LES OSSELETS NE PEUVENT MENTIR

par Erotica51



La Horde était arrivée, ivre de haine, avide de violence et d'avidité, brûlant tout sur son passage, comme une meute hurlante sortant de l'enfer, tuant les jeunes enfants, souillant les femmes apeurées, sans aucune pitié.

Sa mère lui avait fait signe de se taire, de rester caché, quoiqu'il puisse arriver. Hulman, docilement, avait signe qu'il avait compris, n'osant désobéir à sa mère, terrifié, au milieu ds cris et de la violence déferlante, autour de lui.

Un homme était arrivé, fonçant sur sa mère, la tirant violemment par les cheveux, malgré ses cris de douleur et de protestation. En larmes, l'enfant s'était bouché les oreilles de ses mains, clignant des yeux à travers ses larmes, face à tant de violence. Il avait appris, tout jeune, à ne jamais désobéir. Il s'était contenté de regarder, n'osant réagir, ruminant sa colère, observant les traits de cet homme violent, qui venaient de violer sa mère, sans pitié puis, de l'achever de sa dague, en se redressant, d'un air satisfait.

Aussi rapide qu'elle était arrivée, la Horde était repartie, le laissant seul, désemparé, n'ayant pas la force d'enterrer le corps de celle qui lui avait donné la vie et qui venait de la perdre. Il avait ramassé quelques affaires puis avait quitté le village, en flammes, où pas une âme n'avait survécu, à part lui.

La forêt lui offrait de quoi se nourrir. Grâce à son arc, il apprit rapidement à tuer quelques perdrix imprudentes. C'était peu pour survivre mais suffisant pour rester en vie. Il mangeait aussi quelques mures sauvages. Ce n'est qu'au bout de quelques semaines qu'il croisa une compagnie de gitants. En découvrant l'enfant endormi le long d'un fossé, leur chef eut un sourire. Faisant signe à ses hommes, ils le soulevèrent, en douceur, prenant soin de ne pas le réveiller, puis ils l'allongèrent, au chaud, à l'intérieur d'une roulotte.

- Magdaléna, je te confie cet enfant. Je veux que tu veilles sur lui comme la prunelle de mes yeux. Tu en répondras de ta vie, s'il lui arrive quelque chose de grave ! dit le chef, d'un ton sévère.

- N'ayez crainte, je saurai prendre soin de lui, répondit la femme, en s'inclinant.

Peu à peu, l'enfant grandit, devint un jeune homme, apprécié de tous, puis un homme, prenant confiance au milieu de ceux qui l'avaient accueilli. Il avait sa part de travail, coupant le bois, nourissant les animaux, chassant avec les autres hommes, pour nourrir la tribu.

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