VERTIGE

par Erotica51



Ils avaient été les deux premiers hommes à avoir réussi à réussir cet exploit. Jacques BALMAT était un cristallier savoyard, chasseur de chamois et Michel Gabriel PACCARD, était médecin à Chamonix quand ils s'étaient rencontrés. Ils avaient décidé de tenter d'atteindre le Mont Blanc, en 1786.

Leur aventure m'avait toujours passionnée et des années plus tard, à force d'un solide entraînement, je m'étais jurée, à mon tour, de tenter cette fabuleuse ascension, afin de ressentir les mêmes émotions.

Comment oublier ce premier choc, en découvrant un paysage à vous couper le souffle, suspendue dans le vide, dans un téléphérique, à 3842 mètres d'altitude. J'avais sous les yeux un panorama à 36O degrés, du massif, entouré par des sommets abrupts et des glaciers à l'aspect terriblement tourmentés. Mon coeur s'était brusquement accéléré. Seul le bruit du vent qui sifflait, me parvenait. Tout était brusquement si différent des paysages que j'avais côtoyés, jusqu'ici.

Quelques jours, plus tard, j'allais me promener de l'autre coté de la vallée, près d'Argentières, sur les aiguilles rouges. Le paysage, que je découvris, me parut grandiose. Comment oublier cette vue du lac Blanc, véritable serpent blanc, traversant la montagne, dans un silence impressionnant.

J'étais venue, particulièrement, en cette saison calme, afin de profiter de la beauté du décor, loin des touristes bruyants. Seul, Jean-Pierre, mon guide m'accompagnait, discrètement, comme mon ombre. Il parlait peu, se contentant parfois de m'attendre. L'air se raréfiait et ma respiration se faisait sifflante. Je finis par trébucher, épuisée. Très vite, je commençais à glisser, criant de terreur.

Une brusque secousse me vrilla les reins, découvrant la corde qui nous reliait, tendue à tout rompre, au dessus de ma tête. Je lançais un regard en dessous de moi, me retenant de hurler de peur. J'étais suspendue dans le vide, oscillant, dangereusement, à cause du vent. Je sentis que Jean Pierre essayait de me remonter. Je relevais la tête. Je voyais ses grands yeux sombres plissés par l'inquiétude.


- Tout va bien? me demanda-t-il
- Hum, essaie de me sortir vite de là, avant que je ne m'évanouisse!
- OK! Ne panique pas! Essaie de te balancer doucement, d'avant en arrière et de piquer tes crampons, dans la glace!puis utilise ton piolet! me dit-il, me parlant calmement.
- OK! ce n'est pas difficile de faire de la balançoire à cette hauteur! ai-je répondu, crânement.

Inutile de vous dire combien le temps me parut long et atteindre la glace insurmontable. Je n'osais plus regarder sous moi, tant je craignais de succomber au vertige. Il faisait froid et pourtant je suais à grosses gouttes tant j'étais terrifiée.

Enfin, je butais contre la paroi neigeuse, piquant, rageusement, mes crampons, dedans. Puis je me servis de mon piolet, faisant rapidement des entailles, afin de pouvoir m'en servir pour m'accrocher. Peu à peu, je commençais à remonter, soupirant quand la tête de Jean Pierre m'apparue, à nouveau, en me tendant la main. Epuisée, je le laissais me tirer, trouvant dans ses bras rassurants, un abri des plus agréables. Peu à peu, je me calmais, fermant les yeux, soulagée d'être sauvée.

Jean Pierre attendit que je reprenne des forces puis nous allâmes nous reposer dans un vieux chalet. Quel bonheur d'entendre le bruit grinçant de la porte de bois. Mes jambes s'étaient soudain mises à trembler. Etait-ce la réaction de ma frayeur ou le soulagement que j'éprouvais? Je l'ignorais. Jean Pierre s'occupa de rallumer le feu, pendant que je retirais mes vêtements trempés. J'hésitais un instant, avant de retirer mon maillot de coton inondé. Cette promiscuité, soudain, me troublait. Je tournais la tête dans sa direction. Il me fixait, d'un air étrange, comme s'il hésitait, lui aussi. Il s'avança, prenant une serviette rêche, sur l'étagère de bois puis commença à me frictionner, énergiquement. De longs tremblements me secouaient que je n'arrivais pas à faire cesser. Je commençais à claquer des dents. Il me prit contre lui, m'entourant de ses bras, puis me guida vers le feu crépitant dans la cheminée. Nous nous allongeâmes, sur la fourrure posés au sol, restant, parfaitement, emboîtés. C'était troublant et rassurant de sentir, contre moi, ce corps vigoureux. J'avais chaud brusquement et je déglutis, avec difficulté. J'étais consciente de l'attirance troublante qu'il commençait à exercer, en restant ainsi, collé, à moi. Doucement ses mains s'insinuèrent sur ma poitrine, caressant doucement mes seins. Je sentais mes tétons se raidir d'excitation et une douce chaleur envahir mon ventre.

