conscience.

- Incroyable, chuchota Catherine, en serrant son bébé dans ses bras comme pour le protéger
- Je pourrai dire murmura Mickael qu’ils existent ! Il se sentait toutefois inquiet, percevant quelque chose d’indéfinissable dans l’air.
- Peut-être devrions-nous rentrer chez nous, murmura le Maire, le dos soudain trempé d’un long frisson glacé d’inquiétude

Peu à peu la porte s’entrouvrait. Des silhouettes se devinaient dans une espèce de brouillard qui semblait les envelopper…On devinait leurs têtes rondes, aussi lisses qu’un œuf. Ils échangeaient entre eux par d’étranges sons, qui ressemblaient au bruit que les cordes des guitares font quand on les pince, brusquement…Ils s’avancèrent vers la population inquiète mais fascinée en même temps qui les regardait. Puis le plus grand leva un étrange objet métallisé devant eux…Horrifiés, les villageois reculèrent brusquement…mais trop tard. L’objet venait d’émettre une lueur bleutée qui venait de les envelopper et les avait plongés dans une profonde léthargie. Leurs corps s’affaissèrent doucement au sol…

D'étranges êtres sortirent rapidement de l’engin, puis à deux, ramassèrent les corps inanimés, les transportant dans leur habitacle, les déposant dans des coquilles spéciales, prévues à cet effet. Quand tous furent ramassés, la porte se referma, sur un ordre bref de leur chef, puis l’engin se remit à ronronner, s’élevant peu à peu du sol, chacun reprenant son poste, en silence. La soucoupe commença à tourner sur elle-même, de plus en plus vite émettant à nouveau ce sifflement strident puis s’éleva de plus en plus rapidement dans le ciel, avant de disparaitre….

Peu à peu, la brigade de police reçut d’étranges appels. Plus personne ne répondait aux familles qui vivaient dans les villages d’à coté. Un groupe de policiers fut envoyé sur place pour découvrir ce qui se passait. C’est un village désert de tout habitant qu’ils trouvèrent.

Seuls, deux jeunes enfants marchaient sur la route, se tenant par la main, venant dans leur direction, les yeux agrandis de frayeur, sans comprendre se qui s’était passé…Le petit garçon s’appelait Fabien et n’avait que 6ans. La petite fille était sa sœur et s’appelait Flora…Elle n’avait que 4ans. Ils ne comprenaient pas que leurs parents les aient soudain abandonnés…Personne ne sut leur expliquer ce qui était arrivé cette nuit là…

Tarvihenc fut déclaré « village maudit » puis un an plus tard, fut rasé entièrement comme pour effacer sa présence….



22/10/2011


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