LA VIREE DE JEAN

par Erotica51



Depuis un moment, Jean tournait en rond à la maison. Gladys et lui étaient une nouvelle fois en froid, sans qu’ils en comprennent vraiment la raison. Qui avait commencé le premier ? Aucun des deux n’aurait su le dire. Tout était parti comme une étincelle trop vite allumée.

Finalement, Jean avait appelé son copain Gilles, qu’il n’avait pas revu depuis un bon moment, lui proposant d’aller voir un match de foot ensemble comme à l’époque où ils étaient de joyeux bons vivants.

A quoi servait d’être sage si c’était pour avoir la gueule à la maison, se demandait Jean, les sourcils froncés par la contrariété. A quoi bon vivre ensemble se demandait Gladys, si c’était pour se retrouver seule, encore ce soir à la maison. Il est vrai qu’à ce train là, les reproches commençaient à s’accumuler de part et d’autre. Apres tout, ce n’était que la troisième fois que Jean s’autorisait une petite virée en un mois. La vie passait trop vite pour être enfermé !

Le match venait tout juste de commencer quand son téléphone s’était mis à sonner. C’était encore Gladys qui recommençait à l’appeler, le menaçant cette fois ci de le quitter, s’il ne lui ramenait pas les clés de sa voiture, qu’il avait embarqué par erreur. La situation était plus que tendue. Comment lui rapporter les clés sans risquer de se voir contrôler sur la route ? Il avait bu plus de bières qu’il n’aurait du !

Il jeta un regard sur Gilles qui n’avait pas l’air passionné par le match. Lui ne buvait pas. Il est vrai qu’il était divorcé depuis plusieurs années. Et s’il lui demandait de lui rendre service ?

- Gilles, je peux te demander un service ? L’autre andouille me fait un scandale parce que j’ai embarqué ses clés par erreur. Et comme j’ai plus que bu, tu comprends, je ne voudrais pas me faire coincer par les flics sur la route. Tu veux bien aller lui rapporter ?

- Tu as raison. Mieux vaut éviter de conduire dans l’état ou tu es. Tu risquerais de provoquer un accident. Allez, donne moi tes clés. Je vais lui rapporter et trouverai bien une excuse pour expliquer la raison pour laquelle tu n’es pas venu toi-même lui rapporter.

- Merci ! Tu es plus qu’un pote ! Un vrai frère ! Je te revaudrais ça un jour ! Juré !
- A tout à l’heure !

Gilles avait jeté un dernier regard sur son ami, complètement ivre, qui s’époumonait en voyant le but qui venait d’être marqué. Mieux valait pas que sa femme le trouve dans cet état ! Il en avait pour une bonne demi heure aller sur la route et autant au retour. Heureusement, il n’y avait pas trop de monde qui circulait.

Quand il arriva, le salon baignait dans une demi-pénombre. Un bref regard à la fenêtre, lui montra Gladys, en déshabillé couleur ivoire, assise dans le fauteuil, en train de contempler tristement sa coupe de champagne. Leur couple était en train de un mauvais coton. Il eut la gorge serrée en voyant Gladys essuyer une larme furtivement. C’était une belle femme à la quarantaine épanouie. Il avait toujours été amoureux d’elle en secret. Il sonna d'un léger coup.

Gladys parut surprise en le voyant mais le fit entrer, un peu gênée en surprenant son regard sur sa coupe de champagne.

- Entre Gilles. Je… Je fêtais notre futur divorce…J’en ai assez de cette vie avec lui. Il va rentrer encore plus ivre, chaque fois, un peu plus …

- Pourquoi te mets-tu à boire Gladys ? Tu crois vraiment que cela résoudra vos problèmes ?

- Tu ne sais pas ce que c’est que vivre avec lui ! Il n’est jamais content ! Il ne pense qu’à se mettre les pieds sous la table, à peine rentré. Jamais un mot gentil. Il ne me regarde même plus ! Je pourrai aller au coiffeur et changer chaque jour de tenue qu’il ne verrait rien ! Ohhhh Je n’en peux plus ! snif !