Peu à peu, mes frissons s'atténuaient et je commençais à me réchauffer. Etait-ce dû à la cheminée ou aux mains caressantes de Jean-Pierre? Une chose est sure, c'est que j'étais immensément bien, lovée contre lui, me laissant faire. Malgré mes yeux fermés, je suivais le chemin de ses doigts curieux, cherchant à me faire monter la pression. C'était doux et délicieux. Il s'amusait à pincer, doucement, la pointe de mes seins, provoquant de doux gémissements. Je me tournais vers lui, tendant mes lèvres, dans sa direction. Il me fit tourner dans sa direction, me collant étroitement, contre lui, plaquant nos lèvres l'une contre l'autre goulûment. Je le désirais particulièrement, en cet instant, comme si la vie, à nouveau, recoulait impétueusement, dans mes veines. Il me fixa, regarda mes lèvres puis les dévora, de plus belle. Ah ce baiser, au milieu de la montagne! Il avait un goût âpre, sauvage et violent, à la fois. Nous nous dévêtîmes, rapidement, pressés de se donner, l'un à l'autre. Le feu qui crépitait joyeusement lançait des éclairs sur nos corps dénudés. Il faisait chaud, brusquement. Il me fit m'allonger, sur le ventre, me faisant promettre de ne pas regarder.

Je l'entendis ouvrir la porte, sortir rapidement puis rentrer aussi vite, et je le sentis revenir près de moi. La chaleur m'engourdissait doucement et je flottais dans une douce béatitude.

Je sursautais, brusquement, laissant échapper un cri. Il venait de me faire couler sur la colonne vertébrale, quelque chose de froid: de la neige! puis, je sentis sa langue, chaude, glisser au même endroit. Hummmm ce chaud et froid! quelle douceur incomparable! Il ne s'arrêta que lorsqu'il fut à l'embranchement de mes fesses, me laissant pousser un immense soupir de bien être. A nouveau, Jean-Pierre me fit me retourner, me faisant m'allonger sur le dos, cette fois. Il alla à nouveau rechercher un peu de neige, qu'il posa sur le bout de mes seins! immédiatement, ceux-ci réagirent, violemment. Une fois encore, sa langue me caressa, me lécha, divinement, appréciant le contraste du chaud puis du froid, provoquant au fond de mon ventre mille fourmillements de plaisir. Quand il descendit, insidieusement, je cambrais mon sexe vers sa langue, affamée de désir. Il me lécha, me fouilla, divinement, revenant à la charge, un nombre incalculable de fois, glissant la pointe de sa langue entre mes lèvres engorgées de plaisir, m'ouvrant, inévitablement, coulant de cyprine, me liquéfiant de désir, dans sa bouche gourmande.

Je frissonnais, m'arquant, me tortillant, affamée de plaisir, m'offrant avec une joie immense, le corps tendu de désir. Tous mes sens se concentraient dans un ultime but: jouir. Il règnait dans la pièce le crépitement des bûches et mes halètements sourds. Je plongeais mes doigts dans la chevelure de Jean-Pierre, résolument, n'en pouvant plus, rythmant sa langue aventureuse suivant mon plaisir grandissant...Mon ventre n'était plus qu'un feu immense...Mon sexe un abîme de jouissance; je fermais soudain les yeux, n'en pouvant plus, laissant échapper un râle : ahhhhhhhhhh. Mon corps sembla pris de folie, se tordit, sous les contractions vertigineuses du plaisir, me laissant, peu à peu, repue et enfin, immobile.

Jean-Pierre me prit, tendrement, contre lui, glissa son sexe rigide, et me pénétra, résolument, me prenant, reprenant, jusqu'à plus faim, m'empalant sur son vit, avec une faim grandissante. Je me relevais, le fis s'allonger sur le dos, puis lui tournant le dos, entrepris de le chevaucher, très vite, lui laissant la vision de mon corps déchaîné et mes fesses à caresser. Il s'agrippa à mes hanches, me faisant aller de plus en plus vite puis se déversa, au fond de moi, en de longs jets brûlants.

Nous sombrâmes dans un sommeil réparateur, observant les flammes, en souriant, jusqu'à ce que le sommeil nous emporte. Tard dans la nuit, la neige se mit à retomber, nous bloquant durant quelques jours, sans que l'un de nous deux n'ait l'idée de se plaindre, bien au contraire. Faire l'amour en montagne est un sport si vivifiant!!!



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