L'HUMANOÏDE

par EROTICA51



Depuis longtemps, elle connaissait le charme de sa voix et son pouvoir sur les hommes qui l'approchaient. Elle cherchait, depuis, de planète en planète, des dérivatifs, autour d'elle, s'ennuyant profondément. Le monde qu'elle connaissait depuis son adolescence avait bien changé.

Les voitures n'existaient plus. Seuls, de petits objets de forme oblongue apparaissaient, à une place, quand vous les bipiez puis s'envolaient dans les airs, vous emmenant à la destination désirée, grâce à un ordinateur intégré sur le dessus du capot. Une voix synthétique vous demandait où vous désiriez aller, puis, l'ordinateur vous enregistrait. Vous vous retrouviez confortablement installé ensuite, une sphère se refermait sur vous pour vous protéger des courants d'air et l'engin mystérieux vous emmenait.

Cela faisait bien longtemps qu'elle n'était revenue sur cette Terre. Plus de 110 ans ! La médecine avait réussi des résultats incroyables, lui permettant d'avoir une vie presque éternelle. Mais à quel prix ! Sur des millions de gens sélectionnés pour subir ce test, elle était la seule à avoir eu ce gène étrange. L'injection à laquelle elle s'était soumise avait permis le croisement et la combinaison extraordinaire de ses gènes, lui permettant d'obtenir une longue vie.

Beaucoup de gens étaient partis depuis et elle commençait à s'ennuyer fermement. Elle avait écumé bien des planètes pour découvrir des spécimens humains mais il n'en restait plus aucun! Contrariée, il lui avait fallu se décider à créer des humanoïdes pour combler ce vide immense.

Elle était entrée dans son laboratoire où les machines ronronnaient doucement, d'un bruit bizarre. Les murs étaient recouverts de lumières bleutées et vertes, donnant à la pièce, une allure inquiétante. Elle était entrée dans un bureau spécial, s'installant devant un écran, laissant ses doigts aux ongles immenses imposer ses souvenirs visuels à l'ordinateur, pour recréer la synthèse de l'homme. Le dernier avait duré peu de temps. Il n'avait su tenir la cadence qu'elle lui avait imposé, pour rattraper le temps perdu.

Elle releva la tête, et observa son écran. Un sourire réapparut sur ses traits durcis. Arriverait-elle à le rendre vivant ? Des souches avaient été congelées, il y a fort longtemps. L'ossature était puissante et la force qui s'en dégageait l'impressionnait. Ses traits de toute beauté la séduisaient. Ses mains surprenantes donnaient envie d'être caressée par elles. Avec un torse aussi puissant, des hanches étroites et des fesses fermes, pouvait-on se douter que ce n'était pas un véritable humain. ? Même le grain de la peau était le même. Seule la température de la chair restait froide, étrangement. Mais il y avait urgence. Elle n'en pouvait plus de ses longues nuits froides, sans tendresse ni sexe. Il lui fallait recréer d'urgence cette espèce.

Elle actionna d'autres boutons. L'humanoïde se mit enfin à bouger, s'avançant vers elle, d'une allure mécanique. Son sexe était caché par un pagne de mailles métallisées. Elle lui fit signe d'avancer, lui intimant l'ordre de s'agenouiller et de lui jurer fidélité. L'humanoïde embrassa ses pieds en signe d'allégeance. Elle se mit à sourire. Point de contrariétés ou bavardages inutiles avec lui. Il avait été conçu, uniquement pour lui donner du plaisir.

Elle sentait que quelque chose n'allait pas en regardant ses traits figés. Le regard restait froid, lui faisant ressentir une impression bizarre. Elle lui fit signe de la suivre, se déshabillant devant lui, lui ordonnant de rester immobile, devant elle, pendant qu'elle prenait son bain. Il lui fallut un sérieux effort d'imagination pour oublier qu'il ne s'agissait que d'un humanoïde. Puis elle sentit son désir remonter du fond de sa mémoire et son corps, enfin, se réveiller. Ses doigts aux ongles impressionnants commencèrent à la caresser. Elle s'était allongée, sur une couverture épaisse, laissant jouer son imagination. Quand elle se sentit prête, elle lui intima l'ordre d'approcher.

Le peu de gènes humains qu'il possédait, avaient réussi au delà, de ce qu'elle espérait. L'humanoïde bandait et la taille de sa queue était impressionnante. Il s'agenouilla devant elle happant ses cuisses, d'un geste bref, lui soulevant les jambes, en les déposant sur ses épaules. La queue se mit à s'agiter en produisant un étrangement bourdonnement ; elle releva la tête en le regardant. Ce regard mort lui donna froid dans le dos. Mais elle avait attendu depuis trop longtemps pour s'arrêter à ça.

Le sexe continuait de s'allonger ; le gland se mit à briller, en prenant une teinte d'un rouge sang. Quelques gouttes suintèrent en jaillissant. L'humanoïde attrapa sa queue, fermement puis la glissa, brusquement, dans son sexe aux lèvres affamées. Il s'arrêta au bord, en la regardant. Excédée, les sens avides, prise de folie, elle l'agrippa, le forçant à la pénétrer.

- Vas-y ! Baise-moi vite et profond !

L'humanoïde inclina la tête, agrippa ses cuisses puis se mit à aller en elle, de plus en plus vite, de plus en plus profond, la faisant hurler de plaisir, longuement. Elle n'en pouvait plus de ce plaisir qui jaillissait d'elle, répétant spasmodiquement :

- Encore ! Encore ! Encore !

L'humanoïde s'exécutait, sans rechigner, allant chaque fois, au fond d'elle, de plus en plus vite. Etrangement, le sexe lui parut moins froid, l'amenant à l'extase, une nouvelle fois, l'entraînant dans un nouveau vertige des sens. Elle sourit, les yeux bordés de reconnaissance. D'une voix épuisé, elle lui intima enfin ce nouvel ordre :

- C'est bon ! Cela suffira pour aujourd'hui !

Elle laissa échapper un cri étranglé de surprise quand l'humanoïde la reprit, encore et encore, plongeant son sexe encore humide de leurs ébats, dans son antre endolori. La queue la chauffait comme un feu brûlant, maintenant. Hurlant de douleur, elle s'évanouit au bout d'un moment.

Quand elle reprit conscience, l'humanoïde continuait à la besogner, nerveusement, lui arrachant des cris de souffrance. L'intérieur de ses cuisses était rougi de sang…Ni ses larmes, ni ses suppliques ne réussirent à l'amadouer. Quand elle ferma les yeux, en pleine hémorragie, elle émit une plainte, à peine inaudible :

- Pourquoi ne t'arrêtes-tu pas ???? Je t'en supplie...

Quand minuit passé se mit à sonner, l'humanoïde lui répondit alors qu'elle était morte, depuis bien longtemps :

- Vous m'avez programmé pour uniquement: " Aujourd'hui ". Et j'ai été programmé pour vous obéir, jusqu'à minuit !

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