Elle s’était jetée dans les bras de Gilles, en sanglotant, qui lui tapotait le dos, légèrement embarrassé. Il sentait la chaleur de son corps le troubler. Il percevait son parfum, caressant ses cheveux d’une main apaisante. Le léger tissu de son déshabillé semblait mouler chaque parcelle de sa féminité, achevant de le troubler. Gladys pleurait à gros sanglots, la tête enfouie dans son épaule…Il tenta de la repousser doucement…

- Gladys, va te passer un peu d’eau fraiche sur le visage puis nous discuterons…

- Regarde-moi Gilles ! Toi qui es un homme, je ne te plairai pas ? s’était-elle écriée, en écartant nerveusement son déshabillé, montrant son corps à peine recouvert d’un slip et d’un soutien gorge noir…

- Gladys, je t’en prie, recouvre toi…Je suis aussi son ami…

Une étrange lueur s’était allumée dans le regard de Gilles, signe évident qu’elle lui plaisait. Elle avait aperçu la protubérance énorme de son désir dans son pantalon. Depuis combien de temps son mari ne lui avait-il pas fait l’amour ? Gladys s’était rapprochée, fiévreuse, se collant encore plus contre lui, cherchant ses lèvres fiévreusement, se frottant comme une chienne en chaleur…Impossible à s’en dépêtrer.

D’ailleurs, en avait-il vraiment envie ? Il sentait qu’il perdait pied, ébranlé par la chaleur et les effluves que son corps désirable dégageait. Quand la main de Gladys glissa dans son pantalon, il comprit que toute résistance était vaine et qu’il était perdu. Il se mit à trembler quand la fermeture crissa, la voyant s’agenouiller devant lui.

- Gladys, nonnnn, je t’en prie, dit-il, la voix rauque, espérant que celle-ci s’arrêterait*

- Dis-moi que tu n’as pas envie que je te suce ? Tu bandes comme un âne ! Regarde ta queue comme elle est gonflée ! Quelle est belle ! Slup ! slup ! hummmmm

Gilles poussa un ultime soupir, sentant la langue délicieuse de Gladys le titiller, le laper, le lécher…C’était vraiment trop bon ! Il y avait si longtemps qu’une femme n’avait posé ses mains sur lui. En quelques minutes, il dégrafa le soutien gorge de Gladys, libérant ses seins opulents, puis lui arracha presque son slip, la soulevant et la posa sur la table du salon, lui écartant les jambes, glissant deux doigts dans sa chatte trempée, en l’excitant violemment. Il savait que le temps leur était compté !

Gladys émit un léger cri quand la queue de Gilles la pénétra, enfin, entrant et sortant, de plus en plus fort, de plus en plus vite, son beau cul pétri entre ses grandes mains masculines. En dix minutes, leur désir atteignit son paroxysme. Leurs bouches se dévoraient. Leurs langues s’emmêlaient. Un désir violent les bouleversait. Ce fut dans un même gémissement qu’ils jouirent ensemble…les laissant le cœur battant et le corps moite, tremblant encore chacun d’excitation et de plaisir pris…

Gilles jeta un bref regard à sa montre. Il était grand temps pour lui de repartir.

- Gladys, c’était trop bon. Mon dieu, quelle femme tu es!
- Tu as aimé ? Dis-moi que tu me referas encore l’amour ! Gilles
- T’ai-je donné l’impression de ne pas avoir aimé ? petite sotte…seulement, maintenant, nous allons devoir nous montrer prudents ! Tiens, au fait, voici tes clés et ne te sauve pas…

C’est ainsi que Gilles continua sa vie, pris entre l’amitié vis-à-vis de son ami et son désir pour Gladys qui l’avait ensorcelé, lui donnant toujours plus de plaisir, à chaque nouvelle rencontre. Il savait que son plaisir dépendrait dorénavant de son silence…Cette virée au stade avait eu pour chacun un effet renversant…


12/2/08



Votre avis sur cette Histoire érotique?

J'ai peu aimé -  J'ai vraiment aimé -  J'ai adoré


RETOUR sur HISTOIRES EROTIQUES D'Erotica51


www.erotica51.com © 14.03.2003 - 14.03.2016 - Tous Droits Réservés